AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT
Vous aimez ce que je fais ? Alors si vous voulez ne rien en louper inscrivez-vous à cette newsletter =D


S'inscrire à ma newsletter








Ce blog est consacré à mes fictions YAOI et TWINCEST et mettront en scène les jumeaux Kaulitz

donc

*Homophobes
*Etroits d'esprits
*Anti-TH
*Groupies
*Autres

Vous feriez mieux de partir tout de suite, vous risqueriez de ne pas appreciez ce qui va suivre...

Toujours là ? C'est cool

Alors bienvenue dans mes délires.





SOMMAIRE
D'un petit blog qui peut-être deviendra grand grace à vous.

"Le gouffre"

Chapitres 1 à 20
Chapitres 21 à 30
Chapitres 31 à 40
Chapitres 41 à 50
Chapitre 51 - FIN


"Un voisin envoûtant"
OS
en collaboration avec Hotaru : http://yaoisekai-th.skyrock.com/ )


"L'amitié"
Fiction
Epilogue


"Les vacances"

Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Epilogue - FIN


" Action ou vérité ? "
OS


" Solitude "

Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23 - FIN



" Y a tromperie sur la marchandise"
Chapitres 11/11 - FIN


" Le jeu " + " Le porte à porte"
TS


" La douane " ( hétéro ) + " Et mon cadeau ??"
TS


" Tom, tu es tout pour moi. "

Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitres 11, 12, 13
Chapitre 14
Chapitres 15 et 16
Chapitres 17 et 18
Chapitres 19 et 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitres 26 et 27
Chapitre 28 - FIN


" Réconciliation"
TS - 1ère partie
TS - 2ème partie


" Combien de temps ?"
OS


" Illusion" ( en cours )

Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16

...


"Jeu dangeureux"

Chapitres 1 et 2
Chapitres 3
Chapitre 4

...

"Impossible" (En cours)

Chapitre 1 à 4

...

"Nouveau"

OS



Alors ici je mettrais les fics que j'aime, alors si vous voulez y faire un tour, vous gêner pas 8D

ame-stram-gram-yaoi.skyrock.com/
x-engel-6ou-x.skyrock.com/
souvenir-de-peur.skyrock.com/[
yaoisekai-th.skyrock.com/
x-virtuelle-yaoi-x.skyrock.com/
minificyaoith.skyrock.com/
th-desillusions.skyrock.com/
fullmoon-yaoi.skyrock.com/

jeux-enfantins-x.skyrock.com
yaoi-behind-brown-eyes.skyrock.com/
otaku-fanfic.skyrock.com/

# Enviado em Segunda 26 Maio 2008 07:26

Modificado em Quarta 25 Novembro 2009 16:15

Le gouffre

Le gouffre
Ma toute première fic en 51 chapitres *je crois, j'ai un doute là.....ha non c'est bien ça*

Prenez pas peur, ça passe vite lol.

Laissez moi vos impressions.

Ames sensibles, s'abstenir .... Drogue, sexe et rock'n'roll au programme. ( rock'n'roll ça fait vieillo ça, tant pis )

Je précise que l'histoire est finie ;-))

*****************************************************************************************************

Cela faisait déjà quelque temps qu'ils avaient pris leur décision. Ils le savaient, ils devaient le faire. « ILS » ???? C'étaient lui : Bill; son ami, son frère, son jumeau, son double et elle; son amie, sa compagne, son amour, sa confidente ( enfin non plus maintenant ).
Ils devaient l'aider et ce par tous les moyens. C'etaient à présent une évidence, une question de temps, une question de vie ou de mort car oui ils le savaient, s' ils le laissaient, il en mourrait. Ils en étaient sûr. Ils devaient sauver Tom. Le sauver de lui même.



Chapitre 1

12 mois plus tôt


Tom : J'en peux plus, j'suis mort. Ce concert m'a tué.
Bill : Moi aussi. Je vais prendre une bonne douche. Qu'est ce qu'on fait après les gars, on sort?
Gus : Ouais pourquoi pas...
Georg : Ca nous fera du bien de décompreser un peu.
Bill : TOM ???
Tom : J'sais pas, je vois avec Lili et je vous dis après.

Ils partirent chacun de leur coté et Tom se retrouva dans sa chambre avec Lili.
Officiellement, tous étaient célibataires, mais officieusement cela faisait déja 6 mois que Lili faisait la tournée avec eux. Ils la faisaient passer pour une habilleuse, mais la plupart de son temps elle le passait à déshabiller Tom. Un an déjà qu'ils sortaient ensemble.

Lili : Alors ce concert?
Tom : Comme d'hab ! Les gars veulent sortir, on fait quoi?
Lili : Comme tu veux je m'en fiche.
Tom : Sympa... Bon bah on y va !
Lili : Ok je me prépare.

Tom partit dans sa douche. En sentant l'eau pourtant chaude couler sur son corps, un frisson le parcourra. Une larme vint rouler le long de sa joue, suivie de sa jumelle. Puis s'en savoir pourquoi ni comment toute une armée de pluie salée dévala ses joues en se mélangeant avec l'eau de la douche.
S'en faire un seul bruit, en ne laissant échapper aucun sanglot, il se calma seul au bout de longues minutes, sortit de sa douche et se prépara pour sortir avec le groupe.
Les yeux rouges ??? Surement la fatigue...
Avec un large sourire aux lèvres il sortit de la salle de bain.
Tom : T'es prête ?
Lili : Oui c'est bon on peut y aller.

Dans la boîte de nuit.

Lili : Tom tu bois trop.
Tom : .....
Lili : Qu'est ce qui t'arrive ? Tu ne peux plus passer une soirée sans boire ou fumer.
Tom : C'est bon lâche moi putain tu vois pas que je m'amuse la?
Bill : On ferait peut être mieux de rentrer ...

Tom n'écoutant deja plus la conversation était partit sur la piste de danse. Il dansait depuis quelques secondes à peine que déjà deux filles vinrent se coller à lui. Une devant, une derrière. Tellement serrées qu'on aurait même pas pu passer la main entre eux. Elles le caressaient un peu partout et lui.....bah ma foi il avait l'air d'apprécier le traitement.
On pouvait voir un peu plus loin le visage de Lili se décomposer un peu plus de seconde en seconde. Gustave qui avait vu toute la scène arracha littéralement Tom des mains de ces deux filles.

Gus : On se casse !!
Tom : Mais ... o_O ???? Qu'est ce qui te prend? Lache moi.
Gus : surement pas. C'est pas parce que Lili peu rien faire que moi je vais te laisser faire n'importe quoi.

C'est vrai Lili était bien là, avec lui tous les jours, mais en public elle n'était rien, elle n'existait pas. On ne devait pas savoir que le grand Tom Kaulitz, la bombe, le fantasme de nombreuses, trop nombreuses fans étaient prit, en couple, maqué...
Il fallait que chacune de ses groupies puisse rêver qu'elle avait sa chance avec lui. Douce utopie.
Lili souffrait de cette situation bien sur, mais cela avait été la condition non négociable pour pouvoir être avec Tom tout le temps.

C'est ainsi que le groupe sortit de la boîte avec un Tom furieux et sérieusement alcoolisé.



Chapitre 2

De retour a l'hotel Tom s'enferma dans sa chambre.....seul. Laissant Lili, là, à la porte.
Bill qui était encore sur le pallier, lui fit signe de le rejoindre. Elle s'éxecuta avec un sourire triste et les yeux déjà pleins de larmes. Mais non elle ne pleurerait pas, elle se devait d'être forte, pour elle, mais surtout pour Tom. Elle ne savait pas encore qu'elle mal le rongeait, mais elle le découvrirait. Elle s'en était faite le prommesse.
Ils dormirent dans le même lit.

***

Lili n'avait aucune crainte, Bill était depuis longtemps son meilleur ami, bien avant qu'elle ne tombe amoureuse de son frère. Et même si au début elle en avait un peu pincé pour lui, elle avait vite comprit que Bill était gay.
Ils se racontaient tout, sur tout. Sur leur vie, leurs amis, leur couple... Dans les moindres détails. Ainsi c'est tout naturellement que, lorsqu'elle commenca a sortir avec Tom, Bill s'était entendu raconter tous les exploits de son jumeau. Cela l'avait d'abord gêné, puis amusé, puis perturbé.

Pourquoi perturbé? Car par moment il se mettait à imaginer son frère en pleine jouissance sous les carresses de Lili. Il avait d'abord pensé que c'était l'image de Lili prodiguant des gestes d'une rare sensualité sur le corps d'un homme qui l'avait éxité. Mais le jour ou en faisant l'amour avec son amant du moment il avait, au moment même qu'il se libérait, pensé a son frère : il avait compris.
Il désirait Tom.

Il avait hésité longtemps avant de se décider à en parler à Tom. Il lui avait dit que son corps l'éxitait et qu'il le désirait. Il avait eu très peur de la réaction de son double, comment aurait il pu en être autrement à un moment pareil. Il attendait la sentence.
Tom avait été très surpris, étonné, choqué même, mais après un temps interminable pour Bill, il lui dit enfin : « Ok ! Je ne partage pas cette attirance mais tu est mon frère et cela ne change rien entre nous » et il lui avait fait son plus beau sourire.
Bill put enfin respirer à nouveau. Il était soulagé, son jumeau ne lui en voulait pas et il ne le dégoûtait pas.
Après ça bien entendu Lili ne raconta plus ses ébats avec Tom. Elle ne lui en voulait pas non plus, comment le pourrait elle alors que son frère ne lui en tenait pas rigueur. Et puis comment résister a Tom, elle comprenait parfaitement Bill.

***

Tom avait fermé la porte de la chambre a clé laissant Lili seule. Il etait désolé pour elle mais il ne pouvait en supporter d'avantage ce soir. Il s'assit sur le canapé et sortit tout son petit materiel et se roula un joint. Il en avait besoin pour se sentir mieux depuis quelque temps, mais çela lui suffisait de moins en moins.


Chapitre 3

Les mois passaient et l'état de Tom empirait un peu plus chaque jour. Il était rarement de bonne humeur, toujours sur la déffensive. Bill ne le comprenait plus, ils n'avaient plus cette connection. Il sentait juste que Tom allait mal, très mal. Ils n'avaient plus ces petits moments de complicité comme autrefois. Comme tout le reste du groupe, il s'inquiètait pour son frère et en parla une fois de plus avec Lili.

Bill : Comment tu trouves Tom en ce moment ?
Lili : Pour être honnête je trouve que c'est de pire en pire.
Bill : Hm...Comment il est avec toi ?
Lili : Avec moi ? ... Je sais pas, je sais même pas si on peu encore dire qu'on est ensemble alors...
Bill : ??????
Lili : Il ne me laisse plus l'approcher. Il n'est plus tendre. Il sort souvent seul. Il ne veut plus que je rentre dans la salle de bain en même temps que lui et plein d'autres choses....
Bill : Il continue ses balades nocturnes ??
Lili : Oui et c'est de plus en plus fréquent et de plus en plus longtemps. Des fois, il ne rentre pas du tout de la nuit.
Bill : Tu en penses quoi ?
Lili ...Je sais pas, je me suis demandée s'il avait quelqu'un d'autre, mais comme on change presque tous les jours de ville, ça me semble impossible.
Bill : C'est clair.... Et il est là ce soir ?
Lili : Non, il est partit y a plus de deux heures.
Bill : Direct aprés le concert ?
Lili : Oui, il a même pas prit le temps de prendre sa douche.

C'est vrai Tom avait filé directement aprés le concert, ne disant rien à personne, errant seul dans les rues de cette ville qui lui était inconnue, à la recherche de quelque chose de bien précis.

Il rentra encore tard cette nuit là, ou tôt, tout dépend du point de vue que l'on donne. Il rentra dans la chambre, ne cherchant même pas à dissimuler son intrusion, pénétra dans la salle de bain et fit couler l'eau dans la baignoire.
Lili fut bien sûr réveillée par le raffut que Tom avait fait. Elle regarda l'heure : 5h50. Encore une nuit qu'elle avait passé seule. Elle se leva et se dirigea vers la pièce voisine encore somnolante, elle posa la main sur la poignée et eu un moment de doute . Devait-elle rentrer alors que Tom ne l'y autorisait plus ? Elle décida que oui. Aprés tout, elle était sa 'fiancée' merde.

