Ch.21
Ils essayaient de reprendre une respiration normale. Tom chuchota un faible « merci » à peine audible, mais qui donna le sourire à Bill. Ils restèrent encore de très longues minutes ainsi, savourant les dernières vagues de frissons qui les parcouraient. Ils soupiraient de bien-être et aucun des deux ne voulait bouger jusqu'à ce qu'ils entendent le gargouillis sonore que fit le ventre de Tom. Ils rigolèrent, puis le brun se dégagea de dessus le corps du dreadé.
Le blond ressentit un vent froid prendre la place qu'occupait, il y a encore quelques secondes, son petit ami. Il aurait aimé que cette chaleur l'envahisse pour toujours et ressentir ce bonheur indéfiniment. Il s'assit dans le lit, se frottant les yeux encore irrités par tant de larmes.
Tom : Douche ou p'tit déj' ?
Bill : Je crève de faim, mais vu notre état je crois qu'il vaut mieux opter pour la douche en fait.
Tom sourit en regardant son torse puis celui de Bill. Effectivement la douche s'imposait. Le brun se leva et les joues de Tom changèrent de couleur, virant progressivement du rose au rouge coquelicot, en apercevant son propre sperme couler doucement le long des cuisses de son amant.
Bill : Tu viens !?
Tom : Heu, oui, j'arrive.
Tom attrapa puis enfila rapidement son boxer qui traînait sur le sol. Il prit des affaires propres dans son armoire et commença à sortir de sa chambre. Bill le suivit, mais était un peu gêné tout de même.
Bill : Tu m'excuses si je reste dans cette tenue pour l'instant, mais je...
Tom : Oui oui, j'ai comprit.
Tom avait ouvert la porte sur une petite salle de bain. Rien de spécial, rien de chic ou de vraiment original, pas de grande baignoire ou de radiateur porte serviettes, juste une douche et un lavabo avec son meuble. Il sortit une serviette propre et la tendit à Bill.
Tom : Vas-y commence, j'irais après. Si t'as besoin de quelque chose tu demandes.
Bill : Non.
Tom : Hein ?
Bill : Tu crois vraiment t'en sortir comme ça ? Tu viens avec moi.
Bill joignit le geste à la parole en attirant Tom contre lui et refermant la porte derrière eux. Il le repoussa contre le mur d'à côté et commençait déjà à déposer de tendres baisers sur le torse finement musclé de son petit ami. Sa main s'activait sur son membre qui se réveillait petit à petit, ne demandant que davantage de caresse, davantage de tendresse.
Tom : Et c'est moi que tu traitais de pervers !?
Bill : Bien sûr que c'est toi. T'as qu'à pas être aussi bandant.
Bill colla son corps nu contre celui du dreadé pour illustrer ses dires. Tom gémit en sentant le sexe nettement gonflé de celui-ci. Il inversa les rôles en plaquant le corps de l'androgyne contre le mur froid et carrelé. Il le caressa et l'embrassa tendrement. Bill se cambrait sous ses intentions et commençait déjà à haleter. Il frissonnait de froid, d'envie et de désir.
Tom descendait lentement, toujours plus bas, goûtant même au passage sa propre semence encore présente sur le ventre du brun, enfin timidement, du bout de la langue, avant de continuer sa descente. Bill sourit à la vue du blond, une moue de dégoût sur le visage, le nez légèrement retroussé pour montrer qu'il n'aimait pas, mais il souriait également.
Il se retrouva devant le sexe de Bill et soudainement le lécha sur toute sa longueur, ce qui arracha un cri de surprise et de plaisir au brun. Ses doigts se crispèrent instantanément sur les dreads de Tom... Mais celui-ci remonta d'un coup, faisant de nouveau face à ce visage qu'il aimait tant.
Tom : Bon aller, à la douche !
Bill : Quoi ? T'es un salaud. Tu peux pas me faire ça !!
Tom : Si je peux.
