News - "Jeu dangereux" ch.3/4

News - "Jeu dangereux" ch.3/4
Coucou tout le monde, jez viens vous donner de mes nouvelles.

Je sais que je me fais rare ces derniers temps, mais j'ai de bonnes raisons. Pour répondre à certaines questions qu'on me pose, non je n'abonne pas mes fics, aucune. Je les finirais toutes sans faute, je ne suis pas de ce genre là à vous laissez avec une histoire sans fin. Laissez moi juste un peu de temps, ma vie est un amats de problème en ce moment c'est tout.

Je vous dis à très bientôt pour la suite de jeu dangeureux =D

Bizz à toutes celles et ceux qui me lisent et qui me suivent depuis tout ce temps ( ou même depuis peu lol )

Yaya



***


Bon voici la suite de 'jeu dangeureux' j'espère que ça vous plaira un tit peu quand même vu le temps que je vous ai fait attendre -_-"

Chapitre 3 :

Bill regarda son jumeau un peu perplexe, ne comprenant pas le ton employé pour s'adresser à leur ami. Ils venaient tous de jouir, de se donner du plaisir, et cela avait semblé être bon pour tout le monde. Cependant, la voix de Tom était froide et tremblante. Le visage de Tom était encore crispé et légèrement blanc, mais il ne laissa à personne le loisir de le contempler, il avait baissé la tête.

Andréas se pinça un peu les lèvres, les mordit même sûrement légèrement. Il avait merdé. Il aurait aimé se laver après ce petit moment d'égarement, mais il connaissait suffisamment le dreadé pour savoir qu'il devait s'éclipser. Il n'était pas sûr qu'à ce moment, Tom ne se retienne longtemps avant de lui en coller une. Il se recula et commença à sortir de la douche, se laissant envahir par le frais qui régnait à l'extérieur. Il lâcha juste un « je dois me dépêcher, je bosse moi » avant de récupérer ses habits par terre. Il ne savait pas si les deux autres le regardaient, ni même s'ils lui prêtaient la moindre attention, juste en fermant la porte, il aperçu Tom enlacer son frère.

Bill ne comprenait pas tout, mais il aimait la façon qu'avait son jumeau de le prendre dans ses bras. C'était tellement doux et réconfortant. Il semblait s'accrocher à lui désespérément, comme s'ils n'avaient été que tous les deux tout ce temps, comme si tout son plaisir n'était venu que de Bill et qu'il le remerciait. En fait ce n'était pas ça, mais il ne pouvait pas le savoir.

Tom enlaçait son frère désespérément mais parce que ce qu'il venait de vivre le paniquait. Il sentait encore en lui la douleur du sexe d'Andy, le pénétrer sans remord, sans même l'avoir préparé. Il avait eu mal, il avait voulu le repousser, mais il s'était laissé faire. Il ne savait même pas pourquoi. Sûrement pour que Bill ne le sache pas. Il se sentait ridicule, mais surtout terriblement honteux. Il n'était pas homo mais venait de se faire prendre par un mec, par un mec qu'il n'aimait pas. Il se détestait maintenant pour ça.

Les bras de Tom entouraient son frère et ne se décidaient pas à le lâcher. Il avait besoin de réconfort et de tendresse, il avait besoin de soutien et surtout, il ne se sentait pas capable de bouger pour le moment. Il sentait aussi parfaitement l'érection de son jumeau contre son ventre.

Bill venait de le sucer et visiblement cela l'avait excité. Tom s'éloigna un peu de lui, décollant leurs torses et baissant le regard. Puis ses yeux se fixèrent dans ceux du brun en une question muette.

_ « C'est bon, ça va passer, de toute façon on a pas le temps. Faut qu'on range le bordel et Gordon va sûrement pas tarder maintenant. » Expliqua Bill.

Tom ne parla pas, se contentant de se blottir de nouveau contre le corps de son jumeau. Il avait besoin d'un peu plus de temps. Les sentiments qui l'assaillaient pour le moment le tétanisaient. Il sentait le sperme d'Andy s'échapper de son corps et couler contre ses cuisses, et il détestait ça. Il ressentait la douleur que lui avait infligé le blond et il détestait ça. Il ressassait la colère qui grandissait en lui et il détestait ça. Il avait envie de vomir toutes ses sensations, mais la pire était la semence qui lui rappelait ce qui venait de se passer. C'était gluant et encore chaud sur sa peau, visqueux et désagréable en lui. Il aurait voulu étriper Andy s'il avait encore été là. Il sourit malgré lui. Ce salaud les connaissait décidément très bien, il avait bien fait de s'éclipser.

_ « Ça va toi ? » Demanda un peu inquiet le brun.

Il caressait le dos de Tom d'un geste tendre et fraternel. Il s'inquiétait un peu pour lui sans vraiment savoir pourquoi. Il aimait quand son frère se montrait un peu plus tendre avec lui, mais là, cela lui semblait juste bizarre et peut-être inapproprié à ce qu'ils venaient de faire.

Tom lâcha enfin son jumeau, se défaisant de l'étreinte rassurante qu'il lui offrait. Il sourit un peu, faiblement, mais le plus sincèrement qu'il pouvait. Il détourna les yeux rapidement de peur que d'un simple regard Bill ne comprenne tout.

_ « Juste besoin de me laver là. »

Tom se lava lentement et laissa Bill sortir avant lui de la salle de bain. Il traina longtemps, laissant le temps à sa colère et sa douleur de partir. Il ne doutait pas par contre qu'il aurait mal encore quelque temps. Il allait lui faire la peau...

Ils passèrent un temps fou à tout nettoyer dans la cuisine et en furent même éc½urés, l'envie de manger était partie. Tom faisait tout son possible pour bouger normalement et ne pas que son frère se doute de quelque chose, mais il fut soulagé lorsque enfin ils purent aller tranquillement s'installer devant la télé, rien que tous les deux. Bill s'assit confortablement, le corps blotti contre celui de son frère. Le bras de Tom passait sur les épaules du brun et sa main reposait sagement sur le dossier du canapé.

L'aîné zappait inlassablement, mais Bill ne disait rien. Il avait l'habitude avec son frère de ne jamais pouvoir regarder un programme en entier, dès que les pubs commençaient il changeait de chaine et trouvait toujours autre chose en cours de route. De toute façon, Bill lui, s'endormait toujours...

Ils avaient fini par grignoter quelques biscuits qui trainaient dans leurs placards et par boire un verre de lait et Tom commençait à somnoler réellement quand il sursauta, la voix de Bill le ramenant de ses songes.

_ « Tom... C'est bizarre quand même ce qui se passe tu trouves pas ? »

Bill avait murmuré, de peur que quelqu'un d'autre l'entende peut-être, ou finalement pour ne pas avoir de réponse. Il avait peur que Tom ne trouve les choses réellement étranges, ne décide de tout arrêter et de ne plus jamais le regarder comme il l'avait fait plus tôt, de ne plus jamais le toucher comme il l'avait fait ce matin, de ne plus jamais l'embrasser avec tendresse et amour.

_ « Hm ? Ouais, sûrement... »

Bill se tendit. Il avait vu juste, Tom allait vouloir tout oublier et ne jamais recommencer, redevenir de simples frères. Était-ce seulement possible ça ? Il paniquait et sentait son sang se glacer dans ses veines, lui faire mal dans tout le corps alors que son c½ur battait beaucoup trop vite.

_ « Vous auriez dû nettoyer avant de me rejoindre. »

Bill frappa Tom sur le torse d'une petite tape. Il avait flippé et Tom rigolait. Il le suivit un peu, mais se calma bien vite. Il voulait lui poser une question, mais ne savait même pas la vérité sur lui même. Comment pouvait-il demander à son frère de lui donner une réponse ? Il ne rajouta rien, préférant faire semblant de regarder le film qui commençait.

- - - -

Il était tard, les deux frères dormaient l'un contre l'autre sur le canapé, étroitement enlacés, chaudement serrés. Ils étaient crevés. La tournée, puis Andy les avaient littéralement tués, alors ni l'un ni l'autre n'entendirent les sonneries répétitives de la porte d'entrée. Ils n'entendirent pas non plus la porte s'ouvrir. Gordon resta un moment à les regarder dormir. Il ne les avait pas vu depuis tellement longtemps. Pas vu en vrai. La télé ça oui, il ne les loupait jamais, toujours une émission ou un potin quelconque, mais en vrai ? A quand remontait leur dernière escapade tous les trois ? A quand remontait leur dernière partie de console ? A quand remontait leur dernière vraie conversation ? Finalement, il n'osa pas les réveiller. Il ne les avaient pas vus depuis longtemps, mais ne pouvait se résoudre à briser ce moment de tendresse. Il repartit comme il était arrivé, juste, il prit le temps de fermer la porte à clefs cette fois.

Sur le chemin du retour il se demanda s'il avait déjà vu les jumeaux s'enlacer comme ça. Ils étaient proches bien-sûr, mais jamais en public et ça, Gordon l'avait remarqué depuis longtemps. Mais depuis quand étaient-ils tout l'un pour l'autre comme il l'avait ressenti ce soir ? Sûrement depuis qu'ils étaient seuls sur les route se dit-il.

- - - -

Dans la maison, Tom bougea un peu dans les bras de son frère. Le bruit venait de le réveiller, mais pas suffisamment pour lui faire ouvrir les yeux. Il se contenta de se resserrer tout contre Bill, de se blottir un peu plus sous lui et de se coller un peu plus contre sa chaleur et sa douceur. Il adorait être comme ça avec son jumeau, mais cela faisait longtemps qu'ils n'avaient plus partagé de tels moments de tendresse. Leur vie avait changé si vite, si radicalement, de façon tellement incontrôlée pour eux, ils avaient juste besoin de se retrouver. Ils avaient besoin de se reconnaître, de reformer cette bulle qui avait éclatée depuis longtemps. Ils avaient besoin d'être juste eux, ensemble, un seul, leur tout.

Ils restèrent toute la nuit sur le canapé et Bill se réveilla en premier. Il bougea lentement, étirant ses membres recroquevillés et baillant bruyamment. Il frotta son visage contre le torse de Tom, respirant son odeur au passage. Il se sentait merveilleusement bien et ne voulait pas bouger finalement. Les grognements de Tom le firent changer d'avis. Le dreadé était courbaturé, les jambes ankylosées, les doigts engourdis par des milliers de fourmis et le dos en vrac, mais en regardant le brun juste allongé sur lui, il sourit. Il ne voulait pas que Bill bouge finalement.

Les minutes défilaient sans qu'aucun des deux ne daignent lâcher le moindre mot. Le silence ne les dérangeait plus, il les apaisait même. Ils avaient appris à s'en faire un ami depuis le début des tournées, depuis le début de la vie serrée et pénible du tourbus. Ce fut l'estomac de Tom qui se fit entendre le premier avec un gargouillis qui fit rire Bill.

_ « Ça fait combien de jour que t'as pas bouffé toi ? » Plaisanta t-il.
_ « Bah t'as qu'à me nourrir un peu plus au lieu de te goinfrer. »
_ « Han mon salaud, je retiens va... »

Tom rit un peu avant de repousser son frère. Il avait mal partout et se sortir de ce canapé relevait de l'exploit. Il grogna et jura suffisamment fort pour que Bill l'aide à s'en extraire, sans oublier de se moquant de lui. Le dreadé ressentit une douleur encore bien plus vive que celle qui torturait son dos, encore bien plus énervante que ses fourmis qui ankylosaient ses jambes. Son visage s'assombrit alors qu'il marchait vers la cuisine. Ses pas étaient lents et mon dieu que son cerveau bouillonnait d'insultes et de châtiments divers et variés pour ce cher Andy, tous plus atroces les uns que les autres. Il soupira et grimaça en posant ses fesses sur la chaise dure de la cuisine, mais maintenant assit, il ne comptait pas se relever de si tôt. Bill prépara donc tout le nécessaire pour le petit déjeuner, ça ne le dérangeait pas de toute façon. Il était tellement heureux qu'il aurait pu faire n'importe quoi pour son jumeau à ce moment là.

Le brun avait un sourire énorme sur les lèvres et une mélodie qu'il fredonnait emplissait la pièce silencieuse. Tom adorait ces moments là, où ils étaient seuls au monde et ou le monde les ignorait pour une fois. Il ferma les yeux en s'adossant contre la chaise et se mit également à sourire en entendant la voix de son frère. Il aimait l'entendre chanter car cela signifiait toujours qu'il était heureux. Tom aimait quand son frère était heureux et ce matin, il l'était en partit grâce à lui... Et à l'autre, Andy. Il avait encore du mal à repenser à son ami sans avoir le c½ur qui s'emballe et les poings qui se serrent, l'envie folle de lui en coller une ne l'avait pas encore quitté.

L'odeur du café chaud lui arriva aux narines et en ouvrant les yeux il aperçu sa tasse juste devant lui, et son frère assit en face à le regarder. Bill avait les coudes sur la table, il en profitait tant que Simone ne le voyait pas, et la tasse dans les mains, juste devant sa bouche. Il souriait tendrement et fixait les yeux de son jumeau.

_ « T'es beau. » Lâcha Bill et Tom écarquilla les yeux, ne s'attendant pas à ça.
_ « Ça te prends souvent. » Plaisanta le dreadé pour alléger un peu son malaise.
_ « T'es beau et je t'aime plus que tout. »

Tom déglutit difficilement, mais soutint tout de même le regard de son frère. Lui aussi l'aimait, mais que cela signifiait-il à présent ? Était-ce toujours le même amour ? Bien sûr que non, pas pour lui en tout cas. Plus rien ne pouvait plus être comme avant. Il sentait la chaleur sur ses joues et sans s'en rendre compte, il se mordait la lèvre, jouant nerveusement avec son piercing. Bill baissa la tête et murmura faiblement un « laisse tomber, te prends pas la tête avec ça » et voulu se relever. Tom lui attrapa le poignet et le força gentiment à rester assit. Il lui sourit, d'un sourire dont Tom était expert et dont Bill ne pouvait pas résister. Le genre de sourire que personne ne voyait jamais, ceux juste pour son jumeau, pour la personne la plus importante à ses yeux et à son c½ur.

_ « Moi aussi, plus que tout, mais... Laisse nous le temps de nous y habituer tranquillement ok ?! »

Bill sourit tendrement. Ok, pas de déclarations pour le moment. Cela n'empêchait en rien les sentiments d'être ressentit très forts, trop forts pour chacun d'eux. Le déjeuner se poursuivit en silence, un silence relaxant et apaisant... Jusqu'à ce que Simone arrive. Elle semblait folle de rage et franchement les jumeaux détestaient la voir comme ça. Ils n'avaient pas peur... Quoi que. Ils ne pipèrent mots jusqu'à ce que sa colère explose.

_ « Ils vous arrivent quoi les gars là ? » Elle était rouge tellement elle criait fort et ni Tom ni Bill ne prit le risque de lui couper la parole, ou de la regarder de travers. « C'est quoi ce délire ? Comme ça vous fermez plus votre porte d'entrée ? Et si c'était pas Gordon qui était venu hein ? Si ça avait été une fan complètement cinglée, malade et hystérique... »

Alors c'était pour ça. Tom avait bien entendu du bruit la veille, mais il n'y avait pas prêté attention. Gordon était venu et les avait vu et à cette pensée, les deux jeunes hommes eurent la même sueur froide dans le dos. Il aurait pu les voir dans une situation compromettante.

_ « Arrête maman » Commença Tom gentiment pour calmer sa mère.
_ « Me calmer ? Non mais tu rigole j'espère, je vais vous hurler tellement longtemps dans les oreilles que vous entendrez même plus les fans crier pendant vos concerts après ça. »

Bill ne put s'empêcher un sourire, Simone était vraiment la plus hystérique de toutes pensa t-il, mais ne formula bien sûr pas ses pensées à voix haute, c'est qu'il tenait à la vie tout de même. Il la laissèrent hurler et s'époumoner encore pendant de très longues minutes, ils savaient parfaitement qu'elle serait plus maniable après s'être défoulée un peu.

_ « C'est pas nous qu'avons oublié de fermer maman, c'est Andy, il est partit tard hier soir. On va lui reprendre la clef comme ça on sera sûr de qui est-ce qui ferme après tout, y'a pas de raison que tout le monde en ai une. » La rassura Tom d'une voix calme et sereine, comme si cet incident n'avait vraiment aucun intérêt, mais Simone avait blêmit.
_ « Quoi, mais non. Enfin c'est pas la peine de la reprendre à tout le monde non plus. Vous pouvez nous faire confiance à Gordon et moi quand même. » Se justifia-t-elle.
_ « C'est pas une question de confiance maman » Rigola Tom pour alléger un peu tout ça. «  Mais au moins, ne pouvant compter que sur nous, on fera plus attention, tu vois ? »
_ « Ouais, c'est vrai ça se défend ça » Ajouta Bill pour épauler son frère.

Il comprenait parfaitement bien pourquoi il voulait récupérer toutes les clefs et il était plutôt d'accord avec ça. Il ne voulait pas risquer d'être surpris, car de toute évidence, ils ne comptaient pas arrêter, ni l'un ni l'autre. Simone bouda, mais céda et leur remis les clefs.

Elle faisait vraisemblablement la tête, mais cela ne l'empêcha pas de cuisiner pendant deux longues heures dans la cuisine de ses fils. Elle avait apporté tout le nécessaire, se doutant parfaitement que la maison des jumeaux ne recèlerait que des choses immondes telles que des chips et autres saletés. Elle ronchonnait et parlait à voix basse et les deux amants ne distinguaient que des « non mais c'est pas vrai », ou encore «  me faire ça à moi, mais on aura tout vu », ponctué par des petits « ils me le paieront » auxquels Tom et son frère ne pouvait que rigoler discrètement. Ils adoraient quand leur mère était dans cet état, non pas qu'ils aimaient qu'elles souffre, loin de là, mais en général elle devenait d'un comique contagieux et tout le monde finissaient par rire franchement.

La maison entière était parfumée par la douce odeur de cuisine. Simone était un vrai cordon bleu et les deux jeunes hommes, rejoint par Gordon, salivaient déjà en attendant presque patiemment que tout soit près. Ils avaient bien sûr eu interdiction de franchir le seuil de la porte de la cuisine. Pendant le repas, ni Simone ni leur beau père ne remarquèrent les regards lourds de sens que les jumeaux échangeaient. Personne ne remarqua les sourires qu'ils s'envoyaient. Personne ne vit les coups de langues furtifs, passés avec envie sur les lèvres. Personne ne fit attention aux joues qui se tentaient joliment de rose. Personne ne releva la manière dont la soirée fut écourtée, les enfants prétextant la fatigue de leur tournée passée.

En moins de temps qu'ils ne fallut pour dire au revoir d'habitude, les parents avaient été congédiés et s'étaient vu refermer la porte d'entrée presque sur le coin du nez. Peut-être que Tom n'avait même pas attendu que la porte se soit vraiment refermée tellement il était pressée, enivré, excité et complètement dépassé par ce qui lui arrivait. Il colla son corps contre celui de son frère et le plaqua dos au mur violemment. Bill n'eut pas le loisir de le repousser, n'eut pas le temps de lui dire non, ni même l'occasion d'empêcher sa langue de pénétrer dans sa bouche. De toute façon il ne l'aura pas fait, au contraire, il passa rapidement et avidement ses doigts dans les dreads de son jumeau pour l'attirer encore plus près de lui, pour approfondir encore d'avantage le baiser et le rendre tellement plus bestiale.

Peut-être que les parents avaient entendu le choc contre le mur ou les gémissements de surprise se muer en halètements de plaisir, mais pour l'heure, Bill et Tom s'en souciaient comme de la saint Christophe. Les mains étaient brûlantes sur les peau moites, les habits gênants avaient disparu tellement vite qu'ils n'étaient plus qu'un vague souvenir et les souffles étaient courts. Tom se frottait lascivement contre son jumeau de façon tellement experte et attentionnée que Bill en gémissait des mots incompréhensibles. Le brun ne savait plus s'il devait rire ou pleurer, gémir ou crier, regarder Tom ou bien plonger corps et âme dans le plaisir que celui-ci lui offrait. Il était perdu, perdu dans un désir qu'il ne parvenait pas à taire, ni à occulter. Cependant, un détail le fit se raidir et paniquer un peu. Il ne voulait pas y penser, mais son esprit ne le laissait pas oublier.

_ « Tu... » Un gémissement incontrôlé s'échappa de sa gorge alors que le dreadé masturbait leurs sexes l'un contre l'autre avec vigueur. « Tu es sûr... Que tu veux pas... Que Andy soit... Là ? »

L'espace d'un instant il sembla à Bill que son frère s'était arrêté, figé contre lui à l'entente de ce prénom. Puis, la voix de Tom, haletante et rauque, résonna dans ses oreilles. Il parlait doucement, mais avec force.

_ « Laisse le où il est celui-la, t'es à moi, je suis à toi, il n'a rien à voir avec ça. »

Les mouvements avaient repris, mais le brun semblait ne pas le remarquer. Il sentait le plaisir grimper doucement en lui, chauffer son ventre de façon indescriptible et irrationnelle, mais ce n'était pas le fait des caresses de son frère. Ses paroles l'avaient marqué au fer rouge. Elles s'étaient incrustées en lui de façon permanente et irrémédiable. Ils étaient tout l'un pour l'autre et là encore cela se confirmait. Bill avait toujours ressentit cela, mais savoir que pour Tom la réciproque était de mise le touchait bien plus que les mains sur son corps et la bouche sur son cou. Ses yeux commençaient à le brûler et les larmes les envahirent avant même qu'il puisse y faire quoi que ce soit. Il emprisonna le cou du blond entre se bras et ses hanches entre ses cuisses. Une étreinte serrée, presque suffocante enveloppa Tom, mais à aucun moment il n'eut l'idée de repousser son amant.

_ « Je t'aime »

Un souffle, un murmure dans le creux de l'oreille de Tom et les gestes devinrent plus précis, plus lents et plus intenses. L'étreinte devenait étau entre leur deux corps et la chaleur les brûlait, l'air trop rare les faisait suffoquer et bon dieu que c'était bon. Ils étaient tendres et doux, tendus et déroutés, affamés par le corps de l'autre. Tout semblait contradictoire, mais tout n'était que logique. Ils étaient deux, mais ne formaient qu'un. Ils se ressemblaient, mais étaient différents. Ils étaient frères, mais ne l'étaient plus en cet instant.

C'était cette peur qui siégeait dans le c½ur de Tom. Il perdait son frère et même si pour l'heure il trouvait quelque chose de plus fort cette perte le paniquait. Les choses changeaient et ils ne savait pas s'ils allaient pouvoir les maitriser.

Les sexes se touchaient, se frôlaient, s'excitaient, les corps se pressaient, Les bras s'agrippaient et les c½urs s'emballaient. Les doigts crispés de Bill dans les dreads du blond tiraient nerveusement dessus. Il avait besoin de l'entendre. Il chuchota à l'oreille de Tom « dis le moi ! », mais le blond ne répondit rien, sa bouche ne laissant passer uniquement le souffle chaud qui embrasait la peau de Bill, son cou, son épaule, son oreille. L'orgasme montait lentement, prenant place dans chaque recoin de leur corps. Le brun tremblait dans les bras de son frère. Tom gémissait dans l'étreinte de son jumeau. Bill voulait l'entendre. Il murmura tout contre le dreadé un « dis le ! » presque autoritaire, mais Tom le fit taire et oublier toute pensée en l'embrassant, dévorant sa bouche et privant son esprit de chaque brin de lucidité.

