Je sais que je me fais rare ces derniers temps, mais j'ai de bonnes raisons. Pour répondre à certaines questions qu'on me pose, non je n'abonne pas mes fics, aucune. Je les finirais toutes sans faute, je ne suis pas de ce genre là à vous laissez avec une histoire sans fin. Laissez moi juste un peu de temps, ma vie est un amats de problème en ce moment c'est tout.
Je vous dis à très bientôt pour la suite de jeu dangeureux =D
Bizz à toutes celles et ceux qui me lisent et qui me suivent depuis tout ce temps ( ou même depuis peu lol )
Yaya
***
Bon voici la suite de 'jeu dangeureux' j'espère que ça vous plaira un tit peu quand même vu le temps que je vous ai fait attendre -_-"
Chapitre 3 :
Bill regarda son jumeau un peu perplexe, ne comprenant pas le ton employé pour s'adresser à leur ami. Ils venaient tous de jouir, de se donner du plaisir, et cela avait semblé être bon pour tout le monde. Cependant, la voix de Tom était froide et tremblante. Le visage de Tom était encore crispé et légèrement blanc, mais il ne laissa à personne le loisir de le contempler, il avait baissé la tête.
Andréas se pinça un peu les lèvres, les mordit même sûrement légèrement. Il avait merdé. Il aurait aimé se laver après ce petit moment d'égarement, mais il connaissait suffisamment le dreadé pour savoir qu'il devait s'éclipser. Il n'était pas sûr qu'à ce moment, Tom ne se retienne longtemps avant de lui en coller une. Il se recula et commença à sortir de la douche, se laissant envahir par le frais qui régnait à l'extérieur. Il lâcha juste un « je dois me dépêcher, je bosse moi » avant de récupérer ses habits par terre. Il ne savait pas si les deux autres le regardaient, ni même s'ils lui prêtaient la moindre attention, juste en fermant la porte, il aperçu Tom enlacer son frère.
Bill ne comprenait pas tout, mais il aimait la façon qu'avait son jumeau de le prendre dans ses bras. C'était tellement doux et réconfortant. Il semblait s'accrocher à lui désespérément, comme s'ils n'avaient été que tous les deux tout ce temps, comme si tout son plaisir n'était venu que de Bill et qu'il le remerciait. En fait ce n'était pas ça, mais il ne pouvait pas le savoir.
Tom enlaçait son frère désespérément mais parce que ce qu'il venait de vivre le paniquait. Il sentait encore en lui la douleur du sexe d'Andy, le pénétrer sans remord, sans même l'avoir préparé. Il avait eu mal, il avait voulu le repousser, mais il s'était laissé faire. Il ne savait même pas pourquoi. Sûrement pour que Bill ne le sache pas. Il se sentait ridicule, mais surtout terriblement honteux. Il n'était pas homo mais venait de se faire prendre par un mec, par un mec qu'il n'aimait pas. Il se détestait maintenant pour ça.
Les bras de Tom entouraient son frère et ne se décidaient pas à le lâcher. Il avait besoin de réconfort et de tendresse, il avait besoin de soutien et surtout, il ne se sentait pas capable de bouger pour le moment. Il sentait aussi parfaitement l'érection de son jumeau contre son ventre.
Bill venait de le sucer et visiblement cela l'avait excité. Tom s'éloigna un peu de lui, décollant leurs torses et baissant le regard. Puis ses yeux se fixèrent dans ceux du brun en une question muette.
_ « C'est bon, ça va passer, de toute façon on a pas le temps. Faut qu'on range le bordel et Gordon va sûrement pas tarder maintenant. » Expliqua Bill.
Tom ne parla pas, se contentant de se blottir de nouveau contre le corps de son jumeau. Il avait besoin d'un peu plus de temps. Les sentiments qui l'assaillaient pour le moment le tétanisaient. Il sentait le sperme d'Andy s'échapper de son corps et couler contre ses cuisses, et il détestait ça. Il ressentait la douleur que lui avait infligé le blond et il détestait ça. Il ressassait la colère qui grandissait en lui et il détestait ça. Il avait envie de vomir toutes ses sensations, mais la pire était la semence qui lui rappelait ce qui venait de se passer. C'était gluant et encore chaud sur sa peau, visqueux et désagréable en lui. Il aurait voulu étriper Andy s'il avait encore été là. Il sourit malgré lui. Ce salaud les connaissait décidément très bien, il avait bien fait de s'éclipser.
_ « Ça va toi ? » Demanda un peu inquiet le brun.
