Voilà, comme promis, je vous laisse un autre chapitre aujourd'hui et ça, c'est pour vous dire merci de me lire, de me suivre et de le dire...
MERCI.
Bizz.
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Ch. 5
Bill repoussa doucement son fils, mais il ne se laissa pas faire. Il resserra son bras autour de sa taille et enfouit son visage dans son cou. Le brun pouvait sentir les larmes couler silencieusement sur sa peau et finir par mouiller son tee-shirt.
Tom : Excuse-moi, je suis tellement... Désolé. Pardon.
Que faire ? Comment réagir ?
Bill avait les doigts crispés sur les épaules de Tom, tiraillé entre le désir de prolonger cette étreinte ou de l'abréger. Il était perdu. Il aurait aimé enlacer son fils, mais pas donner de faux espoirs à une personne amoureuse. Où pouvait se situer la limite ? Où définir les frontières de ce qui pouvait être accepté ou pas ? Comment reconnaître ce qui est trop de pas assez ?
La père écarta le jeune homme de son corps qui laissa retomber lentement ses bras, conscient qu'il était allé beaucoup trop loin. La tête baissée, ses dreads cachant sûrement sa peine... Il se résignait. Bill releva son visage à l'aide de son index, mais Tom ne le regardait pas, peut-être trop honteux de ses gestes.
Bill : Tom, ne t'en fais pas, c'est... Pas grave, enfin, je ne t'en veux pas, mais... Tu ne dois pas recommencer ce genre de chose. S'il te plait.
Tom : Je sais.
Tom n'avait qu'à peine murmuré ces mots et une larme était tombée de ses yeux lorsqu'il les avait refermé. Comment surmonter tout ça ? Il n'en avait aucune idée. Il était heureux d'une certaine façon car il pouvait de nouveau être proche de son père, mais cela le faisait également souffrir car il pouvait de nouveau être proche de son père...
Comment faire face avec de tels sentiments contradictoires ? Il en voulait tellement plus, mais se méprisait de n'avoir pourtant pas pu se contrôler pour si peu. Il voulait le toucher, mais refusait tout contact. Il voulait tout, mais ne pouvait rien, car il ne réussissait plus à se retenir.
Bill : Tu te prépares, on bouge en ville, OK ? Ça fait une semaine qu'on est cloîtrés ici.
Tom : Hm.
Bill se voulait joyeux et entraînant, passer à autre chose et peut-être retrouver une complicité sans ambiguïtés, c'est ce qu'il espérait tout au fond de lui. Arriverait-il à faire oublier à Tom ses sentiments ? Il allait au moins essayer.
Il se releva du lit pour laisser à son fils le temps de se préparer tranquillement, repartant vers la cuisine pour déjeuner. La journée avait démarrée bizarrement, mais peut-être finirait-elle mieux... Enfin, moins compliquée.
- - - -
Tom marchait lentement derrière son père, regardant le sol défiler sous ses pieds, admirant toutes les couleurs différentes des chewing-gum le jonchant, ne jetant aucun coup d'½il aux boutiques pourtant parfaitement adaptées à son style.
Bill s'arrêta brusquement et se retourna, son fils manquant de justesse de lui rentrer dedans, mais le brun était toujours souriant.
Bill : Je vais m'acheter des clopes, tu en veux ?
Tom : Ouais s'il te plait.
Malgré les circonstances, Bill était heureux... Son fils lui parlait normalement, lui répondait sans hurler, sans l'injurier, sans se sauver. Il était persuadé que les choses allaient s'arranger, il voulait y croire de tout son c½ur.
Bill s'éloigna, laissant Tom seul dans la rue, pas que ce soit un réel problème puisqu'il avait l'habitude depuis longtemps de traîner. Cependant, en ressortant du bureau de tabac, le brun paniqua un peu... Il avait disparu. Il ne le voyait nul part.