Le baiser était violent et passionné, avide de plus de sensations et de plus de plaisir, exigeant plus de l'autre, obtenant tout de l'autre. Bill était lourd dans les bras de son jumeau mais pour rien au monde Tom ne l'aurait laissé reposer par terre, sa seule place était là, contre lui. Le brun tira sur les dreads et Tom se recula, exposant son regard aux yeux de son frère. Il était perdu.

_ « Dis le ! » Ordonna Bill et Tom ne pouvait rien lui refuser, il n'avait jamais pu.
_ « Moi aussi putain... Je t'aime. »

Bill sourit, content de lui, heureux de cet aveux, forcé certes mais sincère il n'en doutait pas. Il ferma les yeux et laissa Tom enfouir son visage dans le cou chaud du brun, transpirant et frissonnant. Tom n'était pas du genre à se déclarer, pour quoi que ce fut, mais il l'avait fait pour lui, pour l'amour qu'il lui portait et Bill était certain qu'ils étaient sur la même longueur d'onde. Les dents du blond se plantèrent dans la peau de Bill alors que le plaisir montait d'avantage et les mots sortirent tout seul, étouffés par le gémissements et par la honte.

_ « Fais moi l'amour. »

Les yeux de Tom se posèrent sur son frère, écarquillés. Il était complètement ahuri, ne s'étant pas du tout attendu à cela. Le blond ne savait même plus comment réagir, devait-il être heureux ? Paniqué ? Affolé ? Excité ? Enthousiaste ? Il ressentait la chaleur remonter tout le long de sa colonne vertébrale, chatouiller chacun de ses sens, mais peut-être plus que tout, le souvenir de la douleur, celle infligée par Andréas le tétanisait. Non, il ne ferait pas subir cela à son jumeau.

Son visage retrouva sa place dans le cou du brun et sans rien ajouter, il reprit les mouvements contre le corps de Bill, plus forts et plus incontrôlés que jamais. Le brun s'arqua et un gémissement s'échappa de sa gorge. Ses doigts se crispèrent contre la peau brûlante de Tom et ses ongles s'agrippaient plus profondément dans son dos. Tom ne lui ferait pas l'amour. Il pouvait le lire dans ses yeux, dans sa façon d'être, mais qu'importe, il le faisait déjà littéralement décoller. Tout cela n'était peut-être pas si grave. Il pouvait attendre finalement et savourer chaque instant que le blond lui donnait.

- - - -

Les jumeaux étaient assis dans le canapé à regarder une émission débile, la journée avait passé rapidement et étrangement, mais ils étaient bien et détendus. Le malaise était léger, entre la pudeur et l'envie. Pudeur du souvenir de leur moment et envie d'en savourer de nouveaux. Ils ne se parlaient pas vraiment, juste se tenir dans les bras l'un de l'autre était suffisant pour l'instant. Ils n'en demandaient pas plus. Bill était confortablement blotti dans l'étreinte de son frère qui ne semblait pas vouloir lui laisser une seule seconde de liberté, loin de lui. Il avait même hésité un instant avant de le lâcher pour que le bras puisse aller au toilette et boire un un coup.

Tom ne voulait pas que la chaleur du corps de son frère ne le quitte, sous aucun prétexte. Il ne le laisserait plus repartir et d'aucune manière leur relation ne redeviendrait ce qu'elle avait été jusque là. Il l'aimait. C'était plus qu'une certitude, c'était une évidence. Jamais il ne pourrait, ne serait-ce qu'envisager de ne le considérer que comme son jumeau. Il était tellement plus. Il était tout.

Tom ne l'avait pas comprit tout de suite, refoulant ses sentiments étranges au fond de lui, mais finalement, c'était tellement trop fort que rien ne pouvait les arrêter. Cela avait débuté par une attirance étrange, par des envies incompréhensibles, par des doutes de plus en plus forts, par des images de plus en plus incontrôlables. Andy avait sûrement sa part de responsabilités dans tout ça, mais il était impossible pour Tom de dire qu'il en voulait à son ami pour cela. Par contre il savait parfaitement pourquoi en ce moment il ne voulait plus le voir.

Est-ce que Bill lisait dans les pensées de son double ou bien est-ce que cela n'était que le fruit du hasard ? Tom ne pu le dire avec certitude lorsque son frère commença à lui parler. Le sujet n'était pas celui qu'il aurait voulu aborder. En fait, il aurait préféré n'en aborder aucun et profiter de la soirée sans rien pour la gâcher ou fausser.

_ « Qu'est-ce qui se passe avec Andy ? Tu me caches un truc toi j'ai l'impression. »

Le brun avait sans nul doute sentit la raideur s'installer dans tout le corps du dreadé lorsqu'il avait formulé sa question. Il le regarda avec interrogation alors que Tom tentait de se sortir de cette conversation. Que pouvait-il bien lui dire ? « Non, y absolument rien, tu te fais des idées » N'allait sûrement pas passer, ils se connaissaient trop pour ça. Lui dire la vérité n'était pas une option envisageable non plus.

_ « Je... Il a fait un truc qu'il aurait pas dû c'est tout. »
_ « Mais... » Commença Bill trop vite interrompu par son jumeau.
_ « Mais rien. Cherche pas s'il te plait »

Le sujet était clos et le regard de Tom imposait à Bill de changer de conversation ou encore mieux, de se taire. Il choisit la dernière option, celle qui lui permettait de se remettre confortablement dans les bras de son frère, de son amant, de son amour. Il ne lâchait pas l'affaire pour autant et Tom le savait. Il connaissait son caractère et sa manie de vouloir tout savoir, tout contrôler.

Le film ne devait pas être très intéressant car ni l'un ni l'autre ne le regardaient plus. Ils avaient trouvé une occupation tellement plus agréable. Était-ce Bill ou bien Tom qui avait commencé ? Ils n'aurait su le dire ni l'un, ni l'autre, mais les faits parlaient d'eux-mêmes. Le dreadé était allongé de tout son long sur le corps brûlant de son jumeau, le caressant et l'embrassant partout. Chaque centimètre de peau était passée au crible fin. Tom en savourait chaque saveur sans se lasser, sans se fatiguer et sans laisser à Bill le loisir d'en faire autant.

Celui-ci ne pouvait que subir cette torture si douce. Les doigts ne l'effleuraient qu'à peine et pourtant il ressentait des ondes de chocs dans tout son corps. La langue léchait le voile satiné de sa peau et Bill ressentait l'électricité partout, du bout de ses doigts qu'il agitait pour toucher, sans sucés, son frère jusqu'au bout de ses orteils qu'il recroquevillait contre les draps, les enfonçant dans le matelas. Il aurait pu jouir ainsi, juste avec ses caresses fragiles et tendres, mais il en voulait tellement plus.

Bill emmêla ses doigts dans les dreads blondes et tira presque sauvagement dessus, contrastant avec la douceur que faisait preuve son jumeau. Il plaqua sa bouche contre celle de Tom et y enfonça sa langue sans retenue. Bill était tellement dur que c'en était douloureusement bon. Les jambes du brun enlacèrent les hanches du blond et leurs sexes se collèrent dans un mouvement brutal, leur arrachant un gémissement d'extase.

Bill était nu alors que le blond était encore totalement habillé, cela aurait paraître inéquitable, mais l'excitation de Bill n'en était que plus grande. Il était totalement offert à son jumau et pour lui, c'était une chose totalement normale et logique. Tom le lui avait dit, ils s'appartenaient l'un l'autre. Il ne ressentait aucune gêne ni aucun malaise, il aimait juste tout ce que son frère le lui faisait, lui donnait.

Les doigts du brun glissèrent des cheveux sur la nuque, griffant tendrement la peau en la faisant frissonner. Il retira le tee-shirt d'un geste expert, comme si déshabiller un homme était chose courante pour lui, ou seulement son Tom finalement. L'envie de le sentir encore plus et de lui donner ce que lui recevait lui ôtait toute appréhension. Ses doigts se faufilèrent sous la ceinture du pantalon, caressèrent la peau douce, palpèrent les fesses musclées. Tom tressaillit et retira les mains de son jumeau de son postérieur. C'était trop tôt pour pouvoir laisser des mains baladeuses s'aventurer vers ce terrain là, même si ces mains étaient celles de son frère.

Bill ne le sentit pas venir, cela le terrassa trop rapidement pour qu'il puisse dire à Tom d'arrêter. Il aurait voulu que cela dure indéfiniment, mais la jouissance avait été totale et soudaine, le prenant de court et sans aucun recours pour l'arrêter, la retarder. Le brun haletait frénétiquement, ne réussissant pas à reprendre un souffle normal. Du peu d'expérience qu'il avait en la matière, cet orgasme là avait été le meilleur, le plus intense et le plus dévastateur. Tom l'avait à peine touché, mais son corps tremblait de partout. Ses doigts n'avaient en aucune manière touché son sexe et pourtant il le sentait encore pulser contre le pantalon rugueux de son jumeau. Sa bouche n'avait pas dépassé la limite de son ventre, pourtant il semblait sentir la chaleur de ses baisers partout sur lui. Bill avait toujours les yeux fermés, mais un détail s'imposa à lui alors qu'il sentait le corps de son jumeau se reposer contre le sien. Tom bandait.

Le blond n'avait apparemment aucune intention d'y remédier, attendant sûrement que cela se calme tout seul. Il aimait juste donner du plaisir à Bill sans rien attendre en retour, ne pensant qu'au plaisir et désir de son frère. Le combler le rendait heureux.

Bill ne semblait pas de cet avis car avec force il retourna son frère et le plaqua contre le matelas, les draps humides de sa chaleur collant à la peau du dreadé. Bill le regarda avec un petit sourire en coin et les yeux brillant. L'envie était là, palpable et intense. De ses doigts fins et agiles il défit la ceinture du blond, d'un geste rapide et précis. Tom n'eut même pas le temps d'hoqueter de surprise que la main du brun se trouvait déjà sur son sexe gorgé de désir. Le tissu de son boxer ne lui avait jusqu'à présent jamais paru si épais et désagréable sur sa peau, mais maintenant, il n'aspirait qu'à le retirer pour sentir avec plus de force la chaleur des doigts de Bill sur son membre. Il s'entendit haleter et Bill n'en demanda pas plus pour lui retirer le vêtement, le glissant rapidement jusqu'aux chevilles du blond.

La vue du sexe de son frère, dressé et imposant attisa sa gourmandise. Jamais il n'avait imaginé fantasmer de la sorte sur un sexe masculin, mais il devait se l'avouer, l'idée de l'avoir de nouveau en bouche, d'entendre son frère gémir son plaisir et peut-être crier son nom suffisait à faire battre son c½ur plus vite et plus fort, cogner frénétiquement dans sa poitrine et faire pulser son sang partout dans son corps. Il ne réfléchit pas plus avant de se pencher pour lécher, doucement d'abord, la peau sensible du gland, rouge et humide. Il sentit le corps de Tom se cambrer et se tendre et il se précipita à mettre tout le membre en bouche, arrachant un cri à son frère. La bouche du brun s'étira dans un sourire de satisfaction. Ce soir, il lui ferait crier son prénom...

- - - -

Les jumeaux se réveillèrent en sursaut alors que la sonnette retentissait furieusement dans tout l'appartement. Le soleil brillait violemment dans la chambre et la chaleur était déjà telle que les volets n'auraient pas été superflus. Tom se leva le premier et les images de la nuit lui revinrent en trombe dans la tête lorsqu'il découvrit sa nudité. Bill l'avait sucé de manière si parfaite au goût du blond qu'il n'avait pas mis longtemps à jouir... dans sa bouche. C'était surtout cette partie de la soirée qui le faisait rougir de si bon matin.

Il regarda le réveil alors que Bill tentait de se rendormir. C'était déjà l'après-midi et nul doute qu'il s'agissait d'Andy qui venait leur rendre visite aujourd'hui. Il s'était fait plutôt discret ces derniers jours et cela devait à présent le démanger de venir harceler ses deux jumeaux préférés. Tom se rallongea en soupirant et donnant un coup de coude à Bill.

_ « Vas ouvrir ! C'est ton pote qui viens nous emmerder. »

# Enviado em Segunda 25 Maio 2009 15:01

Modificado em Sábado 06 Junho 2009 02:14

Jeu dangereux (Ch. 4/4) FINI

Jeu dangereux (Ch. 4/4) FINI
Chapitre 4 :

Bill était bien trop endormi et prit dans son sommeil pour réagir au ton de son frère, coléreux et presque hargneux. Il tentait tant bien que mal de se cacher sous la couverture pour ne plus être gêné par le soleil et atténuer par la même occasion le bruit qui l'entourait. En vain. Andy tambourinait encore comme un abruti contre la porte d'entrée. Il connaissait suffisamment les jumeaux pour savoir qu'ils étaient encore couchés et qu'aucun ne voulait se décider à se lever le premier.

Le brun soupira fortement. Il détestait avoir à se lever ainsi, réveillé brusquement et sans aucun câlin pour adoucir son réveil, mais il capitula, Tom n'étant pas d'humeur à céder. Il s'assit dans le lit aussi vite qu'il le pouvait, c'est à dire aussi vite qu'une limace. Il passa sa main dans ses cheveux et se gratta le crâne, massa sa nuque. Puis de ses deux mains se frotta le visage. Il avait l'impression de ne pas avoir dormi du tout, mais en même temps d'avoir été sur un nuage durant toute la nuit. Sa nudité le fit d'abord rougir, puis sourire au souvenir du moment passé avec son frère. Il le regarda avec une tendresse infinie dans les yeux et si les coups sur la porte s'étaient tus, il aurait sans aucun doute essayé de réveiller son jumeau de la plus douce des manières. Il enfila lentement son boxer et déposa un baiser sur la tempe de Tom avant de se lever enfin du lit.

Bien sûr Tom ne dormait pas. Comment aurait-il pu avec le vacarme que faisait Andy sur le palier ? Il essayait juste de se calmer et de repousser tout au fond de lui les envies de meurtre que lui insufflait son ami. Il savait pertinemment qu'il devrait lui faire face à un moment ou un autre, mais il ne se sentait tout simplement pas encore près. Il n'était pas encore persuadé qu'il parviendrait à se maîtriser en sa présence et à retenir son poing, qui le démangeait déjà rien qu'à l'entente de sa voix dans la maison, accompagnée de celle de son frère. Il tentait de se convaincre qu'Andréas n'avait rien fait de mal. Après tout il ne lui avait pas vraiment dit non, mais comment l'aurait-il pu alors qu'il ne souhaitait pas que Bill sache ce qu'il se passait ? A force d'y penser, il finit presque par admettre que tout était de sa faute. Il aurait dû être plus direct, plus franc.

Il se leva à son tour, mais ses mouvements restaient extrêmement lents, reculant ainsi la confrontation. Il entendait les deux autres parler gaiement dans la cuisine, sûrement devant un café fumant, et comprit finalement qu'il ne voulait surtout pas les laisser seuls. Qui sait ce que pourrait lâcher Andy devant Bill ? Il ramassa bien plus vite à présent ses habits qui trainaient par terre et les enfila un peu n'importe comment, si bien qu'en arrivant devant la porte de la cuisine entrouverte, les deux autres le regardèrent étonnés et amusés. Il stoppa net.

Bill était assit sur une chaise, une jambe repliée contre son torse et jouant avec sa tasse devant lui. Tom déglutit en voyant le regard envieux d'Andy sur le corps dénudé de son jumeau. Il était réellement jaloux, bien plus qu'il ne l'avait soupçonné, bien plus qu'il ne l'avait jamais été, bien plus qu'il ne s'en sentait capable jusqu'à présent. Son frère était beau et attirant, mais en aucune façon il ne voulait que quelqu'un d'autre ne le voit ainsi. Avait-il vraiment son mot à dire ?

Andy releva les yeux et sourit gentiment au dreadé en s'avançant vers lui. Il lâcha un « salut toi » en déposant sa bouche contre la sienne, jouant avec sa langue sur le piercing et forçant tendrement le passage de ses lèvres. Tom se laissa faire, ne voulant pas attirer les soupçons, sans doute Andy avait fait la même chose à Bill. Le dreadé ne trouva dans le geste rien d'agréable, rien d'excitant, rien de sensuel. Il finit par repousser Andy qu'il commençait à trouver trop entreprenant avec ses mains dans son dos, sous son tee-shirt. En fait, tout cela le dégoûtait maintenant.

Andy ne s'en offusqua pas pour autant et alla s'asseoir en face de Bill. Ils reprirent leur discussion initiale et les rires se mêlèrent rapidement. Tom, lui, ne participait pas à l'échange. Il était dos aux autres et se versait un café dans un bol. Il lui faudrait bien au moins ça, un grand bol de remontant, voir même deux pourquoi pas ? Il n'avait même pas encore prit la peine de se retourner alors qu'il commençait à boire le liquide encore un peu trop chaud, mais la brulure avait au moins le mérite de lui faire un peu penser à autre chose. Il essayait de se détendre en voyant que la conversation était des plus anodines. Peut-être qu'Andréas ne gafferait pas finalement ? Tom ne se resservit pas et son corps arriva même à bouger de lui même pour se diriger vers l'évier. L'eau commençait à couler et il paniqua.

_ « Dis moi Andy, pourquoi Tom te fait la tronche depuis la dernière fois ? »

La voix de Bill était joyeuse et s'attendait sûrement à avoir une réponse des plus crétines, une explication des chamailleries dont Tom et Andy étaient habitués. Le dreadé ne s'était pas attendu à ça, pas que ce serait Bill qui entamerait les hostilités. Bien sur le brun ne se doutait de rien, mais le sang de Tom se glaça dans ses veines alors que la voix d'Andréas lui parvenait, plus distincte que jamais.

_ « Ah ça !? Bah je crois qu'il a pas apprécié que je le prenne »

Cet abruti d'Andréas riait alors que le bol que lavait Tom juste l'instant d'avant venait de se briser par terre après avoir glissé entre les doigts fébriles du blond. Il n'osait pas se retourner. Peur de la réaction de Bill ? Peur de frapper plus violemment que ne supporterait physiquement le corps Andy ? Sûrement les deux. S'il avait regardé, il aurait pu voir les sourcils froncés du brun, signe d'incompréhension.

_ « Tu lui as pris quoi ? »

Bill n'était pas bête, juste que cette option n'était pas un schéma possible dans sa tête. Andréas rigola de plus belle alors que Tom se retourna précipitamment, peut-être encore dans l'espoir d'arranger les choses et de fermer la bouche d'Andréas. Trop tard.

_ « Sa virginité » S'esclaffa le blond platine.

Les yeux de Bill se posèrent sur son frère. Tom était à deux doigts d'exploser. Ses poings étaient serrés et devenaient blancs sous la pression. Sa mâchoire se crispait et ses narines se dilataient au fur et à mesure de sa respiration de plus en plus furieuse. Jamais Bill ne l'avait vu dans un tel état de colère.

L'esprit de Bill ne mit pas longtemps à rassembler toutes les pièces du puzzle et à comprendre à présent le comportement de son jumeau. Andy, qui riait trop pour s'apercevoir du malaise cru bon de surenchérir.

_ « Je crois qu'au début il voulait pas trop, mais finalement t'as aimé, hein Tom ? »

Le coup partit tout seul et le bruit résonna dans la pièce. Andy écarquilla les yeux alors que sa joue commençait déjà à le chauffer et sûrement à rougir sous le choc. Bill venait de le gifler avant même que Tom ait pu faire le moindre pas. Un silence s'installa, pesant et gênant. Andy tenta de formuler quelques excuses, entrecoupées de questions. Le brun lui aurait bien craché plusieurs choses à la figure, comme le malaise dans lequel Tom s'était retrouvé, la vérité qui s'imposait sur ce presque viol aux yeux de Bill, mais il se retint, trop peur d'en dire trop sous la colère qui l'assaillait.

_ « Les gars, je suis vraiment désolé. Je pensais pas que vous le prendriez comme ça je... » Tenta Andy.
_ « C'est bien ça ton problème Andréas, tu penses pas. Casses toi maintenant s'teu plait. » Lâcha Bill.
_ « Bon écoute on va se calmer là. J'ai merdé avec Tom, je le sais, je recommencerais plus promis. Je pensais qu'il aimerait, mais je me suis planté, il est dominant et c'est tout. Je te promets Bill que toi tu aimeras et je serais doux alors... »

Andréas ne put pas finir sa phrase et implorer qu'on le laisse encore participer à leur petit trio. Cette fois le coup fut plus violent, cogna plus fort, claqua plus bruyamment. La tête tourna plus douloureusement et la lèvre s'ouvrit même pour laisser le sang s'écouler librement. Tom frappait vraiment plus fort que son jumeau. La giffle de Bill venait de se transformer en poing de Tom et Andy ne pouvait même rien faire pour réagir, trop surpris et anesthésié par la douleur. La voix du dreadé se fit menaçante alors que ses mots étaient durs. Son regard noir n'avait que peu souvent servi et Andréas regrettait amèrement qu'il soit pour lui aujourd'hui. Les doigts de Tom s'enroulèrent sur la chemise du blond, faisant rapprocher leurs deux visages et il parla lentement, sifflant ses mots entre ses dents.

_ « Tu touches Bill encore une fois, rien qu'une, et je t'explose. »

La haine était décelable dans le ton du blond, mais Bill ne s'en offusqua pas. Il aurait voulu pouvoir dire la même chose. Au fond de lui il était même content car il voyait à quel point Tom tenait à lui et cette jalousie qu'il laissait exprimer démontrait son amour. Bill posa une main sur l'épaule de son jumeau pour le faire reculer, éloignant ainsi son visage qui était venu menacer celui d'Andy d'à peine quelques millimètres.

_ « Tu ferais mieux de partir pour le moment Andy. Je... C'est nous qui te rappellerons ok. »

Ce n'était pas une question que posait Bill et Andy n'avait rien à y répondre. C'était la seule chose qu'il pouvait encore faire pour son ami, lui offrir peut-être un espoir de se retrouver plus tard, en étant de simples amis, mais plus jamais davantage Andy le savait.

La porte se referma après un dernier regard du jeune homme vers ses amis. Sa lèvre le lançait et son c½ur le brûlait. Il avait merdé plus qu'à l'accoutumée et il n'était pas sur que cette fois ses âneries seraient réparables. Il resta quelques temps sur le pas de la porte, incapable de faire le moindre mouvement. Ses yeux pleuraient, toute son âme pleurait, mais il n'avait finalement que ce qu'il méritait se dit-il. Il connaissait les jumeaux presque mieux que quiconque, mais pas un instant il n'avait imaginé que Tom réagirait de la sorte. Il n'avait pas une seconde penser le blesser. Il s'en voulait, mais qu'est-ce que cela changeait au fond ?

Il entendit les jumeaux commencer à parler, de simples murmures incompréhensibles derrière cette lourde porte. La voix de Bill, étranglée par le doute et l'inquiétude. Puis celle de son frère, forte et cinglante.

_ « Fous moi la paix je veux pas en parler ok ! » Lança Tom d'un ton entre le désespoir, la honte et la colère.

Andréas ferma fortement les yeux tout en continuant de s'insulter mentalement, mais il ne pouvait plus rien faire pour arranger les choses à présent. Il partit en essayant de ne plus entendre les cris qui lui parvenaient et martelaient son esprit de remords.

Dans le logement, Tom avait commencé à fuir son jumeau. Il ne voulait pas voir ce regard sur lui, pas entendre ses mots, ses questions, pas sentir cette pitié et ce qu'il ressentait comme du dégoût. Il se détestait assez comme ça pour ne pas que tout ce qu'il haïssait ne se retrouve dans les yeux et l'esprit de Bill. Il claqua la porte de sa chambre violemment et en temps normal Bill ne persistait pas, mais là tout était différent. Le brun avait besoin de connaître la vérité, celle de son frère.