Il caressait le dos de Tom d'un geste tendre et fraternel. Il s'inquiétait un peu pour lui sans vraiment savoir pourquoi. Il aimait quand son frère se montrait un peu plus tendre avec lui, mais là, cela lui semblait juste bizarre et peut-être inapproprié à ce qu'ils venaient de faire.
Tom lâcha enfin son jumeau, se défaisant de l'étreinte rassurante qu'il lui offrait. Il sourit un peu, faiblement, mais le plus sincèrement qu'il pouvait. Il détourna les yeux rapidement de peur que d'un simple regard Bill ne comprenne tout.
_ « Juste besoin de me laver là. »
Tom se lava lentement et laissa Bill sortir avant lui de la salle de bain. Il traina longtemps, laissant le temps à sa colère et sa douleur de partir. Il ne doutait pas par contre qu'il aurait mal encore quelque temps. Il allait lui faire la peau...
Ils passèrent un temps fou à tout nettoyer dans la cuisine et en furent même éc½urés, l'envie de manger était partie. Tom faisait tout son possible pour bouger normalement et ne pas que son frère se doute de quelque chose, mais il fut soulagé lorsque enfin ils purent aller tranquillement s'installer devant la télé, rien que tous les deux. Bill s'assit confortablement, le corps blotti contre celui de son frère. Le bras de Tom passait sur les épaules du brun et sa main reposait sagement sur le dossier du canapé.
L'aîné zappait inlassablement, mais Bill ne disait rien. Il avait l'habitude avec son frère de ne jamais pouvoir regarder un programme en entier, dès que les pubs commençaient il changeait de chaine et trouvait toujours autre chose en cours de route. De toute façon, Bill lui, s'endormait toujours...
Ils avaient fini par grignoter quelques biscuits qui trainaient dans leurs placards et par boire un verre de lait et Tom commençait à somnoler réellement quand il sursauta, la voix de Bill le ramenant de ses songes.
_ « Tom... C'est bizarre quand même ce qui se passe tu trouves pas ? »
Bill avait murmuré, de peur que quelqu'un d'autre l'entende peut-être, ou finalement pour ne pas avoir de réponse. Il avait peur que Tom ne trouve les choses réellement étranges, ne décide de tout arrêter et de ne plus jamais le regarder comme il l'avait fait plus tôt, de ne plus jamais le toucher comme il l'avait fait ce matin, de ne plus jamais l'embrasser avec tendresse et amour.
_ « Hm ? Ouais, sûrement... »
Bill se tendit. Il avait vu juste, Tom allait vouloir tout oublier et ne jamais recommencer, redevenir de simples frères. Était-ce seulement possible ça ? Il paniquait et sentait son sang se glacer dans ses veines, lui faire mal dans tout le corps alors que son c½ur battait beaucoup trop vite.
_ « Vous auriez dû nettoyer avant de me rejoindre. »
Bill frappa Tom sur le torse d'une petite tape. Il avait flippé et Tom rigolait. Il le suivit un peu, mais se calma bien vite. Il voulait lui poser une question, mais ne savait même pas la vérité sur lui même. Comment pouvait-il demander à son frère de lui donner une réponse ? Il ne rajouta rien, préférant faire semblant de regarder le film qui commençait.
- - - -
Il était tard, les deux frères dormaient l'un contre l'autre sur le canapé, étroitement enlacés, chaudement serrés. Ils étaient crevés. La tournée, puis Andy les avaient littéralement tués, alors ni l'un ni l'autre n'entendirent les sonneries répétitives de la porte d'entrée. Ils n'entendirent pas non plus la porte s'ouvrir. Gordon resta un moment à les regarder dormir. Il ne les avait pas vu depuis tellement longtemps. Pas vu en vrai. La télé ça oui, il ne les loupait jamais, toujours une émission ou un potin quelconque, mais en vrai ? A quand remontait leur dernière escapade tous les trois ? A quand remontait leur dernière partie de console ? A quand remontait leur dernière vraie conversation ? Finalement, il n'osa pas les réveiller. Il ne les avaient pas vus depuis longtemps, mais ne pouvait se résoudre à briser ce moment de tendresse. Il repartit comme il était arrivé, juste, il prit le temps de fermer la porte à clefs cette fois.
Sur le chemin du retour il se demanda s'il avait déjà vu les jumeaux s'enlacer comme ça. Ils étaient proches bien-sûr, mais jamais en public et ça, Gordon l'avait remarqué depuis longtemps. Mais depuis quand étaient-ils tout l'un pour l'autre comme il l'avait ressenti ce soir ? Sûrement depuis qu'ils étaient seuls sur les route se dit-il.
