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Solitude Ch.11

Solitude Ch.11

Ch.11

Déjà deux semaines qu'ils sortaient ensemble et Bill essayait de tenir sa promesse, mais les jours ou Tom allait bien pouvaient se compter sur les doigts d'une main et cela bouffait le brun. Chaque fois qu'ils se voyaient, chaque nouvelle journée, il avait un truc en plus, une marque, un bleu ou des douleurs quelque part sur son corps, mais à chaque fois, les seuls mots qui sortaient de la bouche de Tom étaient « pas de questions »... Alors l'androgyne ravalait sa curiosité et la peine qu'il éprouvait pour ne pas faire fuir le blond. Il faisait comme si de rien était.

Les autres élèves pensaient que le dreadé était quelqu'un de dangeureux et bagarreur, donc personne ne l'approchait réellement, ce qui arranchait Tom en vérité. Même les profs avaient eu vite fait de le cataloguer de voyou. Seule la petite bande était toujours étrangement gentille avec lui... Et il en savourait chaque moment.

Tom essayait toujours de trouver un peu de temps pour son petit ami, mais cela était parfois difficile en dehors des heures de cours. De plus, Bill devait toujours garder sa petite soeur, et donc ne pouvait sortir de chez lui comme il le désirait. Ils arrivaient toujours cependant à s'octroyer quelques heures par semaine de totale intimité.

Bien sûr, leur relation avait un peu évoluée en quinze jours, mais franchement rien de miraculeux. Tom ne se laissait toujours pas toucher et cela rendait parfois leur moment de tendresse un peu tendu... Bill en voulant plus et Tom le lui refusant.

Aujourd'hui était un de ces jours ou tout pourrait être magnifique, mais ou tout finissait par aller mal. C'était le vendredi après midi et pour une fois ils n'avaient pas cours. Les deux amants étaient allés se promener tranquillement dans un parc et un peu partout dans le centre ville. La seule ombre au tableau pour le moment était que Tom refusait cathégoriquement de s'afficher. Il ne redoutait pas le regard de tous ces gens qu'il ne connaissait pas, mais un seul le tourmentait. Bill, bien que déçu par cette situation avait vite comprit qu'il devait composer avec les terreurs du blond. Alors il ne disait rien et profitait de chaque gestes de tendresse que celui-ci lui accordait.

Vers quinze heures environ, ils s'apprêtaient à rentrer dans la maison de Bill lorsque Tom lui retint la main.

Tom : Tu veux... Venir chez moi ?
Bill : Je...

Le brun ne s'y attendait pas car en deux semaines, pas une seule fois il n'avait mit les pieds chez lui, pas même dans le jardin. Jamais Tom ne lui avait proposé et jamais il n'avait accepté lorsque Bill le lui demandait. Aucun son ne sortit de sa bouche, juste un large sourire sur son visage indiqua sa réponse.

Tom le tira un peu pour traverser la route, pas vraiment sûr au fond de lui que se soit un très bonne idée, mais Bill avait l'air tellement heureux... Il ouvrit la porte et ils rentrèrent tous les deux dans la demeure, pas vraiment modeste, ni réellement aisée.

Bill regardait partout, sa curiosité agissant à sa place, mais déjà Tom montait les escaliers. Il s'arrêta au milieu et se tourna pour voir Bill... Il ne suivait pas, complètement perdu dans ses contemplations. Il voyait des photos, mais n'y reconnaissait personne. Il y devina la mère de Tom, mais elle avait énormément changé. Les photographies devaient être assez vieilles et dater de quelques années, peut-être une dixaine à première vue. La femme était jeune et un air enfantin sur le visage, les cheveux courts, ne frôlant qu'à peine ses épaules dénudées. Son regard était remplit d'amour et son sourire avait l'air sincère. Un homme à côté d'elle, sûrement du même âge. Bill était persuadé qu'il s'agissait du père de Tom, la ressemblance était frappante et le perturbait un peu. Le couple étaient heureux, sans aucun doute.

Tom : Tu viens.

Bill sursauta en regardant Tom. Il s'était cru un instant seul au monde et réalisait maintenant où il se trouvait. Il suivit le blond à l'étage et rentrèrent directement dans la chambre de celui-ci. Elle était simple, aucune fioriture apparente, pas de poster ou photos accrochés au mur. Sur son bureau ne traînait absolument rien et seule la guitare posée contre son lit indiquait qu'il vivait bien dans ce lieu.

Bill : Putain, tu me diras comment tu fais pour avoir une chambre nickel comme ça ? Ma mère en serait sûrment ravie.

Tom sourit, mais pas franchement heureux ou joyeux. Bill s'assit sur le lit et le blond à côté de lui.

Bill : Je peux te poser une question ?
Tom : Ca dépend.
Bill : J'ai jamais vu ton père...
Tom : Il est mort... Il y a longtemps.