_ « Écoute, parle moi, ne m'évite pas comme ça. On s'est toujours tout dit et là tu veux me laisser en plan ? Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ? C'est pour ça que tu avais l'air si mal ces derniers jours ? »

Bill écarquilla les yeux, l'évidence lui sautant aux yeux de façon brutale.

_ « C'est pour ça que t'as pas voulu aller plus loin avec moi ! »

La grimace du blond servit de réponse. Tom redoutait ce moment et surement qu'il n'envisageait pas de le vivre un jour. Un silence pesant s'installa entre les deux jeunes hommes sans qu'aucun ne souhaite le rompre. Chacun semblait analyser la situation et tenter de faire face à la vérité qui se dressait devant eux. Était-elle la même cependant pour l'un et pour l'autre ?

_ « Raconte moi »

La voix de Bill était douce et sans réelle émotion dans la voix. Malgré cela Tom éclata, la colère jaillissant de lui beaucoup trop forte pour qu'il ne puisse la retenir. Chaque mot sorti le tétanisait un peu plus, mais son corps n'arrêtait pas de débiter ses paroles. Son esprit criait, suppliait, ordonnait une trêve, mais rien, le flot incessant continuait de sortir de sa bouche.

_ « Raconter ! Raconter quoi ? Que je me suis fait prendre par un mec ? Que j'ai pas été foutu de dire non ? Que putain ma seule peur c'était que tu découvres ce qu'il était en train de me faire ? Pas que j'ai eu peur que tu en veuilles à Andy, putain non ça aurait été trop facile, mais que tu sois dégoûté de moi... »
_ « Dégoûté de toi ? Mais t'es pas bien ou quoi ? »

Bill avait coupé la parole de Tom, sortant lui aussi de ses gonds. Il n'arrivait pas à comprendre comment Tom en était venu à penser comme ça, comment il arrivait à penser ça de lui.

_ « T'as aimé ? »
_ « Ça va pas la tête ! »

La réponse avait fusée avec hargne. La colère était cette fois contre Bill. Comment celui-ci pouvait imaginer une seule seconde une telle chose. Tom ne comprenait pas et lui en voulait. A cet instant Bill sourit et se rapprocha de lui, encerclant le visage de Tom entre ses mains tendres.

_ « Alors dis moi comment j'aurais pu être dégoûté par toi ? Parce que tu as subi un truc dont tu n'as éprouvé apparemment aucun plaisir ? Je suis pas si tordu que ça tu sais. »

Un petit rire échangé.

_ « J'ai... Eu honte de ce que tu aurais pu penser de moi » Se confessa Tom en tournant la tête pour ne pas avoir à affronter son jumeau.

Les yeux de Bill étaient remplis d'incompréhension, mais il n'osait plus poser de questions. Ce fut Tom qui continua sans aucune demande de la part de Bill.

_ « Je suis pas homo à la base, même pas un tout petit peu attiré par les mecs. Ça me faisait triper les délires d'Andy et au début je te voyais assez bien te jeter dans ses bras pour essayer avec un mec vu que t'étais assez... hésitant. Je sais pas quand ça a commencé à changer, j'ai pas voulu savoir. Mais depuis la première fois, ça a jamais été Andy que je regardais et que je désirais. C'était toi. Ça m'a foutu les jetons parce que je voulais pas que tu t'en rendes compte. Je suis un putain de tordu quand même de vouloir mon propre jumeau. »

Bill ne l'interrompait pas. Ce sac là, Tom avait besoin de le déballer pour pouvoir passer à autre chose. Le brun voulait également tout connaître du point de vue de son frère qui était tellement l'opposé du sien. Lui avait toujours su plus ou moins que son frère était le mieux, le plus, l'inégalable et l'irremplaçable à ses yeux. Il n'en avait pris la mesure que récemment, mais depuis toujours il savait qu'un truc l'unissait à son jumeau bien plus fort que les liens sanguins.

_ « Je supportais pas qu'Andy te touche, ça me rendait malade, c'est pour ça que je l'ai laissé... me faire des trucs. Putain je pensais pas que ça irait si loin »

Tom était maintenant assit sur le canapé, le visage entre ses mains. Il n'osait plus affronter le regard de son jumeau. Il avait peur d'y voir trop de haine et d'éc½urement. Il venait d'avouer qu'il s'était laissé toucher par un homme juste pour ne pas que son frère le soit. Il était cinglé, prêt à enfermer. Il sursauta en sentant les doigts froids de son jumeau caresser sa nuque raidie par l'angoisse. Le dreadé n'osait toujours pas regarder son frère malgré la faible distance qui les séparait à présent.

_ « Tom... Tom regarde moi. Je t'aime et rien de ce qui a pu arriver ne changera ça tu comprends ? Je te dirais pas que ça m'a pas excité de voir Andy te toucher et tout, mais tu n'imagines pas ce que j'aurais donné pour être à sa place. Celui qui me dégoûte c'est lui, d'avoir osé te faire ça et... Te faire mal à ce point. Et tu sais ? J'adore ta possessivité, putain soit le encore plus même, montre moi à quel point tu supportes personne autour de moi... Tu crois pas que je suis un putain de tordu moi aussi ?»

Il ne laissa pas le temps à Tom de répondre, à peine sa tête fut-elle relevée que les lèvres de Bill se posèrent sur celles du blond, quémandant un baiser comme jamais il n'en avait voulu. Un qui lui donnerait tout l'amour de son frère, toutes ses envies et tout son désir. Il voulait tout de lui et il voulait tout lui donner en retour.

Leurs langues se chatouillaient alors que les doigts jouaient déjà sur la peau de l'autre, faisait apparaître la chair de poule. Tom se retrouva bien vite allongé sur le dos, son frère pesant agréablement sur tout son corps, ses mains partout sur lui. Il n'aurait pas vraiment su dire lequel avait enlevé tel ou tel vêtement, juste il remarqua que maintenant ils étaient nus l'un contre l'autre, le souffle court et le c½ur battant la chamade.

Ce n'était pas la première fois. Ils avaient déjà été comme ça, mais c'était différent. Ils se sentaient tous les deux différents. Plus proches. Les baisers de Bill descendirent le long du torse musclé de son frère. Il en savourait chaque partie, chaque arôme, chaque contact. Il se sentait dur alors que son sexe n'avait pas encore une seul fois été touché. Il se sentait excité juste par la vue de son jumeau. Il se sentait défaillir uniquement aux sons de ses gémissements. Il ne contrôlait plus rien. Il voulait le toucher et se faire toucher. Il voulait le lécher et se faire lécher. Il voulait le sentir en lui et se sentir en lui. Il voulait tout.

La bouche de Bill était partout sur le corps de Tom et ses doigts glissaient négligemment sur son sexe, appuyant contre la fente de son gland, étalant l'humidité qui s'en échappait déjà. La langue du brun lécha la cuisse de Tom, le faisait frémir et écarter les jambes involontairement. Bill avait maintenant plus de confort pour s'allonger et il commença à sucer les testicules, d'abord doucement, mais avec les gémissements de Tom il se rendit bien vite compte qu'il adorait ça. Tom était à sa merci et l'idée lui faisait encore plus d'effet que toutes les caresses qu'avait pu lui prodiguer un jour Andréas.

Il descendit plus bas, mais à peine sa langue frôla l'anus de Tom que celui-ci l'attrapa par les cheveux pour le faire cesser et reculer. Bill grimaça, la prise n'avait rien de tendre et la réaction de Tom n'avait rien de douce. Il avait sursauté et s'était crispé de tout son corps. Il ne s'était pas attendu à ça et bien que la sensation n'avait pas semblé déplaisante, pour ce qu'il avait pu en apprécier vu la rapidité de son rejet, le souvenir, lui, était bien plus fort.

Tom desserra sa prise avec un regard d'excuse, mais sa tête bougeait de gauche à droite. Il ne voulait pas. Il ne pouvait pas. Bill se contenta de sourire et retirant les doigts de son frère encore emmêlés dans ses cheveux.

_ « Fais moi confiance. Je t'aime, je te ferais pas de mal. »

Qu'est-ce que Tom pouvais bien répondre à cela ? Malgré ses réticences il reposa sa tête contre l'accoudoir du canapé et souffla un bon coup. Bill pouvait presque le sentir trembler sous ses baisers et ses caresses. Il y allait le plus doucement possible, commençant par sucer son gland, puis tout son sexe avant de lécher sensuellement ses testicules. Il voulait le mettre en confiance et bon dieu qu'il détestait Andy de l'avoir autant traumatisé.

Tom se détendit et bien que sursautant de tant en tant, la sensation était agréable, excitante, enivrante. La langue chaude et humide commençait à forcer lentement contre son anneau de chair et tout son esprit voulait le repousser une nouvelle fois, mais son corps était mou malgré la tension qui le parcourait, tendant tous ses muscles. La langue le pénétra et il gémit. Aucune douleur. Il se laissa aller alors que son jumeau l'excitait comme jamais il ne l'avait été. Ce que Bill lui faisait était meilleur que ce que jamais personne ne lui avait fait. Il sentait qu'il pouvait jouir d'un instant à l'autre et ça le troublait.

Il trembla et se raidit en sentant un doigt caresser le contour de son anus, ne forçant pas le passage et laissant la langue continuer son travail, mais la malaise était là. Il entendit son frère lui murmurer une nouvelle fois un « fais moi confiance » avant de ressentir la pression du doigt à la place de celle de la langue. Il aurait voulu protester, mais il n'avait pas mal, juste c'était différent, moins doux et moins chaud. Le doigts s'enfonça et il ferma ses paupières jusqu'à en voir des étoiles. Il ne voulait pas se contracter mais c'était plus fort que lui. Bill continua aussi lentement qu'il avait commencé. Il s'était promis d'y arriver, même si pour cela la fin de journée et même toute la nuit qui commençait déjà à tomber n'y suffisait pas. Il prendrait son temps et Tom aimerait ce qu'il lui ferait.

Tom sentait toujours la chaleur de la langue de son jumeau, sur ses testicules et son sexe, faisant tressaillir celui-ci de désir alors qu'il ne le léchait que du bout de la langue. Il sentait le doigts profondément en lui et la langue venir humidifier son entrée pour faciliter les choses. Il y avait trop de sensations en même temps pour pouvoir vraiment se focaliser sur le deuxième doigt qui le pénétrait doucement. Il sentait ses chairs s'étirer sans aucune douleur et cela, bien que rassurant, le perturbait. Il savait parfaitement ce que Bill comptait faire et il n'était juste pas prêt pour se faire de nouveau prendre par quelqu'un, même si cela était Bill.

Tom attrapa Bill par les bras et le ramena au dessus de lui, l'embrassant passionnément, gémissant alors que les doigts du brun quittaient l'intérieur de son corps. Les mains du dreadé se plaquèrent directement contre les fesses de Bill et les attira vers lui sans ménagement, empêchant ce dernier de protester.

Bill se retrouva à genou au dessus du visage de son jumeau qui commença directement à le sucer. Tom n'avait jamais fait ça, mais il ne se posa aucune question, tout lui vint naturellement. Il voulait juste faire plaisir à Bill. Le brun se cambra en posant ses mains derrière lui, sur le torse du blond, enfonçant son sexe un peu plus profondément dans sa bouche. Tom se sentit étouffé et le mouvement de son frère provoqua les spasmes de son estomac. Il repoussa le brun, une main plaquée de chaque côté de ses hanches et il reprit son souffle.

_ « Tu veux pas me tuer tout de suite quand même rassure moi !? » Demanda Tom, souriant, en voyant le rouge envahir le visage de son jumeau.
_ « Putain non ! Ce serait con, j'ai encore besoin de toi là. » Réussit-il à plaisanter malgré l'embarras qu'il éprouvait.

Le dreadé lui sourit en coin alors que sa langue laissait de nouveau une traînée humide tout le long du sexe de Bill. Tom prenait son temps, découvrant les sensations et se délectant des gémissements érotiques de son frère. Cela l'amusait, il aimait faire ça. Cela l'excitait, il adorait ressentir ça.

A chaque mouvement Bill se crispait un peu plus, se rapprochant trop rapidement d'un orgasme qu'il ne voulait pas retenir, qu'il ne voulait pas ralentir. Il le voulait rapide, violent et total. Il saisit l'une des mains de son jumeau et porta les doigts à sa bouche, s'appliquant à passer sa langue partout, à les sucer avidement au rythme que Tom imposait sur son sexe. Ses hanches se balançaient, incontrôlable. Il voulait la sentir encore plus, cette chaleur qui se propageait en lui, qui lui brûlait le ventre, qui embrasait tout son corps. Il se sentait fondre. Bill conduisit les doigts de son frère jusqu'à les déposer sur ses fesses, mais il rencontra le regard du blond, apeuré.

_ « J'ai confiance en toi, tu ne me feras aucun mal. » Lui dit-il simplement en lui donnant son plus fabuleux sourire, le plus sincère, le seul qui était réservé à Tom.

Le blond rapprocha ses doigts, les glissant entre les fesses de son jumeau. Bill pouvait sentir le tremblement de sa main et malgré l'envie et l'excitation, il le laissa aller à son rythme. Il ressentait lui aussi une légère appréhension à ce qui allait suivre, mais Tom serait sa première fois. Tom serait sa première fois, maintenant. Il l'avait décidé, il le voulait et il savait que Tom le désirait aussi au fond de lui. Il savait que Tom ne laisserait sa place à personne d'autre.

Bill sentit un doigts presser contre son entrée, explorant timidement les sensations nouvelles, la chaleur envahissante. Il commença à caresser son sexe qui avait été délaissé. Il en avait besoin pour oublier l'inconfort que lui provoquait l'intrusion, qui pour le moment n'avait rien d'agréable. Il n'avait pas mal, mais le tiraillement qu'il ressentait le gênait, l'agaçait. Il espérait que celui-ci ne durerait pas, mais en réalité il n'en savait rien. Il ne connaissait du sexe que ce qu'ils avaient exploré en compagnie d'Andy, mais pour le moment il ne voulait pas penser à lui. En étant totalement honnête avec lui même; dans une certaine mesure, il ne lui en voulait pas car grâce à lui il était maintenant heureux avec Tom. Dans une autre vie peut-être lui pardonnerait-il, si un jour Tom y arrivait.

Bill tressaillit et gémit fortement. Tom l'avait reprit en bouche, plus ardemment que précédemment, sa main caressait ses testicules et appuyait doucement juste en dessous pendant que deux doigts pénétraient à présent son corps. Il se sentait faiblir. Il se sentait trembler sans pouvoir y faire quoi que ce soit et il adorait ça. Les doigts bougeaient habilement en lui et lui procurait un plaisir insensé, encore plus grand que ce à quoi il s'était attendu. Il se détendait alors même que tout son corps était crispé à l'attente de plus. Il se liquéfiait sur place, se laissant envahir par les doigts de son frère en lui. Il ressentait chaque mouvement, chaque centimètre qui pénétrait plus profondément, à chaque fois que Tom courbait les doigts, à chaque fois qu'il les écartait, à chaque fois qu'il les retirait aussi et à chaque fois Bill grognait, faisant sourire son jumeau et jubiler intérieurement.

Bill haletait et tremblait, son corps se crispant et bougeant involontairement au dessus de son frère qu'il avait à peine conscience de rendre complètement dingue. Tom devait se contrôler pour ne pas retourner son jumeau et se frotter à lui si fort qu'ils en auraient souffert tous les deux, mais qui finalement leur aurait donner la délivrance. Son sexe pulsait douloureusement alors qu'il était abandonné. Il voulait sentir Bill tout contre lui, sa peau, son odeur et son sexe contre le sien et putain bien plus même se prit-il à penser. Il voulait lui faire l'amour, le prendre jusqu'à ne plus pouvoir bouger, jusqu'à ce que chacun de ses muscles le fasse douloureusement souffrir et se sentir finalement tellement bien.

Tom repoussa finalement son frère et Bill grogna plus fort encore en sentant les doigts le quitter, en sentant tout son corps bouger, en sentant le froid autour de son sexe. Il rouvrit les yeux et les planta dans ceux de son jumeau. Ils étaient noirs de désir, aussi bien chez l'un que chez l'autre. Le brun ne put que hoqueter de surprise alors que Tom avait soulevé tout son corps, le portant tout contre lui. Bill savait parfaitement qu'il les emmenait dans la chambre et ce n'était pas pour lui déplaire. A chaque pas les sexes se frottaient l'un contre l'autre et sans doute se demandaient-ils tous les deux s'ils arriveraient vraiment jusqu'au lit.

_ « Tu t'imagines pas l'effet que tu me fais Bill. »
_ « Crois moi, je l'imagine bien. » Répondit le brun en gémissant.
_ « Tu me rends complètement dingue. »
_ « Alors on est deux rassure toi. »

Ils entrèrent dans la chambre et Tom jeta littéralement son frère sur le lit et Bill rigola alors qu'il fit un rebond sur le matelas. En un court instant tout son corps était recouvert par celui du blond et les dreads lui chatouillaient le torse alors que la bouche embrassait partout. Seulement Bill ne l'entendait pas ainsi. Il donna un coup de hanche et se retrouva sur son frère, à califourchon sur son bassin, frottant son sexe suavement contre celui de Tom. Il aimait le voir comme ça, suppliant du regard alors que sa bouche était trop fière pour demander quoique ce soit. Puis il bougea et se plaça entre les jambes du blond qu'il écarta de ses mains.

_ « Fais moi confiance Tomi. »

Tom était réticent, mais se laissa faire finalement. Il sentit le gland de Bill cogner contre son entrée et il se raidit d'un coup, repoussant son frère plus vite que de raison, plus fort aussi sûrement. Il se rassit presque dans le lit alors que Bill s'était agenouillé, désolé. Tom se massa un peu la nuque. Il ne voulait pas réagir comme ça et que ce moment se passe ainsi, mais son corps et son esprit n'étaient plus en symbiose.

_ « Je... Ecoute... Enfin je... » Commença t-il à bredouiller. « Pas comme ça... Je... Tiroir, lubrifiant. » Finit-il par lâcher alors qu'il se rallongeait et cacha son visage de son bras.

Bill rougit encore plus qu'à son habitude, et c'était chose difficile à obtenir. Il se pencha et sentit Tom sursauter lorsqu'il ouvrit le tiroir de la table de nuit. Il flippait, mais il se laisserait faire. Pour Bill. Pour lui. Pour dépasser tout ça. Le brun se replaça lentement entre les jambes tremblantes de son jumeau et tout aussi lentement les écarta encore d'avantage. Il vit Tom faire une grimace avec sa bouche alors que ses yeux restaient camouflés derrière son bras, tandis qu'il enduisait son anus de gel froid. Bill renfonça ses doigts en lui et constata que le passage était devenu plus difficile, il continua donc de le préparer doucement, avec toute la tendresse qu'il possédait.

Alors que le blond commençait à haleter de nouveau, Bill se dit qu'il était temps. Il s'allongea sur le corps de Tom et présenta de nouveau son sexe. Tom tremblait toujours, mais tentait de se calmer. Le gland pénétra lentement, ne forçant que doucement et le blond ne bougea pas.

_ « Je veux te voir Tom » Dit Bill alors qu'il pressait sur le bras de Tom pour que celui-ci le retire de son visage.

Seul un mouvement de tête négatif lui donna réponse alors Bill continua son mouvement. Il sentait l'étroitesse de son frère et n'était pas sûr qu'il pourrait se retenir très longtemps. C'était divinement bon, tellement bon, beaucoup trop bon. Il bougeait dans un rythme lent; mais même ainsi la sensation était étonnante. Il sentait les muscles de Tom se resserrer tout autour de lui et lui faisaient voir des étoiles tellement il serrait les yeux pour se retenir de jouir là, maintenant. Il poussa jusqu'au bout un peu trop rapidement peut-être parce qu'il entendit un gémissement de la part de son jumeau. Il s'arrêta, tétanisé.

_ « Pardon, je... Je voulais pas. Je t'ai fais mal ? Tom regarde moi. »

Tom retira le bras de sur ses yeux alors que Bill tirait fortement dessus. Il avait les larmes qui menaçaient de couler et Bill se figea sur place commençant une litanie de « merde » coupée de plusieurs « désolé ». Des lèvres se plaquèrent brusquement contre les siennes, le laissant con et sans aucune autre réaction. Le baiser était violent, mais passionné, intense et incroyablement envieux.

_ « Encore. »

Bill écarquilla les yeux alors que Tom relevait les jambes, posant les pieds sur le matelas et serrant les hanches du brun de ses genoux. Une main tira sa nuque pour approfondir le baiser et l'autre se plaqua dans le bas de son dos, le poussant à continuer. Bill se laissa faire et renfonça son sexe de nouveau au plus profond de son jumeau et quand celui-ci se cambra en rompant le baiser, Bill vit. Tom prenait du plaisir. Beaucoup. Et cette simple vue lui suffit. Il jouit en se maudissant. Il enfouit son visage dans le cou de Tom pour se cacher. Il avait été minable et avait éjaculé beaucoup trop vite.

_ « Désolé. » Commença t-il, sa voix étouffée par la peau et les dreads de son frère.

Il se releva étonné en entendant Tom rire. Il arqua les sourcils et lâcha d'un ton ironique et accusateur à la fois. Une voix de taquinerie.

_ « Tu te moques de moi là ? » Se vexa-t-il faussement.
_ « Précoce va »

Bill parut courroucé et donna une petite tape sur le bras de Tom qui avait anticipé le geste et s'était protégé le visage. Le brun le regarda un instant et sourit narquoisement.

_ « On va voir si tu fais mieux môssieur »

Bill avait à peine finit sa phrase qu'il se retrouvait à genoux dessus son frère, le tube de lubrifiant à la main. Il en prit une noisette généreuse et commença à se caresser lui même, enduisant au maximum son entrée. Tom regardait avidement et déglutit difficilement.

_ « Putain tu veux me tuer c'est ça ? »
_ « Vas y lâche tout maintenant qu'on rigole un coup. » Se moqua Bill.
_ « Plutôt crever. »
_ « T'inquiète ça va venir. »

Ils rirent un peu à leurs sottises et Bill se glissa juste au bon endroit, celui qui allait rendre fou Tom. Il se plaça au dessus de son sexe et commença à se laisser glisser le long, doucement, se laissant envahir par le sexe de son frère. Il se crispa un peu, il ne pensait pas que ça le tirerait autant, mais il ne détestait pas cela. Il s'arrêta un moment alors qu'il avait son jumeau entièrement en lui.

_ « Putain » Lâcha t-il dans un souffle. Il vit le visage inquiet de son frère et conclut seulement avec un « Elle est énorme »

Tom rit un peu, mais se calma très vite alors que Bill recommençait à bouger, lentement d'abord, s'habituant à cette sensation, qu'il appréciait de plus en plus. Puis au bout d'un moment, il bougeait franchement sur son jumeau, et il adorait ça. Que ce soit les gémissements de Tom, ou son visage crispé par le plaisir qui l'assaillait, ou son corps qui ne cessait de se cambrer pour en avoir davantage, Bill adorait tout ce qu'il voyait et entendait, et plus que tout il adorait ce qu'il ressentait.