Elle ouvrit doucement la porte pour ne pas brusquer Tom. Un nuage de vapeur la repoussa légèrement, mais elle s'engouffra tout de même dans la salle de bain.
Elle s'arrêta nette sur la vue qui s'offrait à elle. D'abord rêveuse de voir le visage endormie et paisible, puis horrifiée par ses gigantesques cernes, ses joues creusées, ses clavicules saillantes, ses épaules décharnées malgré les muscles fins qui les recouvraient. Elle avait porté ses mains à sa bouche pour étouffer un gémissement plaintif.

Tom faisait peur, il avait l'air fatigué, maladif, complètement à bout.

Elle ressortit de la pièce, le souffle coupé par les sanglots qu'elle étouffait et des larmes à qui elle interdisait de couler.
Elle s'en voualit de ne pas l'avoir vu ainsi dépérir. Ok il cachait parfaitement son corps sous ses habits. Ok elle ne l'avait pas touché depuis longtemps car elle n'en avait plus le droit, mais elle voulait savoir. Plus que tout, elle voulait savoir ce que Tom s'infligeait pour en être arrivé à une telle déchéance.

Elle décida de retourner dans la salle de bain, elle voulait inspecter le corps de Tom, craignant en même temps ce qu'elle allait y trouver comme indice, mais à cette instant la porte s'ouvrit et ils sursautèrent tous les deux sous la surprise.

Tom : Qu'est-ce que tu fiches ? Tu dors pas ?
Lili : Non je .... tu m'as réveillé.
Tom : Excuse.

Tom, s'en rajouter un seul mot, alla s'allonger dans le lit. Lili en fit de même et vint se coller contre le corps de son amant.

Tom : Arrête. Je suis naze.

Comme d'habitude elle n'insista pas, se retourna dans le lit et commença à refléchir. Elle était térrifiée par ses pensées et se jura d'en avoir le coeur net le lendemain même. Elle s'endormit la tête pleine de questions.

Le lendemain matin Lili se réveilla dans un lit froid et vide. Elle scruta la pièce et vit Tom accoudé à la balustrade, la fenêtre grande ouverte, un bédot à la bouche.
Elle eu à peine le temps d'émmerger qu'on tambourinait à la porte. Tom alla voir et lassa la porte ouverte sur son frère qui n'attendit aucune invitation pour rentrer.

Lili : Putain Bill qu'est ce qui te prends de réveiller les gens maintetant ?
Bill : Bah ma cocotte tu me fais quoi là ? Il est 10h, d'habitude t'es la première debout. Tu joues à la marmotte ou quoi ?
Lili : Hmm
Bill : Heu Tom, il est pas un peu tôt pour les festivités ?

Bill avait montré d'un signe de tête le joint que Tom tenait entre ses doigts.

Tom : Je t'emmerde Bill.
Bill : Ok, ça c'est fait. Bon on fait quoi ? On a quartier libre.

Bill s'était approché de Tom et lui avait presque sauté au cou, mais il s'était vu violemment rejetté.

Tom : Putain Bill lâche moi merde.
Bill : Je ....excuse....

Cela faisait maintenant de long mois que Tom n'avait plus eu aucun rapport physique .... avec personne.


Bill : T'étais où hier soir ?
Tom : qu'est-ce que ça peut te faire ?
Bill : Bah ça me fais beaucoup justement, qu'est ce que t'as Tom ? Dis moi à la fin, j'en crève de te voir comme ça.
Tom : Et bah regarde pas comme ça tu verras rien.

En disant cela Tom avait empoigné son blouson et s'apprêtait à sortir de la chambre lorsqu'une main lui agrippa le bras. Il gémit. Un gémissement plaintif, accompagné d'une moue de douleur sur le visage.

Bill : Tom ???? Qu'est ce qui t'arrive ? Tu ...t'as mal ?
Tom : Lâche moi.
Bill : Non tu m'expliques maintenant ou je te lâche plus et te suis partout où tu vas.
Tom : Oh que non crois moi, t'as aucune envie de venir et maintenant tu me lâches avant que je devienne violent. Je m'en voudrais d'abîmer ta jolie petite gueule.

Bill relâcha le bras de son frère, choqué par les propos de son jumeau. Oui, ils se chamaillaient souvent, mais jamais ils ne s'étaient frappés.
Tom sortit de la pièce en entendant Lili lui dire une dernière phrase.

Lili : On part ce midi Tom soit là.

C'est vrai la tournée était enfin finie. Ils allaient enfin pouvoir rentrer chez eux et se reposer. Tom était soulagé et en même temps extrêmement anxieux de rentrer dans l'appartement qu'il partageait avec son frère. Lili avait un logement, mais les trois quarts du temps elle était chez les jumeaux.

Lili se retourna vers Bill, elle était toujours allongée dans le lit et lui fit signe de venir s'asseoir à ses côtés. Il s'exécuta encore chamboulé par le départ de Tom.

Lili : Il a maigri.
Bill : Hein ?? Oui je sais. Il a un peu maigrit comme nous tous d'ailleurs à cause de la tourn....
Lili : Non, il est vraiment très maigre Bill, je l'ai vu dans la salle de bain, il fait peur, je te jure. Sans ses habits, il est vraiment ...

Elle s'était mise à pleurer, Bill la serrait fort dans ses bras pour la consoler, ou pour s'empêcher lui même de pleurer peut-être.

Lili : J'ai essayé de voir, mais il cache toujours ses bras avec ses poignets de force....
Bill : Qu'est ce que tu insinues là ?
Lili : Je me demande .... s'il se drogue.
Bill : Non mais ça va pas la tête, jamais il toucherait à ça. NON!!!! pas lui il ne peut pas faire ça, il ne ferait jamais ça, il a toujours dit que c'était une vrai saloperie. Le bédot oui mais pas ça.

Lili avait sursauté lorsque Bill avait crié. Mais même s'il avait dit ça, lui aussi ce posait la question. Et surtout, pourquoi Tom en serait arrivé la ?

Pourquoi ?? C'était pourtant simple. Il n'en pouvait plus de tout ça. Il avait toujours fait le fort et le drôle devant tout le monde. S'il avait été seul il aurait tout plaqué depuis longtemps, mais trop de gens comptait sur lui et surtout Bill. Il lui répétait sans cesse qu'il était sa bouée de sauvetage, sa soupape de sécurité dans les moments de crises, dans les moments difficiles. Mais lui, à qui pouvait-il se raccrocher, à qui pouvait-il se confier quand ça n'allait pas. Lili avait déjà beaucoup trop de mal avec cette vie là.

Alors petit à petit il avait sombré. Il avait commencé avec l'alcool, puis les joint, puis les taz, mais très vite cela ne lui avait plus suffit.

Il avait honte, lui qui avait dit que jamais on ne le prendrait a ça, que c'était trop nul et pour les faibles, les lâches.

Oui il était faible. Oui il était lâche. Mais c'était si bon.
Il n'avait plus envie de rien, juste d'oublier.

Deux heures passèrent et toute l'équipe attendait Tom pour décoller. C'est alors qu'ils le virent arriver, comme une fleur.....et calme, très calme, sûrement trop calme.
Il passa tout le trajet à dormir, sept heures pour être exact. Sept heures pendant lesquelles Bill et Lili essayaient de trouver des réponses à toutes leurs interrogations. La toute première fut de trouver ce que Tom cachait et le plus vite possible.

Bill observa son frère pendant un temps interminable. Comment n'avait-il pas remarqué ses os qui agressaient la surface de sa peau, ses cernes que l'ombre de sa casquette ne cachait plus, son teint....pâle, livide. Pourquoi ? Pourquoi n'avait-il rien vu ? Avait-il fermé les yeux tout ce temps ? «Tout ce temps ?» Mais depuis quand exactement ? Il se ressaisit en sentant les larmes dans ses yeux.

Arrivé a l'aéroport Tom demanda à Lili de rentrer chez elle car il voulait se reposer. Cela lui avait fait de la peine mais ne l'avait pas surprise. Une fois chez eux Tom s'enferma dans sa chambre. Bill le regarda partir sans un mot, le regard triste. Où était son frère qu'il aimait tant?

***

Déjà deux heures qu'ils étaient rentrés et l'heure du repas était passé depuis longtemps, mais Bill prépara tout, il voulait parler à Tom.

Bill : TU VIENS MANGEEEER !!!
Pas de réponse. Il doit surement dormir.

Bill alla frapper à la porte mais Tom ne répondait toujours pas. Il se décida à entrer mais resta figé sur place, son sang se glaçant dans ses veines.



Chapitre 4


Bill ne réagis pas tout de suite. Il était pétrifié. Tom était là, assis sur son lit, adossé contre le mur. Les bras pendant le long du corps. Il avait l'air bien, trop bien même peut être. Lorsque Bill était entré dans la chambre Tom était en train de s'injecter son shout. Juste le temps de retirer la seringue dans son bras, pas le garot qu'il avait fait avec sa ceinture...pas le temps, il part, il décolle, ca y est il est déjà loin, dans son trip.

Bill avait envie de vomir, de crier, de pleurer, de le frapper, de partir en courant, de fuir. Mais il ne fit rien, pas un geste, pas un bruit. Il se laissa juste tombe là, dans l'embrasure de la porte et il attendit. Il attendait que son frère revienne.
Au bout de quelques minutes voyant le bras de son jumeau virer au bleu il se décida à se lever et d'un geste maladroit, tremblant, il dessera la ceinture et, là, il craqua. Il ne sait combien de temps il pleura sur le torse de sa copie mais toutes les larmes de son corps l'avaient quitté.Sans aucune énergie, il partit prendre une douche.

Maintenant il comprenait pourquoi Tom ne montrait plus ses bras : ils étaient meurtris par toutes ces aiguilles qui pénétraient de plus en plus souvent sa chair. Il comprenanit pourquoi il sortait seul tard le soir : il achetait ses doses dans les quartiers mal famés. Il comprenait pourquoi personne ne pouvait plus le toucher : il avait honte de ce corps trop maigre, trop faible, trop salit par cette merde. Il comprenait pourquoi souvent il partait du groupe en sueur et tremblant : il était en manque.

Pourquoi ne l'avait il pas comprit plus tôt. Pourquoi n'avait il pas vu tous ces signes plus tôt, tous ces appels à l'aide.... Mais y en avait il eux des appels, même en y réfléchissant il ne trouvait pas.
Pourquoi, pourquoi Tom avait enduré ça tout seul????

Bill sortit de sa douche et téléphona à Lili.
Lili : mmmmmmmmmmmh quoi???

Bill n'avait même pas réfléchit à l'heure, en regardant la pendule il put voir qu'elle indiquant 1H30, bon ok c'est pas une heure pour appeler les gens mais bon.

Bill : Faut qu'on parle... De Tom !!
Lili : Qu'est ce qu'il y a ? Il lui est arrivé quelque chose?
Bill : Je viens de le voir ... se piquer.
Lili : ...J'arrive.

Elle ne mit pas longtemps a arriver, en 15 minutes elle était là et sonnait à la porte. Bill avait à peine ouvert la porte qu'ils se jettèrent dans les bras l'un de l'autre. Au bout de quelques minutes ils interrompirent leur étreinte pour aller s'installer dans la cuisine. Ils parlèrent des heures durant. Réfléchissant au meilleur moyen d'aider Tom. Il n'en trouvèrent qu'un seul. Un seul pour ne pas que ça se sache, pour ne pas détruire Tom un peu plus, car ils savaient tous les deux que si cela s'ébruitait il se sentirait encore plus mal. Un seul et unique moyen. Alors il fallait que ça marche. Ils n'avaient pas le choix.

6H30
Tom s'était réveillé, la bouche pateuse, le corps endoloris et un de ces mal de tête à réveiller un mort.
En descendant les escaliers il entendit des voix et arrivé dans la cuisine il vit Bill et Lili en train parler.
**Ils sont pas nette ceux la, ils savent pas quelle heure il est ou quoi? o_O**
Tom : Qu'est ce vous fouttez là une une heure pareille?

Les deux interpellés stopèrent leur conversation. Ils ne l'avaient pas entendu descendre.

Bill: Tom on sait tout...
Tom : ??? Ouais tant mieux pour toi, mais tu sais quoi?