Tom riait en retirant le seul vêtement qui ne cachait absolument pas son corps et en entrant dans la douche. Le brun resta bloqué quelques instants sur place avant de s'avancer à son tour, un sourire pervers sur les lèvres.
Bill : Je vais te violer. T'es prévenu.
Tom ne bougea pas d'un millimètre en sentant Bill rentrer dans la douche, en sentant sa peau se coller à la sienne, en sentant son souffle sur sa peau, en sentant ses baisers et morsures dans son cou, en sentant son sexe se frotter contre ses fesses. Il gémit même lorsque le pénis de Bill cogna contre son entrée, mais il se retourna, tendant la bouteille de gel douche, un sourire sadique sur le visage.
Tom : D'abord on se lave.
Bill : Mais t'es pas humain toi. Tu comptes me torturer encore longtemps ?
Tom : Un petit moment oui...
Bill feintait la crise de larmes, mais bien sûr cela ne marcha pas et il dut se résigner, le membre fièrement dressé, à se laver. Tom riait et Bill, malgré la moue enfantine qu'il placardait sur son visage pour montrer qu'il essayait de bouder, était heureux.
Le bonheur est-il éphémère ou dure t-il toujours ?
A cet instant, ils auraient put jurer tous les deux qu'il était éternel.
La douche finit, le séchage expédié, Bill attrapa son boxer pour l'enfiler, mais Tom l'arrêta dans son élan. Il arracha presque le bout de tissu des mains de son propriétaire et le jeta de l'autre côté de la pièce. Il attrapa les cuisses du brun et le releva brusquement pour l'asseoir sur le meuble et se placer entre.
Tom : T'as pas oublié quelque chose par hasard ?
Bill : Non, je vois pas.
Tom rapprocha le corps du brun contre lui en tirant sur ses fesses, faisant frotter leurs virilités entre elles.
Tom : T'es sûr ?
Le dreadé continuait ses mouvements lancinant contre le corps de Bill. Leurs sexes parfaitement réveillés leurs procuraient une sensation excitante et orgasmique, la chaleur de l'autre se propageant et accroissant davantage leur désir.
Ils gémissaient et Bill avait bien dû mal à se retenir de tout lâcher... Lâcher ses cris... Lâcher ses émotions... Lâcher ses pulsions...
Il repoussa Tom et sauta du meuble.
Bill : Oui je suis sûr.
Il lui tira la langue et partit en courant. Les éclats de rires envahissaient la maison. Tom le rattrapa seulement une fois arrivé dans sa chambre et lui fit un plaquage digne d'un rugbyman. Ils se retrouvèrent allongés sur le lit. Le blond chatouillait son petit ami qui riait à en pleurer.
Bill : Arrêtes... Pitié...
Bill n'en pouvait plus, il en avait mal au ventre de tellement rire et c'était contagieux car Tom aussi en avait mal partout. Ses chatouilles devenaient de plus en plus douces, ses gestes de plus en plus tendres. Le fou rire se calma et ils essuyèrent les larmes de joies qui avaient coulé sur leurs visages.
Bill enlaçait le blond et respirait à pleins poumons son odeur, enfouissant son visage dans son cou et serrant chaque seconde davantage ce corps. Tom l'embrassait et le léchait, suçotait sa peau et déviait de plus en plus vers le sud, région si chaude de son corps. Leurs sexes n'en demandaient pas tant pour se gorger à nouveau de désir.
Bill se cambra en arrière, serrant le drap de ses doigts fins, s'en faisant blanchir les jointures... Tom le suçait... Tom lui donnait un plaisir auquel il avait déjà goûté maintes fois, mais qui avec lui, avait un goût inconnu, un goût de merveilleux, un goût de bonheur et de joie.
Est-ce ça le pouvoir de l'amour ?
Tom prenait du plaisir à le voir se tordre sous ses caresses, à l'entendre gémir sous ses assauts, à le sentir frémir sous ses baisers. Il se sentait fort, il se sentait grand, il se sentait aimé, il se sentait libre.
Est-ce ça le pouvoir de l'amour ?