Il courut un peu à droite à gauche, essayant de garder un calme relatif. En moins de cinq minutes il angoissait totalement jusqu'à passer devant une petite rue déserte, enfin presque. Tom se trouvait là en compagnie d'un jeune homme, sûrement un dealer au vue de l'échange qu'ils étaient en train de faire. Quand le jeune homme aperçu l'adulte à quelques mètres d'eux, il prit la fuite, les jambes à son cou et Tom se retourna pour tomber nez à nez avec son père. Il sursauta sous le choc de cette surprise avant de souffler fortement.
Tom : Putain tu m'as foutu les boules, je croyais que c'était les flics.
Bill : Il aurait mieux valu pour toi.
Tom : Hein ?
Bill : Viens, on rentre.
Tom : Arrêtes, qu'est-ce tu me fais là ? Toi aussi tu fumes.
Bill : Oui, mais moi je suis assez intelligent pour pas me faire prendre en train d'acheter de la drogue.
Tom : Oui, bah c'est bon, c'est pas grave, c'est que toi.
Bill se retourna d'un coup, le regardant droit dans les yeux.
Bill : « Que moi » ? Ça fait toujours plaisir. J'espère que tu dragues les nénettes mieux que ça...
Ils rougirent en même temps, le brun avait parlé sans trop réfléchir et se rendait compte à présent de la grosseur de l'ânerie qu'il venait de sortir. Tom avait écarquillé les yeux et ne pouvait à présent plus lâcher son père du regard, il était gêné et ne savait vraisemblablement comment se sortir de cette situation.
Bill : Je... Enfin, non, c'est pas ce que je voulais dire, mais... Je...
Tom, pour toute réponses, se mit à rire aux éclats. Voir son père ainsi troublé le faisait littéralement mourir de rire et ce fut contagieux car Bill fit de même. Ils rirent jusqu'à en pleurer et se tenir le ventre.
Une fois calmé, le dreadé se redressa, commençant déjà à partir...
Tom : Et t'inquiètes pas, je n'ai aucun souci niveau drague, ma tronche suffit généralement à les faire tous craquer.
Bill : J'en doute pas... Tous ?
Tom pressa le pas et Bill n'insista pas, s'il ne voulait pas en parler il n'allait pas le forcer, mais il ne pouvait s'empêcher de se pincer les lèvres à l'idée de l'imaginer avec un garçon. Il avait du mal... Il n'avait pas réfléchit à ce que le fait que Tom l'aime impliquait jusqu'à présent... Il était bi ?
Il marchèrent un long moment dans les rues, tournant au grès de leur humeur, flânant sans but réel. Ils découvraient la ville ensemble et l'atmosphère était on ne plus joyeuse... Ils riaient et réussissaient à se parler sans détours, sans accrocs et presque sans gêne. Bien sûr ils n'abordaient aucun sujet délicat, mais il fallait qu'ils se réapprennent tranquillement, à leur rythme.
Ils mangèrent dans un petit resto sans prétention mais délicieux. Bill s'inquiétait un peu, Tom n'avait qu'à peine touché à son assiette et quand il lui avait demandé, le dreadé avait juste répondu « pas faim ».
En début d'après midi, Bill avait dit à son fils qu'il devait aller faire les courses pour la maison, mais Tom avait gentiment décliné l'invitation de l'accompagner. Il se retrouvait donc seul et errait de ci de là, jusqu'à apercevoir une bande de jeunes gens un peu plus loin. Il ne connaissait personne ici à part le dealer à qui il avait eu affaire un peu plus tôt et au fond, il était timide.
Il passa à côté d'eux sans trop les regarder, mais une jeune fille plutôt mignonne l'interpella.
Fille : Eh beau gosse, t'es tout seul ?
Tom : Non, tu vois pas, on est plein dans mon froc ?
Le groupe rit un peu, la fille était vexée, elle devait être l'une des meneuses et n'aimait vraisemblablement pas se faire rembarrer de la sorte, mais le blond s'en moquait complètement.