Il arborait sur son visage son sourire finement travaillé et que tout le monde prenait pour sincère.


Chapitre 5

Bill : Pas de ça avec moi s'il te plaît Tom, ne me ment plus.!!!

Il avait crié cette dernière phrase.
Le visage de Tom devint soudainement pâle, **non ce n'est pas possible ils ne peuvent pas savoir? Pas « CA » ** Ca respiration ce fit moins régulière, il avait peur.

Lili : Doucement Bill.
Bill : Non pas doucement, il est en train de se tuer et toi tu me dis de me calmer?

Tom n'avait pas bougé, mais dans ses yeux ont pouvait y lire la crainte, l'angoisse et la souffrance. D'un mouvement rapide il prit sa veste et se précipita dans la rue. Fuir, il était doué pour ça.

Bill : Attend on veut t'aider, s'te plaiiiiiit!!

Trop tard. Son frère est déjà loin.
Bill et Lili etaient fatigués mais trop anxieux pour pouvoir dormir ou même parler. Ils attendaient juste qu'il rentre en un seul morceaux. Les heures passaient et toujours pas de Tom.

Lili : J'espère qu'il a pas fait de bétises?!!

Bill la regarda en écarquillant les yeux.

Bill : Fais le nécessaire, dés qu'il rentre on s'en va. Moi j'explique tout à David en attendant.

Elle aquiesça d'un signe de tête, prit ses affaires et repartit chez elle.

***

Tom repassa la porte lorsque la nuit était tombée. Il était visiblement très...........zen. Il s'était encore défoncé, pour oublier, pour retarder l'échéance, retarder la confrontation. Il était un peu rassuré il n'avait plus qu'un seul «adversaire», mais pas des moindres.

Bill : Viens t'assoir.

Tom obéit et s'assoit dans le fauteuil.

Bill : Depuis quand?
Tom : Longtemps
Bill : Pourquoi?
Tom : Parce que j'en peux plus. C'est trop dur.
Bill : Qu'est ce qui est dure ?
Tom : Le poids sur mes épaules, le regard des autres, tout.

Tom se mit a pleurer. Bill était choqué, dans sa mémoire il n'avait aucun souvenir d'un Tom en pleure. Il se précipita sur lui et l'envelloppa de ses bras.

Bill : J'ai préparé tes affaires, on s'en va demain.
Tom : Quoi....??? o_O mais...
Bill : Y a pas de mais. Cette décision est s'en appel.

Tom ne tenta même pas de l'en dissuader, il s'avait qu'il était inutile d'essayer de négocier quand Bill était comme ça. Il resta dans les bras de son frère un long moment. Ca lui avait tellement manqué. Cependant une crainte lui vint a l'esprit, où allait-il l'emmener? Il priait au fond de lui pour que ce ne soit pas un centre. Il ne le supporterait pas.


Chapitre 6

La nuit fut agitée pour Tom. Bill était resté avec lui toute la nuit à le serrer dans ses bras. Peut être plus par peur qu'il ne s'en aille que pour le rassurrer. Mais Tom avait apprécié.
Seulement au petit matin le manque commença à se faire ressentir, il avait des sueurs froide et sa transpiration commençait à perler sur son front.
Il se réveilla à la seule pensée qui occupait son esprit ... un fix. Il se leva et alla chercher tout ce dont il avait besoin pour ça petite mixture, bien sur il avait plusieurs doses d'avance chez lui. Il alla dans la cuisine et déposa tout son bardat sur la table. Il pouvait être tranquille Bill n'était pas un lève tôt.

Erreur. Il était là, debout, devant lui. Planté comme un piquet et attendait.

Il s'était réveillé avec une forte angoisse en se sentant seul dans le lit. Il était sortit d'un bond de celui-ci et avait courrut dans toute la maison pour retrouver Tom.

Bill : Fais pas ça.
Tom : Laisse moi Bill. S'il te plait.
Bill : Non je partirais pas et tu ne va pas faire ça devant moi.
Tom : BARRE TOI.... Tu crois que tu vas m'emmener où si je peux même pas mettre un pieds devant l'autre? Je crois pas que tu saches ce que ça fait le manque et crois moi vaut mieux pas que tu sois là si ça arrive
Bill : Je bouge pas.

Tom cogita quelques secondes, mais son corps en manque ne lui laissait pas le choix. Il allait devoir se piquer devant son frère.
Il deversa la poudre dans la cuillère en y mélangeant un peu d'eau et à l'aide de son briquet fit chauffer le tout. La seringue avala tout le mélange.
Tom regarda furtivement Bill.

Tom : Casse toi !!!

Tom avait prononcé ces mots tout bas, mais bill ne bougea pas d'un pouce. Il ne put que déglutire péniblement, il pensait Tom incapable de faire ça devant lui. Il s'était trompé. Mais lui ne connaissait pas le manque. Il ne pouvait pas comprendre.

Tom après avoir fait son garot enfonça l'aiguille dans sa chair.
Une larme dans les yeux, il mélangea un peu de son sang au contenu de la piqûre et se l'injecta.
La larme roula sur sa joue alors que sa tête partit en arrière son l'effet de la drogue qui s'immissait déjà en lui.

Bill était resté scotché là. Il était mortifié par la scène qui se déroulait devant lui.



Chapitre 7


Lili avait eu un mal fou à terminer tous les préparatifs en une journée, mais quand Bill l'appella le soir pour lui dire que Tom était rentré, tout était prés. Ils partiraient le lendemain matin à 10H

***

Tom se remit péniblemant de ce shout. Il était complètement dans le cirage. Il entendait Lili et Bill parler dans le salon. Relevant sa tête de dessus la table il regarda l'heure : 9H. Il se leva et rejoignit les autres dans le salon.
Lili avait pleuré, sûrement au récit de Bill.
Tom s'avaient que ces deux là manigançaient quelque chose, mais quoi? Ou l'emmenaient ils? Que pouvaient-ils bien faire pour l'aider? Tom n'était plus que l'ombre de lui même, mais un centre? Il ne pouvait pas accepter ça car cela signifiait une surmédiatisation et sûrement la fin du groupe.

Lili : Ca va mon amour?
Tom : hm..
Bill : Bon aller on décolle.

Bill sauta du canapé et pris les bagages commençant à sortir de la pièce.
Tom paniqua.

Tom : Attends !!!!!! On va où? Dis le moi s'te plait.

Bill vit la peur dans les yeux de son frère et l'espace d'une seconde leur lien si étroit était revenu. Il savait précisement ce qui traumatisait Tom.

Bill : T'inquiète on te laisse pas et tu vas pas dans un centre. Maintenant on va à la gare.

Bill n'en dirait pas plus, mais cela avait suffit a rassurer un peu Tom qui les suivit s'en faire d'histoire.
Arrivée à la gare ils prirent un train pour une destination totalement inconnu pour Tom et pour Bill aussi il faut bien l'avouer.
Tom dormit tout le long du trajet qui dura de nombreuses heures. Lili n'avait pas laché sa main.
Arrivé à quai, ils descendirent tous du train, Tom en dernier, les mains dans les poches et la tête dans le c*l il faut dire ce qui est. Lili alla chercher la voiture qu'elle avait loué la veille par internet.

Aprés trois heures de voiture sur des routes, enfin plus précisement des chemins tellement la route était en mauvaise état, ils arrivèrent au fin fond du trou du c*l du monde. Bah oui, il ni avait pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. Ils s'approchèrent de la maison. Celle-ci etait en très piteus état.
Bill regarda Lili en coin .
Celle ci haussant les épaules:

Lili : Bah si tu peux faire mieux en 24H tu me dis. Et tout ça sans ameuter aucun journaliste.
Bill : Mouais !?!

Ils rentrèrent tous les trois dans la maison.

Lili : Ok ... Avant toutes choses ont se mets tous au ménage.

Et sachez qu'on ne contredit jamais Lili quand elle est comme ça. Ils s'executèrent à contre coeur, mais s'éxecutèrent.
La maison était petite. Une chambre avec un grand lit, une petite cuisine, un salon sans télé ( aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhh trop l'horreur mais en même temps faut bien que les gens ils s'occupent sans télé ;-) ), la salle de bain..... sans douche o_O' .

Bill : Heuuuu Lili c'est quoi ça c'est pas une maison c'est une cabane??? Et on fait comment pour se laver?
Lili : Baaaaaaah je sais pas moi, j'ai fais ce que j'ai pu. Et on se lavera dehors, y a un puit. Ca vous fera du bien de remettre un peu les pied sur terre tous les deux.

Tom sentait mal leur petite 'vacances'. Il était 22H, sont dernier shout remontait à plus de 14H. Il sentait que la nuit et les jours à venir allaient être plus que pénible.




Chapitre 8



Voilà, à peine Tom avait fermé les yeux depuis quelques courtes heures que le manque commençait à faire son travail. Il se tournait et se retournait dans le lit, ce qui eu pour effet de réveiller ses deux compagnons. Il commençait à transpirer et à trembler, à se recroqueviller sur lui même et à gémir de douleur. Bill et Lili se regardèrent, ils ne savaient pas trop comment réagir. Tom se réveilla dans un sursaut.

Tom : S'te plait il me faut une dose, une dernière, je t'en prie, aide moi.

Il s'accrochait à son frère.

Bill : Non Tom tu dois arrêter et de toute façon y'en a pas ici.
Tom : Si dans mon sac, j'ten supplie donne la moi.

Bill ne fit qu'un bond et alla fouiller dans les affaires de Tom. Effectivement tout son matériel était là. Il saisit le petit sachet et alla en direction de la salle de bain. Tom qui avait comprit ce que son frère comptait faire surgit hors du lit mais il n'eu pas le temps d'aller plus loin que Lili l'enferma seul dans la chambre.

Il hurla, frappa sur la porte et injuriait ça soit disant famille. Des mots plus durs et plus blessants à chaque seconde. Bill et Lili avaient les larmes aux yeux, mais ils ne cèderaient pas, c'était pour le bien de la personne qu'ils aimaient le plus au monde.

On entendit un vacarme ahurrissant dans la pièce, puis petit à petit cela se calma. Par moment on pouvait l'entendre crier, puis gémir, puis pleurer....

Le lendemain à midi, n'entendant plus rien, Bill et Lili allèrent voir dans la chambre.
Celle-ci était devastée. Tom était allongé sur le lit où il ni avait même plus de draps, en sueur, des bleus et des coupures un peu partout sur le corps. Il souffrait. Cette saloperie s'évaporait par chacun des pores de sa peau.

Lili lui nettoya un peu le corps et Bill lui prépara à manger. Tom ne toucha pas à son assiette il but juste énormément d'eau. Il avait mal partout. Il ne décrocha pas un mot. Bill et Lili ne pouvait voir qu'une seule chose dans ses yeux.....de la souffrance.

Trois jours passèrent ainsi, se déroulant tous de la même façon. Trois longues et interminables journées pour Tom. Puis au matin du quatrième jour il se leva, les yeux rouges et cernés, le corps courbaturé, mais la tête vide. Il frappa à la porte pour que quelqu'un vienne lui ouvrir.

Bill : Comment ça va?
Tom : Je vais pisser.
Bill : Mh ok

Tom alla faire ce qu'il avait à faire puis alla s'assoir dehors contre un arbre. C'était l'été, une douce brise lui carressait le visage et le soleil encore léger du matin lui réchauffait le corps.

Bill : Comment tu te sents ? Ca va un peu mieux ?
Tom : Je sais pas trop..... Je crois. Elle est où Lili ?
Bill : Elle est partit faire quelques courses, elle en a pour plusieurs heures parce que c'est pas tout près.
Tom : Tant pis....
Bill : ??? Pourquoi?
Tom : J'avais envie de calins.
Bill : Je peux t'en faire des calins si tu veux !!?
Tom : Heuuuu non. Pas ce genre de calins.
Bill : Je peux t'en faire aussi si tu veux.

Bill rigolait, mais Tom repensa à l'aveu que son frère lui avait fait il y a longtemps ( qu'il le désirait )
et Tom se mit à rougir.

Tom : Non merci ça va aller, je peux me retenir.