Bill encadra le visage du blond de ses mains pour le faire remonter vers lui. Leurs yeux pétillaient d'une lueur nouvelle, encore plus belle qu'avant. Le brun était heureux et Tom, pour la première fois, ne pensait à rien d'autre... Juste à ce moment, à cet instant de complicité et d'amour. Leurs coeurs auraient pu battre d'un même mouvement tellement ils se sentaient unis l'un à l'autre, l'impression de ne faire qu'un avec l'autre, l'impression d'être complet.
Est-ce ça le pouvoir de l'amour ?
Oui c'est ça. L'amour rend heureux. L'amour rend aveugle et sourd, et l'amour rend bête, car l'amour ne peut pas briser les chaînes, l'amour ne force pas les barrages, l'amour ne cicatrise pas les plaies, l'amour ne délivre pas de ses démons.
Etre toujours heureux est impossible, seul attraper de petits moments de bonheur suffit à donner le sourire et chaque jour il faut recommencer. Chaque jour il faut trouver ce qui nous fait avancer. Chaque jour il faut se réinventer. Chaque jour il faut récupérer ses joies et chasser ses peines. C'est ça être heureux... Un combat de tous les jours pour sauver son bonheur... Pour le garder.
Tom à enfin trouvé le sien... Il ne se contenterait plus de survivre pour payer ses fautes, il allait vivre pour lui, pour Bill, pour le garder. C'était lui son bonheur.
Il l'embrassa comme jamais il ne l'avait fait, mélangeant tous ses sentiments pour n'en former qu'un seul et unique... Pour lui montrer par des gestes ce qu'il ne pouvait expliquer par des mots. Bill comprit-il à cet instant qu'il était l'unique raison de vivre du dreadé ? Sans aucun doute car des larmes inondaient de nouveau ses yeux. Jamais il n'avait autant pleuré de sa vie. Jamais il n'avait autant pleuré pour quelqu'un, mais paradoxalement, il était heureux et souriait.
Bill écarta ses jambes et força Tom à se rapprocher, à se coller à lui. Leurs membres se touchaient, se caressaient. Les mollets du brun appuyaient contre les fesses de Tom pour approfondir le contact. Il en voulait plus.
Bill : Fais moi l'amour... Tout de suite. Je te veux en moi... Je veux te sentir, j'en peux plus.
Tom, pour seule réponse, cracha dans sa main et appliqua sa salive sur son sexe. Il pénétra très lentement son amant. Ils l'avaient fait il n'y a pas longtemps, mais c'était plus fort que lui, il ne voulait pas le blesser ou lui faire mal. Tendrement, les à-coups devenaient plus rythmés. Délicatement, les baisers devenaient plus torrides.
Au bout de quelques minutes, ils ni avait plus rien de tendre dans leur rapport, juste du plaisir presque bestial. Les gémissements emplissaient leurs oreilles. L'amour était bien sûr toujours présent, mais à cet instant, c'est le désir qui dictait leurs gestes.
Les coups de bassins étaient profonds et amples, les cris plus forts, et les baisers et douces caresses avaient laissés placent aux morsures et griffures. Les vas et viens étaient brutaux et Bill gémissait de plaisir à chaque fois que Tom touchait sa prostate, la frappait de plein fouet.
Tom tirait légèrement une mèche de cheveux du brun, les doigts crispés tandis que ses dents mordaient le cou qui s'offrait à elles. De son autre main il retenait une des jambes de Bill pour pouvoir le pénétrer encore plus loin. L'androgyne griffait assez violemment le dos du dreadé, mais celui-ci ne sentait à peine cette souffrance, le plaisir étant trop intense, la souffrance plus douce de ce qu'il avait l'habitude d'endurer jusqu'à présent.
Ils se libérèrent au même instant, dans un même cri, dans un même plaisir. Bill fut surprit de sentir des larmes dans son cou, des bras se resserrer autour de lui, un corps se blottir contre son torse. Il ne pû cacher plus longtemps sa panique. Il enlaça lui aussi son petit ami du plus fort qu'il put.