- - - -
Dans la maison, Tom bougea un peu dans les bras de son frère. Le bruit venait de le réveiller, mais pas suffisamment pour lui faire ouvrir les yeux. Il se contenta de se resserrer tout contre Bill, de se blottir un peu plus sous lui et de se coller un peu plus contre sa chaleur et sa douceur. Il adorait être comme ça avec son jumeau, mais cela faisait longtemps qu'ils n'avaient plus partagé de tels moments de tendresse. Leur vie avait changé si vite, si radicalement, de façon tellement incontrôlée pour eux, ils avaient juste besoin de se retrouver. Ils avaient besoin de se reconnaître, de reformer cette bulle qui avait éclatée depuis longtemps. Ils avaient besoin d'être juste eux, ensemble, un seul, leur tout.
Ils restèrent toute la nuit sur le canapé et Bill se réveilla en premier. Il bougea lentement, étirant ses membres recroquevillés et baillant bruyamment. Il frotta son visage contre le torse de Tom, respirant son odeur au passage. Il se sentait merveilleusement bien et ne voulait pas bouger finalement. Les grognements de Tom le firent changer d'avis. Le dreadé était courbaturé, les jambes ankylosées, les doigts engourdis par des milliers de fourmis et le dos en vrac, mais en regardant le brun juste allongé sur lui, il sourit. Il ne voulait pas que Bill bouge finalement.
Les minutes défilaient sans qu'aucun des deux ne daignent lâcher le moindre mot. Le silence ne les dérangeait plus, il les apaisait même. Ils avaient appris à s'en faire un ami depuis le début des tournées, depuis le début de la vie serrée et pénible du tourbus. Ce fut l'estomac de Tom qui se fit entendre le premier avec un gargouillis qui fit rire Bill.
_ « Ça fait combien de jour que t'as pas bouffé toi ? » Plaisanta t-il.
_ « Bah t'as qu'à me nourrir un peu plus au lieu de te goinfrer. »
_ « Han mon salaud, je retiens va... »
Tom rit un peu avant de repousser son frère. Il avait mal partout et se sortir de ce canapé relevait de l'exploit. Il grogna et jura suffisamment fort pour que Bill l'aide à s'en extraire, sans oublier de se moquant de lui. Le dreadé ressentit une douleur encore bien plus vive que celle qui torturait son dos, encore bien plus énervante que ses fourmis qui ankylosaient ses jambes. Son visage s'assombrit alors qu'il marchait vers la cuisine. Ses pas étaient lents et mon dieu que son cerveau bouillonnait d'insultes et de châtiments divers et variés pour ce cher Andy, tous plus atroces les uns que les autres. Il soupira et grimaça en posant ses fesses sur la chaise dure de la cuisine, mais maintenant assit, il ne comptait pas se relever de si tôt. Bill prépara donc tout le nécessaire pour le petit déjeuner, ça ne le dérangeait pas de toute façon. Il était tellement heureux qu'il aurait pu faire n'importe quoi pour son jumeau à ce moment là.
Le brun avait un sourire énorme sur les lèvres et une mélodie qu'il fredonnait emplissait la pièce silencieuse. Tom adorait ces moments là, où ils étaient seuls au monde et ou le monde les ignorait pour une fois. Il ferma les yeux en s'adossant contre la chaise et se mit également à sourire en entendant la voix de son frère. Il aimait l'entendre chanter car cela signifiait toujours qu'il était heureux. Tom aimait quand son frère était heureux et ce matin, il l'était en partit grâce à lui... Et à l'autre, Andy. Il avait encore du mal à repenser à son ami sans avoir le c½ur qui s'emballe et les poings qui se serrent, l'envie folle de lui en coller une ne l'avait pas encore quitté.
L'odeur du café chaud lui arriva aux narines et en ouvrant les yeux il aperçu sa tasse juste devant lui, et son frère assit en face à le regarder. Bill avait les coudes sur la table, il en profitait tant que Simone ne le voyait pas, et la tasse dans les mains, juste devant sa bouche. Il souriait tendrement et fixait les yeux de son jumeau.
_ « T'es beau. » Lâcha Bill et Tom écarquilla les yeux, ne s'attendant pas à ça.
_ « Ça te prends souvent. » Plaisanta le dreadé pour alléger un peu son malaise.