Chapitre 9


Lili avait à peine posé les sacs de courses sur la table que Tom l'attrappa par le bras et la fit entrer dans la chambre, qu'il avait eu tout le loisir de ranger en son attente . Elle avait un peu peur de Tom, il faut bien avouer qu'elle ne le reconnaissait plus depuis quelque temps et les accès de colère qu'il avait témoigné durant son sevrage n'avait pas vraiment arrangé les choses.
Elle fut d'abord surprise quand elle sentit des mains attrapper son visage, puis des lèvres se poser sur les siennes et enfin une langue s'immisser dans sa bouche. Elle était acculée contre le mur, mais même sans cela elle n'aurait pas tenté de s'échapper tellement le contact de Tom lui avait manqué.

Celui-ci n'en pouvait plus d'attendre, il la voulait et tout de suite.
Il ne prit pas le temps pour les préliminaires, ni même celui pour la déshabiller. Elle était en jupe, il lui enleva juste se culotte.
Elle lui déboutonna sa ceinture et son pantalon tomba sur ses chevilles. Elle pouvait voir son membre déjà dréssé et gonflé de désir au travers de son boxer, elle le lui descendit un peu mais ne put finir son mouvement. Tom l'avait attrapé par les jambes et porté contre le mur. Elle pouvait déjà le sentir pénétrer en elle et c'était si bon. Ils gémissaient tous les deux de plus en plus fort, ils étaient seul au monde.

Seul...pas tout à fait.

Bill ne put s'en empêcher. Il avait commencé à se carresser en entendant son frère gémir de la sorte, il savait que ce n'était pas bien, que c'était contre nature de désirer son frère, mais qu'est ce qu'il pouvait bien y faire. Il se prodiguait des carresses en imaginant la main de son frère a la place de la sienne, d'abord sur la base puis remontant sur le gland, en des mouvements de plus en plus rapide, puis il se libéra dans un râle de plaisir au même instant que son jumeau.

Tom reposa Lili tout en lui faisant des milliers de bisous dans le cou, mais il s'arrêta un moment.

Tom : J'ai la tête qui tourne.
Lili : C'est normal t'as rien mangé depuis au moins trois jours, viens je te prépare quelque chose.
Tom : Mh

Ils sortirent de la chambre et passèrent devant un Bill au joues rosies, assis dans le canapé à regarder un bouquin, mais ni Tom ni Lili ni prettèrent attention. Ils passèrent ainsi une semaine entière collés l'un à l'autre. Tom comblait sûrement son manque par ... autre chose, et c'était de plus en plus dure à supporter pour Bill.

Ils faisaient l'amour dans toutes les pièces, toutes les positions, dehors sur le puits, à coté de la rivière, tous les jours, plusieurs fois par jours et pas forcément bien cachés... Si cela continuait plus longtemps Bill allait finir par violer Tom, enfin façon de parler car il n'aurait jamais fait une chose pareil.

Tom commençait à embrasser Lili, ils étaient dehors allongé dans l'herbe.

Lili : Arrête Tom faut qu'on se calme sinon Bill va péter un câble là.
Tom : Tu n'aimes pas ce que je te fais?
Lili : Tu sais très bien que ce n'est pas le problème.
Tom : Bah il est où le problème alors?
Lili : T'as pas vu comment Bill te bouffe du regard?
Tom : ......Si ...mais
Lili : Mais quoi?
Tom : J'ai cru voir que tu le s'yeutais pas mal aussi.
Lili : O_O' Je...heuu....je .....non pas du tout...... je...tu te fais des films là...jamais je pourrais avoir envie de quelqu'un d'autre que de toi voyons.
Tom : Sauf que moi j'ai jamais dis que tu avais envie de lui.
Lili : ......

Sur ce, Tom se leva et partit tout en laissant un regard plein d'amour, d'envie ............et de perversité sur Lili. Celle-ci ne sut d'ailleurs pas trop comment l'interpreté.



Chapitre 10


Un léger malaise c'était installé entre Tom et Lili, enfin, surtout pour Lili car Tom n'avait pas du tout changé de comportement. Les paroles de Tom la troublaient, mais elle ne savait pas pourquoi. Fantasmait elle sur Bill?
Avait elle envie de lui?
Tom se faisait il des idées?
Mais surtout, que voulait dire ce regard?

Bill et Tom était partit se balader un peu aux alentours, bien qu'il ni avait pas grand chose à faire dans les parrages ils avaient suivit la petite rivière qui passait à côté de la maison. Après une bonne heure de marche ils s'étaient arrêté en même temps. Il y avait là un petit lac entouré d'arbres. Bill, un large sourire aux lèvres regarda Tom. Il commençait déjà à se déshabiller mais stoppa net lorsqu'il remarqua que Tom ne le suivait pas.

Bill : Qu'est ce t'as? Viens te baigner.!!!

Tom baissa la tête.

Tom : Non....Je...
Bill : C'est bon t'as qu'a garder ton tee-shirt.

Tom n'en revenait pas, comment Bill arrivait il toujours a savoir ce à quoi il pensait. Il ne supportait toujours pas son corps et les traces sur ses bras n'étaient pas encore partit, même Lili dans les moments les plus intimes n'avait pas eu l'occasion de voir Tom sans son tee-shirt. Mais bon, si Bill s'en moquait il se baignerait en tee-shirt. Il se précipita dans l'eau après avoir enlevé son pantalon.

Tom : La vache, elle est gelé.
Bill : Normal, c'est l'eau de la rivière.

Ils commençèrent à chahuter, cela faisait tellement longtemps que ça n'était pas arrivé. Ils se chamaillèrent un longtemps moment dans l'eau et rigolèrent comme au bon vieux temps. Bill était heureux ...et Tom aussi. Ils sortirent et allèrent s'allonger dans l'herbe pour sècher au soleil. Après dix minutes de silence Bill commença :

Bill : Pourquoi t'en es arrivé là?
Tom : ....J'ai pas trop envie d'en parler.
Bill : S'il te plait, explique moi !!

Tom se r'assit, il cherchait ses mots

Tom : Je sais pas.... au début c'était juste pour décompresser un peu, pour m'éclater.... Je fumais, je picolais un peu, et ça me faisais du bien j'arrivais à évaquer la tension..... Mais plus ça allait et plus le poids sur mes épaules devenait lourd. Je me suis embrouillé tout seul..... Je voulais te protéger et t'aider du mieux que je pouvais, t'éviter de subir tout ce stress que tu prends en pleine face car c'est toi qui est sur le devant de la scène. Je voyais bien que tu comptais sur moi, que tu te reposais sur moi ...mais j'ai pas tenu, j'ai flanché....... Un soir j'étais complètement bourré et quand ce mec est venu me reffiler ça merde et bah j'ai pas réussi à lui dire non,.... et putain qu'est ce que c'était bon. J'avais plus rien dans la tête, tous les soucis étaient partit. Alors même si je savais que c'était nul et bah j'ai continué...... jusqu'au jour ou je pouvais plus m'arrêter. Ils m'en fallait tous les jours un peu plus..... Et au final je ne t'aide pas du tout, je ne suis qu'un boulet pour toi, je te tire en arrière. Je...
Bill : C'est de ma faute, tout est de ma faute...
Tom : Non arrête, c'est pas ce que j'ai dis...
Bill : Si je m'étais moins accroché à toi, t'en serais pas là...
Tom : C'est pas vrai, c'est moi qui me suis fais des noeuds au cerveau, qui me suis crus indispensable et j'ai tout foiré.... Si t'avais pas été là, je serais sûrement déjà mort. Je me suis accroché uniquement pour toi, pour pas te laisser seul. Même si à la finale tu aurais été mieux sans moi.

Un coup violent vint sonner la tête de Tom. Bill venait de lui donner une giffle, les larmes aux yeux.

Bill : Je t'interdit de redire un jour une chose comme ça, t'entends? Si tu tombe, je tombe. T'as compris? Ou il te faut une autre baffe pour te le rentrer dans le crâne?
Tom : ........ Non c'est bon je crois que j'ai imprimé.
Bill : Et pourquoi tu m'en as pas parlé? Si c'était juste ça j'aurais put t'aider.
Tom : ...Mh...Je...non....Y'a rien d'autre.....C'est pas suffisant pour toi?
Bill : .Mh....Bon, maintenant dès qu'un truc te tracasse tu viens m'en parler, et c'est un ordre.
Tom : Bien chef.

Tom c'était mit au garde à vue pour illustrer son affirmation. Ils se mirent à rire. Bill ne sentit pas la gêne qu'épprouvait Tom à cet instant, comment aurait-il put l'imaginer une seule seconde....



Chapitre 11


Bill n'en pouvait plus, il était à bout, il saturait. Les ébats amoureux des deux tourtereaux n'avaient toujours pas cessé. Tom n'en avait jamais assez, quinze jours que cela durait, quinze jours que Bill endurait ce calvaire.
Tom et Lili étaient dans la chambre, debout à coté de la porte et pour changer ils s'embrassaient...
C'est ce moment que Bill choisit pour ouvrir la porte, bon en même temps il savait même pas qu'ils étaient là donc...

Bill : Oups !! Pardon

Il tournait les talons pour repartir quand Tom lui attrapa le bras. Mais il recommença à embrasser Lili. Celle ci était gênée mais ce n'était rien comparé à Bill. Une fois le baisé interrompu Tom jeta littéralement Bill dans les bras de Lili.....

Lili & Bill : o_Ô Qu'est ce que tu fous????????
Tom regardant Lili : T'en crève d'envie!
Tom regardant Bill : T'es grave en manque!

Ils le regardèrent avec des yeux de merlan frit.
Tom avait un sourire jusqu'aux oreilles.

Tom : Commencez sans moi je reviens.

Les deux autres ne comprenaient plus rien de ce qu'il se passait dans cette chambre. Tom avait les neurones qui se touchaient c'était pas possible autrement. Ils s'assillèrent sur le lit en attendant Tom.

Lili : Qu'est ce qui lui prend d'un coup?
Bill : ...C'est vrai que t'en crève d'envie?

A ces mots Lili vira au rouge coquelicot.

Bill : J'en conclus que oui

Bill rigolait, même si le comportement de son frère le laissait perplexe.

Bill : Qu'est qu'on fait? On rentre dans son jeu?
Lili : Bah t'es pas homo à la base toi?
Bill : Non à la base je suis bi mais je préfére les mecs, c'est tout.

Lili avait enfouit son visage dans ses mains, on aurait presque pu y voir la fumée sortir de ses oreilles. Ce qui ne manqua pas d'amuser encore davantage Bill. Mais il avait envie de jouer, et c'était vrai, il était grave en manque.
Il posa sa main sur sa joue, Lili sursauta. Il posa ses lèvres sur les siennes, elle ne bougea pas. Il demandait l'accès à sa bouche, elle le lui donna. Ce fut un baisé lent, sensuel, voluptueux, tendre et chaud.
Quand Tom revint dans la pièce, ils arrêtèrent le baisé et se regardèrent droit dans les yeux. Tom s'était assis de l'autre coté de Lili et il commençait à lui faire des bisous dans le cou tout en passant la main sous son haut pour caresser son ventre. Bill se leva pour partir.

Tom : Reste !!?!!
Bill : ....Je....
Tom : T'en as pas envie?

Lili se leva à son tour......Elle se tenait devant Bill et se mise à l'embrasser.

Bill était perturbé par la tournure des évènements. Pourquoi Tom voulait il faire ça tous les trois? Pour Lili, parce qu'elle en avait envie? Pour jouer? Pour expérimenter autre chose? Non car Bill savait que Tom avait déjà vécu un 'plan' à trois avec deux filles. Pourquoi alors? Par sympathie pour son frère qui était plus frustré que jamais? Il ne trouvait pas la réponse.
Perdu dans ses pensées il n'avait pas vu Tom se lever et aller derrière Lili. Il la caressait, lui embrassait la nuque, commençait à la déshabiller.
Lili était plus petite que les deux frères. Bill regardait Tom, et en sentant les baisés dans son cou et les mains sur ses hanches il ne put s'empêcher d'espérer que ce soit celles de son jumeau.