Bill : Qu'est-ce qu'il y a mon amour ?
Tom : Je t'en supplie ne m'abandonne pas. J'aurais pas la force de me battre sans toi.
Bill : Je... Je serais là Tom. Toujours. C'est promit.
Ils restèrent un peu comme ça, dans les bras l'un de l'autre avant que Tom ne relève la tête dans un petit sourire.
Tom : Une autre douche ?
Bill : Hm. Pas le choix.
Tom se reposa une dernière fois sur le corps du brun et l'embrassa délicatement.
Bill : Je t'aime mon amour.
Tom : Moi aussi Bill. Je t'aime plus que tout.
Ils reprirent rapidement une douche avant d'enfin pouvoir s'habiller. La bonne humeur était de retour et les rires qui allaient avec. Cependant en descendant l'escalier, Tom s'arrêta net. Un frisson parcourut son corps et son coeur dû louper plusieurs battements, son sang se glaça dans ses veines. Il était finit. Bill lui fonça littéralement dedans et jura un peu dans son dos, cherchant à comprendre ce qui se passait il regarda plus loin et là, il se figea également sur place, s'agrippant à son tee-shirt de toutes ses forces.
Tom : Va-t-en Bill.
Bill : Mais je...
Tom : S'il te plait.
Bill : Non, je veux pas.
Tom : Je te rejoins chez toi dans pas longtemps d'accord ? Laisse moi lui parler.
Bill : Une heure. J'attends pas plus avant de r'abouler.
Tom : Ok.
Bill finit de descendre les quelques marches et passa devant Estelle qui ne lui adressa aucun regard. Elle était là, assise sur le canapé, les jambes et bras croisés. Elle attendait. Depuis combien de temps était-elle là ? La haine se lisait dans ses yeux et Bill ne put s'empêcher de regarder une dernière fois l'homme qu'il aimait avant de sortir de sa maison, la peur au ventre.
Ils essayaient de reprendre une respiration normale. Tom chuchota un faible « merci » à peine audible, mais qui donna le sourire à Bill. Ils restèrent encore de très longues minutes ainsi, savourant les dernières vagues de frissons qui les parcouraient. Ils soupiraient de bien-être et aucun des deux ne voulait bouger jusqu'à ce qu'ils entendent le gargouillis sonore que fit le ventre de Tom. Ils rigolèrent, puis le brun se dégagea de dessus le corps du dreadé.
Le blond ressentit un vent froid prendre la place qu'occupait, il y a encore quelques secondes, son petit ami. Il aurait aimé que cette chaleur l'envahisse pour toujours et ressentir ce bonheur indéfiniment. Il s'assit dans le lit, se frottant les yeux encore irrités par tant de larmes.
Tom : Douche ou p'tit déj' ?
Bill : Je crève de faim, mais vu notre état je crois qu'il vaut mieux opter pour la douche en fait.
Tom sourit en regardant son torse puis celui de Bill. Effectivement la douche s'imposait. Le brun se leva et les joues de Tom changèrent de couleur, virant progressivement du rose au rouge coquelicot, en apercevant son propre sperme couler doucement le long des cuisses de son amant.
Bill : Tu viens !?
Tom : Heu, oui, j'arrive.
Tom attrapa puis enfila rapidement son boxer qui traînait sur le sol. Il prit des affaires propres dans son armoire et commença à sortir de sa chambre. Bill le suivit, mais était un peu gêné tout de même.
Bill : Tu m'excuses si je reste dans cette tenue pour l'instant, mais je...
Tom : Oui oui, j'ai comprit.
Tom avait ouvert la porte sur une petite salle de bain. Rien de spécial, rien de chic ou de vraiment original, pas de grande baignoire ou de radiateur porte serviettes, juste une douche et un lavabo avec son meuble. Il sortit une serviette propre et la tendit à Bill.
Tom : Vas-y commence, j'irais après. Si t'as besoin de quelque chose tu demandes.