Il était encore vraiment dur malgré son premier orgasme et il ne jurerait pas qu'il n'en aurait pas un autre ainsi. Il se tortilla plus fort, s'empala plus profondément et gémit d'avantage. Il sentit les mains de Tom serrer trop fort ses hanches et le corps entier qui était sous lui se raidir et s'immobiliser. Le dreadé serrait les mâchoires et aucun son ne sortit alors qu'il jouissait comme jamais. Bill continua un peu et fut satisfait lorsque le doigts de Tom s'enroulèrent autour de son sexe, il ne lui en fallut guère plus pour jouir à nouveau.

Bill resta un long moment vautré sur son jumeau, ne voulant pas sentir le sexe de Tom le quitter. Ils se sentaient collants, en sueur et fatigués, mais tellement bien en même temps.

_ « J'ai tenu plus longtemps » Lâcha Tom, le sourire dans la voix.
_ « Ta gueule, la prochaine fois je t'achèverais direct. »

Ils rirent un peu, savourant l'instant présent. Bill s'allongea à côté de son frère, le plus près possible, se collant de tout son long contre son corps. Ils crevaient de chaud, mais qu'importe ? Ils commençaient doucement à somnoler.

_ « Au fait Tom ? »
_ « Hum ? »
_ « Si je te vois avec une fille ou un autre mec, je t'atomise. »

Tom ne put s'empêcher de rire, ouais il aimait la drague et tout ce qui allait avec, mais tout ça c'était avant...

_ « Qu'est-ce que je t'ai déjà dit Bill ? Tu es à moi et je suis à toi. Rien d'autre, personne d'autre. Plus jamais. »

... Avant leur jeu dangereux.







FIN.



*** Et voilà elle est enfin terminée cette fiction, je sais pas pourquoi j'ai eu un mal fou avec celle là, bref j'espère que vous serez pas déçu. Laissez vos coms, à chaque fois ils me font super plaisir alors même si je prends pas le temps d'y répondre ( parce que je sais jamais quoi dire lol) n'hésitez pas à me faire par de vos impressions, vos remarques, ce qui vous a plu ou déplu. Merci.

Bizz.

# Enviado em Sábado 06 Junho 2009 02:13

Impossible ( Ch.4/...)

Impossible ( Ch.4/...)
Chapitre 1


Tom sortait la tête du mobile-home. La journée semblait merveilleuse, le ciel bleu et tout ce qui va bien, mais cela ne suffisait pas à le faire sourire. Il détestait ça. Le camping, il en avait horreur. Se coller les uns aux autres sur des bouts de parcelles ridiculement petites. Payer une fortune pour profiter des éclaboussures des gamins dans la piscine. Attendre beaucoup trop pour un restaurant dégueulasse pour la plupart du temps... Çà y est, il recommençait déjà à s'énerver.

Alice, sa petite amie depuis maintenant deux ans, avait réussit pour la première fois à le trainer dans ce lieu merdique. Il ne comprenait pas encore comment il avait pu accepter, mais plus il y réfléchissait et plus il lui en voulait. Elle lui avait demandé sur l'oreiller, ou plutôt l'avait menacé de le laisser en plan au beau milieu de leur partie de baise s'il refusait. Voilà, il se retrouvait donc là, à 8 heure du matin, à regarder les gens déjeuner sur leur table et chaises pliantes, les serviettes pendu sur les fils et les gamins déjà à hurler pendant leur jeu.

Il se gratta la tête sous ses longues dreads retombantes dans son dos. Il avait déjà trop chaud et cette coiffure n'était vraiment pas des plus pratique. Cela faisait de très longues années qu'il avait choisi, mais maintenant ses cheveux, ou plutôt la tignasse qui lui servait de cheveux l'emmerdait au plus au point.

Il grogna un coup avant de rentrer de nouveau dans l'habitation réduite. Il y faisait chaud. Il regarda ce qu'il pouvait trouver de beau dans le frigo, mais rien ne le tentait réellement. Il attrapa la bouteille de lait et en bu de longues gorgées à même le goulot. Alice détestait quand il faisait ça et pour lui c'était presque comme une mini vengeance. Il savait parfaitement que c'était puéril de penser de la sorte, mais là, il n'en avait que faire.

Il regarda dans la chambre, la porte entre-ouverte laissait apercevoir le corps fin et dénudé de sa petite amie et en d'autres circonstances, il lui aurait sûrement sauté dessus pour lui faire sa fête, mais la chaleur et le manque d'enthousiasme évident le réfréna. Il soupira bruyamment. Il n'attendait qu'une chose, que ces foutues vacances se terminent enfin. Et le plus vite possible. Un orage, une tempête, un typhon ou même n'importe quel catastrophe naturelle lui conviendrait pourvu qu'il puisse s'extirper de cet enfer.

Il prit sa douche rapidement, l'eau n'était même pas assez fraiche pour le détendre. Il bougonna encore un peu alors qu'il s'essuyait avec une serviette humide. « Quelles vacances de merde » pensa- t-il. Il sortit pour aller chercher du pain frais et peut-être quelques croissants, si l'humeur s'améliorait. Il ne fut même pas surpris de constater que la température dehors était la même qu'à l'intérieur. Finalement, Alice pouvait toujours courir pour des croissants.

Il resta plus longtemps que prévu dehors. Les allées du camping étaient plutôt calmes à cette heure-ci quand on avait passé les quelques familles nombreuses et leurs huit gamins chacune. Bien sûr, Tom était d'une mauvaise foi flagrante, mais il s'en moquait. Il n'aimait juste pas le camping. Elle lui aurait proposé du camping sauvage en amoureux, dormir à la belle étoile et manger au coin d'un feu, il en aurait été ravi, mais ça... Ils avaient été placé entre un couple très bruyant, surtout la nuit et une famille qui se plaisait à les réveiller à des heures pas possibles le matin, trop tôt au goût de Tom.

Il remarqua, pendant sa petite virée, que la piscine était déserte actuellement et il nota l'évènement dans un coin de sa tête. Après tout, autant essayer de profiter un minimum. Il acheta une baguette encore chaude dans la boutique du camping et un croissant qu'il savoura avant de retourner dans le bungalow.

Alice était déjà levée, sûrement à cause de la chaleur qui régnait parce qu'en d'autres lieux elle était une véritable marmotte. Elle embrassa Tom, collant son corps à celui de son amant, mais le blond la repoussa, grognon. Il adorait d'habitude lorsqu'elle venait écraser ses seins contre lui, chatouiller son oreille de mots d'amour ou salaces selon les envies. Alors elle le regarda bizarrement.

_ « Trop chaud » lâcha t-il peu amène d'en dire davantage.

Elle sourit avant de s'asseoir à la table, une tasse de café devant elle. Tom n'avait pas fait le salaud même s'il y avait pensé, faire couler le café juste pour lui, mais non, comme quoi il n'était pas encore un cas désespéré. Il rit pour lui même en repensant au coup du croissant, ouais enfin il y avait encore un faible espoir quoi se dit-il.

Ils passaient la journée à se balader et Alice le trainait dans toutes les boutiques qu'elle trouvait sur sa route. Au bout d'un moment, Tom pensait que l'étriper maintenant abrégerait ses souffrances car il n'était pas sûr de ne pas lui faire subir d'atroces tortures si cela devait continuer encore longtemps. Par miracle, le calvaire s'arrêta et Tom souffla, peut-être que Dieu existait quelque part finalement. Par contre il rit jaune lorsqu'il découvrit le pourquoi du comment. En fait Dieu n'existait pas, mais Satan oui, il n'en doutait plus, et il s'agissait de sa petite amie.

Elle lui faisait les yeux doux et balançait ses hanches de façon suggestives pour le faire flancher. Elle resserrait les bras, gonflant sa poitrine exposée dans son maillot de bain riquiqui, mais tellement sexy. En rentrant de leur virée ils étaient passés devant la piscine et pour Tom, il était hors de question qu'il aille y mettre le moindre bout de chair là-bas. C'était bondé, rempli d'enfants hurlants, de mères hystériques, d'ados boutonneux et aux hormones en folies et de pères qui bandaient leurs muscles pour impressionner les minettes célibataires.

Comme d'habitude il céda. Ils n'avaient bien sûr pas eux la chance d'avoir de bain de soleil, mais Tom s'en moquait complètement. Il avait réussi à se dégoter un petit coin à l'ombre et était bien décider à bouquiner tranquillement. Il était là, certes, mais ne comptait pas faire des concessions jusqu'à aller se baigner. Il ne fallait pas non plus le prendre pour un taré.

Il aurait pu faire la tronche lorsque Alice revint complètement trempée et se colla à lui, mais cela le rafraichit un peu, au moins quelques secondes le temps que les gouttes s'évaporent. Elle avait l'air de s'amuser comme une folle, c'était déjà ça. Tom n'avait pas remarqué, mais la clientèle de la piscine avait changé. Il avait été tellement absorbé par son livre qu'il n'avait pas fait attention aux familles qui étaient parties, laissant leurs places à des gens de leur âge. Plusieurs groupes avaient eu l'air de se former et les cris étaient devenu plus adultes et plus masculins. Tom regarda distraitement et se mit à rire discrètement, se penchant vers sa petite amie.

_ « T'as vu celui-là ? »

Il lui désignait d'un hochement de tête un jeune homme assez original.

_ « Putain il à pas honte sans déconner ? J'oserai jamais sortir comme lui perso. Habillé, je suis sûr que tu sais même pas si c'est une fille ou un mec. »
_ « Nan mais et toi t'as pas honte ? » Répondit Alice un peu hargneuse. Elle ne supportait pas quand Tom faisait son connard comme ça. « Qu'est-ce qu'il t'a fait pour que tu parles de lui comme ça ? Tu le connais même pas... »
_ « Je te rassure, j'ai pas envie de le connaître non plus » La coupa le blond. « C'est une vraie pédale ce mec, je vais pas aller m'y frotter ».

Tom riait. Ce n'était pas la première fois qu'ils se chamaillaient sur ce sujet. Tom n'était pas homophobe... du moment que ça ne se voyait pas et que ça ne l'approchait pas. Alice était énervée et se leva précipitamment, laissant Tom seul sans se soucier du fait qu'il l'appelait. Il se releva rapidement et attrapa les deux serviettes et son livre pour la rejoindre, mais arrivé devant le mobile-home, il le trouva fermé à clef. Il connaissait suffisamment sa petite amie pour savoir qu'il ne servait à rien de s'exciter maintenant, mieux valait attendre que la tempête se calme d'elle-même.

_ « Passe moi au moins des fringues s'teu plait » Demanda Tom au travers de la porte, penaud et mal à l'aise.

Il savait qu'il n'aurait pas dû parler comme ça, que ce sujet touchait particulièrement Alice, mais les trois quart du temps il zappait et se frappait mentalement par la suite. A chaque fois il oubliait, parce qu'il ne l'avait jamais connu, que le frère d'Alice s'était suicidé lorsque ses parents avaient refuser d'accepter son homosexualité. Dans ces cas là, Tom se trouvait vraiment très con alors il attendait que la colère redescende et s'excusait en rampant, comme la pire des larves qui puisse exister, jusqu'à ce qu'elle lui pardonne.

La porte du bungalow s'ouvrit suffisamment pour laisser voler les habits qu'Alice jetait rageusement au dehors. Bien sûr elle avait bien cherché ce que Tom détestait le plus porter avant de daigner les lui donner si gentiment et le dreadé ne put que soupirer de frustration en voyant les affaires éparpillées sur le sol. Un pantalon en lin blanc, super léger et tout, idéal pour le temps, mais trop serré à son goût. Il ne le portait en général que pour trainer chez lui. Et un débardeur moulant, blanc également, et pour le coup, Tom se rappelait parfaitement le jour ou Alice le lui avait offert et malheureusement pour lui, il portait toujours l'étiquette du prix. Comment s'était-elle démerdée pour amener ça au camping ? Tom la soupçonnait d'avoir voulu se venger de quelque chose elle aussi...

Il soupira un coup encore plus fort que les autres. Sa tenue le dérangeait et il aurait pu rester toute la nuit devant cette porte à la tambouriner s'il ne connaissait pas suffisamment Alice. C'était juste totalement inutile. Il se regarda de haut en bas et lui qui d'habitude ne mettait presque jamais de blanc, comprenait pourquoi. Cela faisait flambeur, dragueur et c'était juste pas son style. Il grogna un peu pour la forme et parti. Il ne servait à rien de rester là à se morfondre de ces habits, autant aller s'amuser en célibataire pour une fois.

Il déambula un moment dans les rues qui s'animaient à peine. Il était encore tôt et la plupart des gens mangeaient encore sur les terrasses des restaurants. Il aimait cette ambiance. Être détendu et marcher sans but précis, regarder les badauds étendre les jambes oisivement sur les bancs, profiter de la bonne odeur qui se dégageait des assiettes et laisser l'air marin lui emplir ses poumons.

Il remarquait parfaitement les quelques regards qui se posaient sur lui, et il n'aimait pas forcément cela. Il en avait l'habitude, mais ses habits extra larges le cachaient d'ordinaire. Là, les gens le voyaient lui et pas ce style étrange qu'il se donnait. Ils le regardaient de façon envieuse et parfois affamée. Lorsqu'il s'agissait de filles, cela ne le dérangeait pas trop, c'était encore tenable comme sensation, mais le regard des hommes lui donnait simplement la gerbe. Il les faisait se détourner d'un coup d'½il mauvais.

Aux alentours de minuit il se décida enfin à pénétrer dans une boite de nuit qui semblait assez branchée. Le videur le regarda un sourire en coin et le laissa pénétrer dans l'enceinte de l'établissement sans problème. Tom ne regarda que rapidement la piste de danse avant de s'approcher du bar. Il commanda un truc assez fort. Encore heureux que dans cette merde, Alice ait eu la bonté de lui filer son portefeuille.

Il se demandait à quelle heure décente il pourrait bien remettre les pieds dans son chez lui provisoire. Il n'aimait pas se prendre la tête comme ça avec sa petite amie, mais ils avaient tous les deux un tel foutu sale caractère, qu'ils n'y coupaient malheureusement pas souvent. La plupart du temps c'était pour des conneries, des choses sans importance, mais aucun des deux ne voulait lâcher l'affaire et c'était récurrent que Tom finisse par aller se balader seul.

La majeure partie du temps il restait sage, mais il ne lui avait jamais menti sur ses quelques tromperies. Il lui arrivait de déconner et à chaque fois elle lui avait pardonné. Elle n'était pas un ange, elle n'était pas toute blanche aussi et Tom le savait, c'était comme ça et ils s'en accommodaient tous les deux. Ils n'étaient simplement pas un couple modèle et ne l'avaient jamais prétendu.

L'alcool lui brûlait délicieusement la gorge et il soupira. La journée avait été horrible et longue et beaucoup trop chaude. Ce soir, il ne comptait pas rentrer du tout finalement et décida de s'amuser à la place. Il se retourna, faisant dos au bar et les coudes posés dessus. Il portait le verre à sa bouche pour avaler de petites gorgées du liquide abrasif. Les gens se déhanchaient au son de la musique et il commença à sourire. Plusieurs filles étaient susceptibles de lui plaire et il aurait voulu commencer sa traque tout de suite, mais son regard resta bloqué.

Il savait qu'il l'avait déjà vu, ce corps ne lui était pas étranger, mais les lumières trop faibles l'empêchaient de savoir. Il voulu s'approcher un peu. Il aimait sa façon de bouger, il la trouvait sexy et foutrement bandante. Les habits n'étaient pas spécialement féminins, mais si prêts du corps qu'ils en laissaient une envie folle de les retirer pour voir ce qu'ils dissimulaient. Les cheveux étaient longs et soyeux, ondulants en rythme sur des épaules fines. Un homme dansait déjà tout contre la fille en question, mais finalement Tom s'en moquait, il avait toujours ce qu'il voulait. Il fit encore un pas. Son sexe était déjà réveillé dans son pantalon en imaginant la partie de baise qui allait suivre d'ici peu, mais au pas suivant il stoppa net. Il avait envie de vomir. C'était cette tapette de la piscine et pas une putain fille. Il venait de fantasmer pour la première fois de sa vie sur un mec et bon dieu que ça le dégoûtait.

Il détourna les talons avant que l'autre n'ai pu le voir. Il marcha vite et commanda un autre verre au bar. Il ne prit pas le temps de le savourer, se contentant de le boire cul sec pour effacer le goût atroce encore présent dans sa bouche. C'était mieux. Maintenant il ne sentait plus rien à par la brûlure de l'alcool. Il souffla fortement et secoua la tête pour évacuer de son esprit ce qui venait de se passer.

Il ne prit pas le temps de regarder longtemps, de les jauger et de les comparer comme il le faisait d'habitude. Il choisit la première de potable qu'il vit et s'avança vers elle. Elle en eut l'air heureuse au sourire qu'elle lui lança. Ils dansèrent tout de suite collés l'un à l'autre et sans plus de cérémonie que ça, sans faire aucune manière, la langue de Tom fut déjà dans la bouche de la jeune fille.

Ce fut une vulgaire partie de jambes en l'air, rien de bien tendre ou follement amoureux. Ils avaient juste trouvé un coin tranquille, un peu à l'écart et la jupe avait juste été relevée, la culotte écartée. Cela avait été brutal et bestial, rien de plus. La fille semblait être habituée, elle avait elle-même fourni la capote, la lui avait également mise sur son sexe. Il ne se rappellerait même pas de son visage lorsque le jour se lèverait et il ne le désirait pas de toute façon. Il aurait voulu pouvoir oublier celui de ce mec de la même manière, mais cela était plus compliqué apparemment.





Chapitre 2


Il ne se sentit même pas mieux après s'être déchargé de cette manière. En général ça le soulageait, le calmait, et il revenait toujours vers Alice au petit matin avec un sourire et des croissants, mais là il tirait toujours la même tête. La même tête qui était encombrée de pensées qu'il ne désirait pas avoir. Il avait tourné en rond tout le reste de la nuit, jusqu'au petit matin. Il connaissait le centre de cette petite ville presque par c½ur maintenant et franchement même sans le vouloir, en l'évitant même le plus possible, il avait croisé plusieurs fois ce brun qui l'entêtait.

Le bungalow était ouvert. Il rentra et se jeta directement sur le lit défait. Alice avait dû partir à la douche, bien qu'il n'entende pas de bruit dans la maison réduite. Il ne prêta pas plus attention à tout ça, il voulait juste dormir et peut-être qu'avec un peu de chance il parviendrait à oublier. Son sommeil fut agité. Il avait trop chaud. Il bougeait dans tous les sens pour trouver une meilleure position. Il rêva à des choses incongrues. Il finit par se lever au bout de quelques heures, toujours autant fatigué. Sa petite amie n'était pas en vue. Il sortit donc sur la terrasse.

Elle était là, un café devant elle à attendre. Elle ne se retourna même pas, ne daigna pas non plus répondre au bonjour de Tom. Il ne s'en formalisa pas, il en avait l'habitude. Il soupira un coup en s'asseyant en face et touilla le sucre qu'il venait de mettre dans son café fumant. Il avait besoin d'un bien fort et corsé pour parvenir à se réveiller, et aussi d'un peu de calme, mais ça il doutait qu'il l'obtiendrait. Alice l'observa quelques instants, le dévisageant furieusement. Tom ne bronchait pas.

_ « Tu aurait pu prendre une douche après avoir baisé cette salope quand même. » Lâcha la jeune femme avec tout le venin qu'elle possédait.
_ « Ouais, j'aurai pu. »

Tom n'était pas en état de parler, ni même d'essayer d'arranger les choses. Après tout elle l'avait mis dehors, elle s'était attendu à quoi ? Elle connaissait Tom. Elle savait parfaitement ce qui allait se passer. Elle l'avait cherché.

Tom avait la migraine, il voulait juste aller se laver et pouvoir se reposer quelques part et si ce quelque part devait être la piscine pour avoir un semblant de paix, alors il accepta. C'était le début d'après midi et Tom ne pensait qu'à dormir. Il se trouva la même place que la veille sous l'ombre d'un arbre. Il avait trop chaud à cause de ses dreads et le sommeil ne voulait pas venir malgré la fatigue. Le bruit atour de lui était toujours le même, les gamins qui crient, les parents qui hurlent pour s'en faire obéir et les ados hystériques qui laissent parler leurs hormones.

Il finit par s'asseoir, les bras croisés sur les genoux repliés près de son torse. Il regardait un peu les gens se baigner et repéra bien vite sa petite amie qui flirtait ouvertement avec un type que Tom n'avait jamais vu. Il n'apprécia pas bien sûr, mais qu'était-il pour lui faire la morale ? Il décida de ne pas s'en mêler et de ne plus la regarder. Il ne comprenait pas que c'était tout le contraire qu'attendait Alice, qu'il lui montre de la jalousie, de l'attention et de l'amour. Il n'en avait juste pas envie pour le moment.

Un groupe de jeunes arriva un peu plus tard dans l'après-midi et le blond aurait préféré ne pas les revoir. C'était les mêmes que la veille et il savait parfaitement, même s'il ne l'avait pas encore identifié, que le brun était avec eux, quelque part caché par les autres, insignifiants et encombrants. Ils s'installèrent et Tom ne pouvait détacher ses yeux. Il voulait le voir et savoir pourquoi il se focalisait autant sur lui depuis la journée précédente. Il voulait se persuader que c'était à cause de la dispute qu'il avait eu avec Alice, mais même en se répétant cela depuis plusieurs heures maintenant, il n'arrivait pas à se dire que c'était la seule vérité.

Lorsqu'il le vit, retirant son tee-shirt, le torse fin, les muscles longs et la peau claire, il déglutit lentement. Il le détaillait, chaque tatouage, chaque piercing qu'il voyait, ceux qu'il devinait à sa façon de jouer avec sa langue. Sa façon de bouger, de parler, de jouer avec ses amis. Il était jaloux et putain pas du mec qu'Alice était en train de draguer, c'est à peine s'il s'en rappelait de celui-là. Il le matait ouvertement et ne pouvait même pas imaginer faire autrement.

« Bill, arrête tes conneries merde » Un type du groupe venait de crier ça à l'intention du brun qui le poussait vers la piscine. Tom ne retint pas son sourire. Il savait maintenant comment il s'appelait et bien que cela ne fut pas censé lui servir un jour il en était heureux. Il sursauta en sentant sur sa peau chaude des gouttes s'écraser sur lui. Alice se tenait là, penchée au dessus de lui et le regardait. Depuis combien de temps ? Aucune idée.

_ « Pourquoi tu le mattes comme ça ? T'as encore quelques chose à dire sur les homos ? » Demanda t-elle entre la colère et la taquinerie.
_ « Non, non, rien du tout. » Se défendit Tom.

Il baissa les yeux, honteux de s'être fait prendre et réalisant réellement ce qu'il venait de faire. Il venait de mater un mec. Le mater de façon... la plus équivoque qui soit. Il se leva et Alice le regarda avec étonnement. Elle semblait vouloir faire la paix avec lui.

_ « Je vais me coucher un peu, je suis naze là. Tu me rejoins tout à l'heure ? »

Tom lui donna un petit baiser et fila sans attendre de réponse. En passant devant Bill, il ne vit pas la manière dont le brun le dévisageait à son tour. Il ne vit pas le petit sourire en coin qui ornait ses lèvres ni même le coup de coude qu'il reçut d'un de ses copains. Il passa sans relever la tête et traçant aussi vite qu'il pouvait pour ne pas avoir à rougir de façon incontrôlable devant lui et recommencer à le regarder fixement. Il se savait incapable de s'en empêcher à présent.

