Ch.15
Les deux amoureux restèrent ainsi enlacés quelques minutes avant que Bill ne se retire et roule sur le côté. Il regarda Tom, caressant du bout des doigts son visage.
Bill : Ca va ?
Tom : Est-ce que tu tiens vraiment à moi ?
Tom fixait le plafond et parlait d'une voix sans sentiments... Juste froide et lointaine. Le brun se retourna et soutint sa tête à l'aide de sa main. Les yeux presque choqués de ce qu'il entendait et voyait... Ils venaient pourtant juste de faire l'amour...
Bill : Je... Pourquoi tu me demande ça voyons ? Bien-sûr que je tiens à toi...
Tom se releva lentement et ramassa ses affaires, se rhabillant déjà. Il était calme et posé et Bill n'eut qu'une seule crainte... Que ses barrières soient de nouveau là, qu'elles ne l'encerclent entièrement et ne l'étouffent. Il enfila son tee-shirt dans un rictus de douleur... Oui il avait toujours mal et leurs ébats n'avaient pas arrangés les choses.
Bill se redressa à son tour et enfila uniquement son boxer et son pantalon, déjà Tom sortait de la chambre pour se diriger vers les escaliers.
Tom : Si ce que tu dis est vrai... Alors je t'en prie, ne te mêle pas de tout ça et fait comme si tu ne savais rien... Peut-être avec un peu de chance resterons nous ici.
Bill : Mais, je... Enfin...
Tom : Tes parents ne doivent rien dire non plus. Ne vous occupez pas de ça.
Tout en parlant, ils avaient descendu les escaliers et se trouvaient maintenant devant la porte d'entrée, Tom réajustait sa casquette. Il attrapa le visage de Bill entre ses mains et commença à l'embrasser, tendrement.
Tom : Ne m'oblige pas à partir Bill... J'aimerais pouvoir rester avec toi plus longtemps...
Non, il ne se renfermait pas, il se protégeait. Il demandait de l'aide à sa manière. Il lui demandait de le comprendre et c'était plus que ce que Bill aurait pu jamais espérer, mais se taire ...
Simone : Alors ne pars pas. Tu peux rester avec nous autant que tu voudras. Nous irons parler à ta mère.
Gordon : C'est vrai. Bill t'aime vraiment et nous ne pouvons te laisser vivre comme ça. Accepte.
Les parents qui se trouvaient dans la cuisine c'étaient rapprochés et insistaient pour l'aider, mais Tom ne les regarda même pas, plongeant ses yeux dans ceux du brun. Front contre front il lui murmura quelques mots.
Tom : Je compte sur toi Bill... Je tiens aussi à toi... Enormément.
Et il sortit de la maison, traversa la route sans se retourner pour se retrouver chez lui. Bill l'avait suivi du regard tout le long du chemin et même après que le blond ne soit rentré et qu'il ne voit plus rien, ses yeux ne parvenaient pas à se décoller de cette fenêtre, les doigts crispés sur le rideaux, savant pertinemment ce qui attendait celui qu'il aimait.
Simone : Bill ?
Bill : On ne fera rien. Il ne veut pas. Il veut rester ici et le seul moyen c'est que l'on soit tous aveugles.
Gordon : Mais enfin on ne peut pas faire ça. C'est de la non-assistance à personne en danger Bill.
Bill : Si on dit quelque chose, ils partiront et s'il part on ne pourra plus veiller sur lui. Tom ne dénoncera jamais sa mère.
Bill se précipita dans sa chambre. Il avait mal. Mal de garder un tel secret, Mal de ne pouvoir l'aider. Mal de ne pouvoir le rendre heureux... Mais il ne ferait rien puisque c'était la seule chose qu'il pouvait faire... Le soutenir en silence et l'aimer suffisamment pour lui donner du courage et de la force.
Le week-end sembla interminable pour Bill. Il resta tout le dimanche enfermé dans sa chambre à regarder inlassablement par sa fenêtre pour essayer de voir Tom, mais rien. Le lundi matin, il attendit qu'Estelle parte pour sortir de chez lui et se poster devant la maison en attendant que son petit ami en sorte. Quelques minutes plus tard, Tom se présenta enfin devant lui... La lèvre et l'arcade un peu abîmées. Bill rapprocha sa main, mais Tom tourna légèrement sa tête.
Bill : Ca va ?
Tom : Oui. On y va.
Bill le suivit, n'osant rien ajouter de plus. Le silence était pesant, gênant, mais au moins ils étaient ensemble. Le brun, timidement, entrelaça ses doigts à ceux de Tom qui resserra cette emprise. Il avait besoin de lui et Bill voulait être là, mais il ne savait pas comment si prendre.