Gars : Salut, moi c'est Matt, t'as des trucs de prévu ? Sinon viens avec nous.
Le dit Matt avait serré la main du nouveau venu en le tirant un peu dans la bande. Il avait l'air vraiment sympa et plutôt pas mal, quoi que trop petit au goût de Tom. Tous se présentèrent, il y avait donc Matt, un certain Gus, un Georg qui avait l'air drôle et déconneur, Stephen... Lui était carrément bandant « de la viande fraîche » fut ce que Tom pensa et le regardant, sûrement trop intensément car celui-ci tourna la tête en rougissant « tiens j'ai peut-être une chance avec lui, il a pas l'air hétéro à cent pour cent », puis les filles se présentèrent à leur tour, jouant toutes de leurs charmes pour essayer de faire craquer le nouveau.
Sally, elle était très belle et c'est la seule que Tom remarqua vraiment, les autres étaient un peu quelconque à son goût, mais elle... Elle était superbe. Malheureusement pour lui, elle semblait en couple avec Gus... « merde »
Au bout d'une heure à parler avec eux, le blond se sentait parfaitement à l'aise et les suivit donc dans un bar d'à côté. Leur repère d'après leur dire, était un endroit branché, plein de monde, avec de la bonne musique et des gens qui dansaient collé-serré. Il y faisait chaud et l'odeur d'alcool et de tabac avait envahit le nez de Tom à peine avait-il franchi la porte... Il aimait ça.
Bien-sûr il était mineur, bien-sûr il ne pouvait officiellement pas boire, mais ce qu'il avait dans les poches l'aidait à passer une bonne soirée et les verres de ses nouveaux amis circulaient librement et certains étaient majeurs...
Tom se faisait ouvertement draguer, aussi bien par des filles que des garçons, il était très populaire et le savait parfaitement bien, cependant, personne ne l'intéressait réellement. Oui il aimait son père, mais ne s'était jamais refusé une partie de jambe en l'air sachant que ses sentiments étaient à sens unique et sans espoir.
Son attention fut attirée par un homme au fond de la salle qui semblait le regarder depuis déjà un petit moment, il s'en approcha, sensuellement. Tom puait le sexe et tout le monde le remarquait, mais très peu pouvait se vanter de l'avoir eu. Il s'assit sur le tabouret en face de l'inconnu, le fixant dans le blanc des yeux et prit son verre, contenant ce qui semblait être de la vodka, et commença à le boire, sans lâcher le regard de l'autre. Il le reposa en se léchant les lèvres pour rattraper une goutte d'alcool... L'homme n'en avait pas loupé une miette...
Tom : Je te plais ?
Homme : Et comment !
Tom : Tu t'appelles ?
Homme : Will.
Tom approcha sa main et retira le bonnet sur la tête du fameux Will et un sourire se mit à orner ses lèvres... L'homme n'avait pas bougé et s'était laissé faire. Apparemment ce que ce que Tom voyait avait l'air de lui plaire...
Tom : Enchanté, moi c'est Tom.
Ils se serrèrent la main et pour le reste, tout était clair entre eux. Ils se levèrent ensemble pour aller danser un peu. Celui qui allait devenir le nouvel amant de Tom était assez grand, mince et brun... Les cheveux longs. Il semblait avoir une vingtaine d'années. Il avait les mains douces et déjà celles-ci se baladaient sur le dos du blond, les rapprochant un peu l'un de l'autre. Will avait l'air pressé, mais Tom, lui, prenait son temps... Il avait tout son temps et rien qui ne l'attendait après ça... Autant faire durer.
L'homme devenait entreprenant et Tom n'aimait pas spécialement se donner en spectacle, il le calma donc en lui disant qu'il finirait chez lui à condition de ralentir ici. C'est ce moment que choisit Bill pour appeler son fils. Lorsque ce dernier répondit, le bruit de fond était beaucoup trop fort pour qu'il puisse entendre quoi que ce soit, il sortit donc un instant du bar. L'air frais lui fouetta le visage, ils étaient pourtant encore en plein mois de juin, les soirées auraient du être chaudes à cette heure-ci.