Quelques instants plus tard, alors qu'Alice se baignait paresseusement, elle fut interpellé par quelqu'un. La voix était douce et le visage était souriant. Elle reconnue immédiatement celui dont Tom s'était moqué la veille et ne put retenir une moue désolée. Elle n'y était pour rien, mais le comportement de son petit ami la mettait toujours mal à l'aise.

_ « Hey ! Salut. Excuse si je te dérange mais tu semblais seule, alors... » Commença Bill.
_ « Non, non, tu me déranges pas du tout. » Le rassura t-elle plus souriante que prévu.

Ils commencèrent à parler de tout et de rien, faisant connaissance gentiment. Ils parlèrent un certain temps, sans vraiment se rendre compte du temps qui défilait. Puis Bill attaqua le sujet sensible, celui qu'Alice espérait pouvoir éviter. Raté !

_ « Dis moi... Il me regardait bizarrement ton copain tout à l'heure non ? »
_ « Heu... » Alice ne savait pas vraiment quoi répondre à ça. Oui bien sûr qu'il le regardait bizarrement, même de façon méprisante aurait-elle put ajouter, mais elle ne voulait pas froisser son nouvel ami, même si cela était un peu tôt pour le dire.
_ « Il est homophobe c'est ça ! »
_ « Non ! » Sursauta Alice, répondant trop vite pour que cela ne sonne pas faux. « Non, c'est juste que... Il n'en connait pas vraiment et je crois que ça le dérange un peu, mais pas de là à être homophobe. Tu sais il est comme la plupart des mecs, trop macho quoi. »
_ « Je vois. »

Bill réfléchit un moment, il voulait rencontrer Tom et Alice était le meilleur moyen d'y arriver. Elle était sympa, mais il ne comptait pas faire sa vie avec elle alors...

_ « Çà te dirait de venir boire un verre avec mes potes et moi ? » Dit Bill en faisant un signe de tête vers ses amis.
_ « Hum, je sais pas trop, je crois qu'avec la scène qu'on a eu, Tom m'étriperait si je restais pas avec lui ce soir. »
_ « Alors amène le, ça lui fera pas de mal de côtoyer des pédés un peu. » Rigola le brun.

Ils rirent ensemble et conclurent de se retrouver à l'emplacement des jeunes garçons. Alice appréhendait un peu, mais elle voulait aussi se venger de son petit ami. Elle savait parfaitement ce qu'il avait fait de sa nuit et comptait le lui faire payer à sa manière.

Lorsqu'elle arriva dans le mobile-home, Tom était allongé sur le lit, les bras en croix, les écouteurs de son mp3 sur les oreilles. Elle s'approcha de lui félinement et avança sur le lit à quatre pattes. Il ouvrit les yeux, alerté par les mouvements du lit.

Elle était encore en maillot de bain. Un deux pièces qui ne cachait pas grand chose et qui avait le mérite d'exciter les sens, surtout des hommes, et pas que leurs sens d'ailleurs. Tom avait lui-même acheté ce maillot de bain, mais il avait regretté rapidement lorsqu'ils étaient allés à la plage pour la première fois. Il lui allait à merveille sans aucun doute et tous les hommes étaient de cet avis vraisemblablement. Il la regarda presque avec envie.

Elle était à présent assise sur lui, une jambe de chaque côté de ses hanches. Elle bougeait subtilement sur son bassin, réveillant ce qui faisait de lui un homme. Tom tira sur une ficelle et le soutient-gorge tomba directement, laissant les seins d'Alice venir négligemment attiser les désirs du blond. Il colla son visage dans le cou de la jeune fille et huma son parfum sucré. L'odeur du soleil lui collait à la peau et la rendait encore plus désirable. Il ne lui en fallu pas plus pour la retourner rapidement et brusquement sur le lit, arrachant à Alice un petit cri de surprise. Il lui enleva son bas sans ménagement. Elle l'avait cherché elle allait le trouver. Elle savait que Tom avait une tendance à l'amour brutal, mais ce n'était pas forcément pour lui déplaire. Ils se complétaient bien pour ça.

Il lui embrassait fiévreusement le corps, passant par tous les endroits qui la faisait frémir et gémir. Mais juste avant de la pénétrer elle le repoussa un peu et le regarda dans les yeux. Il était un peu perdu, complètement à l'ouest en fait. Il ne pensait plus vraiment avec son cerveau pour le moment et il avait horreur quand elle lui faisait ça. Il savait pertinemment qu'elle avait quelque chose à lui dire ou à lui demander et elle le tenait par les couilles là. Elle était experte à ce jeu là. Tom grogna avant même d'entendre ce qu'elle avait à lui dire. Il avait juste envie d'elle pour le moment.

_ « Ce soir on bouge, on est invité pour boire un coup alors tu te tiendras bien ok ? »

Il grogna encore une fois. Avait-il l'habitude de se tenir mal ? Il ne chercha pas à en savoir plus. Il commençait à avoir mal d'être tellement excité et parler pendant ces moments là n'était pas vraiment son trip. Il commença à la pénétrer, d'abord doucement, mais elle le repoussa suffisamment pour qu'il ressorte. Elle commençait vraiment à le gonfler là pour la peine. Il lâcha un « putain » entre ses lèvres, sa patience avait quand même des limites.

_ « C'est avec Bill et ses amis, ils nous ont invité. Tu sais, c'est celui que tu as insulté hier ? »
_ « Quoi ? »

Tom vacillait entre le décontenancé et le furieux. Alice lui souriait, mais le dreadé n'était pas d'humeur à la plaisanterie. Il ne voulu pas relever et lui dit simplement qu'elle le faisait chier avant de vouloir reprendre où ils s'étaient arrêtés. Il la pénétra d'un coup, moins gentiment que la précédente, mais Alice ne broncha pas, se contentant de se cambrer un peu en gémissant.

_ « Çà te fera du bien de cotoyer un peu les homos, ça te rendra plus tolérant. » Crut-elle bon de préciser.

Elle aurait mieux fait de se taire. Tom vit rouge. Il sortit violemment d'elle et l'attrapa par les bras pour la retourner. Il se plaça sur elle et lui parla dans le creux de l'oreille, tout en la pénétrant sans aucune préparation. Alice grimaça réellement en sentant son petit ami s'insinuer en elle lentement, ressentant chaque centimètre qui la tiraillait. Il ne voulait pas réellement la blesser non plus, c'était une pratique qu'ils avaient déjà expérimenter de nombreuses fois, mais il voulait que cette fois là, elle s'en souvienne. Tom finit par la prendre plus rapidement, plus violemment et Alice en pleurait presque. Elle ne dirait rien, elle avait merdé, elle connaissait le caractère de Tom après tout.

_ « Alors ? T'aimes toujours autant les pédés ? Çà t'excite ce qu'ils se font ? Tu trouves ça bon ? »

Tom jouit en elle dans un mouvement encore un peu plus brutal et Alice finit par crier aussi. Le dreadé se retira et s'assit sur le rebord du lit en se frottant les tempes. « Quelles vacances de merde » lâcha Tom et la jeune femme se releva rapidement et en colère elle lui cracha à la figure un « connard » haineux avant d'aller dans la salle de bain.

- - - -

Le soir venu, le couple avait fait comme si rien ne s'était passé et Tom suivait maintenant Alice jusqu'à l'emplacement du groupe de Bill. C'est à peine s'il dit bonjour à tout le monde alors que la jeune femme se sentait comme un poisson dans son bocal. Elle semblait ravi d'être là tandis que Tom faisait tout son possible pour ne pas regarder le brun et encore moins croiser ses yeux. Il avait un verre à la main et ne tendait qu'à le boire rapidement pour qu'on lui en serve un autre et ainsi de suite. S'il pouvait se bourrer la gueule rapidement, cette soirée pourrait peut-être passer un peu plus vite.

Il ne remarqua pas lorsque Bill vint s'asseoir à ses côtés, ne regardant que la bouteille qui versait un peu de son contenu dans son verre. Il ne tourna pas la tête lorsqu'il lui parla et répondit machinalement.

_ « T'as décidé de te mettre minable ce soir ? »
_ « C'est un but comme un autre. »
_ « Sûrement. »

Tom ne vit que lorsqu'il se releva qu'il s'agissait de Bill et son regard ne manqua pas de s'arrêter sur ses fesses avant que celles-ci ne s'éloignent de sa vue. Ok, là il en était sûr, il était bourré, sinon jamais il n'aurait maté le cul d'un mec. Et même en étant bourré, cela le dégoûtait. Il était tôt, aux alentours de minuit, mais il se releva et partit sans dire merci, ni au revoir. Il s'éclipsa en titubant dans les allées du camping. Il avait besoin de dormir et d'oublier ces dernières 24 heures.

Alice, elle, resta jusqu'à tard dans la nuit et parla même très longtemps avec Bill. Elle le trouvait vraiment sympa, mais plus que tout, il était d'accord pour l'aider. Elle en rigolait d'avance.






Chapitre 3 :

Le soleil se leva et pénétra directement dans la chambre où les volets avaient été oubliés. Tom grogna, il avait encore mal à la tête. Il se tourna dans le lit et se trouva seul, tant mieux se dit-il intérieurement. Il n'avait aucune envie de voir Alice pour le moment. Il savait qu'il avait merdé, qu'il était à chier depuis le début de ces maudites vacances, mais qu'y pouvait-il ? Il n'aimait pas le camping, était-ce de sa faute après tout ? Il n'avait jamais voulu venir.

Il resta à flemmarder dans le lit, se tournant et retournant dans les draps humides à cause de trop de chaleur. Il ne voulait pas se lever, mais la température allait finir par le tuer. Il entendit rire Alice dehors et il sursauta en s'asseyant précipitamment. Il n'aimait pas du tout ce sentiment qu'il avait, cette espèce de prémonition qui lui disait de refaire ses bagages et de partir très vite. Il n'avait pas besoin de réfléchir pour reconnaître cette voix et cela l'emmerdait au plus haut point. Il savait parfaitement avec qui sa petite amie se marrait de si bon matin.

Il se leva et enfila un pantalon. Il ne prit pas la peine de mettre un tee-shirt, la flemme, trop chaud, trop énervé. Il sortit rapidement du bungalow. Il voulait tellement se tromper, se dire que son cerveau lui jouait des tours, se méprendre sur la personne, oublier Bill si cela était seulement possible... Ne jamais l'avoir rencontré dans le meilleur des cas. Bien sûr il se retrouva nez à nez avec le brun et le sourire qui était placardé sur le visage d'Alice lui assurait que ce n'était absolument pas anodin. Elle voulait jouer, elle voulait se venger.

Tom effaça la colère sur son visage et soupira un coup. Il n'était pas discret et ne cherchait pas à l'être. Il ne voulait pas de Bill à sa table, près de lui, à le regarder de la sorte, de telle manière qu'il avait l'impression qu'il allait se faire dévorer d'un instant à l'autre. Il ne pouvait cependant rien dire. Le virer n'était pas une option après tout ce qu'il avait fait à Alice. Il regretta juste de ne pas s'être couvert un peu plus.

L'envie et le désir suintaient par chaque pore de la peau de Bill et il ne cherchait plus, lui non plus, à se cacher car il avait maintenant la bénédiction de la petite amie officielle. Que demander de plus ? Il matait le blond sans aucune retenue et souriait en coin. Il voyait parfaitement la gêne, presque le dégoût qu'éprouvait Tom à s'asseoir à côté de lui, mais il se jura de tout faire pour que cela ne dure pas. Il ne cherchait pas une grande histoire d'amour. Même pas d'amour du tout lui irait parfaitement bien, du moment qu'il pouvait avoir du sexe avec le dreadé.

Bill ne pouvait pas dire que Tom était son type d'homme, il était même plutôt l'opposé. Il aimait d'habitude les mecs plutôt fins et soignés, des garçons un peu dans le même genre que lui qui dansaient sur la même musique, qui bougeaient dans les mêmes lieux. Mais Tom était juste foutrement bandant et il ne pouvait pas faire comme s'il lui était indifférent. Il le voulait dans son lit ou tout du moins sa langue dans sa bouche... Pour commencer. Bill n'oubliait pas que le dreadé était hétéro, en couple et limite homophobe, mais en fait, il s'en foutait. Il l'aurait par tous les moyens possibles. Tous ses potes lui avaient dit de lâcher l'affaire, mais Bill aimait les défis et Tom était celui de l'été.

En ayant parlé avec Alice il en avait appris pas mal sur le blond, mais pas suffisamment pour le faire flancher. Il ne savait même pas comment il allait s'y prendre. Tom ne semblait pas être le genre de mec à lui tomber tout cru dans les bras, bien au contraire. Ils n'allaient pas jouer au chat et à la souris non plus, ou alors seulement parce que Bill allait l'attraper entre ses griffes et le bouffer à la première occasion... En fait Tom serait plutôt le lion, fier et insaisissable.

Bill se trouvait parfois un peu salaud. Se servir d'Alice de la sorte pour pouvoir choper son petit ami n'était pas ce qu'il avait fait de plus sympa, mais il ne lui devait rien. Il ne la connaissait pas et ne la reverrait jamais par la suite alors pourquoi se priver. Elle lui serait sûrement reconnaissante ensuite de lui avoir ouvert les yeux sur son dreadé... Ou peut-être pas finalement, mais il ne serait pas là pour subir ses foudres. Elle lui avait seulement demandé de devenir proche de Tom, peut-être ami, pour qu'il comprenne que les homos étaient comme tout le monde. Il comptait faire bien plus.

Tom venait de se servir un café et ne paraissait intéressé que par sa cuillère qui ne cessait de touiller le sucre déjà fondu dans le liquide fumant. Il ne voulait pas relever la tête pour tomber sur le regard vainqueur d'Alice. Il sentait déjà suffisamment les yeux du brun partout sur lui, le détailler, le jauger, l'apprécier, pour bientôt le bouffer littéralement, Tom n'en doutait plus. S'il n'avait pas été aussi énervé il aurait pu rougir de se savoir épié de la sorte, mais là, il sentait uniquement les nerfs lui monter. Il n'avait encore décroché aucun mot alors que les deux autres riaient presque aux éclats en l'ignorant royalement. De la part de Bill, cela l'arrangeait, mais il aurait aimé qu'Alice elle, le regarde au moins une fois pour qu'elle puisse apprécier la colère dans ses yeux.

Tom pensait naïvement que sa punition allait bientôt prendre fin. Il aurait dû se souvenir que ce n'était jamais aussi facile entre eux. Ils aimaient faire durer le plaisir, quel qu'il soit. Il attendait en tapotant son pied par terre, suivant un rythme que lui seul était semble t-il en mesure d'entendre. Son ongle s'acharnait à rayer le bois de la table qui trônait sur la terrasse surélevée du mobil-home. Il n'entendit pas tout de suite Alice qui s'adressait maintenant à lui, il n'avait absolument pas suivit la conversation et n'aurait pas pu en donner le sujet.

_ « Alors ? Tu dors ou quoi ? T'es ok ? » S'énerva un peu la jeune femme.

Tom le sentait mal, très mal même. Il n'avait aucune idée de ce pourquoi il devait être d'accord ou non, mais lui faire répéter sa question n'était pas envisageable pour Tom car la journée se terminerait aussi mal que les autres s'il le faisait. Elle et son foutu caractère de merde...

Les deux amis avaient parfaitement remarqué l'absence d'attention du blond et ils en avaient tiré profit sans scrupule. Ils en jubilaient d'avance même, enfin surtout Bill pour tout dire. Il bavait déjà au souvenir du dreadé en short de bain, son torse musclé baigné de soleil et sa peau bronzée dégoulinante d'eau. Il aimait les dreads de Tom, mais bon dieu qu'il préférait lorsqu'il les relevait, laissant ainsi voir son cou et sa nuque tentatrice. Bill était légèrement accro à la peau du cou de ses amants, la lécher juste à la base des oreilles et les faire frissonner, les mordre un peu sur la nuque et les faire gémir, sucer leur pomme d'Adam et entendre supplier l'autre. Il adorait, et pour le moment il n'attendait que ça, pouvoir goûter à cette peau délicate et sensuelle que lui refusait Tom.

Tom ne savait pas quoi répondre, mais de toute façon, Alice ne lui laissa aucun choix. Elle venait de se lever et pénétra dans le mobile-home, laissant les deux hommes seuls. Le blond ne leva pas la tête pour poser sa question et il n'eut pas besoin de voir le visage de Bill pour entendre le sourire dans sa voix malicieuse.

_ « C'est quoi l'embrouille ? »
_ « Piscine ! »

Le ton de Bill était chantant et malgré le soupir de Tom, son sourire ne quittait pas ses lèvres. Il allait passer à l'attaque d'ici peu. Le dreadé attrapa son visage dans ses mains et le frotta légèrement. Il sentait la migraine monter lentement, s'infiltrant vicieusement dans son crâne. Il soupira un peu plus fort avant de rejeter tout le haut de son corps contre le dossier de sa chaise et laisser sa tête pendre dans le vide derrière lui.

Bill le regarda et sourit en coin. Tom était une proie de luxe, dure à attraper mais sûrement tellement délicieuse à savourer. Il avait hâte de pouvoir se délecter de cette peau qui avait l'air si douce et étonnamment délicate. Il aurait voulu le toucher immédiatement et passer sa langue partout sur le torse finement musclé, remonter jusqu'à la pomme d'Adam saillante, lui mordre le menton pour ensuite enfoncer sa langue dans sa bouche. Aucune invitation ne serait nécessaire, Tom l'embrasserait passionnément également. Bill sortit de ses pensées en sentant son sexe remplir de plus en plus son pantalon étroit. Il rougit de s'être enflammé ainsi tout seul, ce n'était pourtant pas dans ses habitudes. Il avait besoin de plus généralement, mais Tom lui faisait perdre la tête plus vite que de raison.

Le brun se leva rapidement, faisant sursauter Tom, et lança rapidement à l'intention d'Alice un « on se retrouve là-bas ! » avant de partir précipitamment. Il ne voulait pas que le blond puisse ne serait-ce qu'entre apercevoir son érection naissante. Pas tout de suite tout du moins, il préférait garder cela pour plus tard. Il fila sans un mot pour Tom ce qui n'était pas vraiment pour déplaire à ce dernier.

Tom rentra enfin dans le bungalow et trouva sa petite amie en tenue très légère. En fait elle ne portait rien du tout et était penchée au dessus de son tiroir pour sûrement en ressortir son maillot de bain. Elle n'en eut pas le temps cependant. Le blond venait de l'attraper et de la poser d'une façon envieuse sur le lit. Alice avait poussé un petit cri aigu à cause de la surprise, mais avait rit rapidement sous les caresses et baisers. Les doigts de Tom couraient partout sur son corps, la faisant frissonner. Sa langue léchait déjà ses seins durcis par l'envie. Tom avait toujours ce contrôle sur elle. Le pouvoir de l'enivrer par son souffle chaud, ses mots fiévreux et sa peau brûlante.

_ « Arrête, on n'a pas le temps, Bill va nous attendre. » Articula-t-elle faiblement.
_ « Qu'il aille au diable. » Rétorqua le blond.
_ « Ca te ferait trop plaisir ça. »

Ils rirent un peu et déjà Tom la pénétrait. Ils ne voulaient pas d'une longue partie de jambe en l'air, mais juste de quoi se soulager, et ils étaient d'accord tous les deux. Alice savait qu'elle n'irait pas jusqu'à l'orgasme, mais cela n'avait que peu d'importance. Après tout ce qu'ils venaient de vivre et leurs nombreuses disputes, ils avaient juste besoin de se retrouver. Elle enserra les épaules de son petit ami alors qu'il s'enfonçait plus profondément en elle et quelques minutes plus tard Tom se déversa en elle sans un cri, juste un léger gémissement à peine audible. Tom était comme ça, peu démonstratif.

Environ vingt minutes plus tard, Tom se trouvait assit sur sa serviette au bord de cette piscine. Il n'y avait pas encore grand monde et Alice et Bill semblaient s'amuser comme des fous. Bill soulevait la jeune femme pour la lancer dans l'eau et se faisait un malin plaisir à éclabousser Tom au maximum à chaque fois, mais celui-ci ne se plaignait pas, il avait trop chaud pour faire son connard.

_ « Tom ramène tes fesses dans l'eau elle est bonne ! Aller ! » Hurla Alice.

Elle savait parfaitement qu'il ne viendrait pas, il n'aimait pas ça, mais à chaque fois elle essayait quand même. Elle lâcha vite l'affaire cependant. Bill, lui, n'avait pas dit son dernier mot. Il sortit de la piscine, emportant avec lui l'eau qui lui dégoulinait sur la peau, s'écrasant à ses pieds. Tom le regarda surpris lorsqu'il le vit s'approcher de lui. Il ne l'aurait avoué pour rien au monde, mais Bill était beau, sa peau mouillée brillante sous les rayons du soleil, ses cheveux repoussés en arrière et tombant lourdement dans son dos, son corps fin et ses tatouages ressortant sur sa peau claire.

Tom était assis, les genoux relevés et les bras posés dessus. Il regardait Bill qui venait s'accroupir en face de lui, son plus beau sourire sur les lèvres. Les gouttes commençaient à mouiller le sol et une partie de la serviette de Tom, mais celui-ci ne dit rien, il était obnubilé par le brun devant lui et attendait qu'il daigne enfin lui parler.
_ « Tu viens ? Elle est vraiment bonne »
_ « Non merci, pas envie ! »
_ « Aller viens, sinon je balance à Alice que tu m'as reluqué comme de la viande fraiche l'autre soir en boite, et là tu n'auras pas fini d'en entendre parler. »

Bill souriait toujours, mais Tom, lui, était complètement confus. Bill l'avait vu ? Pourquoi n'avait-il rien dit sur le coup ? Est-ce qu'il balançait ça par pur hasard ? Ou bien l'avait-il réellement vu le mater ?

_ « Alors ? Tu viens ? » Demanda une dernière fois le brun.
_ « J'ai le choix ? »

Tom avait posé sa question en même temps qu'il se relevait. Il avait horreur de cette sensation. Il commençait à penser que Bill était comme Alice, qu'il allait se faire un malin plaisir d'essayer de le tenir par les couilles, mais Tom sourit en se disant au fond de lui « du moment que ce n'est pas au sens propre du terme » et il plongea dans l'eau sous le regard ébahi d'Alice.






Chapitre 4 :

Tom avait disparut en laissant à la surface de l'eau des vagues se former. Alice se tourna vers le brun avec un regard remplit d'interrogation, mais Bill ne lui répondit que par un clin d'½il. Il s'assit au bord de la piscine, les pieds pendant négligemment dans l'eau, un sourire naissant au coin des lèvres. Il attendait. Il n'attendait que ça depuis qu'ils avaient décidé avec Alice de piéger le blond, et il ne fut pas déçu.

Tom venait de réapparaitre, certes un air plus que mécontent placardé sur le visage, mais tout le reste était bon à prendre. Les dreads mouillées qui retombaient sur le dos musclé, dégoulinantes sur la peau bronzée et le short de bain moulant contre les fesses du blond, Bill détaillait tout. De face ce fut encore plus savoureux et il n'en loupa absolument rien. Que ce fusse l'eau qui courait sur son corps, le rendant diablement sexy ou encore sa bouche entre ouverte pour récupérer un peu d'air, excitant le brun, ou finalement tout ce que Tom dégageait, Bill adorait tout ce qu'il voyait.

Il le regardait sans sciller et ne remarqua même pas qu'Alice était arrivé jusqu'à lui. Elle était toujours dans l'eau, les bras croisés sur le rebord de la piscine. Elle tournait le dos à Tom et regardait dans le vide, perdu dans les questions auxquelles Bill ne donnait aucune réponse.