Bill : Non.
Tom : Hein ?
Bill : Tu crois vraiment t'en sortir comme ça ? Tu viens avec moi.
Bill joignit le geste à la parole en attirant Tom contre lui et refermant la porte derrière eux. Il le repoussa contre le mur d'à côté et commençait déjà à déposer de tendres baisers sur le torse finement musclé de son petit ami. Sa main s'activait sur son membre qui se réveillait petit à petit, ne demandant que davantage de caresse, davantage de tendresse.
Tom : Et c'est moi que tu traitais de pervers !?
Bill : Bien sûr que c'est toi. T'as qu'à pas être aussi bandant.
Bill colla son corps nu contre celui du dreadé pour illustrer ses dires. Tom gémit en sentant le sexe nettement gonflé de celui-ci. Il inversa les rôles en plaquant le corps de l'androgyne contre le mur froid et carrelé. Il le caressa et l'embrassa tendrement. Bill se cambrait sous ses intentions et commençait déjà à haleter. Il frissonnait de froid, d'envie et de désir.
Tom descendait lentement, toujours plus bas, goûtant même au passage sa propre semence encore présente sur le ventre du brun, enfin timidement, du bout de la langue, avant de continuer sa descente. Bill sourit à la vue du blond, une moue de dégoût sur le visage, le nez légèrement retroussé pour montrer qu'il n'aimait pas, mais il souriait également.
Il se retrouva devant le sexe de Bill et soudainement le lécha sur toute sa longueur, ce qui arracha un cri de surprise et de plaisir au brun. Ses doigts se crispèrent instantanément sur les dreads de Tom... Mais celui-ci remonta d'un coup, faisant de nouveau face à ce visage qu'il aimait tant.
Tom : Bon aller, à la douche !
Bill : Quoi ? T'es un salaud. Tu peux pas me faire ça !!
Tom : Si je peux.
Tom riait en retirant le seul vêtement qui ne cachait absolument pas son corps et en entrant dans la douche. Le brun resta bloqué quelques instants sur place avant de s'avancer à son tour, un sourire pervers sur les lèvres.
Bill : Je vais te violer. T'es prévenu.
Tom ne bougea pas d'un millimètre en sentant Bill rentrer dans la douche, en sentant sa peau se coller à la sienne, en sentant son souffle sur sa peau, en sentant ses baisers et morsures dans son cou, en sentant son sexe se frotter contre ses fesses. Il gémit même lorsque le pénis de Bill cogna contre son entrée, mais il se retourna, tendant la bouteille de gel douche, un sourire sadique sur le visage.
Tom : D'abord on se lave.
Bill : Mais t'es pas humain toi. Tu comptes me torturer encore longtemps ?
Tom : Un petit moment oui...
Bill feintait la crise de larmes, mais bien sûr cela ne marcha pas et il dut se résigner, le membre fièrement dressé, à se laver. Tom riait et Bill, malgré la moue enfantine qu'il placardait sur son visage pour montrer qu'il essayait de bouder, était heureux.
Le bonheur est-il éphémère ou dure t-il toujours ?
A cet instant, ils auraient put jurer tous les deux qu'il était éternel.
La douche finit, le séchage expédié, Bill attrapa son boxer pour l'enfiler, mais Tom l'arrêta dans son élan. Il arracha presque le bout de tissu des mains de son propriétaire et le jeta de l'autre côté de la pièce. Il attrapa les cuisses du brun et le releva brusquement pour l'asseoir sur le meuble et se placer entre.
Tom : T'as pas oublié quelque chose par hasard ?
Bill : Non, je vois pas.
Tom rapprocha le corps du brun contre lui en tirant sur ses fesses, faisant frotter leurs virilités entre elles.
Tom : T'es sûr ?
Le dreadé continuait ses mouvements lancinant contre le corps de Bill. Leurs sexes parfaitement réveillés leurs procuraient une sensation excitante et orgasmique, la chaleur de l'autre se propageant et accroissant davantage leur désir.