Tom : On ne part pas. Elle m'a cru quand je lui ai dit que tu ne savais rien.
Les doigts de Bill se crispèrent sur la main du blond.
Bill : Je suis vraiment désolé, tout ça c'est de ma faute. Je...
Il était triste, mais en même temps tellement heureux... Il ne partait pas...
Ils avançaient dans les rues encore légèrement sombre en ce début de matinée et Tom se stoppa d'un coup. Bill le regarda d'un air interrogateur, mais un immense sourire étira ses lèvres quand celles de Tom vinrent se coller dessus. Une main dans la nuque, l'autre sur sa hanche. Les langues jouant ensemble.Les corps collés pour se donner toute la chaleur qu'ils pouvaient. Ils se lâchèrent rapidement, se rappelant de l'endroit où ils étaient... Au beau milieu de la route.
Tom : Bonjour.
Bill : Bonjour mon amour.
Tom : Mon amour ?
Bill : Hm.
Tom sourit en coin et ils reprirent tous les deux leur marche, de nouveau main dans la main et c'est comme ça qu'ils arrivèrent devant lycée. Le sifflement très distingué de Georg les fit rire. Gus souriait et Andréas les regardait d'un air attendrissant et quelque peu inquiet également.
La journée se passa remarquablement vite et bien, hormis quelques phrases de profs du style « que vous est-il arrivé encore ? » ou « et bien Tom, vous avez encore cherché la bagarre ? » auxquelles Tom ne répondaient pas ou acquiesçait. Il s'en moquait en faite et préférait qu'ils pensent qu'il passait son temps à se battre.
Seul Bill savait... Et Bill en souffrait. Il connaissait la vérité et la vérité faisait mal. Que tout le monde pense que son petit ami aimait la bagarre, était un « rebelle », le faisait souffrir. Tout cela n'était qu'un masque, une façade pour sauver les apparences et protéger ses secrets. Tout cela le rendait seul, l'éloignait du peu de gens qui voulaient s'accrocher à lui, mais c'était son choix.
Bill était le premier à s'être frayé un chemin assez loin dans son coeur pour s'approcher de cette vérité et en découvrir une partie, mais ce qu'il voyait était dur à supporter. Ce qu'il découvrait était dur à accepter. Ce qu'il comprenait était dur à étouffer.
Andréas s'inquiétait pour son meilleur ami, mais surtout pour Tom. Son état de santé n'avait échappé à personne et Bill devait mentir pour lui, avec lui. Le brun détestait ça, encore pire lorsqu'il s'agissait de sa famille et de ses amis... Mais il avait promit... Il aimait Tom plus que tout.
Le midi, Andréas avait réussi à isoler un peu Bill dans un coin pour lui parler, mais dès qu'il avait abordé le sujet de Tom son visage s'était refermé et plus aucun son n'était sortis de sa bouche.
Andréas : Tu sais que tu peux tout me dire. J'ai toujours été là pour toi et je le serrais toujours. Tom à l'air d'aller mal et j'aime pas le voir comme ça... J'aime pas te voir comme ça parce que je sais que tu caches quelque chose de grave.
Bill : Arrête s'il te plait. Je lui ai promit de ne rien dire et je tiendrais cette promesse.
Andréas : Ok. Mais si c'est trop pour toi tu viendras m'en parler ok ?
Bill : Non, je lui en parlerais à lui. Ne m'en veux pas.
Andréas : Non je ne t'en veux pas... Je comprends... Je crois.
Bill : Merci.
Andréas n'insista pas plus, mais il passa sa journée à regarder son meilleur ami et celui qui était à présent son petit ami. Ils étaient beaux ensemble. Ils formaient un très beau couple et dès que leurs regards se croisaient ils ne pouvaient s'empêcher de sourire. Ils étaient bien ensemble et cela se voyait... Et cela dérangeait.
Tom s'était fait quelques ennemis. Beaucoup de filles, quelques garçons, mais cela ne le perturbait pas plus que ça. Il avait assez de problèmes en tête pour ne pas s'en rajouter d'autres. Il continuait juste d'ignorer ceux qui n'étaient pas content... Comme il l'avait toujours fait.
La fin de la journée approchait et avec elle son lot d'angoisse pour le dreadé. Le jeune couple marchait silencieusement dans les rues, ne faisant aucun détour inutile comme Bill aimait tant le faire pourtant. Ils avançaient calmement, enfin lentement pour être plus précis, car Tom était rarement calme pour rentré chez lui... Toutjours tendu.
Bill redoutait, mais osa quand même demander...
Bill : Qui est-ce que tu as... Tué ?