Chapitre 12



Lili, les mains tremblantes, commença à caresser Bill. Elle n'osait le regarder dans les yeux. Celui ci l'embrassa dans le cou, remontant jusqu'à son oreille qu'il suçota puis revint sur sa bouche, mordillant la lèvre inférieure, léchant la supérieure. Lili entreprit de déboutonner la chemise de Bill, bouton par bouton, léchant chaque bout de peau ainsi mis à nu. Elle était presque à genou devant Bill laissant ainsi les deux frères se faire face.Ils pouvaient lire dans le regard de l'autre l'excitation monter.

Bill avança son bras et d'un geste lent enleva la casquette de Tom et la laissa tomber sur le lit. Il caressa du revers de la main sa joue, partant de sa mâchoire et remontant vers son bandeau, il glissa le bout de ses doigts sous celui ci et l'accompagna jusqu'à ce qu'il n'ensserre plus les dreads de son propriétaire. Lili entama le chemin inverse et enleva la chemise de Bill tout en lui caressant les épaules et descendant ses mains le long de ses bras.

Bill enleva le tee-shirt de Lili d'un geste doux pendant que Tom effleuraient ses hanches et descendait jusqu'à son pantalon, il défit les boutons de celui ci. Bill ne pouvait s'empêcher de sentir et d'apprécier les mains de Tom qui éffleurait à peine son membre dressé. Tom fit glisser le pantalon le long des longues jambes fines de Lili tout en lui recouvrant le dos de milliers de baisés jusqu'à arriver dans la chute de ses reins. Puis remonta, tout aussi doucement.

Tom sentait le regard pesant de son double sur lui, mais c'est lui qui l'avait provoqué, il ne se défilerait pas maintenant.

Tom mordilla l'oreille de Lili tout en lançant un regard débordant de désir à Bill, il se mordit la lèvre en retour. Tom se pris à envier ses lèvres pourtant tellement identiques aux siennes. Il ferma les yeux, Lili tourna légèrement la tête et ils s'embrassèrent. Bill pouvait voir la danse sensuelle de leurs langues, il ne pouvait décoller les yeux de ce spectacle et Lili avait bien comprit les sentiments et désires de son meilleur ami. Elle se défit un peu de l'emprise des deux hommes et alla se placer derrière Tom.

Tom l'avait regardé faire avec appréhension et sentait à présent ses mains dans son dos le caressant et le poussant tendrement à avancer.

Il n'avait qu'un pas à faire pour se coller à son frère. Mais ce pas était difficile, important et une fois franchie il ne pourrait plus faire marche arrière, ils allaient dépasser la limite que Tom avait eu tant de mal à garder.

Il n'avait jamais voulu y penser davantage, mais les lèvres de Bill, cela faisait longtemps qu'il avait eu envie d'y goutter. Bien avant que Bill ne se confesse à lui.

Il se regardèrent ainsi un moment et Bill fit le premier geste en attrapant le tee-shirt de Tom qu'il commençait déjà à soulever. Tom entoura de ses mains les poignets de Bill le regardant dans les yeux, d'abord à cause de la honte qu'il éprouvait pour son corps mais également pour être sûr que Bill désirait cette nouvelle intimité qui naissait entre eux.

Bill ne flanchant pas, Tom desserra l'emprise de ses doigts.



Chapitre13


La tension était palpable dans toute la pièce. Personne ne savait vraiment ce qu'il faisait et si il devait continuer ou tout stopper avant qu'il ne soit trop tard.

Lili en avait envie c'est vrai, depuis de nombreuses années, mais avait laissé cela de coté, c'était son meilleur ami, c'était le jumeau de son fiancé, c'était son fantasme. Mais la peur était grande, peur de perdre son amitié, peur de perdre l'amour de Tom, peur de se perdre elle même, mais elle mourrait d'envie de connaître ce plaisir....le plaisir de faire l'amour avec les deux hommes de sa vie.

Bill avait peur également. Peur de perdre son frère, son jumeau, sa moitié, son tout......son amour. Il le désirait. Plus que tout. Plus qu'il n'avait jamais désiré personne. Mais pas comme ça, pas au risque de tout perdre. Il voulait le toucher, l'embrasser, le lécher, humer le parfum de sa peau, le sentir défaillir sous le passage de ses doigts sur son corps. Mais il savait. Il savait que son frère n'aimait pas les hommes. Alors il ne ferait rien qui pourrait le blesser.

Tom avait peur, il se demandait pourquoi. Pourquoi il avait eu cette envie? Pourquoi avec son frère? Pourquoi voulait il le voir...prendre du plaisir? Avait il perdu la tête? Qu'allait il se passer après? Qu'est ce que Bill et Lili allaient penser? Qu'est ce que lui éspérait? Trop de questions auxquelles il n'avait pas de réponses se bousculaient dans sa tête.

Il sortit de sa torpeur lorsque son tee-shirt passa sa tête et alla s'écraser par terre. Bill s'était approcher de Lui et défaisait son pantalon. Il sentait les mains de Lili caresser son ventre et les yeux de Bill se poser sur chaque recoin de son corps. Il était mal à l'aise mais il aimait ça. Son pantalon tomba par terre, il le repoussa de son pied. Il attrapa le ceinturon de Bill et le tira vers lui, leur corps se frôlaient. Il retira le pantalon de son frère, Bill sentait son coeur près à sortir de sa poitrine tellement celui ci battait fort. Tom posa une main sur la nuque de Bill et ses lèvres se retrouvèrent à quelques millimètres de celles qu'il désirait tant. Ils restèrent ainsi un moment à sentir leurs souffles chaud courir sur leurs lèvres, puis Tom alla susurrer à l'oreille de Bill d'une voix troublante de sensualité...

Tom : Tu m'as manqué petit frère.

Bill n'en pouvait plus, il aurait été près à arracher le seul vêtement qui ne cachait plus le membre durcit de son frère.

Tom s'écarta de lui, enleva son boxer et emmena Lili vers le lit. Le reste des sous-vêtements se retrouvèrent tous au sol et ils s'allongèrent tous les trois, Lili au milieu, face à Tom.
Il recommença à la caresser, à embrasser ses seins, à mordiller son cou et à pénétrer de ses doigts son intimité. Lili gémissait et se cambrait en arrière la tête appuyer dans le cou de Bill. Son bras avait suivi le chemin de sa tête et sa main agrippait la nuque de son nouvel amant.

Bill embrassait le creux de l'épaule qui s'offrait à lui et regardait avec avidité la langue de Tom s'introduire dans la bouche de Lili. Il effleurait à peine du bout des doigts les hanches de Lili remontant vers sa poitrine. Il lui caressa les seins.

Lili hurla de plaisir lorsque Tom la pénétra d'un coup sec, presque violent. Il était en train de lui faire l'amour .... et il regardait son frère. Lili se raidit en sentant Bill entrer en elle, tout doucement pour qu'elle s'habitue. La douleur fit vite place au plaisir sous les mouvements identiques des deux jumeaux.

Ils allaient et venaient en elle tantôt lentement, tantôt rapidement.
Lili fut la première à atteindre l'orgasme. La respiration de Tom devint frénétique et Bill le regarda jouir. Il ne lui en fallut pas plus pour se libérer en Lili.



Chapitre 14


Le jour se levait et dans la chambre les premiers rayons de soleil dansaient sur les corps nus des trois amants encore endormit. Tom se réveilla le premier, il pris quelques affaires et sortis sur la pointe des pieds. Il s'installa dehors avec un chocolat chaud et sa guitare. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas sentit aussi bien.

Bill le rejoignit et s'asseya sur la chaise en face de lui.

Bill : Ca faisait longtemps que t'avait pas joué comme ça.
Tom : Comme quoi??
Bill : En dehors des concerts. Ta façon de jouer était devenu automatique et tu n'as plus rien composé depuis un bon moment.
Tom : Hm, c'est vrai......Merci...et pardon
Bill : Merci de quoi voyons !
Tom : Arrête tu sais très bien....de m'avoir aidé. Je me sens un peu mieux maintenant. Et pardon....pour tellement de choses.
Bill : C'est bon t'inquiète, la famille c'est fait pour ça non?

Un sentiment gênant vint s'installer entre les jumeaux, pouvaient ils encore se considérer comme une famille avec ce que chacun ressentait?

Bill : Je ... pour cette nuit .... je ....ça ne se reproduira plus.

Tom se leva de sa chaise et voulu rentrer dans la maison lorsqu'il tomba nez à nez avec Lili.

Lili : Bonjour vous deux.
........
Lili : Qu'est ce qui se passe, y a un problème?
Tom : Non

Tom avait répondu d'un ton sec et avait disparu dans la maison.

Lili : qu'est ce qu'il a?
Bill : Je lui ai dit que ce qui s'est passé cette nuit serait la seule et unique fois.
Lili : Hm je vois, tu regrettes?
Bill : Non c'est pas ça.
Lili : Je crois que c'est ce qu'il en a conclu.
Bill : Et toi?
Lili : Si je regrette ?? o_Ô T'es malade toi c'était le pied. La plus belle partie de jambes en l'air de ma vie.

Ils rigolèrent. C'est vrai Lili était comme ça, sincère et spontanée et c'est ce que tout le monde aimait en elle.

Cela faisait maintenant trois jours que Tom évitait son frère, celui ci tentait pourtant de nombreuses approches mais Tom s'était de nouveau renfermé sur lui-même.
Bill alla rejoindre Tom qui était parti au bord du lac. En apercevant son frère Bill resta scotché sur place. Tom était assit contre un arbre, sa guitare sur ses jambes et il jouait 'rette mich', mais le plus troublant c'est qu'il chantait. Bill commença à chanter avec lui, leurs voix se mariaient à la perfection. Tom ne regardait pas son frère et pour cause, bill pu voir une larme couler le long de sa joue



Chapitre 15


Bill : Qu'est ce que t'as?
Tom : Rien
Bill : Arrête s'te plait. Dès que je commence à te parler tu te barres, t'arrête pas de m'éviter depuis ce qu'il s'est passé. C'est parce que j'ai fait l'amour à Lili? Si c'est ça excuse moi mais j'avais cru comprendre que t'étais d'accord.
Tom : C'est pas ça.

Tom avait parler d'une voix presque inaudible.

Bill : Mais dis moi putain je peux pas tout deviner merde

Bill avait crié cette phrase et Tom répondit avec encore plus de force dans la voix

Tom : J'AI ENVIE DE TOI... de ton corps.... de ta bouche..... de ton souffle dans mon cou..... de tes mains sur ma peau.... j'en peux plus j'arrive pas à penser à autre chose. Quand je fais l'amour avec Lili c'est à toi que je pense et quand je jouis en elle j'aimerais que ce soit en toi..... Je pensais que ça passerait si je te voyais pendant l'acte, que si j'arrivais à mettre des images sur mes phantasmes je n'y penserais plus..... mais c'est encore pire qu'avant.

Tom avait les jambes repliées sur son torse et la tête dans ses mains, il pleurait.

Tom : Je me dégoûte putain on est frère et moi je ne pense qu'à te faire l'amour. J'ai fait tellement d'efforts pour plus y penser, pour ne pas succomber, mais j'en crève, j'en peu plus.
Bill : Ca te dégoûte?

Tom regarda Bill dont la voix c'était faite tremblante. Oui Bill désirait son frère depuis longtemps et jamais il n'avait pensé que cela était dégoûtant.

Tom : Oui je me dégoûte, mais parce que je n'arrive pas à réprimer mes désirs, que se passera-t-il si nous y cédont tous les deux? Se serait de l'inceste Bill, c'est pas possible, jamais je pourrais me résoudre à ça.
Bill : Ca fait combien de temps?

Tom regarda Bill et se releva d'un bond pour partir quand Bill lui attrapa le poignet.

Bill : Ca fait combien de temps que tu te torture comme ça à cause de moi? C'est ça n'est ce pas? Ce que tu m'as pas dit l'autre jour.... C'est pour ça que tu as fini par te droguer?!!
Tom : Arrête !! Fou moi la paix. On reparle plus de ça.

Tom avait arraché son poignet des mains de Bill et partait, mais celui ci poussa violemment Tom contre un arbre en le retournant et il se jeta sur ses lèvres.



Chapitre 16


Tom ne voulait pas céder et luttait contre lui même pour ne pas donner à son jumeau ce qu'il souhaitait : l'accès à sa langue.

Tom : Bill .... s'te plait ... arrête, j't'en prie..... Haaan.....