Les yeux de Tom se voilèrent et Bill sentit qu'il devait vite changer de sujet de conversation. Cela avait beau faire longtemps, ça n'en restait visiblement pas moins douloureux.

Bill : Tom ??
Tom : Hm ?
Bill : Je... C'est peut-être rapide, mais... Sincèrement je crois... Que... Enfin...
Tom : Quoi ?
Bill : Je t'aime.

Bill avait baisé les yeux. Il était on ne peu plus sérieux et n'osait affronter le regard de Tom pour y lire un éventuel rejet. Le dreadé avait été suprit de cette soudaine révélation et regardait fixement le brun rougir davantage de seconde en seconde.

Bill se leva d'un coup en marmonant quelques excuses, près à partir en courant de cette maison, plus que gêné et mal à l'aise. Tom lui attrapa la main et le força à lui faire face. Il était là, debout devant celui qu'il aimait et qu'il désirait... Et il était près à pleurer. Déçu, vexé, triste que ses sentiments ne soient vraisemblablement pas partagés.

Tom tira sur sa prise et de son autre main attrapa la cuisse de Bill. Il le faisait s'asseoir sur lui, face à lui, bassin contre bassin, torse contre torse. Il déposa un tendre baiser sur la bouche du brun avant de lui murmurer un faible « moi aussi ». Bill sourit contre ses lèvres et tout en l'embrassant il força le corps de Tom à s'allonger, laissant le sien se reposer dessus... Le dreadé ne le repoussa pas. Il fit même pression de ses mains dans son dos pour accentuer encore davantage ce contact et cette étreinte. Bien vite les faibles mouvements se firent caresses et les faibles baiser se firent brûlants.

Ils partageaient le même oxygène... Bill était le seul à faire vivre Tom, à faire couler dans ses veines le sang indispensable, à faire gonfler ses poumons de l'air vital et à faire réellement battre son coeur pour la première fois. Tom se sentait revivre avec lui et oui il l'aimait... Plus que tout.

Les mains de Bill descendirent le long des côtes du blond et arrivées enfin au bas de son tee-shirt, comme à chaque fois, Tom les stoppaient en fixant ses yeux dans les prunelles du brun. Plus besoin de lui dire « arrêtes»... Il le savait, mais une nouvelle lueur brillant dans le regard de Bill.

Bill : Laisse moi faire.
Tom : Non, tu sais...
Bill : T'inquiète pas, fais moi confiance.

Tom relâcha les mains de son petit ami, mais le regardait inquiet, les coudes appuyés sur le matelas. Bill remonta le tee-shirt en question, mais juste ce qu'il fallait pour découvrir la ceinture de son pantalon. Il s'en saisit et la défit lentement, ses yeux encrés dans ceux de Tom. De ses doigts fin, il dégraffa, lentement, bouton par bouton. Il ne baissa qu'à peine le pantalon et s'en lâcher le regard de son petit ami, fit courir sa langue sur le boxer déformé.

Tom déglutit péniblement à cette vue et souffla un coup. Les doigts de Bill jouèrent avec l'élastique du boxer avant de le baisser un peu... Juste ce qu'il fallait pour que son sexe soit enfin libéré. Il le caressa doucement un long moment et étant sûr que Tom le voulait aussi, il appuya davantage ses mouvements de vas et vient... Puis une langue chaude et humide vint complèter cette douce caresse. Tom rabaissa sa tête pour se laisser emporter dans les méandres du plaisir.

Bill était plutôt doué et Tom gémissait, rapportant ses mains sur ses yeux pour les cacher, croisant ses bras sur tout son visage pour dissimuler tout le plaisir que le brun lui donnait. Il avait peut-être un peu honte de ressentir tout ça... C'était la première fois pour lui.

Il allait venir et Bill le savait, mais il continua. Il voulait que Tom se souvienne longtemps de cette première fois. Jamais le brun ne l'avais fait jusqu'au bout, mais là, avec Tom, tout était différent, alors s'en se poser de question il avala tout ce qu'il reçut dans sa bouche. Amer. Etrange. Pas vraiment bon, mais tellement jouissif.

Il releva la tête. Tom, toujours caché dans ses bras, tentait de reprendre une respiration normale, mais ce que vit Bill le scotcha sur place. Oui Tom était beau et il l'aimait, mais son tee-shirt légèrement relevé laissait apercevoir plusieurs cicatrices, anciennes et récentes et plusieurs hématomes. C'était... tellement... Bill en aurait pleuré, il en avait les larmes aux yeux, mais il avait promit. Il se coucha sur le corps meurtri de son petit ami et lui embrassa la mâchoire, seul partie accessible en lui murmurant un « je t'aime tellement ».

# Posté le vendredi 01 août 2008 16:23

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