_ « Alors tu lui as fait quoi ? » Demanda-t-elle.
_ « Rien » Répondit le brun en souriant davantage encore.

Il pensa trop fortement un 'pour le moment' qu'il eut la décence de ne pas dire à voix haute, devant la petite amie officielle de sa proie. Tom avait commencé à nager sans grand enthousiasme, mais maintenant qu'il y était, autant en profiter un peu dans la mesure du possible. Il sentait parfaitement le regard sur lui. Alice n'insista pas, il était évident qu'elle n'apprendrait rien de la part de Bill. Elle se retourna en soupirant et nagea jusqu'à Tom qu'elle serra dans ses bras.

Bill devinait plus qu'il ne voyait le jambes de la jeune femme s'enrouler autour du bassin du blond. Il ressentait presque de la jalousie en la pensant se frotter tout contre Tom et lui murmurer des mots salaces aux creux de l'oreille alors qu'elle se penchait pour l'embrasser. Bill était un coureur, un dragueur et ne faisait jamais dans le sentimental. Il n'éprouvait rien pour Tom et cela il pouvait l'affirmer de façon catégorique, mais il n'était pas prêteur. Tom n'était pas à lui ? Il était déjà pris ? Peu importe. Il était dès à présent sa propriété et ce jusqu'à ce qu'il s'en lasse. Alice pourrait bien en faire ce qu'elle voudrait après cela. Elle se contenterait des restes à la fin des vacances, ou peut-être avant si le blond s'avérait ne pas répondre à ses attentes et être minable au pieux.

Le jeune couple était en train de se parler et Alice ne manquait pas de déposer de petits baisers contre le cou de Tom. Les bras du blond étaient tendrement enlacés autour de la jeune femme et son sourire avait le don d'énerver le brun pour une raison complètement absurde ; Il ne lui était pas destiné.

Bill en avait assez vu et ne se priva pas pour les interrompre en les arrosant. Il entendit tout d'abord hurler Alice, puis Tom grogner, mais bien vite la jeune femme répliqua à l'attaque. Elle n'était pas du genre à se laisser faire et bien vite elle arriva jusqu'à Bill, se plaquant contre lui, sa poitrine écrasée contre le torse du brun, l'aspergeant d'eau fraiche. Elle le tira de toutes ses forces dans l'eau en riant et Bill se mit à crier. Il ne la pensait pas comme ça et se retrouva bien vite la tête sous l'eau.

Lorsqu'il ressortit, les cheveux collés au visage et le maquillage dégoulinant sur ses joues, il ne put qu'entendre le rire de Tom. Celui-ci se tapait un méga fou rire sur sa tronche et ce n'était pas vraiment pour lui plaire, même si le rire en lui même était plutôt plaisant, sexy même.

_ « Tu vas voir toi »

Fut tout ce que Bill lâcha avant d'attraper Alice et de la lancer dans l'eau, comme une vulgaire éponge. Elle éclata de rire et un jeu assez sauvage prit place entre les nouveaux amis. Tom se faisait de plus en plus petit et s'était même écarté des deux gamins qui jouaient à s'éclabousser. Il rigolait de loin, évitant de se faire repérer. Il voyait Alice se cramponner au brun de façon à le faire couler, mais inévitablement, c'était elle qui tombait à l'eau. Bill n'avait peut-être pas l'air, mais il était relativement musclé. Ils riaient tous deux aux éclats entre deux tasses que buvait Alice. Bill sentait son dos le bruler un peu, signe très féminin de la défense de son ennemie. Elle lui labourait presque le dos pour essayer de s'accrocher à lui, sans succès.

Au bout d'un moment, Bill se retourna vers Tom, un regard presque suppliant pour avoir de l'aide et le blond haussa les épaules en secouant la tête de gauche à droite. Il ne put s'empêcher de rire en apercevant sa petite amie s'agripper au dos du brun et lui grimper presque sur les épaules dans une vaine et dernière tentative pour le couler. Elle resta les bras tendu au dessus du brun qui n'avait pas bouger.

_ « Tu comprends maintenant pourquoi je me baigne pas avec elle » Plaisanta Tom.
_ « Ouais, je comprends, c'est une sauvage. » Confirma Bill.

Ils rirent tous les trois et Alice abandonna, pour le moment. Ils se rapprochèrent de Tom et celui-ci en avait presque oublié sa haine pour le brun avec la rigolade qu'il venait de se taper. Ils n'eurent cependant pas vraiment le loisir de parler car Alice avait déjà sauté sur le dreadé.

_ « Tu croyais vraiment t'en sortir comme ça toi ? » Rigola t-elle.

Elle l'attira loin du bord et s'acharnait contre lui. Des fois elle gagnait, rarement, quand Tom était assez gentil pour lui faire croire qu'elle avait une quelconque chance de le vaincre, dérisoire chance, improbable chance. Souvent, elle se retrouvait sous l'eau. Au bout de quelques minutes, elle appela Bill à se rescousse et celui-ci jubila sur place. Il n'avait espéré que ça depuis de très longues minutes, mais n'avait pas voulu y aller sans autorisation. C'était maintenant chose faite. Il pouvait passer à l'attaque.

Il se mordilla la lèvre avec délectation en s'avançant vers eux, le regard plein de malice et beaucoup d'autres choses. Puis il se mêla à la bataille en profitant allègrement de chaque parcelle de peau qu'il pouvait effleurer chez le blond. Bien sûr il essayait vraiment de le couler, mais même avec l'aide d'Alice, il n'y parvenait pas. Tom était plus stable sur ses jambes qu'un mur de pierre. Aucun problème ! Bill avait ses propres armes pour le déstabiliser.

_ « Désolé pour ça ! »

Bill venait de murmurer dans l'oreille de Tom et rien que cela aurait déjà pu faire vaciller le blond, il n'aimait pas cette proximité, mais il ne bougea pas, ne comprenant pas le sens de sa phrase... Pendant quelques secondes. Puis Tom sentit le corps de Bill se coller complètement contre son dos et une jambe passer sur le côté, frôler sa hanche et un pied passa pour finalement venir se loger confortablement entre ses jambes. Il sentait parfaitement le mollet de Bill sur son sexe, presser dessus avec soin et attention. Il sentait parfaitement la jambe faire ce mouvement de va et vient entre ses cuisses. Pire que tout, il sentait parfaitement le sexe de Bill contre ses fesses commencer à gonfler. Alice poussa contre son torse, le déséquilibrant et le faisant tomber en arrière, entrainant le brun avec lui dans sa chute.

Bill s'agrippa de surprise à lui, entourant son buste de ses deux bras avant de le relâcher pour se hisser hors de l'eau. Alice hurlait de rire en agitant les bras en l'air, fêtant sa victoire en tapant dans les mains de l'androgyne. Tom avait juré un 'putain' avant de s'éloigner d'eux, mécontent et gêné.

_ « Allez, fais pas la gueule ! Sois pas mauvais perdant Tom. » Lança Alice.
_ « Je suis pas mauvais perdant, mais y a des choses qui se font pas c'est tout. »

Alice ne comprit pas, mais Tom était déjà sortit de l'eau. Bill, lui, souriait toujours, fier du petit effet qu'il avait produit. Il n'avait pas rêvé, c'était bien une réaction physique qu'il avait sentit se former dans le maillot de bain de Tom, certes minime, mais le contact n'avait pas été poussé non plus. Que ce soit pour n'importe qu'elle excuse, Bill faisait de l'effet à Tom et il jubilait sur place. Il était maintenant de plus en plus convaincu qu'avant même de s'en rendre compte, Tom serait à lui.

Le dreadé faisait de façon très officielle la gueule. Il avait quitté la piscine qui de toute façon commençait à se remplir des vacanciers. Il était allé prendre une douche dans le bungalow et l'avait laissé durer plus longtemps que d'habitude. Il avait tout d'abord soupiré en sentant l'eau tiède couler sur sa peau, puis avait baissé la tête en fixant une partie de son anatomie qui s'était réveillée au pire des moments, celui où Bill se frottait à lui. Il ne comprenait pas pourquoi cela arrivait et ne voulait pas comprendre. Ok Bill était plutôt pas mal pour un mec, mais cela s'arrêtait là. Il ne ressentait rien hormis de l'antipathie pour lui. Il détestait la façon dont il avait de se coller à son couple et à commencer lentement à leur bouffer leurs moments d'intimité. Le pire était qu'il savait que ce n'était que le début. Il le sentait. Ça le bouffait, mais il ne dirait rien car au fond de lui, il savait qu'Alice ne lui pardonnerait pas. Il avait déjà trop merdé pour pouvoir encore jouer au con et virer Bill à coup de pied au cul. Quoique celui-ci aurait été bien foutu d'aimer ça se dit Tom en rigolant tout seul dans la salle de bain.

Il se regarda un moment dans le miroir. Ses dreads pesaient lourd sur sa tête et lui donnaient chaud. Il soupira encore une fois et finit de s'habiller, simplement, comme il aimait, avec son baggy et un tee-shirt trop grand, ceux qu'Alice détestait le plus. Il sortit du mobile-home, puis du camping. Il se retrouva bien vite dans la rue marchande et continuait à marcher sans but précis.

Bill invita Alice à prendre l'apéro avec ses potes, ce qu'elle accepta volontiers. Voir du monde lui ferait du bien, mais elle n'eut pas le choix quant à la présence de son petit ami, Bill lui avait dit d'aller le chercher et cela sonnait plus comme un ordre qu'autre chose. Elle s'exécuta presque à contrec½ur. Elle avait bien ri avec le brun et Tom dans la piscine, mais elle se doutait que ce ne serait pas la même si son petit ami se retrouvait entouré d'homos. Alice fut presque soulagé qu'il ne soit pas là, mais soupçonneuse en même temps de ne pas le trouver.

Toute la journée passa et finalement, Tom ne réapparut que le soir. Alice était déjà prête à lui sauter à la gorge, persuadée qu'il lui avait encore été infidèle, mais Bill la retint par le bras en lui indiquant de regarder. Elle pâlit presque instantanément. Tom n'avait plus de dreads et n'était même plus blond à vrai dire. Il avait à la place des petites tresses noires et un bandana sur le front. La jeune femme ne put rien dire quand Tom passa à côté d'elle. Elle resta juste à le fixer avec la bouche ouverte comme un poisson rouge. Bill était assit à la terrasse du mobile-home du couple et il se contenta de siffler, s'attirant par la même occasion un regard noir de Tom.

_ « Quoi ?! Je trouve juste que ça te va super bien » Se défendit Bill en levant les bras au ciel et rigolant.
_ « Je... Non mais qu'est-ce qui t'a pris ? » S'indigna presque Alice.
_ « Envie, c'est tout. »

Tom ne se justifia pas plus. Il n'avait pas à se justifier de toute manière, si Alice n'était pas contente, c'était pareil et de toute façon c'était surtout trop tard. Il se servit un verre et les rejoignit à table. Alice n'insista pas, elle savait que cela ne servait à rien. Tom, lui, ne fit aucun commentaire alors que Bill restait pour diner avec eux. Il n'ouvrit pas la bouche non plus en sachant qu'il allait passer la soirée avec eux. Il ne releva même pas les incessants regards du brun sur lui. Il avait cogité toute la journée ou presque et avait conclut que sa meilleure attaque et sa meilleure défense serait l'indifférence. Restait plus maintenant que Bill ne se lasse et Tom était persuadé que cela allait venir vite. C'était sûrement mal connaître le brun sur ce coup là.

# Enviado em Domingo 09 Agosto 2009 04:21

Nouveau (OS-yaoi)

Nouveau (OS-yaoi)
bon ça a du merder quelque part alors je reposte ce petit OS qui avait disparu du blog avec les commentaires :-(

***


Il inspire et ferme les yeux, imprégnant en lui l'odeur de l'herbe d'une fin d'après-midi d'hiver. Il s'octroie une pause. Rien ne viendra gâcher sa quiétude, pas même le souvenir des événements de la veille.

Plus précisément, il ne veut plus y penser. Plus jamais. Il y réfléchit depuis trop longtemps, sacrifiant son sommeil pour s'éclaircir les idées, ne les embrouillant que davantage. Il fera finalement ce qu'il sait faire de mieux : rien. Il laissera le temps faire le reste et effacer ce qui doit l'être.

Il a froid. L'herbe est trop fraiche, trop humide et ses habits en sont trempés. Pourquoi s'être allongé ici ? Sa chambre est tellement mieux, son lit tellement plus douillet, mais l'air lui a revigoré le corps et désambué l'esprit. C'est ce dont il avait besoin. Il se relève enfin, frissonnant et époustant ses vêtements avant de reprendre sa marche.

Il a trop trainé dans ce parc et il sait qu'il va maintenant devoir faire face à sa mère. Il l'aime. Elle est sa seule famille, mais elle peut être si envahissante parfois dans sa vie. Il connait déjà toutes les questions qu'elle lui posera à peine aura t-il franchit le pas de la porte. Il en connait toutes les réponses possibles, les vraies comme les moins véridiques, qui l'aideront à passer la soirée calmement.

Simone est ce qu'on appel une mère poule, surprotectrice et nerveuse. Après tout, Tom est son seul enfant, c'est sûrement normal. Elle le pouponne encore malgré ses 18 ans maintenant. Elle l'affuble toujours des petits noms ridicules qui le mettent mal à l'aise devant ses amis. Elle l'appelle encore quand il n'est pas à l'heure pour rentrer le soir, il a déjà trois appel en absence sur son téléphone. Elle lui range constamment sa chambre, ce qu'il faut bien avouer ne dérange pas vraiment le jeune homme. Enfin ne le dérangerait pas du tout si elle n'avait pas la manie de fouiller dans ses affaires.

Il se souvient comme si c'était la veille du jour où elle a trouvé les préservatifs qu'il cache dans son bureau. Où celui où elle a mit la main sur ses revues pornos. Il en sourit facilement, car Simone, malgré son caractère, lui passe tout. Même la fois où elle l'avait retrouvé au lit avec une charmante jeune fille. Bien sûr après avoir mis la dite jeune fille dehors.

Il se dépêche de rentrer chez lui et pousse le petit portillon qui clôture le jardin chaleureux en été, douillet au printemps, agréable en automne et beau en hiver. Simone y passe un temps fou et c'est sa deuxième fierté dans la vie après son fils. Tom ne peut s'empêcher de sourire en coin, il l'imagine quelques heures plus tôt agenouillée à cet endroit pour arracher telle fausse herbe, replanter telle plante. Il pénètre enfin l'intérieur de la maison et retire ses baskets qu'il laisse trainer dans l'entrée, sa veste au porte manteau et son sac jeté négligemment dans le salon. Il se dirige directement vers la cuisine. Il a faim et l'odeur des fourneaux est alléchante.

Il embrasse sa mère sur le front alors que celle-ci ne s'est qu'à peine retournée. Tom le sait, elle prend sur elle pour ne pas lui sauter dessus puisqu'il lui en a déjà fait plusieurs fois la remarque. Juste un peu d'air, il lui a juste demandé cela, mais la discussion avait malheureusement tournée en dispute. Elle a cependant compris et essaie tout de même de faire de son mieux.

« Tu rentres tard ce soir mon chéri » ne peut-elle s'empêcher de commencer.
« Ouais, je trainais avec Bill. »
« Ha !? » Simone paraît étonnée. « Il a appelé il y a au moins une demi-heure pour te parler »
« Je me suis arrêté au parc en rentrant, j'avais besoin d'être un peu seul »

Il ne ment pas alors Simone ne lui pose pas plus de question bien qu'elle en meurt d'envie. Son fils lui cache quelque chose, elle le connait assez pour le savoir, mais elle se souvient de leur discussion et elle n'insiste pas. Elle sait qu'en cas de besoin, Tom viendra la voir et cela lui suffit.

Ils mangent ensemble, mais le silence de Tom est presque anormal. Quelque chose ne tourne pas rond, lui d'habitude si joyeux et plein de vie. Sa mère ne cesse de tourner dans sa tête les façons de lui poser des questions pour en trouver la meilleure, mais déjà Tom se lève en mettant ses affaires dans l'évier. Un autre baiser sur le front avec un tendre « bonne nuit » et le voilà qui monte les escaliers vers sa chambre.

Le dreadé se jette sur le lit, sont corps faisant l'étoile de mer. Finalement, ce n'est pas facile de faire comme ci de rien était, surtout quand cela concerne Bill. Il ne sait pas comment interpréter son geste. Il n'est d'ailleurs pas sûr de vouloir réellement savoir, mais il a besoin d'en parler. Il a besoin de lui en parler. Il ne réfléchit plus.

Les sonneries retentissent et Tom espère au fond de lui que son meilleur ami ne décrochera pas. Perdu. La voix de Bill retentit comme un cri, essoufflé et paniqué. Il a du courir pour décrocher visiblement, et il a eu peur de ne pas répondre à temps.

« Tom ? »
...
« Tom, je... Excuse-moi pour tout à l'heure, mais... »

Le silence de Tom effraie le brun. Il voudrait pouvoir se justifier, ou même encore s'excuser davantage, mais déjà le blond à raccroché. Tom voulait parler, mais Tom n'a pas su quoi dire. Tom voulait savoir, mais Tom ne voulait pas entendre. Tom s'en veut car il sait que Bill doit se morfondre dans sa chambre à l'heure qu'il est, mais il ne fera rien, car Tom se découvre un nouveau défaut, la lâcheté.

Jamais il n'avait imaginé un jour ne pas pouvoir parler avec Bill. Jamais il n'avait pensé qu'un jour tout ceci tournerait de la sorte d'ailleurs. Il va prendre sa douche pour se relaxer et décide de bouquiner, longtemps que ça ne lui est pas arrivé. Peut-être que ça lui changera les idées. Il ne comprends même pas ce qu'il lit, il n'a pas la tête à ça. Ses yeux commencent à se fermer tout seul, cela aura au moins eu le mérite de l'endormir. Il n'entend pas la sonnette de la porte d'entrée, ni Bill parler avec Simone, ni même le bruit des marches qui grincent dans le vieille escalier. Il est déjà partit dans ses songes, mêlant ses rêves à cette étrange et nouvelle réalité.

Il sent qu'on le pousse. Il entend qu'on lui parle. Il reconnaît même cette voix familière, mais il ne veut pas se réveiller. Il ne veut pas avoir cette conversation finalement.

« Allez, je sais que tu dors pas vraiment Tom »

Grillé ! Tom ne peut jamais vraiment faire semblant avec Bill, ils se connaissent par c½ur et pour une fois, il n'aime pas ça.

« Si je dors alors fous le camp, pourquoi elle t'a laissé monter d'ailleurs ? »
« Fais pas ton connard avec moi Tom... »

Le dreadé s'assoie d'un bond sur son lit. Il est furieux, ou tout du moins voudrait l'être. Bill s'est déjà assit près de lui.

« Mon connard ? Mais c'est toi qui a commencé crétin. » s'offusque Tom.
« J'ai pas fait mon connard, je t'ai juste embrassé. »
« Ouais, c'est bien ce que je dis. »

Tom ne veut plus parler. Il ne veut pas se souvenir de ça. Ce n'était pas vraiment désagréable, mais c'était Bill. Rien que cette pensée lui fait hérisser le poil. Tom se rallonge et tourne le dos à son ami.

« Oh, tu veux que je te sodomise tout de suite, t'es pas... »

Bill n'a pas le temps de finir sa phrase que l'oreiller de Tom est sur sa figure. Le blond à du cracher une insulte en même temps, mais Bill n'a pas pu la distinguer. La bataille commence, les deux jeunes gens rigolent à présent sous les assauts répétés, parfois violents, parfois joueurs de leur adversaire. Tom n'arrive jamais à en vouloir à Bill, et réciproquement.

La bataille se calme comme elle a commencé, d'un seul coup. Le blond est gêné par la position de Bill, assit sur ses hanches. Ce n'est pas la première fois, mais c'est tellement différent de d'habitude. Pourtant lui n'a pas changé, il reste le même, mais ce simple baiser à modifié la donne. Bill tient toujours les poignets du Tom entre ses mains, les immobilisant de chaque côté du corps du blond. Ils reprennent leur souffle et le dreadé ne sait pas où regarder. Les yeux de Bill semblent le dévorer. Il est mal à l'aise, pourtant quelques heures plus tôt ils étaient encore les meilleurs amis du monde.

« Laisse moi essayer »

Tom sursaute. Le visage de Bill est trop près du sien, ses cheveux le chatouillent et son souffle le fait frissonner. Tom rougit, mais ne veut pas laisser sa lâcheté l'envahir. Il ne détournera pas la tête face au brun.

« Te laisser faire quoi ? »

Il ne veut pas croire que Bill veuille recommencer. Il a pourtant dû comprendre la première fois que c'était une erreur.

« Laisse moi t'embrasser »

Le visage de Bill s'approche inexorablement et Tom commence à paniquer. Il veut repousser Bill, mais ne veut pas perdre son amitié.

« Tu l'as déjà fait tout à l'heure il me semble non !? »
« Non, Laisse moi réellement t'embrasser. Et si possible, réponds à ce baiser. »

Tom est nerveux. Il ne sait pas quoi faire. Il ne comprend même pas pourquoi Bill agit de la sorte. Rien n'a jamais été ambiguë entre eux. Bill est gay, Tom non.

« Ça va pas la tête, il t'arrive quoi aujourd'hui ? »

Tom veut repousser le brun, mais celui-ci est en meilleure position. Assit au dessus de lui, Bill le maintient fermement.

« J'en sais rien, j'en ai juste foutrement envie depuis un moment. Laisse toi faire et après on en parle plus ok ? »
« Comme si j'allais te laisser me rouler une pelle, t'es malade. »
« Aller t'es pas une jeune pucelle non plus Tom. »
« Tu sais que j'aime pas les mecs Bill. »
« Je suis pas un simple mec non plus. Si ? »

Merde. Tom ne sait plus quoi dire. Bill trouve toujours quoi lui répondre pour le faire taire et ça l'énerve.

« Un baiser et tu te casses on est d'accord ? »

Bill ne répond pas, mais le fait qu'il s'approche davantage fait flipper le blond. Il n'est plus sûr de réellement vouloir céder maintenant. Les lèvres sont pourtant douces contre les siennes et Bill est tendre, pas comme cet après-midi, mais Tom ne peut pas se détendre. C'est plus fort que lui, c'est Bill qui est en train de l'embrasser et ça, il ne peut pas faire comme si de rien n'était. Il se crispe encore plus alors qu'il sent la langue du brun lécher ses lèvres.

« Tom, ça compte pas si tu y mets pas du tien. »
« J'arrive pas... »

Bill ne l'a pas laissé finir. Il en a profité pour pénétrer la bouche de Tom de sa langue. Il essaie de la dompter, mais le blond ne se laisse pas faire. C'est plutôt bon, un peu féroce et dominateur, pas comme avec ses copines toujours tellement douces et dociles. Finalement, le baiser devient brûlant, envoûtant. Les mains de Bill ont lâché les poignets. L'une caresse la joue et part attraper la nuque de Tom. L'autre descend pour se faufiler sous le tee-shirt, pas trop loin, juste assez pour sentir la peau chaude et frissonnante du blond.