Ils gémissaient et Bill avait bien dû mal à se retenir de tout lâcher... Lâcher ses cris... Lâcher ses émotions... Lâcher ses pulsions...
Il repoussa Tom et sauta du meuble.
Bill : Oui je suis sûr.
Il lui tira la langue et partit en courant. Les éclats de rires envahissaient la maison. Tom le rattrapa seulement une fois arrivé dans sa chambre et lui fit un plaquage digne d'un rugbyman. Ils se retrouvèrent allongés sur le lit. Le blond chatouillait son petit ami qui riait à en pleurer.
Bill : Arrêtes... Pitié...
Bill n'en pouvait plus, il en avait mal au ventre de tellement rire et c'était contagieux car Tom aussi en avait mal partout. Ses chatouilles devenaient de plus en plus douces, ses gestes de plus en plus tendres. Le fou rire se calma et ils essuyèrent les larmes de joies qui avaient coulé sur leurs visages.
Bill enlaçait le blond et respirait à pleins poumons son odeur, enfouissant son visage dans son cou et serrant chaque seconde davantage ce corps. Tom l'embrassait et le léchait, suçotait sa peau et déviait de plus en plus vers le sud, région si chaude de son corps. Leurs sexes n'en demandaient pas tant pour se gorger à nouveau de désir.
Bill se cambra en arrière, serrant le drap de ses doigts fins, s'en faisant blanchir les jointures... Tom le suçait... Tom lui donnait un plaisir auquel il avait déjà goûté maintes fois, mais qui avec lui, avait un goût inconnu, un goût de merveilleux, un goût de bonheur et de joie.
Est-ce ça le pouvoir de l'amour ?
Tom prenait du plaisir à le voir se tordre sous ses caresses, à l'entendre gémir sous ses assauts, à le sentir frémir sous ses baisers. Il se sentait fort, il se sentait grand, il se sentait aimé, il se sentait libre.
Est-ce ça le pouvoir de l'amour ?
Bill encadra le visage du blond de ses mains pour le faire remonter vers lui. Leurs yeux pétillaient d'une lueur nouvelle, encore plus belle qu'avant. Le brun était heureux et Tom, pour la première fois, ne pensait à rien d'autre... Juste à ce moment, à cet instant de complicité et d'amour. Leurs coeurs auraient pu battre d'un même mouvement tellement ils se sentaient unis l'un à l'autre, l'impression de ne faire qu'un avec l'autre, l'impression d'être complet.
Est-ce ça le pouvoir de l'amour ?
Oui c'est ça. L'amour rend heureux. L'amour rend aveugle et sourd, et l'amour rend bête, car l'amour ne peut pas briser les chaînes, l'amour ne force pas les barrages, l'amour ne cicatrise pas les plaies, l'amour ne délivre pas de ses démons.
Etre toujours heureux est impossible, seul attraper de petits moments de bonheur suffit à donner le sourire et chaque jour il faut recommencer. Chaque jour il faut trouver ce qui nous fait avancer. Chaque jour il faut se réinventer. Chaque jour il faut récupérer ses joies et chasser ses peines. C'est ça être heureux... Un combat de tous les jours pour sauver son bonheur... Pour le garder.
Tom à enfin trouvé le sien... Il ne se contenterait plus de survivre pour payer ses fautes, il allait vivre pour lui, pour Bill, pour le garder. C'était lui son bonheur.
Il l'embrassa comme jamais il ne l'avait fait, mélangeant tous ses sentiments pour n'en former qu'un seul et unique... Pour lui montrer par des gestes ce qu'il ne pouvait expliquer par des mots. Bill comprit-il à cet instant qu'il était l'unique raison de vivre du dreadé ? Sans aucun doute car des larmes inondaient de nouveau ses yeux. Jamais il n'avait autant pleuré de sa vie. Jamais il n'avait autant pleuré pour quelqu'un, mais paradoxalement, il était heureux et souriait.