_ « T'es beau et je t'aime plus que tout. »
Tom déglutit difficilement, mais soutint tout de même le regard de son frère. Lui aussi l'aimait, mais que cela signifiait-il à présent ? Était-ce toujours le même amour ? Bien sûr que non, pas pour lui en tout cas. Plus rien ne pouvait plus être comme avant. Il sentait la chaleur sur ses joues et sans s'en rendre compte, il se mordait la lèvre, jouant nerveusement avec son piercing. Bill baissa la tête et murmura faiblement un « laisse tomber, te prends pas la tête avec ça » et voulu se relever. Tom lui attrapa le poignet et le força gentiment à rester assit. Il lui sourit, d'un sourire dont Tom était expert et dont Bill ne pouvait pas résister. Le genre de sourire que personne ne voyait jamais, ceux juste pour son jumeau, pour la personne la plus importante à ses yeux et à son c½ur.
_ « Moi aussi, plus que tout, mais... Laisse nous le temps de nous y habituer tranquillement ok ?! »
Bill sourit tendrement. Ok, pas de déclarations pour le moment. Cela n'empêchait en rien les sentiments d'être ressentit très forts, trop forts pour chacun d'eux. Le déjeuner se poursuivit en silence, un silence relaxant et apaisant... Jusqu'à ce que Simone arrive. Elle semblait folle de rage et franchement les jumeaux détestaient la voir comme ça. Ils n'avaient pas peur... Quoi que. Ils ne pipèrent mots jusqu'à ce que sa colère explose.
_ « Ils vous arrivent quoi les gars là ? » Elle était rouge tellement elle criait fort et ni Tom ni Bill ne prit le risque de lui couper la parole, ou de la regarder de travers. « C'est quoi ce délire ? Comme ça vous fermez plus votre porte d'entrée ? Et si c'était pas Gordon qui était venu hein ? Si ça avait été une fan complètement cinglée, malade et hystérique... »
Alors c'était pour ça. Tom avait bien entendu du bruit la veille, mais il n'y avait pas prêté attention. Gordon était venu et les avait vu et à cette pensée, les deux jeunes hommes eurent la même sueur froide dans le dos. Il aurait pu les voir dans une situation compromettante.
_ « Arrête maman » Commença Tom gentiment pour calmer sa mère.
_ « Me calmer ? Non mais tu rigole j'espère, je vais vous hurler tellement longtemps dans les oreilles que vous entendrez même plus les fans crier pendant vos concerts après ça. »
Bill ne put s'empêcher un sourire, Simone était vraiment la plus hystérique de toutes pensa t-il, mais ne formula bien sûr pas ses pensées à voix haute, c'est qu'il tenait à la vie tout de même. Il la laissèrent hurler et s'époumoner encore pendant de très longues minutes, ils savaient parfaitement qu'elle serait plus maniable après s'être défoulée un peu.
_ « C'est pas nous qu'avons oublié de fermer maman, c'est Andy, il est partit tard hier soir. On va lui reprendre la clef comme ça on sera sûr de qui est-ce qui ferme après tout, y'a pas de raison que tout le monde en ai une. » La rassura Tom d'une voix calme et sereine, comme si cet incident n'avait vraiment aucun intérêt, mais Simone avait blêmit.
_ « Quoi, mais non. Enfin c'est pas la peine de la reprendre à tout le monde non plus. Vous pouvez nous faire confiance à Gordon et moi quand même. » Se justifia-t-elle.
_ « C'est pas une question de confiance maman » Rigola Tom pour alléger un peu tout ça. « Mais au moins, ne pouvant compter que sur nous, on fera plus attention, tu vois ? »
_ « Ouais, c'est vrai ça se défend ça » Ajouta Bill pour épauler son frère.
Il comprenait parfaitement bien pourquoi il voulait récupérer toutes les clefs et il était plutôt d'accord avec ça. Il ne voulait pas risquer d'être surpris, car de toute évidence, ils ne comptaient pas arrêter, ni l'un ni l'autre. Simone bouda, mais céda et leur remis les clefs.
Elle faisait vraisemblablement la tête, mais cela ne l'empêcha pas de cuisiner pendant deux longues heures dans la cuisine de ses fils. Elle avait apporté tout le nécessaire, se doutant parfaitement que la maison des jumeaux ne recèlerait que des choses immondes telles que des chips et autres saletés. Elle ronchonnait et parlait à voix basse et les deux amants ne distinguaient que des « non mais c'est pas vrai », ou encore « me faire ça à moi, mais on aura tout vu », ponctué par des petits « ils me le paieront » auxquels Tom et son frère ne pouvait que rigoler discrètement. Ils adoraient quand leur mère était dans cet état, non pas qu'ils aimaient qu'elles souffre, loin de là, mais en général elle devenait d'un comique contagieux et tout le monde finissaient par rire franchement.