Tom tremble sous le baiser. La honte, l'envie et l'excitation se mêlent et s'entortillent tout autour de lui. Ses mains sont posées sur les hanches de Bill, plus pour le repousser qu'autre chose. Il le sent se frotter de plus en plus contre lui alors que sa langue envahit sa bouche. Il se sent suffoquer, étourdit, mais réussit à casser le baiser en jetant la tête en arrière. Il respire fortement et nerveusement. Il n'avait pas imaginé aimer ça. Il arrive à souffler un « stop » tout en maintenant les hanches du brun pour ne plus qu'il bouge de la sorte contre lui. Tom a les yeux fermés, la tête en arrière et le goût de Bill persiste sur sa langue. Il sent son c½ur tambouriner contre sa poitrine, où est-ce peut-être celle de Bill. Celui-ci a posé son front contre le torse de Tom et respire outrageusement son odeur. Il en profite le temps qu'il peut. Il essaie de se reprendre, mais il a complètement perdu pied avec ce baiser.

« C'est la merde putain »
« Quoi ? » s'inquiète Tom.
« J'ai pas du tout envie de passer à autre chose maintenant. C'est encore pire qu'avant. »

Tom le repousse finalement et Bill se retrouve en dehors du lit. Le blond n'a pas besoin de parler, Bill lève les bras au ciel en souriant et reculant.

« Ok, ok, à demain en cours alors. »

Tom ne répond pas. Bill n'attend pas de réponse non plus. Il sourit et est prêt à parier que les lèvres de Tom se sont légèrement étirées. Le brun s'en va, ses questions encore présentes et même encore plus nombreuses qu'avant, mais il se sent étrangement bien. Finalement, Tom ne l'a pas repoussé, pas autant qu'il ne l'avait craint.

Tom entend Bill saluer sa mère avant de partir. Il distingue le ton enjoué dans sa voix et ne peux s'empêcher de sourire. Il sait parfaitement que tout va devenir plus compliqué, tout du moins, c'est ce qu'il craint à présent. Pour le moment, il refuse juste d'y penser et préfère enfin s'endormir, cette fois-ci pour de vrai, sans tout le stress qu'il ressentait auparavant.

Tom se réveille presque en sursaut, la sensation encore fraiche des lèvres de Bill contre les siennes. Il a passé une nuit étrange et ne veut pas vraiment repenser à tous ces rêves qu'il a fait, Bill toujours au centre de ses songes. Il a l'impression de pouvoir encore goûter la saveur de Bill et cela le trouble plus qu'il ne le veut. Il se lève et se prépare machinalement. Il sait qu'il va bientôt le revoir, mais ne sait pas comment il pourra réagir, ce qu'il devra faire, ce qu'il devra dire ou non. Il ne parle pas vraiment à sa mère, se contente de répondre simplement à ses questions, sans plus y porter d'intérêt. Lui ne sait pas, mais les mères savent tout.

Il est déjà sur le chemin, ne pense même pas aux cours qu'il aura dans la journée, il n'a même pas fait attention aux affaires qu'il a emporté. Il est à l'ouest total et ça le gonfle. Pire que tout il ne supporte pas cette sensation urgente, ce besoin pressant de voir Bill. Il veut surtout se rassurer, se persuader que rien n'a changé. Après tout, lui n'a pas changé. Si ?

Il ne peut s'empêcher de s'arrêter avant d'atteindre le bâtiment. Il regarde ses pieds. Il déteste ne pas savoir ce qu'il ressent et c'est pourtant le cas. Il est totalement paumé et tout ça à cause de Bill, son meilleur ami. Il souffle un coup et manque de s'étouffer en sentant une tape dans son dos. Pas besoin de se retourner, c'est forcément lui.

Tom est ébahi. Lui qui se torturait l'esprit alors que Bill ne semble pas s'en soucier plus que ça. Le brun lui parle comme avant, blague comme avant, l'emmerde comme avant. Alors rien n'a changé finalement ? Tom sourit et se détend enfin, son monde est resté le même.

Les heures défilent, les jours, puis les semaines. Tom en oublie presque ce qu'il s'est passé. Les choses sont redevenues normales, ou presque. Il veut passer à autre chose, mais ne peut empêcher la gêne de monter en lui lorsque Bill le touche. Il n'arrive pas à supprimer les images qui défilent devant ses yeux quand le brun le frôle plus que de raison. Il ne peut repousser l'idée que rien n'est plus comme avant et que Bill ne le considère plus seulement comme un ami. Et tous ses gestes pourtant anodin prennent une mesure tout autre. Peut-être se fait-il des films finalement. Bill sort à présent avec ce type, Matt. Tom l'a détesté dès le premier regard, mais il n'a rien dit, cela ne le regarde pas. Il préfère passer son temps avec Julie, douce et tendre Julie. Fade et insipide Julie face au brutal et exigeant Bill, sensuel et excitant Bill.

Tom continue finalement à se torturer l'esprit. Tom n'oublie rien.

« Pourquoi tu fais comme s'il ne s'était rien passé ? »
« Hein ? »

Bien-sûr Bill ne comprend pas, cela fait des mois maintenant. Ils sont dans la chambre de Tom, comme souvent. Ils font leur révisions ensemble, bientôt les examens. Tom semble furieux et le brun ne comprend pas pourquoi. Tom est furieux car lui n'arrive pas à oublier et il ne comprend pas pourquoi.

« C'est pas à cause du cadeau quand même Tom ? Je vais t'offrir quelque chose mais j'ai pas encore trouvé quoi. »

Oui, c'est l'anniversaire de Tom et Bill ne lui a encore rien offert, mais le blond s'en moque éperdument. Il sent tout son corps se crisper et avant même de pouvoir réfréner ses pensées, les mots sont déjà sortis de sa bouche.

« Moi je sais. Embrasse-moi. »

Bill en reste sur le cul. Étonnement, curiosité, envie, doute. Tout se mélange en lui. Inconsciemment, il s'humidifie les lèvres et finit par les mordre. Il en crève d'envie, bon sang qu'il a attendu cet instant. Pourtant il ne bouge pas. Il ne veut pas se faire de faux espoir. Il le sait depuis longtemps qu'il est raide dingue de Tom, mais comment avouer un truc pareil à son meilleur ami ?

« Je... Pardon... De quoi tu... Enfin c'est... » Bégaye le brun.
« Arrête t'as très bien compris, me fais pas répéter s'te plait. »
« Ok... Non. »

Tom écarquille les yeux. Bill ne veut pas ? Il s'est planté ? Il était le seul à avoir changé finalement ?

« Tu... Tu veux pas ? »
« Bien sûr que si crétin, mais si toi tu en as envie alors viens. »
« Hey, c'est mon anniversaire, pas le tien. »

Tom essaie maintenant de blaguer, l'ambiance était devenu beaucoup trop sérieuse pour lui. Mais Bill, lui, veut des réponses, des affirmations, des révélations, n'importe quel nom pourrait convenir. Il veut juste savoir si ce qu'il ressent peut éventuellement être partagé. Il ne veut pas se planter et encore moins de pitié. Son esprit va à tout allure, s'imaginant déjà que Tom sait tout et qu'il veut juste lui donner un tout petit peu de ce qu'il attend.

Personne ne bouge. Bill sur le lit, assit en tailleur un livre sur les cuisses. Tom par terre, assit devant la table basse. Il se font face sans qu'aucun ne veuille lâcher la prise qu'ils ont sur le regard de l'autre. Bill doute. Tom essaie de rassembler son courage.

« Tu fais chier. »

Tom s'est levé et déjà il est sur Bill, leurs lèvres se touchant, leurs langues se goûtant. Le livre à été envoyé en l'air et Bill jeté en arrière. Tom le domine complètement et le brun adore ça. C'est tout sauf tendre et doux, c'est adorablement enivrant, excitant, brutal et sensuel à la fois. Tom bande déjà et il sent parfaitement qu'il n'est pas le seul. Les gémissements que lâche Bill viennent vibrer jusque dans le fond de sa gorge et il a bien du mal à se contenir. Bill n'est pas une fille. Il est son meilleur ami. Il est surtout un mec et cela le refroidit malgré tout.

Le dreadé se rassoit, passe ses mains sur son visage et Bill flippe à mort maintenant. Il n'ose pas bouger, restant allongé sur le lit, portant également ses mains devant ses yeux. Ont-ils finalement fait une connerie ? Quelques minutes se passent, le malaise s'intensifiant.

« Va falloir que tu trouves une nouvelle idée maintenant pour le cadeau. »

Bill regarde Tom, il sait qu'il est rouge d'embarras, mais il aime voir le timide sourire sur le visage de son ami.

« Il se passe quoi maintenant ? »

Sa voix est faible, mais il a besoin que Tom lui dise. Qu'il lui dise surtout ce qu'il veut entendre en fait.

« J'en sais rien Bill. »

Bon bah pour le coup c'était pas ça, mais au moins Tom ne cherche pas à lui mentir ou à le fuir, c'est peut-être déjà pas si mal finalement se dit-il. Le blond tente de réfléchir pour démêler ses idées, éclaircir ses envies, mais il n'a qu'une seule et unique obsession. Il pose ses mains derrière lui, regarde son jeans et se mord l'intérieur de la joue. Ca lui réussit peut-être pas de trop réfléchir. Il en a surtout marre.

« Tu pourrais peut-être me faire un plus gros cadeau ? »

Bill le regarde, interrogateur. Il distingue parfaitement ses pommettes rose d'embarras, sa mâchoire crispée et son piercing qui bouge nerveusement. Tom joue toujours avec lorsqu'il est anxieux. Bill sait à présent qu'il peut se lancer. Tom lui en a donné la permission, lui a montré le chemin. Il bouge lentement, s'agenouille avant de se mettre à quatre pattes. Il avance doucement. Tom en ferme même les yeux, il n'est pas sûr de vouloir le voir comme ça. Enfin si, il n'est juste pas sûr de pouvoir le supporter. Le blond souffle nerveusement et Bill se mord la lèvre alors qu'il s'assoit à califourchon sur Tom. Ils finissent enfin par se regarder dans les yeux. Leurs c½urs battent la chamade, ils les sentent trop fort contre leurs poitrines. Les gestes sont lents, beaucoup trop. Ils laissent abusivement chaque sensation se développer. Ils sentent l'autre trembler d'anticipation. Les doigts de Bill sont brûlants sur la joue de Tom, pourtant ils ne la frôlent qu'à peine, mais le blond s'embrase à ce simple toucher. Lorsque le visage de Bill se rapproche du sien, Tom n'est encore sûr de rien, sauf qu'il veut Bill. Leurs souffles se mélangent, leurs fronts se touchent, leurs nez se frôlent, leurs lèvres se tendent et lorsque la langue de Bill sort de son antre pour s'humidifier les lèvres, Tom la capture avidement. Il en crève d'attendre.

Ils s'embrassent passionnément, mais tendrement. C'est doux, mais ni fade ni insipide comme avec les autres. Tom sait à présent. Il est sûr de lui.

« Je croyais que t'aimais pas les mecs ? » Lui demande Bill le sourire aux lèvres sans s'écarter pour autant du blond.
« T'es pas n'importe quel mec. Si ? »

Et Tom reprend le baiser là ou ils l'avaient arrêté. Simone n'est pas loin, mais elle ne les dérangera pas, elle le sait depuis longtemps maintenant. C'est deux là sont amoureux depuis déjà des lustres.





FIN.




# Enviado em Quarta 25 Novembro 2009 14:35

Fantasme (os-yaoi) (Ch.2/3)

Fantasme (os-yaoi) (Ch.2/3)
Fantasme


Tom Kaulitz est mon meilleur ami. Tom Kaulitz est un ami avec un grand A, toujours là pour ses proches, toujours à donner de l'affection, toujours présent pour épauler; et toujours prêt pour faire les pires conneries pendant le mur aussi. Le genre d'ami qui ne déçoit pas, bref, l'ami idéal en somme...
Le genre de putain d'ami qui fantasme sur vous !


Comment je le sais ? Parce que ça se voit. Ca se voit autant que le nez au milieu de sa figure. Ca se voit autant que les dreads qui sont sur sa tête. Ca se repère de loin ce genre de chose. Comme le fait qu'il soit totalement dévergondé, c'est inscrit sur sa tronche. Comme le fait qu'il soit foutrement beau, son corps qui appel au viol. Hum, oui, faut peut-être que je précise un truc, je suis homo, pédé comme un phoque et je m'en suis jamais caché. Vous allez sûrement me dire « bah alors y'a aucun problème ! » Mais moi je vous répondrais que si et un énorme, c'est mon meilleur ami. Un ami c'est important, mais un meilleur ami c'est sacré. Pas touche !

Le pire c'est qu'il croit être discret cet idiot, comme si je remarquais pas lorsqu'il me regarde comme il le fait, comme si je sentais pas lorsqu'il me reluque de cette manière. Dès fois je trouve ça drôle et attendrissant la façon dont il à de ne pas vouloir m'en parler, mais d'un autre côté, je ferais quoi s'il se décidait à m'en parler justement ? J'ai le cul entre deux chaises. Je voudrais pouvoir lui faire plaisir en cédant au moins une fois, mais je ne veux pas céder car j'ai peur de le perdre en tant qu'ami. C'est mon dilemme. D'un certain côté, j'aimerai le faire un moins une fois avec lui à cause de toutes ces rumeurs à son sujet, j'aimerai pouvoir les affirmer. Il paraît que c'est un putain de bon coup ! J'en bave rien que d'y penser, j'aime le sexe alors j'aime pas me priver de quelque chose qui pourrait être fabuleux. L'ennui majeur, c'est que je l'aime pas lui, enfin pas comme ça. Ok, d'habitude ça me gêne pas, je couche facilement et sans sentiment, mais on en revient au questionnement de base, dois-je risquer de tout foutre en l'air ?

Oui, je me pose beaucoup de question et ce depuis pas mal de termps maintenant. Trop de questions ? Sûrement oui. Ca m'obsède plus que de raison. Je sens que je change. Je sens que je vais flancher et je n'ai plus envie de me battre contre tout ça, contre moi-même. Ca m'énerve de le voir avec ses pouffes alors que moi aussi je sors sans retenue avec tout un tas de mecs. Je crois que je deviens possessif et je suis sûr que je n'aime pas ça. Il reste mon ami malgré tout. Il fait semblant, mais est-ce que cela ne lui pose aucun problème à lui ? Est-ce qu'il accepte de ne rien tenter ? Est-ce que ça ne le bouffe pas ? Je veux qu'il me parle. Vous allez me dire que j'abuse et je le sais, mais je peux pas m'empêcher de m'afficher avec mes conquêtes pour le faire réagir. Je fais exprès de me montrer totalement impudique devant lui quand on est seul pour le remuer un peu. Mais il ne fait rien. J'aimerai des fois l'empoigner par les épaules et le secouer comme un prunier jusqu'à ce que toutes ses défenses tombent comme des fruits trop mûrs, mais je me retiens.

L'autre jour il m'a annéanti. Il m'a avoué un truc et je sais pas s'il se découvre lui ou s'il me provoque délibérément. Je crois qu'il me test et putain je vais craquer et finir par le violer. Il ose me dire à moi, qu'il a essayé avec un mec. Un rapport homo. Non mais il se fout de ma gueule c'est pas possible autrement. Il aurait pas pu me demander à moi de lui faire découvrir ça ? Il me tue. Sérieux, il me cherche et il va finir par me trouver, moi je vous le dis. Je crois que je commence à péter des câbles. Il faut que je lui parle et lui tire les vers du nez, ça peut pas durer ou notre amitié va en pâtir et je veux pas.

On est vendredi soir et le plan commence maintenant. Je me suis invité chez lui de force. Il a d'abord cherché à refuser, prétextant un rencart avec je sais plus qui, mais il a cédé. Il ne me refuse jamais rien de toute façon alors autant en profiter. Cette pouffe peut toujours attendre avant qu'il n'arrive, ce soir, il est à moi. J'aime autant pas penser qu'il avait peut-être rendez-vous avec un mec ou tout un tas d'images pas catholiques vont encore me revenir en tête. Vaut mieux éviter.

Je sais plus depuis combien de temps on se connait, j'ai l'impression qu'on a toujours gravité l'un autour de l'autre. D'aussi loin que je me souvienne, il était là pour moi. Cependant je suis pas sûr que c'était réciproque, j'étais un sale gosse. J'ai commencé à vraiment m'intéréser à lui quand il s'est ramené ce fameux jour au lycée, putain ouais j'oublierais jamais. Son look était tellement différent, il était tellement foutrement beau que je crois que j'ai beugué devant lui, la bouche ouverte et tout. Ouais je sais, c'est la honte. Je ne suis pas que superficiel, ne pensez pas ça. On était déjà amis avant, mais à ce moment là, autre chose de plus fort à commencé.

J'ai un sourire tout con alors que je suis assit sur son lit à me rappeler de ces vieux souvenirs. Heureusement Tom est pas dans la pièce, il se serait encore foutu de ma gueule sinon. Je suis pas net dès fois et ça l'amuse cet idiot. Je sursaute alors qu'il me balance la canette de coca sur le lit. Il se venge parce que je suis pas descendu avec lui cet enfoiré. Pas grave je vais attendre pour la boire, j'avais pas très soif de toute façon. Et puis merde, ça me bouffe de trop je vais lui demander.

« C'était avec qui ta première fois ? »

Tom reste à me regarder. Bah quoi ? J'ai un escargot sur le nez ou quoi ? Crétin réponds-moi au lieu de me dévisager. Fais pas semblant de réfléchir, c'était y a trois jour.

« C'était Julie mais tu le sais. Non ? »
« Abruti. » Ouais bon ça m'a échappé, je suis un peu à cran là, faut que je me calme. « Je te parle pas de cette pétasse, je te parle de mercredi. C'était qui ? »

Ca y est, il semble comprendre. Sa bouche à lâché un « oh! » en faisant un joli cul de poule, d'habitude ça me fait marrer quand il fait ça. Là, ça m'énerve. J'attends, mais il sait que je suis pas patient. Je croise mes bras sur ma poitrine pour ne pas m'emporter tout de suite, mais va falloir qu'il accouche rapidement. Il rougit, je sais qu'il veut pas en parler.

« C'est pas important. Si ? Pourquoi tu demandes ? »
« Pourquoi tu réponds pas ? » Ok, je dois m'adoucir un peu sinon il va se braquer aussi.

Bon, il tourne la tête pour fouiller je sais pas quoi. L'enfoiré, il veut rien me dire. Je lui ferais tout cracher moi.

« Qui c'est qu'à fait la femme ? Toi ? »

Gagné, il réagit. Il me regarde avec des yeux ronds. On dirait un poisson rouge. Ne pas rigoler. Ne pas rigoler. Ne pas rigoler. J'arrive à garder un semblant de sérieux. Enfin je crois.

« Je... Mais arrête Bill il t'arrive quoi là ? »
« Bah rien, je suis juste curieux. Je m'intéresse à ta vie c'est tout. »
« Ouais mais là ça te regarde pas du tout. »
« Oh, aller, toi tu sais tout de ma vie. Je te cache rien quand tu me poses des questions. »
« J'ai pas besoin de te poser de question crétin, tu me racontes toujours tout dans les moindres détails, même quand je veux pas savoir. »
« Et alors ? Ca te gêne maintenant ? Je te tiens pas en dehors de ma vie moi au moins. »
« Mais moi non plus. »

Le ton est monté, je sais pas trop comment, mais on en est maintenant à s'engueuler. Je voulais pas ça et je sais pas quels mots ont été trop forts pour que ça monte si vite. Mais le fait est là. On se chamaille comme des débiles.

« Tu le connais au moins ce connard ? »
« Pourquoi tu le traites de connard ? Tu le connais même pas Bill. »
« Mais toi non plus apparemment. »
« Attend je comprends plus ce qui se passe là, tu me fais quoi ? Ca te fait tant chier que ça que j'ai couché avec un mec ? T'es pourtant mal placé pour dire quelque chose non ? »
« Pourquoi tu m'as pas demandé ? »

Je ferme ma gueule d'un coup. Qu'est-ce que je viens de sortir là ? Non mais ça va pas dans ma tête. Je vois Tom, il est devant moi et il sait pas quoi dire, ni même quoi penser d'ailleurs je le vois bien. Pourquoi j'ai dit un truc pareil moi et quel sens ils ont pour moi ces mots.

« Je... Qu'est-ce que j'aurai dû te demander au juste ? »

Je ne dis plus rien, en plus j'en sais rien Qu'est-ce que je peux bien répondre alors que j'en ai aucune idée moi même ? Tom attend pourtant une réponse. Il comprend pas, moi non plus.

« J'aurais dû te demander quoi ? Une permission peut-être ? Bill, tu me fais quoi là ? Explique toi. »

Il est perdu, moi aussi. Putain qu'est-ce qui se passe ? C'est moi qui ai foutu une telle merde entre nous ?

« BILL ! »
« Tu aurais dû me demander d'être ta première fois crétin. »

Il m'a hurlé dessus. J'ai sursauté. Les mots sont sortient. Putain ! Dite moi que j'ai pas dit un truc pareil. Pitié. Il écarquille les yeux, moi je les ferme. Il me regard, je baisse la tête. J'ai tout foiré. Je ne réalise que maintenant.

« Tu pense ce que tu viens de dire Bill ? »
« Mais bien sûr espèce de connard. J'ai bien vu comment tu me regardais ces derniers temps. J'ai remarqué tous tes petis gestes envers moi. Tu crois quoi ? Que je suis aveugle. Putain, pourquoi tu m'as rien dit ? »
« Bill... Je... Merde. Ecoutes. Je t'ai toujours regardé, pas que dernièrement. J'ai toujours eu des gestes envers toi, pas que récemment. Mais Bill, tu te plantes là. Je... Enfin, t'es comme un frère pour moi, je fais que te surveiller, te protéger. Je prends soin de toi comme je le fais avec ma petite soeur. Rien de plus. »

Je pleure ? C'est la honte. Je me suis planté, complètement planté. Notre amitié n'est pas en danger alors. Tom n'a pas des vues sur moi, tout va bien. J'ose pas le regarder.

« C'est pour ça que t'étais bizarre c'est dernier temps ? Tu croyais que je fantasmais sur toi Bill ? »

Pourquoi je me sens si mal alors ? Arrête de remuer ce putain de couteau Tom. J'ai compris. Je me suis fais des films, tu ne m'aimes pas. Tu n'es pas attiré par moi et je suis qu'un connard parce que moi j'y ai cru et que moi je suis tombé dans mon propre piège. Putain je crois que je t'aime.

« J'ai été con je crois. »

Je sanglote et renifle comme une grosse merde. J'essaie de rire, ça sonne faux. Tom me prend dans ses bras en riant lui aussi. Il ne comprend pas mon malaise. Il pense sûrement que je suis rassuré de m'être trompé et que la pression retombe. D'un certain sens elle retombe oui, mais trop bas, tellement que je me sens mal. J'ai envie de vomir. Pourquoi mon premier amour doit être lui. Pourquoi ça finit avant même d'avoir commencé ? Pourquoi j'y ai tellement crû ? C'est la merde et je me sens seul alors qu'il est là à me serrer dans ses bras.

Je me redresse. Je fais face. J'essuie mes larmes. Je souris. Il ne sera rien. L'amitié c'est sacré. Pas touche !




FIN.


***

C'est court, mais j'espère que vous avez aimé.
Bizz, Yaya.



Merci à mes fidèles lectrices qui sont toujours là pour me laisser des commentaires. Ca me touche beaucoup et je n'aurais jamais assez de mots pour vous l'exprimer. Merci !