Bill écarta ses jambes et força Tom à se rapprocher, à se coller à lui. Leurs membres se touchaient, se caressaient. Les mollets du brun appuyaient contre les fesses de Tom pour approfondir le contact. Il en voulait plus.
Bill : Fais moi l'amour... Tout de suite. Je te veux en moi... Je veux te sentir, j'en peux plus.
Tom, pour seule réponse, cracha dans sa main et appliqua sa salive sur son sexe. Il pénétra très lentement son amant. Ils l'avaient fait il n'y a pas longtemps, mais c'était plus fort que lui, il ne voulait pas le blesser ou lui faire mal. Tendrement, les à-coups devenaient plus rythmés. Délicatement, les baisers devenaient plus torrides.
Au bout de quelques minutes, ils ni avait plus rien de tendre dans leur rapport, juste du plaisir presque bestial. Les gémissements emplissaient leurs oreilles. L'amour était bien sûr toujours présent, mais à cet instant, c'est le désir qui dictait leurs gestes.
Les coups de bassins étaient profonds et amples, les cris plus forts, et les baisers et douces caresses avaient laissés placent aux morsures et griffures. Les vas et viens étaient brutaux et Bill gémissait de plaisir à chaque fois que Tom touchait sa prostate, la frappait de plein fouet.
Tom tirait légèrement une mèche de cheveux du brun, les doigts crispés tandis que ses dents mordaient le cou qui s'offrait à elles. De son autre main il retenait une des jambes de Bill pour pouvoir le pénétrer encore plus loin. L'androgyne griffait assez violemment le dos du dreadé, mais celui-ci ne sentait à peine cette souffrance, le plaisir étant trop intense, la souffrance plus douce de ce qu'il avait l'habitude d'endurer jusqu'à présent.
Ils se libérèrent au même instant, dans un même cri, dans un même plaisir. Bill fut surprit de sentir des larmes dans son cou, des bras se resserrer autour de lui, un corps se blottir contre son torse. Il ne pû cacher plus longtemps sa panique. Il enlaça lui aussi son petit ami du plus fort qu'il put.
Bill : Qu'est-ce qu'il y a mon amour ?
Tom : Je t'en supplie ne m'abandonne pas. J'aurais pas la force de me battre sans toi.
Bill : Je... Je serais là Tom. Toujours. C'est promit.
Ils restèrent un peu comme ça, dans les bras l'un de l'autre avant que Tom ne relève la tête dans un petit sourire.
Tom : Une autre douche ?
Bill : Hm. Pas le choix.
Tom se reposa une dernière fois sur le corps du brun et l'embrassa délicatement.
Bill : Je t'aime mon amour.
Tom : Moi aussi Bill. Je t'aime plus que tout.
Ils reprirent rapidement une douche avant d'enfin pouvoir s'habiller. La bonne humeur était de retour et les rires qui allaient avec. Cependant en descendant l'escalier, Tom s'arrêta net. Un frisson parcourut son corps et son coeur dû louper plusieurs battements, son sang se glaça dans ses veines. Il était finit. Bill lui fonça littéralement dedans et jura un peu dans son dos, cherchant à comprendre ce qui se passait il regarda plus loin et là, il se figea également sur place, s'agrippant à son tee-shirt de toutes ses forces.
Tom : Va-t-en Bill.
Bill : Mais je...
Tom : S'il te plait.
Bill : Non, je veux pas.
Tom : Je te rejoins chez toi dans pas longtemps d'accord ? Laisse moi lui parler.
Bill : Une heure. J'attends pas plus avant de r'abouler.
Tom : Ok.
Bill finit de descendre les quelques marches et passa devant Estelle qui ne lui adressa aucun regard. Elle était là, assise sur le canapé, les jambes et bras croisés. Elle attendait. Depuis combien de temps était-elle là ? La haine se lisait dans ses yeux et Bill ne put s'empêcher de regarder une dernière fois l'homme qu'il aimait avant de sortir de sa maison, la peur au ventre.