La maison entière était parfumée par la douce odeur de cuisine. Simone était un vrai cordon bleu et les deux jeunes hommes, rejoint par Gordon, salivaient déjà en attendant presque patiemment que tout soit près. Ils avaient bien sûr eu interdiction de franchir le seuil de la porte de la cuisine. Pendant le repas, ni Simone ni leur beau père ne remarquèrent les regards lourds de sens que les jumeaux échangeaient. Personne ne remarqua les sourires qu'ils s'envoyaient. Personne ne vit les coups de langues furtifs, passés avec envie sur les lèvres. Personne ne fit attention aux joues qui se tentaient joliment de rose. Personne ne releva la manière dont la soirée fut écourtée, les enfants prétextant la fatigue de leur tournée passée.
En moins de temps qu'ils ne fallut pour dire au revoir d'habitude, les parents avaient été congédiés et s'étaient vu refermer la porte d'entrée presque sur le coin du nez. Peut-être que Tom n'avait même pas attendu que la porte se soit vraiment refermée tellement il était pressée, enivré, excité et complètement dépassé par ce qui lui arrivait. Il colla son corps contre celui de son frère et le plaqua dos au mur violemment. Bill n'eut pas le loisir de le repousser, n'eut pas le temps de lui dire non, ni même l'occasion d'empêcher sa langue de pénétrer dans sa bouche. De toute façon il ne l'aura pas fait, au contraire, il passa rapidement et avidement ses doigts dans les dreads de son jumeau pour l'attirer encore plus près de lui, pour approfondir encore d'avantage le baiser et le rendre tellement plus bestiale.
Peut-être que les parents avaient entendu le choc contre le mur ou les gémissements de surprise se muer en halètements de plaisir, mais pour l'heure, Bill et Tom s'en souciaient comme de la saint Christophe. Les mains étaient brûlantes sur les peau moites, les habits gênants avaient disparu tellement vite qu'ils n'étaient plus qu'un vague souvenir et les souffles étaient courts. Tom se frottait lascivement contre son jumeau de façon tellement experte et attentionnée que Bill en gémissait des mots incompréhensibles. Le brun ne savait plus s'il devait rire ou pleurer, gémir ou crier, regarder Tom ou bien plonger corps et âme dans le plaisir que celui-ci lui offrait. Il était perdu, perdu dans un désir qu'il ne parvenait pas à taire, ni à occulter. Cependant, un détail le fit se raidir et paniquer un peu. Il ne voulait pas y penser, mais son esprit ne le laissait pas oublier.
_ « Tu... » Un gémissement incontrôlé s'échappa de sa gorge alors que le dreadé masturbait leurs sexes l'un contre l'autre avec vigueur. « Tu es sûr... Que tu veux pas... Que Andy soit... Là ? »
L'espace d'un instant il sembla à Bill que son frère s'était arrêté, figé contre lui à l'entente de ce prénom. Puis, la voix de Tom, haletante et rauque, résonna dans ses oreilles. Il parlait doucement, mais avec force.
_ « Laisse le où il est celui-la, t'es à moi, je suis à toi, il n'a rien à voir avec ça. »
Les mouvements avaient repris, mais le brun semblait ne pas le remarquer. Il sentait le plaisir grimper doucement en lui, chauffer son ventre de façon indescriptible et irrationnelle, mais ce n'était pas le fait des caresses de son frère. Ses paroles l'avaient marqué au fer rouge. Elles s'étaient incrustées en lui de façon permanente et irrémédiable. Ils étaient tout l'un pour l'autre et là encore cela se confirmait. Bill avait toujours ressentit cela, mais savoir que pour Tom la réciproque était de mise le touchait bien plus que les mains sur son corps et la bouche sur son cou. Ses yeux commençaient à le brûler et les larmes les envahirent avant même qu'il puisse y faire quoi que ce soit. Il emprisonna le cou du blond entre se bras et ses hanches entre ses cuisses. Une étreinte serrée, presque suffocante enveloppa Tom, mais à aucun moment il n'eut l'idée de repousser son amant.
_ « Je t'aime »
Un souffle, un murmure dans le creux de l'oreille de Tom et les gestes devinrent plus précis, plus lents et plus intenses. L'étreinte devenait étau entre leur deux corps et la chaleur les brûlait, l'air trop rare les faisait suffoquer et bon dieu que c'était bon. Ils étaient tendres et doux, tendus et déroutés, affamés par le corps de l'autre. Tout semblait contradictoire, mais tout n'était que logique. Ils étaient deux, mais ne formaient qu'un. Ils se ressemblaient, mais étaient différents. Ils étaient frères, mais ne l'étaient plus en cet instant.