Les deux amoureux restèrent ainsi enlacés quelques minutes avant que Bill ne se retire et roule sur le côté. Il regarda Tom, caressant du bout des doigts son visage.
Bill : Ca va ?
Tom : Est-ce que tu tiens vraiment à moi ?
Tom fixait le plafond et parlait d'une voix sans sentiments... Juste froide et lointaine. Le brun se retourna et soutint sa tête à l'aide de sa main. Les yeux presque choqués de ce qu'il entendait et voyait... Ils venaient pourtant juste de faire l'amour...
Bill : Je... Pourquoi tu me demande ça voyons ? Bien-sûr que je tiens à toi...
Tom se releva lentement et ramassa ses affaires, se rhabillant déjà. Il était calme et posé et Bill n'eut qu'une seule crainte... Que ses barrières soient de nouveau là, qu'elles ne l'encerclent entièrement et ne l'étouffent. Il enfila son tee-shirt dans un rictus de douleur... Oui il avait toujours mal et leurs ébats n'avaient pas arrangés les choses.
Bill se redressa à son tour et enfila uniquement son boxer et son pantalon, déjà Tom sortait de la chambre pour se diriger vers les escaliers.
Tom : Si ce que tu dis est vrai... Alors je t'en prie, ne te mêle pas de tout ça et fait comme si tu ne savais rien... Peut-être avec un peu de chance resterons nous ici.
Bill : Mais, je... Enfin...
Tom : Tes parents ne doivent rien dire non plus. Ne vous occupez pas de ça.
Tout en parlant, ils avaient descendu les escaliers et se trouvaient maintenant devant la porte d'entrée, Tom réajustait sa casquette. Il attrapa le visage de Bill entre ses mains et commença à l'embrasser, tendrement.
Tom : Ne m'oblige pas à partir Bill... J'aimerais pouvoir rester avec toi plus longtemps...
Non, il ne se renfermait pas, il se protégeait. Il demandait de l'aide à sa manière. Il lui demandait de le comprendre et c'était plus que ce que Bill aurait pu jamais espérer, mais se taire ...
Simone : Alors ne pars pas. Tu peux rester avec nous autant que tu voudras. Nous irons parler à ta mère.
Gordon : C'est vrai. Bill t'aime vraiment et nous ne pouvons te laisser vivre comme ça. Accepte.
Les parents qui se trouvaient dans la cuisine c'étaient rapprochés et insistaient pour l'aider, mais Tom ne les regarda même pas, plongeant ses yeux dans ceux du brun. Front contre front il lui murmura quelques mots.
Tom : Je compte sur toi Bill... Je tiens aussi à toi... Enormément.
Et il sortit de la maison, traversa la route sans se retourner pour se retrouver chez lui. Bill l'avait suivi du regard tout le long du chemin et même après que le blond ne soit rentré et qu'il ne voit plus rien, ses yeux ne parvenaient pas à se décoller de cette fenêtre, les doigts crispés sur le rideaux, savant pertinemment ce qui attendait celui qu'il aimait.
Simone : Bill ?
Bill : On ne fera rien. Il ne veut pas. Il veut rester ici et le seul moyen c'est que l'on soit tous aveugles.
Gordon : Mais enfin on ne peut pas faire ça. C'est de la non-assistance à personne en danger Bill.
Bill : Si on dit quelque chose, ils partiront et s'il part on ne pourra plus veiller sur lui. Tom ne dénoncera jamais sa mère.
Bill se précipita dans sa chambre. Il avait mal. Mal de garder un tel secret, Mal de ne pouvoir l'aider. Mal de ne pouvoir le rendre heureux... Mais il ne ferait rien puisque c'était la seule chose qu'il pouvait faire... Le soutenir en silence et l'aimer suffisamment pour lui donner du courage et de la force.
Le week-end sembla interminable pour Bill. Il resta tout le dimanche enfermé dans sa chambre à regarder inlassablement par sa fenêtre pour essayer de voir Tom, mais rien. Le lundi matin, il attendit qu'Estelle parte pour sortir de chez lui et se poster devant la maison en attendant que son petit ami en sorte. Quelques minutes plus tard, Tom se présenta enfin devant lui... La lèvre et l'arcade un peu abîmées. Bill rapprocha sa main, mais Tom tourna légèrement sa tête.
Bill : Ca va ?
Tom : Oui. On y va.
Bill le suivit, n'osant rien ajouter de plus. Le silence était pesant, gênant, mais au moins ils étaient ensemble. Le brun, timidement, entrelaça ses doigts à ceux de Tom qui resserra cette emprise. Il avait besoin de lui et Bill voulait être là, mais il ne savait pas comment si prendre.