Bill avait frotté sa jambe entre celles de son double, sentant au passage son membre qui se gonflait légèrement. Tom n'avait pu retenir ce gémissement et avant même de le réaliser Bill avait introduit sa langue à la recherche de sa jumelle. Sans même le vouloir, celles ci dansaient déjà à un rythme effréné. Il se prit à enlacer son propre frère et à presser contre sa nuque pour approfondir davantage le baisé. Un gémissement de Bill le ramena soudainement à la réalité et il repoussa violemment son frère.

Tom : Arrête ça !!!

Ils se regardaient les yeux remplis de désir.

Bill : T'en as envie.
Tom : ....
Bill : Et moi aussi, alors où est le mal?
Tom : T'es pas sérieux là? Où est le mal? Tu te fou de ma gueule ou quoi?
Bill : Non Tom c'est toi qui te moque de moi. C'était quoi pour toi de jouir devant moi et me voir prendre mon pied? juste un test? Un jeu? tu crois pas que tu vas t'en sortir comme ça? Assume maintenant, parce que sinon je te viole dès que tu fermeras un oeil.

Bill regardait Tom avec des yeux provocateurs et pleins de malice.

Tom : Ok

En disant ça Tom avait plaqué Bill contre l'arbre, une main de chaque côté de son cou, ses lèvres effleurant celles de son jumeau, mélangeant leurs souffles, sentant en chacun l'excitation monter, regardant les lèvres de l'autre sans oser y goûter à nouveau.
Tom fit descendre ses mains et agrippa le tee-shirt de bill, il le remontait lentement, très lentement, trop lentement. Il effleurait au passage les côtes de Bill et celui ci sentait des frissons le parcourir de la tête aux pieds. Lorsque le vêtement passa la tête, le laissant tomber, Tom se rapprocha à nouveau de Bill, front contre front, nez contre nez, les lèvres entrouvertes prêtent à accueillir le baisé. Mais ils ne s'embrassaient pas. Chaque parties de leurs corps se touchait hormis leurs lèvres. Leurs respirations étaient rapide.
C'était une vraie torture, mais c'était si bon.
Bill n'en pouvait déjà plus de cette attente et il enleva beaucoup moins délicatement le tee-shirt de son frère. Tom sourit devant l'impétuosité qu'il faisait preuve. Il entreprit de déboutonner le pantalon de Bill et celui ci commença à lui lécher le cou, le lui embrasser, le lui mordiller jusqu'à sucer le lobe de son oreille. Tom lâchait de petits gémissements qu'il tentait néanmoins d'étouffer dans sa gorge.
Ils avaient tellement rêvé cet instant que rien ne pourrait venir les perturber maintenant, pas même Lili qui était venu les rejoindre au bord du lac et qui se tenait là, debout, à quelques mètres à peine d'eux.



Chapitre 17


Non, même Lili n'aurait rien pu faire à ce moment précis et elle le savait, elle l'avait toujours su. Depuis de très nombreuses années elle avait compris, depuis qu'elle avait connu Bill elle avait deviné, même si eux ne le voyaient pas, elle connaissait le lien qui unissait ces deux frères. Alors comme elle était arrivée, elle repartit sans rien dire, en ne faisait aucun bruit. Elle les laissa seuls.

Tom qui avait ouvert le pantalon de Bill commença à effleurer par dessus le boxer son membre dressé. Tom voulait faire durer le plaisir, faire languir son frère, le faire frémir encore plus et l'entendre gémir davantage. Bill en voulait plus, son sexe le faisait souffrir tellement il était tendu, il attrapa la main de son frère pour lui faire comprendre.

Bill : Tom..... j'en peux plus...

Tom déposa enfin un baisé sur les lèvres de Bill. Ses lèvres étaient brûlantes, sa langue était douce, ce baisé leur donna la fièvre, il plongea sa main dans le boxer déjà trempé de désir. Ses mouvements, bien qu'inexpérimentés, faisait presque hurler Bill de plaisir.
Bill le repoussa et défit le pantalon de son amant qui tomba directement au sol, lui léchant le torse et descendant sa langue au même rythme qu'il descendait le dernier vêtement de son frère. Il le regardait avec une expression que Tom ne lui avait jamais vu : de l'excitation, de l'envie, de la peur et de l'amour, voilà ce que l'on pouvait lire dans les yeux de Bill.
Arrivé devant son membre dressé il fit quelques mouvements de sa mains puis lécha son bout avant de le prendre complètement en bouche. Tom gémissait et haletait, il avait déjà eu droit à ce traitement de faveur par Lili, mais le fait que ce soit son frère qui lui prodigue ce plaisir ne faisait que le décupler. Tom se sentait venir, c'était si bon.

Tom : Arrête....Bill....Je vais venir...arrête......

Bill n'arrêtait pas, il continua jusqu'à ce que Tom vienne dans sa bouche, puis il se releva, embrassa son cou, puis sa bouche et lui susurra à l'oreille..

Bill : Tom fait moi l'amour

Tom sourit timidement puis le fit s'allonger dans l'herbe en finissant de le déshabiller. Il recouvrit son corps de mille baisés et même dans ses plus beaux rêves Bill n'avait jamais osé espérer un Tom aussi tendre. Celui ci présenta ses doigts à la bouche de son frère qui les lécha, les suça de manière si sensuel que Tom gémit à se contacte. Une fois suffissamment humides il les présenta devant l'intimité de Bill et commença à le pénétrer d'un doigt. Bill se cambra de plaisir. Un deuxième doigt vint rejoindre le mouvement et Bill se crispa légèrement mais le plaisir était plus grand. Bill était près, il voulait Tom en lui, il gémissait et écartait outrageusement les jambes

Bill : j'en peux plus ...mmmmh ....Tom prend moi .....maintenant

Tom s'exécuta et pénétra Bill tout doucement, le frustrant un peu plus. Bill aurait voulu que ce soit violent, Tom était tendre. Bill aurait voulu que ce soit passionnel, Tom était attentionné. Bill agonisait et ce n'en était que meilleur. Tom se mordait la lèvre, il luttait contre ses pulsions qui lui dictaient d'accélérer mais il voulait faire durer le plaisir indéfiniment.
Tom passa ses bras sous les reins de Bill et le pénétra d'un cou violent, profond et rapide, leur arrachant à tous les deux un cri de jouissance. Tom continuait sur le même rythme et à chaque cou Bill hurlait de plaisir. Il libéra une de ses mains prisonnières du dos de son jumeau et enroula ses doigt autour du sexe de Bill effectuant les même mouvements que son bassin. Bill se deversa dans sa main quelques secondes plus tard. Tom le suivit et s'allongea sur lui essayant de récupérer une respiration plus normale.



Chapitre 18


Lili était assise à la terrasse, un livre à la main et un café sur la table. Au loin elle pouvait voir les jumeaux approcher. Ils riaient ensemble et se chamaillaient comme deux collégiens. Ils étaient heureux.

Après s'être rincés dans l'eau du lac ils avaient parlé un peu.....

Tom : Qu'est ce qu'on va faire maintenant?
Bill : J'en sais rien.....et pour Lili? Tu comptes lui dire?
Tom : .....Je sais pas. J'ai pas envie de lui mentir mais en même temps je tiens aussi beaucoup à elle alors je sais pas trop. Je veux pas lui cacher pour nous deux parce que tu es aussi très important pour moi, tu t'en doutes. La seule chose que je sais c'est que je pourrais pas tout avoir. N'est ce pas?
Bill : Mh, ouais le mieux c'est encore de lui dire, mais je sais pas comment elle va réagir. Que son mec la trompe, en plus avec son meilleur ami et de surcroit son jumeau, lol, ça va peut être pas être facile à digérer tout ça. Pour ma part tu peux tout avoir du moment que c'est avec Lili, de toute évidence t'es bi mais je supporterais pas que ce soit une pouffe d'un soir.

Bill se voulait un peu comique mais savait que ce n'était que la vérité, il ne pouvait obliger Tom à ne désirer que lui. Il était près à le 'partager' avec Lili mais craignait la réaction de sa meilleure amie.
Une fois l'eau finie de s'évaporer de dessus leurs corps ils se r'habillèrent et partirent en direction de la maison.

Lili : Alors vous vous êtes bien amusé?

Lili avait un large sourire. Les deux frères se sentirent rougirent mais Lili ne les avait pas vu après tout, ils essayèrent de paraître le plus naturel possible.

Bill : Ouais pas mal, Tom à même chanter, d'ailleurs faudra que tu le fasses plus souvent, tu chantes trop bien.
Tom : Dans tes rêves oui.

Ils éclatèrent de rire.

Lili : Tu n'as jamais chanté pour moi je vais être jalouse.
Tom : J'ai jamais chanté pour Bill non plus, c'est juste qu'il m'a surprit à ce moment là.
........
Tom : Faut que je te parle ....d'un truc .....important.....je....
Lili : Je sais je vous ai vus.
Bill & Tom .....O_O De quoi???
Lili : Au bord du lac. Je vous ai vu pendant que vous vous caressiez et que vous vous bouffiez des yeux.. Je suis partie mais je suppose que vous avez franchis le pas. Non?

Les jumeaux étaient rester interdit en entendant Lili. Elle savait déjà et elle rigolait avec eux. Ne leur en voulait-elle pas? Avait-elle déjà tout abandonner pour laisser la place à Bill ?
Lili brisa le silence

Lili : Vous avez mis longtemps à vous en rendre compte quand même. Enfin surtout à vous déclarer. Tom est ce que tu as les réponses à tes questions?
Tom : Je .... Enfin....Je ...Quelles questions?
Lili : Si tu as voulu qu'on le fasse tous les trois , il y avait bien une raison non? Bien que cela ne m'ai absolument pas déranger de vous aider.

Lili souriait et avait tiré un peu la langue d'un air coquin.

Lili : Je voudrais bien savoir où on n'en est tous les deux, enfin....si il y a encore un nous deux?
En disant ses mots elle avait soudain perdu son sourire.
Lili : Est ce que tu aimes Bill? Est ce que tu m'aimes moi?.....
Tom : Oui je t'aime et oui j'aime Bill.

Ils l'avaient tous les deux regardés prononcer cette phrase avec de grands yeux. Oui, ils le savaient , jamais Tom n'avait dit ces mots, à personne.


Chapitre 19



Un long silence s'installa entre eux trois.

Tom : Me regardez pas comme ça, j'y peux rien moi si vous êtes tous les deux aussi bandant l'un que l'autre.

Tom avait dit cette phrase en rigolant et s'attendait déjà aux représailles qui ne se firent d'ailleurs pas attendre. Les deux personnes concernés s'étaient jetés sur lui et le chatouillèrent aux endroits stratégiques. Tom riait, d'un rire cristallin qui emplit de bonheur Bill et Lili. A eux deux ils avaient réussi à faire revivre Tom. Une fois qu'ils eurent fini de le torturer ils se rassirent tous les uns à côté des autres et le visage de Tom s'assombrit

Tom : Je sais que je vais devoir faire un choix mais....
Lili : Pourquoi devrais-tu faire un choix?

Tom la regarda en ouvrant grand les yeux, il ne comprenait pas trop comment Lili pouvait dire ça.

Tom : ... Je....
Lili : Tu es attiré par Bill. C'est quelque chose que je sais depuis longtemps et que j'ai déjà accepté.... Je ne pourrais de toute évidence pas te donner les mêmes choses que lui. Mais je ne tolèrerais que lui et personne d'autre.
Tom : Je ...C'est pas si simple que ça.......Merci de faire tout ça pour moi mais t'es quand même au courant que c'est mon frère. Je sais pas trop où j'en suis en fait et je me doute bien que c'est pas facile pour vous non plus.

Bill n'avait rien dit depuis le début et restait la tête baissée. Il savait bien que la relation qu'il avait débutée avec son frère était compliquée, interdite et immorale, mais que pouvait il y faire après tout.

Bill : Bon si on allait manger, j'ai les crocs moi, pas vous?

Il s'était levé et attendait la réaction des autres.

Lili : Si, moi aussi ! Aller viens Tom, on réfléchit mieux le ventre plein il paraît.