C'était cette peur qui siégeait dans le c½ur de Tom. Il perdait son frère et même si pour l'heure il trouvait quelque chose de plus fort cette perte le paniquait. Les choses changeaient et ils ne savait pas s'ils allaient pouvoir les maitriser.
Les sexes se touchaient, se frôlaient, s'excitaient, les corps se pressaient, Les bras s'agrippaient et les c½urs s'emballaient. Les doigts crispés de Bill dans les dreads du blond tiraient nerveusement dessus. Il avait besoin de l'entendre. Il chuchota à l'oreille de Tom « dis le moi ! », mais le blond ne répondit rien, sa bouche ne laissant passer uniquement le souffle chaud qui embrasait la peau de Bill, son cou, son épaule, son oreille. L'orgasme montait lentement, prenant place dans chaque recoin de leur corps. Le brun tremblait dans les bras de son frère. Tom gémissait dans l'étreinte de son jumeau. Bill voulait l'entendre. Il murmura tout contre le dreadé un « dis le ! » presque autoritaire, mais Tom le fit taire et oublier toute pensée en l'embrassant, dévorant sa bouche et privant son esprit de chaque brin de lucidité.
Le baiser était violent et passionné, avide de plus de sensations et de plus de plaisir, exigeant plus de l'autre, obtenant tout de l'autre. Bill était lourd dans les bras de son jumeau mais pour rien au monde Tom ne l'aurait laissé reposer par terre, sa seule place était là, contre lui. Le brun tira sur les dreads et Tom se recula, exposant son regard aux yeux de son frère. Il était perdu.
_ « Dis le ! » Ordonna Bill et Tom ne pouvait rien lui refuser, il n'avait jamais pu.
_ « Moi aussi putain... Je t'aime. »
Bill sourit, content de lui, heureux de cet aveux, forcé certes mais sincère il n'en doutait pas. Il ferma les yeux et laissa Tom enfouir son visage dans le cou chaud du brun, transpirant et frissonnant. Tom n'était pas du genre à se déclarer, pour quoi que ce fut, mais il l'avait fait pour lui, pour l'amour qu'il lui portait et Bill était certain qu'ils étaient sur la même longueur d'onde. Les dents du blond se plantèrent dans la peau de Bill alors que le plaisir montait d'avantage et les mots sortirent tout seul, étouffés par le gémissements et par la honte.
_ « Fais moi l'amour. »
Les yeux de Tom se posèrent sur son frère, écarquillés. Il était complètement ahuri, ne s'étant pas du tout attendu à cela. Le blond ne savait même plus comment réagir, devait-il être heureux ? Paniqué ? Affolé ? Excité ? Enthousiaste ? Il ressentait la chaleur remonter tout le long de sa colonne vertébrale, chatouiller chacun de ses sens, mais peut-être plus que tout, le souvenir de la douleur, celle infligée par Andréas le tétanisait. Non, il ne ferait pas subir cela à son jumeau.
Son visage retrouva sa place dans le cou du brun et sans rien ajouter, il reprit les mouvements contre le corps de Bill, plus forts et plus incontrôlés que jamais. Le brun s'arqua et un gémissement s'échappa de sa gorge. Ses doigts se crispèrent contre la peau brûlante de Tom et ses ongles s'agrippaient plus profondément dans son dos. Tom ne lui ferait pas l'amour. Il pouvait le lire dans ses yeux, dans sa façon d'être, mais qu'importe, il le faisait déjà littéralement décoller. Tout cela n'était peut-être pas si grave. Il pouvait attendre finalement et savourer chaque instant que le blond lui donnait.
- - - -
Les jumeaux étaient assis dans le canapé à regarder une émission débile, la journée avait passé rapidement et étrangement, mais ils étaient bien et détendus. Le malaise était léger, entre la pudeur et l'envie. Pudeur du souvenir de leur moment et envie d'en savourer de nouveaux. Ils ne se parlaient pas vraiment, juste se tenir dans les bras l'un de l'autre était suffisant pour l'instant. Ils n'en demandaient pas plus. Bill était confortablement blotti dans l'étreinte de son frère qui ne semblait pas vouloir lui laisser une seule seconde de liberté, loin de lui. Il avait même hésité un instant avant de le lâcher pour que le bras puisse aller au toilette et boire un un coup.