Bill : T'es où ?
Tom : Dans un bar pourquoi ?
Bill : Je... Avec qui ?
Tom : Des jeunes que j'ai rencontré tout à l'heure.
Bill : Tu veux que je vienne te chercher ? Il va commencer à se faire tard là... J'aimerais que tu tardes pas trop.
Tom : Tu joues au père là ?
Bill : Tom !!
Tom : Ok ok, c'est bon t'inquiètes je rentre bientôt, je me débrouille.
Bill : Ok. A toute.
Tom : Ouais.
Will était sorti à la suite de Tom et s'était allumé une cigarette en attendant, pendant que le blond tirait sur son joint. Il se fit la remarque à lui-même qu'il fumait sûrement de trop...
Le brun coupa le silence qui s'installait, il avait entendu toute la conversation et se posait à présent quelques questions.
Will : Tu dois rentrer ?
Tom : Hm. Désolé, ce sera pour la prochaine fois.
Will : Tu as... Quel âge ?
Tom : Bientôt 17.
Will : Merde.
Tom sourit un peu à cette réplique et le regarda... Il était vraiment pas mal, oui c'était une pâle copie de son père, mais c'était mieux que rien.
Tom : T'inquiètes c'est bon, y a pas de problème.
Will : Sûr ?
Tom : Si je te le dis.
Will : Je te raccompagne.
Tom : Ok. Merci. Je vais prévenir les autres.
Cela faisait peut-être à peine quelques heures qu'ils les connaissaient, mais il ne voulait pas les perdre de vue, ils avaient l'air bien ces mecs. Il rentra donc une dernière fois dans le bar à la recherche du premier venu et cela tomba sur Gus.
Tom : Bon, je m'en vais. A une prochaine fois peut-être.
Gus : Comment ça peut-être ? File moi ton numéro on s'appelle.
Ils échangèrent donc leurs numéros et Gus commençait à rougir un peu, ne sachant trop comment agir apparemment. Le dreadé rigola un peu devant la maladresse de son nouvel ami
Tom : Quoi ?
Gus : Tu... Pars avec ce mec ?
Tom : Oui... Ça te dérange ?
Gus : Non, non, du tout, c'était juste de la curiosité.
Tom : Ok. Allez, à plus.
Il se dire au revoir et Tom retrouva Will qui l'attendait dans sa voiture. En route, le brun avait passé sa main dans le pantalon du jeune homme et le caressait à l'en faire gémir. Ils avaient de plus en plus de mal à se contenir et arrivé devant la maison, Will ne coupa pas le moteur, se détacha simplement.
Il s'avança vers Tom et colla sa bouche à la sienne. Leurs langues jouaient ensemble et les doigts enroulés autour du sexe du plus jeune lui faisaient perdre pied. Les baisers étaient intenses et sauvages. L'odeur suave de Will enivrait ses sens, mais ce n'était pas Bill. La main sur son membre le faisait vibrer, mais ce n'était pas Bill. Ses cheveux lui chatouillaient le visage agréablement, mais ce n'était pas Bill. Il était pourtant ressemblant, mais ce n'était pas lui.
Tom imaginait des ongles manucurés sur cette main, un piercing excitant sur cette langue, un parfum épicé sur cette peau... Comme à chaque fois, Tom s'imaginait son père dans ses bras.
Will était tout contre Tom et le surplombait. Il était un peu plus grand que lui et son corps sur le sien l'empêchait de bouger, mais même sans cela, il n'aurait sûrement rien fait pour le repousser. Le dreadé était collé contre la vitre, son pantalon ouvert et le tee-shirt relevé, son torse frissonnant aux contact des caresses et du froid environnant.
Bill : Auriez-vous l'amabilité d'enlever votre langue de la bouche de mon fils s'il vous plait ?