Ils se dirigèrent ensemble vers la petite cuisine. Mais Bill n'avait pas seulement envie de manger. Il commençait à chercher Tom, non pas comme vous le pensez, il lui lançait des petits bouts de pains sur le visage. Il savait que Tom avait horreur de ça et celui-ci ne tarda pas réagir. Il lui balança un oeuf cru en pleine tête. Bill resta comme ça quelques secondes le temps de comprendre ce qui venait de se passer. Lili était morte de rire jusqu'au moment ou elle se retrouva avec un litre de lait entièrement déversé sur les cheveux. Une heure plus tard la cuisine était un vrai champ de bataille. Les trois combattants étaient morts, de rire et de fatigue, allongé sur le sol recouvert de nourriture de la cuisine.

Tom : Si on allaient se laver maintenant.
Bill : Je crois qu'on a pas le choix.
Lili : On va au lac?
Bill : Il va bientôt faire nuit !?!
Tom : Pas grave...aller c'est partit.

Ils prirent leurs affaires et partirent pour une heure de marche, bah oui quand on aime on ne compte pas il paraît. Arrivé là-bas, un peu gêné, ils se déshabillèrent dans le couché de soleil.
Ils se retrouvèrent tous les trois dans le lac et après s'être lavés ils avaient commencé à nager et jouer un peu dans l'eau. Lili était venu se lover dans les bras de Tom et l'embrassait. Tom répondait à ses baisés mais n'était pas à l'aise à cause de la présence de son frère à proximité. Il ne savait pas trop comment agir. Lili avait encerclé de ses jambes la taille de Tom et pouvait sentir son organe se gonfler lentement de désir. Elle frottait son intimité contre la verge de son amant. Elle le chauffait sciemment devant Bill.

Tom : Arrête Lili....haan , s'te plait
Lili : j'ai envie de toi maintenant Tom.
Tom : Mais...je ....enfin Bill est.....haaaan ..putain arrête je vais pas tenir.
Lili : alors ne te retiens pas, et je crois que Bill nous à déjà vu faire il me semble non.
Tom : A quoi tu jous?
Lili : Je joue pas Tom, mais si tu dois continuer avec nous deux en même temps on va pas se cacher dès que Bill sera là.
Tom : Mais y'a quand même une différence....... entre ne pas se cacher.....et coucher devant lui...non?

En disant cela Tom n'avait pu se retenir et avait pénétré Lili.
Il n'avait pas vu Lili faire un signe à Bill.
Il n'avait pas senti Bill s'approcher de lui.
Il sentit juste une langue parcourir sa colonne vertébrale jusqu'à sa nuque. Un immense frisson lui courut sur tout le corps et un gémissement échappa à sa bouche.
Bill vint à côté du couple, caressant le dos de Lili jusqu'à ses reins et embrassant le bouche de Tom. Tom avait d'abord hésité puis se rappelant des paroles de Lili il l'avait embrassé à pleine bouche. Lili avait été surprise, troublée, embarrassée puis énormément excitée à la vue de ce baisé, à la vue de leurs langues se frôler, se frotter, se désirer.
Elle avait saisi le membre de Bill dans sa main et commençait à le caresser. Celui ci lâcha les lèvres de Tom et alla butiner son cou. Tom avait pris sauvagement la bouche de Lili, il allait venir. Ils allaient tous venir à entendre leurs respirations et les gémissements qu'ils émettaient tous.

Ils redescendirent lentement sur terre et sortirent de l'eau. La nuit était éclairée par la lune qui était pleine ce soir. Ils marchaient en silence en direction de la maison. Une fois arrivé, Lili alla directement se coucher pendant que les jumeaux se préparaient un chocolat chaud. Ils restèrent quelques instants à se regarder.

Bill : Moi aussi
Tom : Mh..,???
Bill : Moi aussi je t'aime.

Tom rougit et sourit à son frère. Ils burent leurs chocolats en silence, se souriant mutuellement dans la pénombre. Ils savaient tous les deux que le plus dur restait à venir......Le retour à la réalité, à la vie réel.




Chapitre 20


Au réveil, Bill se trouvait seul avec Lili, non pas que cela le dérangeait, mais il se demandait ou pouvait bien être son frère. Il se leva le plus discrètement possible pour ne pas réveiller la belle endormie et sortit de la chambre après avoir enfilé un tee-shirt.
Tom était allongé sur le canapé, la tête sur l'accoudoir, les yeux fixés au plafond et les pensées dans le vague.

Bill : Salut toi !
Tom : lut' ! Bien dormi ?
Bill : mh mh

Bill se pencha au dessus de Tom et s'approcha pour l'embrasser mais se stoppa net

Tom : o_Ô??
Bill : Je peux...t'embrasser?
Tom : Crétin !!!

Tom lui empoigna la nuque et le tira vers lui pour (lui rouler une méga pelle. Oups pardon) lui déposer un baisé tendre et langoureux sur les lèvres.

Bill : Je...
Tom : Profite tant qu'on a pas à se cacher.
Bill : Mh t'as raison.

Sur ce, Bill se jeta sur le canapé et accessoirement sur Tom. Ils se chamaillèrent puis retrouvèrent peu à peu leurs sérieux.

Bill : Comment on va faire devant tout le monde ? Je ... Il aurait peut être mieux valut....enfin...non laisse tomber.
Tom : Bah si dis moi maintenant.
Bill : Il aurait peut être mieux valut quand commence jamais , enfin, pas que je regrette, mais.....

Tom sentit une pointe douloureuse dans sa poitrine.

Tom : Qu'est ce que tu veux me dire là? Tu veux qu'on arrête tout ou quoi? Je te capte pas là, hier tu m'aime et aujourd'hui.....
Bill : Non je veux pas qu'on arrête crois pas ça, mais je m'inquiète juste. J'ai peur de pas me retenir devant les autres et qu'ils comprennent pour nous.
Tom : ..... et bah ils comprendront et pis c'est tout.
Bill : Arrête dis pas ça, tu sais très bien ce qui se passerait si on découvrait ça.
Tom : Oui, je sais...

Tom avait un regard triste, comme son frère d'ailleurs. Ils savaient tous les deux qu'il serait beaucoup plus simple de tout arrêter maintenant mais ni l'un ni l'autre n'en avaient envie. Comment le pourraient ils alors qu'ils venaient juste de se trouver, ils se découvraient encore et n'en avaient jamais assez du corps de l'autre. Alors comment penser l'abandonner si vite ? Ils s'endormirent comme ça, Bill sur Tom, Tom enlaçant Bill, sur le canapé du salon.
Lili se leva quelques heures plus tard et resta attendrit devant la scène qui se jouait sous ses yeux.

L'odeur du chocolat chaud qui arrivait dans le salon réveilla presque immédiatement Bill.

Lili : Tiens !! V'là le morfale.
Bill : Oui j'ai trop faim.

Tom arriva dans la pièce et vint dire bonjour à Lili qu'il n'avait pas encore vu jusqu'à présent puis il commença à déjeuner.

Tom : Quand est ce que....on doit rentrer?
Lili : A la fin de la semaine, la location était de deux mois.
Bill : Mh...encore trois jours pénard et après....
Tom : Je sais.
Lili : Est ce que vous comptez en parler aux autres?
Tom : A Gus et Georg?
Lili : Mh.
Tom : Non. Même si se sont nos meilleurs potes je crois pas qu'ils pourraient comprendre ce qui nous unit vraiment.

En disant cela Tom avait regardé Bill comme pour avoir sont avis et Bill ne répondit que par un hochement de tête.
Non, les autres, tous les autres, ne comprendraient pas. Ils ne pouvaient pas en parler. Ils ne pouvaient pas se montrer. Ils n'auraient même pas dû s'aimer.

# Enviado em Segunda 26 Maio 2008 07:36

Modificado em Sexta 30 Maio 2008 13:16

le gouffre, suite...

le gouffre, suite...
Chapitre 21


Ils passèrent les deux jours suivant à ranger la maison de fond en comble.
Le dernier jour, ils s'étaient tous levés de bonne heure, surement anxieux du départ imminent. Les deux frères se titillaient à chaque fois qu'ils se croisaient...Se frôlant à peine, se regardant avec envie, Tom se mordillant la lèvre, Bill jouant avec son piercing...

Lili : Bon c'est bon les mecs là... Allez vous promener un peu et revenez quand vous serez 'détendus'.

Ils rougirent tous les deux à cette phrase mais rigolèrent tous ensemble au sous-entendu de Lili.

Lili : Va falloir vous calmer avant que l'on parte sinon vous allez vous bouffer devant tout le monde là-bas.
Tom : On sait se tenir quand même Lili.
Lili : Pardon !!!? C'est à moi tu crois faire avaler ça Tom?

Tom s'éloigna d'un air boudeur suivi d'un Bill qui rigolait encore. Ils se promenèrent, marchant sans but précis.

Bill : Tu fais la tête?
Tom : Non pourquoi?
Bill : Bah je sais pas tu dis rien.
Tom : Toi non plus à ce que je sache.

Tom se retourna d'un coup, faisant sursauter son frère, puis il l'attrapa par le cou et commença à l'embrasser. Bill répondit immédiatement à son baisé, il en crevait d'envie depuis déjà quelques heures.

Tom : J'ai envie de toi.
Bill : A bon, moi pas tellement en fait et pis on va bientôt partir alors tu comprends faudrait pas se salir maintenant.

Bill parlait d'un ton innocent à son frère. Il voulait le faire languir, l'entendre supplier, mais Bill fut pris de court et plus que déconcerté par la réponse de Tom.

Tom : Fais moi l'amour.
Bill : ..Quoi ???
Tom : T'as très bien entendu.

Tom avait déjà défait le pantalon de son frère et lui retirait à présent son boxer. Il se retrouva à hauteur du sexe gonflé de son frère. Bill déglutit péniblement à la vue de Tom à genou devant son organe.

Tom : Pour quelqu'un qui en a pas tellement envie.....

Il donna un coup de langue sur toute la longueur du membre.

Tom : Tu réagis plutôt bien.

Il lécha le gland.

Tom : Mais si t'as vraiment pas envie.....
Bill : Toooooom

Tom avait fait mine de se relever et avait souri à la réaction de son frère. Il prit le sexe entièrement en bouche et commença de léger va et viens. Il lui caressait l'intérieur des cuisses et s'attardait sur ses bourses. Bill gémissait de plus en plus fort et commençait à ne plus tenir debut. Tom s'arrêta et remonta jusqu'à sa bouche. Celle ci se faisait boudeuse.

Bill : Je savais pas que tu faisais ça aussi bien...
Tom : Moi non plus ;-)
Bill : Pourquoi tu t'arrêtes ?
Tom : Parce que tu vas me faire l'amour.

Bill en mourrait d'envie mais ne savais pas trop comment réagir. Il commença à embrasser Tom dans le cou puis le déshabilla très lentement, se délectant de chaque parcelles du corps de son jumeau. Ses mains glissaient partout, recherchant les endroits qui arracheraient le plus de gémissements à la bouche de Tom. Il commença à le masturber tout en pénétrant un doigt dans son intimité. Tom se contracta légerement et au passage du deuxième il ne put s'empêcher de grimacer. Bill allait le plus doucement possible afin que son frère s'habitue à cette intrusion.
Au bout de quelques minutes Tom en voulait plus et le fit comprendre à son frère en se retournant face à l'arbre qui le supportait depuis le début de leurs ébats, se mettant ainsi dos à Bill..
Celui ci hésita l'espace d'une seconde puis se plaça derrière son amant, commençant à le pénétrer. Une fois entièrement en lui, il attendit un peu que Tom se décontracte. Il savait que c'était nouveau pour lui et voulait lui offrir une première fois inoubliable. Il commença de tendres mouvements puis sentant Tom enfin près il accéléra progressivement le rythme. Tom commençait à gémir de plaisir, il le sentait monter en lui par vagues toujours de plus en plus fortes.
Bill le pénétrait maintenant violemment, mais Tom n'en avait jamais assez, il le voulait toujours plus profondément en lui. Ils se libérèrent en même temps, dans un même cri. Ils ne bougèrent pas pendant quelques instants, histoire de reprendre son souffle, de redescendre sur terre. Puis ils se r'habillèrent en silence.
Bill regarda Tom et celui ci lui sourit. Ils s'embrassèrent longuement avant de rentrer à la maison.
Ils savaient tous les deux qu'ils venaient de vivre leur dernier moment de liberté.