Tom ne voulait pas que la chaleur du corps de son frère ne le quitte, sous aucun prétexte. Il ne le laisserait plus repartir et d'aucune manière leur relation ne redeviendrait ce qu'elle avait été jusque là. Il l'aimait. C'était plus qu'une certitude, c'était une évidence. Jamais il ne pourrait, ne serait-ce qu'envisager de ne le considérer que comme son jumeau. Il était tellement plus. Il était tout.
Tom ne l'avait pas comprit tout de suite, refoulant ses sentiments étranges au fond de lui, mais finalement, c'était tellement trop fort que rien ne pouvait les arrêter. Cela avait débuté par une attirance étrange, par des envies incompréhensibles, par des doutes de plus en plus forts, par des images de plus en plus incontrôlables. Andy avait sûrement sa part de responsabilités dans tout ça, mais il était impossible pour Tom de dire qu'il en voulait à son ami pour cela. Par contre il savait parfaitement pourquoi en ce moment il ne voulait plus le voir.
Est-ce que Bill lisait dans les pensées de son double ou bien est-ce que cela n'était que le fruit du hasard ? Tom ne pu le dire avec certitude lorsque son frère commença à lui parler. Le sujet n'était pas celui qu'il aurait voulu aborder. En fait, il aurait préféré n'en aborder aucun et profiter de la soirée sans rien pour la gâcher ou fausser.
_ « Qu'est-ce qui se passe avec Andy ? Tu me caches un truc toi j'ai l'impression. »
Le brun avait sans nul doute sentit la raideur s'installer dans tout le corps du dreadé lorsqu'il avait formulé sa question. Il le regarda avec interrogation alors que Tom tentait de se sortir de cette conversation. Que pouvait-il bien lui dire ? « Non, y absolument rien, tu te fais des idées » N'allait sûrement pas passer, ils se connaissaient trop pour ça. Lui dire la vérité n'était pas une option envisageable non plus.
_ « Je... Il a fait un truc qu'il aurait pas dû c'est tout. »
_ « Mais... » Commença Bill trop vite interrompu par son jumeau.
_ « Mais rien. Cherche pas s'il te plait »
Le sujet était clos et le regard de Tom imposait à Bill de changer de conversation ou encore mieux, de se taire. Il choisit la dernière option, celle qui lui permettait de se remettre confortablement dans les bras de son frère, de son amant, de son amour. Il ne lâchait pas l'affaire pour autant et Tom le savait. Il connaissait son caractère et sa manie de vouloir tout savoir, tout contrôler.
Le film ne devait pas être très intéressant car ni l'un ni l'autre ne le regardaient plus. Ils avaient trouvé une occupation tellement plus agréable. Était-ce Bill ou bien Tom qui avait commencé ? Ils n'aurait su le dire ni l'un, ni l'autre, mais les faits parlaient d'eux-mêmes. Le dreadé était allongé de tout son long sur le corps brûlant de son jumeau, le caressant et l'embrassant partout. Chaque centimètre de peau était passée au crible fin. Tom en savourait chaque saveur sans se lasser, sans se fatiguer et sans laisser à Bill le loisir d'en faire autant.
Celui-ci ne pouvait que subir cette torture si douce. Les doigts ne l'effleuraient qu'à peine et pourtant il ressentait des ondes de chocs dans tout son corps. La langue léchait le voile satiné de sa peau et Bill ressentait l'électricité partout, du bout de ses doigts qu'il agitait pour toucher, sans sucés, son frère jusqu'au bout de ses orteils qu'il recroquevillait contre les draps, les enfonçant dans le matelas. Il aurait pu jouir ainsi, juste avec ses caresses fragiles et tendres, mais il en voulait tellement plus.
Bill emmêla ses doigts dans les dreads blondes et tira presque sauvagement dessus, contrastant avec la douceur que faisait preuve son jumeau. Il plaqua sa bouche contre celle de Tom et y enfonça sa langue sans retenue. Bill était tellement dur que c'en était douloureusement bon. Les jambes du brun enlacèrent les hanches du blond et leurs sexes se collèrent dans un mouvement brutal, leur arrachant un gémissement d'extase.
Bill était nu alors que le blond était encore totalement habillé, cela aurait paraître inéquitable, mais l'excitation de Bill n'en était que plus grande. Il était totalement offert à son jumau et pour lui, c'était une chose totalement normale et logique. Tom le lui avait dit, ils s'appartenaient l'un l'autre. Il ne ressentait aucune gêne ni aucun malaise, il aimait juste tout ce que son frère le lui faisait, lui donnait.