Tom : On ne part pas. Elle m'a cru quand je lui ai dit que tu ne savais rien.
Les doigts de Bill se crispèrent sur la main du blond.
Bill : Je suis vraiment désolé, tout ça c'est de ma faute. Je...
Il était triste, mais en même temps tellement heureux... Il ne partait pas...
Ils avançaient dans les rues encore légèrement sombre en ce début de matinée et Tom se stoppa d'un coup. Bill le regarda d'un air interrogateur, mais un immense sourire étira ses lèvres quand celles de Tom vinrent se coller dessus. Une main dans la nuque, l'autre sur sa hanche. Les langues jouant ensemble.Les corps collés pour se donner toute la chaleur qu'ils pouvaient. Ils se lâchèrent rapidement, se rappelant de l'endroit où ils étaient... Au beau milieu de la route.
Tom : Bonjour.
Bill : Bonjour mon amour.
Tom : Mon amour ?
Bill : Hm.
Tom sourit en coin et ils reprirent tous les deux leur marche, de nouveau main dans la main et c'est comme ça qu'ils arrivèrent devant lycée. Le sifflement très distingué de Georg les fit rire. Gus souriait et Andréas les regardait d'un air attendrissant et quelque peu inquiet également.
La journée se passa remarquablement vite et bien, hormis quelques phrases de profs du style « que vous est-il arrivé encore ? » ou « et bien Tom, vous avez encore cherché la bagarre ? » auxquelles Tom ne répondaient pas ou acquiesçait. Il s'en moquait en faite et préférait qu'ils pensent qu'il passait son temps à se battre.
Seul Bill savait... Et Bill en souffrait. Il connaissait la vérité et la vérité faisait mal. Que tout le monde pense que son petit ami aimait la bagarre, était un « rebelle », le faisait souffrir. Tout cela n'était qu'un masque, une façade pour sauver les apparences et protéger ses secrets. Tout cela le rendait seul, l'éloignait du peu de gens qui voulaient s'accrocher à lui, mais c'était son choix.
Bill était le premier à s'être frayé un chemin assez loin dans son coeur pour s'approcher de cette vérité et en découvrir une partie, mais ce qu'il voyait était dur à supporter. Ce qu'il découvrait était dur à accepter. Ce qu'il comprenait était dur à étouffer.
Andréas s'inquiétait pour son meilleur ami, mais surtout pour Tom. Son état de santé n'avait échappé à personne et Bill devait mentir pour lui, avec lui. Le brun détestait ça, encore pire lorsqu'il s'agissait de sa famille et de ses amis... Mais il avait promit... Il aimait Tom plus que tout.
Le midi, Andréas avait réussi à isoler un peu Bill dans un coin pour lui parler, mais dès qu'il avait abordé le sujet de Tom son visage s'était refermé et plus aucun son n'était sortis de sa bouche.
Andréas : Tu sais que tu peux tout me dire. J'ai toujours été là pour toi et je le serrais toujours. Tom à l'air d'aller mal et j'aime pas le voir comme ça... J'aime pas te voir comme ça parce que je sais que tu caches quelque chose de grave.
Bill : Arrête s'il te plait. Je lui ai promit de ne rien dire et je tiendrais cette promesse.
Andréas : Ok. Mais si c'est trop pour toi tu viendras m'en parler ok ?
Bill : Non, je lui en parlerais à lui. Ne m'en veux pas.
Andréas : Non je ne t'en veux pas... Je comprends... Je crois.
Bill : Merci.
Andréas n'insista pas plus, mais il passa sa journée à regarder son meilleur ami et celui qui était à présent son petit ami. Ils étaient beaux ensemble. Ils formaient un très beau couple et dès que leurs regards se croisaient ils ne pouvaient s'empêcher de sourire. Ils étaient bien ensemble et cela se voyait... Et cela dérangeait.
Tom s'était fait quelques ennemis. Beaucoup de filles, quelques garçons, mais cela ne le perturbait pas plus que ça. Il avait assez de problèmes en tête pour ne pas s'en rajouter d'autres. Il continuait juste d'ignorer ceux qui n'étaient pas content... Comme il l'avait toujours fait.
La fin de la journée approchait et avec elle son lot d'angoisse pour le dreadé. Le jeune couple marchait silencieusement dans les rues, ne faisant aucun détour inutile comme Bill aimait tant le faire pourtant. Ils avançaient calmement, enfin lentement pour être plus précis, car Tom était rarement calme pour rentré chez lui... Toutjours tendu.
Bill redoutait, mais osa quand même demander...
Bill : Qui est-ce que tu as... Tué ?