Pour celles qui ne sont pas encore inscrites, pensez à S'inscrire à ma newsletter ;-)




_ _ _ _ _ _


Alors, alors alors...
Ma jumelle de perversité, mon âme soeur d'internet, bref, Laloumine pour celle qui connaissent ( et pour celles qui connaissent pas et bah courrez vite la lire, ça vaut plus que le détour, ça vaut carrément l'arrêt là ) Avait lu cet OS et elle à voulu vous en écrire la suite alors place =)



Fantasme
par Laloumine


Bill Trümper est mon meilleur ami. Bill Trümper est un ami avec un grand A, toujours là pour ses proches, toujours à donner de l'affection, toujours présent pour épauler; et toujours prêt à faire les pires conneries. Le genre d'ami qui ne déçoit pas, bref, l'ami idéal en somme...
Le genre de putain d'ami sur qui je fantasme depuis...depuis toujours. Depuis qu'il a son putain de style aguicheur d'androgyne, depuis qu'il fait des tatouages super indécents, placés là où mes yeux de « meilleur ami » ne devraient pas avoir à se poser, depuis qu'il me raconte, dans les moindres détails, les parties de baise qu'il a avec ses partenaires foutrement chanceux...


Je crois qu'il le sait. Il l'a remarqué, c'est obligé. Pourtant, j'essaie d'être discret, je suis pourtant sûr d'être discret, mais je sais pas quand, ni comment, il l'a compris. C'est gênant. C'est gênant parce qu'on est potes depuis trop de temps pour que ça soit gâché à cause d'une simple histoire de fantasmes. Et puis, les fantasmes sont pas faits pour être réalisés, les fantasmes doivent rester dans le domaine de l'imagination. Vous imaginez ? Vous imaginez s'il se passe un truc entre Bill et moi, et que finalement ça soit pas si top que ça ?! Et qu'au final, notre amitié en prenne un coup ?! Ou pire... vous imaginez s'il se passe un truc entre Bill et moi, et que putain, ça soit tellement génial que j'ai envie de remettre ça ?! Et qu'au final, notre amitié en prenne un coup ?! Ouais, je me répète, c'est vous dire à quel point ça me perturbe...

Pourtant, c'est pas comme si j'avais pas de vie sexuelle, non, j'ai des petites amies ! En plus, sans me vanter, j'ai une sacrée réputation dans ce domaine ! Je suis pas trop mauvais, je pense... Alors voilà, j'ai des petites amies. Bill les aime pas trop, à chaque fois il trouve un truc à dire : soit elles sont trop connes, soit elles sont trop moches, soit elles sont les deux, y'a jamais rien qui va, comme s'il trouvait qu'elles sont pas assez bien pour moi et ça me flatte. Ou alors, je me fais des films, j'imagine une jalousie qui n'a pas lieu d'être, j'imagine une jalousie qui n'est pas...qui est seulement dans mon imagination parce que ça me plairait qu'il soit jaloux...

Parce que jaloux, moi, je le suis. Des mecs qui ont le droit de sortir avec lui. Ah oui, parce qu'il est homo. Il s'en est jamais caché, il le dit lui-même, qu'il est « pédé comme un foc », et ça me fait me tordre de rire à chaque fois qu'il balance ça, comme ça, sans aucune honte, mais plutôt comme une fierté. Et du coup, chaque fois qu'il a un petit ami, il me raconte tout. Ce qu'ils font, où ils vont, j'ai droit à tout. Et ce qui m'amusait au début, m'exaspère maintenant, parce que j'imagine... J'imagine ce que ça doit faire, que de coucher avec lui. A quoi il doit ressembler, ce qu'il doit dire pendant qu'on le baise, son corps, sa bouche, ses mains...Putain...Du coup, ça m'arrive de le reluquer discrètement, quand on est ensemble, et je suis sûr qu'il l'a remarqué et que ça l'amuse. Il fait exprès de me raconter ses coups, j'en suis sûr, dans les moindres détails, juste pour voir la tête que je vais faire ! Et moi je suis là comme un con, à imaginer, à fantasmer, à me dire que je devrais me lancer et lui dire qu'on devrait essayer, coucher ensemble rien qu'une fois, une seule petite fois...Après tout, pourquoi pas ? On est jeunes, on se ressemble sur pas mal de points, il me connait mieux que personne tout comme je le connais mieux que personne, on aime le sexe lui et moi donc ouais, pourquoi pas ?

Vous allez me dire « bin vas-y ! Il est où le problème ? » Il est où ? Il est dans le fait que c'est mon meilleur ami, et que ça c'est sacré ! Lui et moi, on a traversé tout un tas de trucs, on s'est toujours soutenu, consolé, conseillé, on a avancé ensemble et je veux pas risquer de tout foutre en l'air juste parce que j'aurais pas su brider mes hormones. Mais putain, je vous jure que c'est difficile, surtout quand on a un Bill Trümper qui s'agite continuellement sous votre nez, sensuel et sexy en diable, avec ses gestes et ses regards aguicheurs. Faut dire que je fais pas dans la dentelle non plus, moi. Je l'allume régulièrement, je fais exprès de lui raconter mes aventures dans les détails, histoire de voir si ça va le faire flancher et je sens bien qu'il se retient. Ou alors, j'aime le penser. Alors voilà où on en est...

Du coup, ce qui devait arriver, arriva : j'ai fini par me laisser tenter et j'ai eu ma première relation homo. Je voulais essayer, pour voir ce que ça donnait. Parce que j'avais besoin de savoir : est-ce que je suis bi ? Est-ce que c'est parce que c'est Bill ? Est-ce que ça donnerait la même chose avec un autre mec ? Et puis, j'en pouvais plus, je pensais bien trop à mon pote, mais pas le genre de pensées qu'on a sur son meilleur pote, non, alors j'ai voulu essayé et l'occasion m'a été donnée. Faut que je vous raconte :

J'étais sorti boire un coup avec des potes qu'on a en commun, Bill et moi. Lui, il avait pas pu venir, alors du coup, j'ai été rejoindre Gus et Georg, deux copains à nous. Georg est gay, alors il a tenu à aller prendre un pot dans ce nouveau bar gay, il voulait absolument faire une rencontre et y'avait, soit disant, pas de meilleur endroit pour ça, donc avec Gus, on l'a suivi. C'était cool, on s'est bien amusé, mais putain, j'avais pas prévu de tomber sur un type qui est la réplique exacte de Bill ! Et comme par hasard, sur qui il avait jeté son dévolu ? Je vous le donne entre mille ? Bin ouais, sur moi ! Gus était trop déchiré pour remarquer quoi que ce soit, Georg était parti je sais pas où, faire je sais pas quoi, avec je sais pas qui, et moi, moi j'écoutais ce gars-là, Matt, me faire du rentre-dedans, complètement fasciné par sa ressemblance avec Bill. Et plus il parlait, plus je me disais « et si j'essayais ? », il avait même certaines mimiques de Bill, c'était vraiment incroyable !

Je sais plus combien de verres j'ai avalé, je sais qu'il y en a eu beaucoup trop pour que j'ai l'esprit clair. Matt était apparemment venu avec des potes, mais ceux-là étaient partis sans lui, ou alors c'était un coup monté pour que je le raccompagne. De toutes façons, j'aurais laissé personne le ramener, j'avais déjà pris ma décision. Donc, je l'ai ramené chez lui, il m'a fait monter pour le « dernier verre » et là, ça a dérapé. Pas que je m'en plaigne.

C'était...c'était bien. Ouais, c'était pas mal. Comme je vous ai dit, Matt était une réplique de Bill, alors ouais, c'était bien. Je me souviens avoir fermé les yeux, avoir placé mes mains sur les hanches de ce type en imaginant que c'était Bill et c'est exactement comme si c'était lui qui était avec moi. Les mêmes cheveux longs, noirs, et soyeux, que je faisais glisser entre mes doigts et que je tiraillais un peu parfois, juste pour l'entendre gémir mon nom de la même façon, avec la même voix que Bill aurait eu si ç'avait été lui avec moi...Alors ouais, c'était pas mal...

Je l'ai dit à Bill. Je lui ai dit que j'avais eu ma première expérience homo. Parce que je voulais voir si ça lui faisait quelque chose, et parce que...c'est mon meilleur ami et que de toutes façons, peu importe ce qui se passe entre nous et surtout dans ma tête, je lui ai toujours tout raconté et je vois pas pourquoi je lui aurais pas raconté ça. On se cache rien, alors je lui ai dit. Il l'a plutôt bien pris. Enfin, je crois... Parce que l'autre soir, il est venu dormir chez moi et il a absolument voulu relancer le sujet. Et bizarrement, j'étais plus autant emballé. Il a insisté, et insisté encore et moi je regardais partout sauf dans sa direction. Et d'un coup, il me sort :

-Qui c'est qu'a fait la femme ? Toi ?

J'ai cru que j'allais m'étouffer avec ma salive ! Non, parce que c'est pas parce que j'ai voulu avoir une expérience homo que forcément, il fallait que je sois dessous ! Pas à ce point-là ! Moi, ce qui me plaisais surtout, c'était l'idée de lui sous moi, et pas quelqu'un dans moi... Mais j'ai pas répondu non plus, parce que sans que je comprenne pourquoi ni comment, la conversation a dégénéré en dispute. Bill s'est mis à me reprocher de lui cacher des trucs, de le tenir en dehors de ma vie, ce qui est complètement absurde ! Et de fil en aiguille, il a fini par me sortir :

-Pourquoi tu m'as pas demandé ?

J'ai d'abord pensé qu'il parlait d'une permission quelconque mais on a continué de se crier dessus jusqu'à ce qu'il gueule :

-Tu aurais dû me demander d'être ta première fois, crétin !

Là, je suis resté comme un con. Je savais plus quoi dire. Il évitait mon regard, et moi je cherchais le sien, je voulais comprendre mais lui, il fuyait les explications. Il avait l'air de s'en vouloir d'avoir sorti ça. Et moi, d'un coup, j'ai flippé. J'ai flippé parce que, en quelques secondes, j'ai compris. J'ai compris que Bill, c'était plus qu'un fantasme à mes yeux. Je le connais depuis des lustres, j'ai tout vécu avec lui, il sait tout de moi, mais y'a un truc qu'on n'a pas géré !

Je vais pas dire non plus que je suis amoureux de lui, parce que ce serait faux. Je suis pas amoureux de lui, enfin je crois pas. Je suis pas amoureux de lui, sinon je le saurais, je veux dire, ça se sent, non ? Je suis pas amoureux de lui, parce que c'est mon meilleur pote et on tombe pas amoureux de son meilleur pote. De toutes façons, je suis même pas gay. Bi peut-être...A la limite...Mais gay, non. Quand je regarde un type quelconque dans la rue, j'essaye d'imaginer ce que ça donnerait si je sortais avec lui et...ça me fait rire, plutôt qu'autre chose ! Je regarde un mec et j'essaye de le trouver « beau », et ouais, j'éclaterais presque de rire parce que nous les mecs, on trouve pas un autre mec « beau ».

Par contre, pour Bill, y'a aucun problème : je l'ai toujours trouvé beau, je le trouverais toujours beau. Parce qu'il l'est vraiment. D'aussi loin que je peux me souvenir, je l'ai toujours admiré, alors je peux pas dire que c'est ça qui pourrait prouver que j'en suis amoureux.

Mais le fait est que j'ai flippé, quand il s'est mis à pleurer, ce jour-là. Ce fameux jour où on s'est engueulé. Il essayait de le cacher, je sais bien qu'il devait en avoir honte. Mais j'ai bien vu, ses yeux s'humidifier quand je lui ai dit :

-Bill... Je... Merde. Écoute. Je t'ai toujours regardé, pas que dernièrement. J'ai toujours eu des gestes envers toi, pas que récemment. Mais Bill, tu te plantes là. Je... Enfin, t'es comme un frère pour moi, je fais que te surveiller, te protéger. Je prends soin de toi comme je le fais avec ma petite s½ur. Rien de plus.

Mais je mentais. Enfin, ce qui est vrai, c'est que je l'ai toujours surveillé, protéger, j'ai toujours pris soin de lui parce que Bill, c'est plus que mon meilleur ami, c'est plus qu'un frère, je ferais n'importe quoi pour lui, il le sait bien. Mais là où j'ai menti c'est dans ces putain de trois mots « Rien de plus ». J'ai menti, mais il l'a pas compris. Pour la première fois, il a pas vu que je mentais. Il me connait pourtant par c½ur, c'est le seul à qui je sais pas mentir et pourtant là, il m'a cru. On commence à ne plus être sur la même longueur d'onde, toute cette histoire est en train de nous foutre en l'air, foutre notre amitié en l'air et voilà pourquoi je flippe. S'il se passe plus entre nous, et que ça foire, notre amitié va en prendre un coup, on sera plus jamais les mêmes l'un envers l'autre et ça je veux pas, je veux pas perdre Bill !

Donc, j'ai menti, et lui, il m'a cru. Il avait l'air gêné alors il a ri, il a ri pour me rassurer, sûr qu'à mon tour je le croyais. On s'est serré dans les bras l'un de l'autre en riant, espérant que la pression retombe rapidement et il s'est redressé, a séché ses larmes et m'a offert le plus beau, le plus grand, le plus brillant de tous ses sourires pour clore cette histoire, ce malentendu, pour dissiper les dernières miettes de gêne entre nous et finalement, a proposé :

-Bon, j'ai emmené ce film qu'on voulait voir ensemble « La colline a des yeux », on se le matte ?

Voilà où on en est tous les deux. A regarder un film d'horreur dans ma chambre, rideaux tirés, complètement silencieux. C'est pas comme d'habitude. D'habitude, il serait en train de faire des blagues complètement débiles, genre frôler mon bras avec ses ongles, juste pour pouvoir se foutre de moi quand il m'entendrait gueuler et sursauter. Mais là, il bouge pas, il a les yeux complètement scotchés sur le grand écran et je dois avouer que moi-même, je suis pas vraiment dans le film.

Tout ça parce que je suis plutôt occupé à inspirer le plus discrètement possible, son odeur, son parfum mi-sucré, mi-épicé, mêlé à sa propre odeur et c'est en train de me rendre dingue. Il est assis, les jambes repliées contre son torse et il a le menton posé sur ses bras, qui entourent ses jambes. On dit pas un mot, pas un seul, ni lui, ni moi.

-Ça t'a plût ?

Il interrompt le silence par une question sortie de nulle part et je m'entends bégayer :

-Hein ? De quoi ?

Il tourne sa tête qu'il a posé sur ses bras, pour me regarder. Je le vois froncer les sourcils, hésiter un instant et dire :

-Bin...coucher avec ce mec. T'as aimé ? Tu m'as pas dit, finalement...

Putain ! Faut vraiment qu'on en parle ?

-Alors ? Tom ? T'as aimé ?

-Heu...Ouais, ça a été.

-Comment ça « ça a été » ? Tu peux pas répondre mieux que ça ?

-Tu veux que je te réponde quoi ? Je te dis les choses comme elles sont ! Ça a été, ouais !

J'ai pas pu m'empêcher de gueuler un peu. Ses questions me stressent, j'aimerais simplement qu'on arrête de parler de ça, mais il semble pas d'accord avec moi, puisqu'il continue :

-Mais encore ? Dis-moi ! C'était mieux qu'avec une fille ? Tu comptes renouveler l'expérience ? T'es bi ? Il s'appelle comment ?

-Putain, Bill ! Tes questions sont...tu veux pas regarder le film, plutôt ?

-Non, je veux pas ! Où il est le problème ? D'habitude, tu m'aurais tout dit sans que j'ai besoin de tirer les vers du nez, qu'est-ce qui a changé ? C'est parce que t'as couché avec un mec, que ça a changé ? Je suis moi-même pédé, tu crois que je peux pas entendre parler de ta première fois avec un mec ? Je suis pourtant bien placé pour comprendre ! Je vois pas où-

-Putain, Bill, ta gueule ! J'ai pas grand-chose à raconter, qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Puisque t'es homo, tu dois savoir comment ça peut être, non ? Bon, bin voilà, pour moi c'était pareil, c'était bien, je vois pas quoi te dire de plus !

Je me retrouve à gueuler, lui aussi, et je comprends vraiment pas pourquoi ça prend cette ampleur. Le pire, c'est que c'est vrai : je sais vraiment pas quoi lui dire, comment lui raconter ça ! Je suis sûr que d'une chose : je vais certainement pas lui dire que le gars lui ressemblait, que c'était son portrait craché, que c'est ça qui m'a attiré, que tout le long où j'étais avec Matt, j'ai imaginé que ce soit lui. Non, je vais certainement pas lui dire tout ça...

-C'est pourtant pas difficile à dire ! T'as quand même autre chose à dire que t'as aimé, non ?

Putain, il insiste...

-Il ressemblait à quoi, le gars ?

Voilà, le genre de question que je voulais éviter...

-Tu l'as connu où ? C'était quand ? Comment ça se fait que j'étais pas là ?

Je l'écoute plus. Je vais fermer les yeux, je vais zapper le truc, complètement...

-Tom, tu pourrais me répondre ! Je pensais pas qu'un jour, on en arriverait là ! Pourquoi tu dis rien ? Tom !

A force, il va finir par se fatiguer, il se taira...

-Tom ! Depuis quand tu sais que tu as un penchant pour les mecs ? Pourquoi tu m'as rien dit à moi ?

Putain, il se tait pas...

-Je te parle, Tom ! TOM !

-Tu veux pas arrêter et te taire deux secondes ? Je t'ai rien dis, parce qu'il y avait rien à dire, c'est tout ! Si je suis bi ? Faut croire, j'ai couché avec un mec ! Comment il est ? Ça te regarde pas !

Et voilà, je le savais, à force de me chercher, il m'a trouvé ! Je me suis redressé dans mon fauteuil et lui aussi, il me fixe avec ses grands yeux, la bouche grande ouverte, estomaqué parce que je lui gueule dessus et surtout parce que je viens de lui sortir une phrase qui a jamais eu sa place entre nous : « Ça te regarde pas ».

-Ça me regarde pas ? Ça me regarde pas ? Et depuis quand tout ce qui te concerne me regarde pas ? Ça m'a toujours regardé ! Tout ce qui TE concerne ME regarde, Tom, comme tout ce qui ME concerne TE regarde, parce que ça a TOUJOURS été comme ça entre nous !

-Ouais mais pas cette fois !

-Et pourquoi pas ?
-...

-Alors ?

-...

-Tu dis plus rien ?

-...

-Putain, Tom, je déteste quand tu fais ça ! OK, si tu veux pas parler, parle pas, c'est pas grave, de toutes façons je m'en fous, c'est ton cul, tu fais ce que tu veux avec !

Voilà, il change de technique. Je le connais par c½ur, il va faire celui qui en a rien à foutre mélangé à celui qui est vexé que je l'envoie bouler et ça, ça a le don de m'agacer !

-Si tu veux pas me dire à moi, ton meilleur pote depuis toujours, qui a été ta première fois homo, c'est pas grave, je m'en remettrai ! Après tout, c'est pas la fin du monde.

Qu'est-ce que je vous disais...

-Moi je t'ai toujours tout dit ! J'aurais jamais osé te faire ce que tu me fais à moi ! Si j'avais couché avec une nana, je te l'aurais dit de suite, je t'aurais tout raconté, dans les moindres détails. Là, je vois vraiment pas pourquoi tu veux pas me dire qui-

-MATT, IL S'APPELLE MATT, ET C'EST TON PARFAIT SOSIE, T'ES CONTENT ?

J'ai pas pu m'empêcher de gueuler, à bout. Advienne que pourra. Ça a le mérite de le faire taire, au moins. Il reste là, la bouche grande ouverte, encore, à me fixer avec des yeux ronds. Je lui aurais dit que j'étais enceinte qu'il aurait été moins surpris, je suis sûr.

-Quoi ? Tom, t'as dit quoi ?

Autant tout raconter, maintenant...

-J'ai dit qu'il s'appelle Matt. Et qu'il te ressemble. Vachement.

-Il...Il me ressemble ?

Je hoche la tête, j'ai même plus les mots...

-Vachement ?

-Je viens de te le dire, c'est ton sosie parfait.

-Pourquoi ?

-Pourquoi quoi ?

-Pourquoi...pourquoi lui ?
Merde, encore une question que je voulais éviter...J'ai fermé les yeux, de nouveau, j'arrive plus à le regarder en face. J'arrive déjà pas à lui répondre, alors le regarder... Il s'est rapproché de moi, dans le canapé, je le sens à son odeur qui se rapproche et à mon c½ur qui bat un peu trop vite et un peu trop fort. Il doit l'entendre, je suis sûr...

-Tu m'as menti...Tom, regarde-moi

Non, mec, voilà bien un truc que je vais pas faire de si tôt...

-Tom ? Tu m'as menti...C'était bien ça...Tout ce que tu m'as dit, c'était du pipeau, hein ? Tout ce que tu m'as dit comme quoi tu me protèges, tu me surveilles comme si j'étais ta petite s½ur, c'était des conneries...J'avais raison, tu fantasmais bien sur moi...

Bin...Oui...

-Tom ? Regarde-moi !

Pas question, c'est assez gênant comme ça... Mais lui aussi il est têtu et malgré mes yeux fermés, je le sens se rapprocher encore plus, jusqu'à ce que ses jambes se collent aux miennes. Sa main se pose sur ma cuisse et ça me fait sursauter, résultat : j'ouvre les yeux.

-Bill, tu-

Mais il me laisse pas continuer. Il agrippe mon tee-shirt d'une main et m'attire brusquement contre lui, son autre main allant directement se loger dans ma nuque. J'ai même pas la pensée de le repousser ou de résister, ça doit être à cause de la détermination que je lis dans son regard, ou de son putain de parfum qui me démonte encore plus le cerveau, ou de ses doigts sur ma peau qui engourdissent toutes pensées rationnelles, ça doit être tout ça à la fois. Son visage se trouve à quelques millimètres du mien, son souffle frappe mon visage, je suis étonné d'être conscient de tout ça alors que j'ai l'impression d'être totalement paralysé. Je peux juste ressentir son haleine chaude et ses doigts dans mon tee-shirt se crisper un peu plus, et entendre son murmure :

-Salaud...Tu savais pas que moi aussi, je fantasmais sur toi ?

Et d'un coup, sa bouche se colle à la mienne, implacablement, et c'est meilleur que tout. Il a fermé les yeux mais moi, je reste là, à regarder ses longs cils papillonner doucement sur le haut de sa joue, pendant qu'il bouge ses lèvres contre les miennes, et c'est meilleur que tout. Alors je ferme doucement les yeux à mon tour, pour laisser la fièvre m'envahir, et c'est vraiment meilleur que tout. Je fais ce que j'ai tant de fois imaginé : je remonte les mains pour encadrer son visage, noyant le bout de mes doigts dans ses cheveux et lui caressant les joues de mes pouces pendant que je l'embrasse un peu plus furieusement pour lui montrer à quel point ça me plaît, à quel point il me plaît, à quel point c'est vraiment putain de meilleur que tout ce que j'ai pu vivre jusqu'à maintenant.

Il semble le comprendre, et à son tour, il prend la direction du baiser. Il engouffre sa langue dans ma bouche, recule la tête pour aspirer ma langue et la suce doucement, pendant que ses ongles griffent légèrement ma nuque. Les minutes suivantes passent sans qu'on s'en aperçoit, on continue de s'embrasser, lentement, nos doigts maintenant entrelacés et les c½urs complètement affolés. J'avais tord. Vu ce que je ressens, et vu ce que lui semble ressentir, puisque je l'ai deviné (je l'ai d'ailleurs toujours su), ça ne fera pas foirer notre amitié. Impossible. Parce que ce n'est pas seulement qu'une histoire de fantasme, c'est surtout une histoire de sentiments amoureux...

# Enviado em Sexta 27 Novembro 2009 03:29

Modificado em Segunda 30 Novembro 2009 05:11