Les doigts du brun glissèrent des cheveux sur la nuque, griffant tendrement la peau en la faisant frissonner. Il retira le tee-shirt d'un geste expert, comme si déshabiller un homme était chose courante pour lui, ou seulement son Tom finalement. L'envie de le sentir encore plus et de lui donner ce que lui recevait lui ôtait toute appréhension. Ses doigts se faufilèrent sous la ceinture du pantalon, caressèrent la peau douce, palpèrent les fesses musclées. Tom tressaillit et retira les mains de son jumeau de son postérieur. C'était trop tôt pour pouvoir laisser des mains baladeuses s'aventurer vers ce terrain là, même si ces mains étaient celles de son frère.
Bill ne le sentit pas venir, cela le terrassa trop rapidement pour qu'il puisse dire à Tom d'arrêter. Il aurait voulu que cela dure indéfiniment, mais la jouissance avait été totale et soudaine, le prenant de court et sans aucun recours pour l'arrêter, la retarder. Le brun haletait frénétiquement, ne réussissant pas à reprendre un souffle normal. Du peu d'expérience qu'il avait en la matière, cet orgasme là avait été le meilleur, le plus intense et le plus dévastateur. Tom l'avait à peine touché, mais son corps tremblait de partout. Ses doigts n'avaient en aucune manière touché son sexe et pourtant il le sentait encore pulser contre le pantalon rugueux de son jumeau. Sa bouche n'avait pas dépassé la limite de son ventre, pourtant il semblait sentir la chaleur de ses baisers partout sur lui. Bill avait toujours les yeux fermés, mais un détail s'imposa à lui alors qu'il sentait le corps de son jumeau se reposer contre le sien. Tom bandait.
Le blond n'avait apparemment aucune intention d'y remédier, attendant sûrement que cela se calme tout seul. Il aimait juste donner du plaisir à Bill sans rien attendre en retour, ne pensant qu'au plaisir et désir de son frère. Le combler le rendait heureux.
Bill ne semblait pas de cet avis car avec force il retourna son frère et le plaqua contre le matelas, les draps humides de sa chaleur collant à la peau du dreadé. Bill le regarda avec un petit sourire en coin et les yeux brillant. L'envie était là, palpable et intense. De ses doigts fins et agiles il défit la ceinture du blond, d'un geste rapide et précis. Tom n'eut même pas le temps d'hoqueter de surprise que la main du brun se trouvait déjà sur son sexe gorgé de désir. Le tissu de son boxer ne lui avait jusqu'à présent jamais paru si épais et désagréable sur sa peau, mais maintenant, il n'aspirait qu'à le retirer pour sentir avec plus de force la chaleur des doigts de Bill sur son membre. Il s'entendit haleter et Bill n'en demanda pas plus pour lui retirer le vêtement, le glissant rapidement jusqu'aux chevilles du blond.
La vue du sexe de son frère, dressé et imposant attisa sa gourmandise. Jamais il n'avait imaginé fantasmer de la sorte sur un sexe masculin, mais il devait se l'avouer, l'idée de l'avoir de nouveau en bouche, d'entendre son frère gémir son plaisir et peut-être crier son nom suffisait à faire battre son c½ur plus vite et plus fort, cogner frénétiquement dans sa poitrine et faire pulser son sang partout dans son corps. Il ne réfléchit pas plus avant de se pencher pour lécher, doucement d'abord, la peau sensible du gland, rouge et humide. Il sentit le corps de Tom se cambrer et se tendre et il se précipita à mettre tout le membre en bouche, arrachant un cri à son frère. La bouche du brun s'étira dans un sourire de satisfaction. Ce soir, il lui ferait crier son prénom...
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Les jumeaux se réveillèrent en sursaut alors que la sonnette retentissait furieusement dans tout l'appartement. Le soleil brillait violemment dans la chambre et la chaleur était déjà telle que les volets n'auraient pas été superflus. Tom se leva le premier et les images de la nuit lui revinrent en trombe dans la tête lorsqu'il découvrit sa nudité. Bill l'avait sucé de manière si parfaite au goût du blond qu'il n'avait pas mis longtemps à jouir... dans sa bouche. C'était surtout cette partie de la soirée qui le faisait rougir de si bon matin.
Il regarda le réveil alors que Bill tentait de se rendormir. C'était déjà l'après-midi et nul doute qu'il s'agissait d'Andy qui venait leur rendre visite aujourd'hui. Il s'était fait plutôt discret ces derniers jours et cela devait à présent le démanger de venir harceler ses deux jumeaux préférés. Tom se rallongea en soupirant et donnant un coup de coude à Bill.
_ « Vas ouvrir ! C'est ton pote qui viens nous emmerder. »