Chapitre 22


Ils étaient dans le train depuis déjà longtemps et Bill sentait son frère se contracter un peu plus à chaque heure qui passait.

Bill : Ca va?
Tom : Mh mh.
Bill : Tu m'as promis de m'en parler si quelque chose n'allait pas, tu t'en souviens !?!
Tom : Oui je sais, c'est rien. Je panique un peu de revoir tout le monde et de devoir répondre à leurs questions c'est tout.
Bill : T'inquiète je suis là moi, et puis je pense que personne ne viendra à la gare de toute façon, on n'a pas dit quand est ce qu'on rentrait.
Tom : Ouais j'espère. Pas que j'ai pas envie de voir les 2G, mais je préfère rentrer pénard à la maison.
....
Tom : Tu dois être content tu vas retrouver ton maquillage et tous tes bijoux.
Bill : Ouais et toi ta collection de casquette.

Ils rigolaient tous les deux en se racontant des débilités, histoire de penser un peu à autres choses et avant même de l'avoir réalisé Lili leurs faisaient signe de se lever. Ils étaient enfin arrivés. Dehors, il faisait déjà nuit, le vent était frais et l'air pollué. Ils se prirent tous à regretter leur cabane miteuse, mais pourtant si agréable.
Ils descendirent du train et virent David.

Tiens il n'était pas censé être là !!?

David : Bonsoir tout le monde. Comment ça va?
Tous les trois : Ca va merci.
David : Tom?
Tom : ..Ca va .... Bien, très bien même.
David : Tant mieux.
Bill : Comment ça se fait que tu sois là?
David : Des fans vous auraient apparemment vus monter dans le trains ce midi et l'info a circulée à grande vitesse. Il y a plein de monde dans le hall de la gare. Lili tu vas devoir partir toute seule désolé.
Lili : Mh ! Non, c'est rien ... j'ai l'habitude.

Lili fit un bisou sur la joue de Bill et s'avançait pour embrasser Tom quand elle entendit David ce racler la gorge. Elle se ravisa et lui fit la bise.

Lili : Je passe vous voir plus tard. Courage.

Elle avait murmuré à l'oreille de Tom et il lui répondit par un sourire timide. Ca y'est, le moment était venu d'affronter la foule. Tom sentait le courage le quitter à chaque pas qu'il faisait. Il aimait la musique, il aimait la scène, il aimait signer les autographes et tout ce qu'ils avaient vécu jusqu'à présent mais il avait tout d'un coup peur, peur de tout perdre, ou pire, de perdre son frère.
Il sentit une main serrer la sienne puis la relâcher avant d'arriver devant le hall de la gare. Ils s'engouffrèrent dans la foule et au bout d'une heure, d'autographes, de sourires et de poses photos, réussirent à sortir de la gare. Ils montèrent dans la voiture qui les déposa devant chez eux.
Ils étaient enfin au calme.
Ils montèrent silencieusement les escaliers, ouvrirent la porte et déposa leurs bagages dans l'entrée.
Bill alla s'asseoir dans le canapé et regarda Tom. Celui ci partit en direction de sa chambre sans dire un mot.

Bill : Qu'est ce que tu fais?
Tom : J'ai du ménage à faire.
Bill : Je viens t'aider.
Tom : Comme tu veux.

Ils entrèrent dans la chambre et Tom commença à sortir tout ce qui ressemblait de près ou de loin à de la drogue ou matériels qu'il avait utilisé par le passer. Bill écarquillait les yeux, il n'avait pas pensé à cela, mais était heureux que Tom fasse ça de lui même. C'était le signe qu'il ne comptait pas retoucher à cette merde.
Ils s'endormirent dans le même lit, dans les bras l'un de l'autre.


Chapitre 23


Au petit matin, Bill se réveilla en premier. Ils n'avaient absolument pas bougés de toute la nuit. Leurs jambes s'étaient entremêlées de telle façon qu'il était difficile de distinguer lesquelles étaient à l'un, lesquelles étaient à l'autre.
Il n'avait aucune envie de se lever mais ne préférait pas que quelqu'un les retrouve dans une position si compromettante. Tout le monde n'avait pas pour habitude de frapper avant d'entrer chez eux.
Il avait esquissé un mouvement afin de sortir du lit le plus discrètement possible, mais sentit l'étreinte autour de ses épaules se resserrer. Tom n'était pas décidé à laisser partir son oreiller de si bon matin. Dans un grognement plaintif d'avoir été à demi sortit de son sommeil, il se blottit un peu plus dans le cou de son frère.

Bill : Allé Tom, laisse moi me lever, c'est pas le moment que quelqu'un nous trouve comme ça.
Tom : M'en fou j'suis bien là.

Non, Tom n'était décidement pas près à laisser filer sa part de bonheur matinal.

Bill : Et si je te ramène le petit dej' au lit ?

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire Tom avait défait son emprise et presque poussé son frère hors du lit.

Bill : OK, ça fait plaisir, tu préfères un petit déjeuner à ton frère, je m'en rappellerais.
Tom : Ouais et magnes toi j'ai la dalle.

Il n'avait toujours pas ouvert les yeux mais un large sourire ornait désormais ses lèvres. Bill y déposa un baisé puis partit, direction... la salle de bain. Tom n'était pas près de manger, mais c'était sans importance puisqu'il devait déjà s'être rendormit.

Deux heure plus tard, l'odeur du chocolat et des croissants chauds le réveilla. Il ouvrit péniblement les yeux.
Bill était assit juste devant lui, la tête posée sur ses bras qui étaient pliés sur le dossier de la chaise. Il contemplait son jumeau qui émergeait du pays des rêves.

Tom : ... Humm... T'es même allé chercher les croissants !?!! T'es vraiment une perle toi.
Bill : Oui je sais. T'en as mis du temps à t'en rendre compte.

Bill s'asseya à côté de Tom et ils commencèrent à manger.... entre deux caresses, qui se voulaient plus qu'intime, les chauffants un peu plus à chaque passage.
Ils furent interrompu par quelqu'un qui toquait à la porte d'entrée.

Bill : J'y vais bouge pas.
Tom : Non tu restes avec moi.

Il avait saisi Bill par la taille pendant que celui ci s'était relevé, manquant de les entrainer tous les deux, ainsi que le plateau, au sol.

Bill : Mais t'es malade ;-) Tout le monde sait qu'on est rentrés de toute façon, ça va faire bizarre si personne ne va ouvrir. Qui que ce soit je le dégage en deux temps trois mouvements, t'inquiète.
Tom : Mouais.

Perplexe quand au talent de Bill à mettre des gens dehors, il le laissa tout de même faire.
Bill sortit de la chambre en se rajustant un peu et alla ouvrir la porte.
C'était Georg et Gustave qui venaient aux nouvelles. Ils avaient pensé venir la veille pour leur souhaiter la bienvenue mais c'étaient ravisés en se rappelant le motif du départ précipité de leurs amis il y a deux mois de cela.
Ils s'étaient demandés s'ils devaient parler et poser les questions qui les tracassaient à Tom ou attendre que celui ci aborde le sujet. Ils en étaient venus à la conclusion ... et bien qu'ils improviseraient en temps voulut.

Georg : Alors comment ça va?
Bill : Bien.... On a passé de bons moments.
Gus : Et des moins bons je suppose !?!
Bill : ....Oui c'est vrai. Au début ça a été dur, enfin surtout pour Tom. La première semaine a été un vrai cauchemard. Mais il a fait de son mieux pour passer rapidement à autre chose.

Bill sentit le rouge lui monter aux joues au souvenir des semaines passées à entendre les gémissements de Lili et Tom faisant l'amour à longueur de journée.

Gus : Et il s'occupait comment notre Tom dans un coin paumé comme ça ?

Les deux GG rigolaient en s'imaginant Tom tourner en rond comme un lion en cage. Ils étaient loin d'imaginer ce qu'il en était en vérité.


Chapitre 24

Tom : Alors je croyais que ce serait fait en deux temps trois mouvements !?!

Tom était sorti de la chambre et enfilait un tee-shirt lorsqu'il s'arrêta dans l'entrée du salon où était rassemblé tout le monde.

Gus : Qu'est ce qui devait être fait en deux temps trois mouvements ?
Tom : ... Heuu non non rien du tout. Qu'est ce que vous faites là si tôt?
Georg : Il est quand même 11h. On venait aux nouvelles. Comment ça va toi?
Tom : Mh ça va bien merci. Tu devrais aller déjeuner avant que ton bol refroidisse.

Il s'était adressé à Bill avec un sourire sincère que les deux amis ne lui avait pas vu depuis longtemps. Celui ci s'exécuta et alla dans la chambre.

Gus : C'est quoi cette accoutrement ?

Tom regarda soudain ses habits. Il avait un pantalon et un tee-shirt près du corps et les dreads lui retombaient sur les épaules.

Tom : C'est des vieux trucs que j'avais dans mon armoire, j'ai pas encore defait mon sac.
Georg : Tu serais presque bien comme ça.
Tom : parce que je le suis pas d'habitude ?
Gus : Si. Si on aime la version sac poubelle.

Ils rigolèrent tous les deux de leur blague et Tom prit un air faussement outré en s'asseyant sur le canapé.

Personne ne mentionna le fait qu'il avait maigri.
Personne ne mentionna les cicatrices de ses bras légèrement meurtris.
Les amis s'en voulaient de n'avoir rien vu, rien remarqué, rien soupçonné.
Mais Tom camouflait tellement son corps d'habitude...

Bill revenait de la chambre de Tom avec le plateau pour le déposer dans la cuisine. Gus n'avait pas loupé la scène.

Gus : Tiens on c'est fait un petit plaisir ce matin ?

Les jumeaux rougirent pareillement à cette question qu'ils savaient pourtant innocente.

Tom : Oui j'ai même eu droit aux croissants.
Georg : Et bah y'en a qu'on de la chance moi je dis.
Tom : Oui je sais.

Ils restèrent un long moment à parler tous les quatre, de tout et de rien, de la pluie et du beau temps, jusqu'au moment ou la question tomba comme un cheveu sur la soupe.

Gus : Pourquoi t'as fait ça?

Tom eut le souffle coupé, la gorge serrée , le regard fuyant l'assemblée pour venir se fixer sur le sol. Il se mordillait l'intérieur de la lèvre. La question tant redoutée était posée.
Il n'était pas fière de ce qu'il avait fait et aurait préférer que tout le monde oublit l'année qui venait de s'écouler.
Comment répondre à ça ?
Leur dire quoi ?
Que le stress l'avait bouffé ? Cela ne leur suffirait pas.
Qu'il fantasmait sur un mec ? Ils voudraient savoir lequel.
Qu'il était raide de son frère depuis longtemps et qu'il avait essayé de se contenir ?
Non ça c'était impossible.

Bill interrompu le silence et le malaise de son frère.

Bill : Il m'a expliqué que c'était le stress et la pression. C'est vrai que j'avais rien vu et je me suis complétement reposé sur lui.
Georg : On s'est tous un peu reposé sur Tom et sur sa bonne humeur pour détendre l'atmosphère, mais...
Gus : Pourquoi t'as rien dis alors ?
Tom : ....Je sais pas je me suis laissé glisser doucement je pense. J'ai pas trop envie d'en parler les gars, désolé.
Georg : Ouais je comprends.

Gus n'avait rien dit mais on pouvait lire dans ses yeux une multitude de questions. Les deux frères savaient qu'ils allaient avoir des difficultés à cacher pendant longtemps la vérité à leurs amis et cela leur faisait terriblement peur.


Chapitre 25



Lili arriva comme une fleur au beau milieu de ce silence.

Lili : Salut tout le monde.....Mmh c'est la fête ici, je vais p't'être repasser plus tard à la finale.

Tom sauta du canapé pour accueillir sa fiancée et lui susurra à l'oreille.

Tom : Content que tu sois là mon amour.
Lili : Ca a pas l'air d'aller toi !?
Tom : Si si t'inquiète.

Ils rejoignirent le groupe.
Bill et Georg avaient repris une conversation on ne peut plus banale tendit que Gus regardait fixement Tom. Celui ci avait beau essayer de l'ignorer en parlant avec Lili il sentait qu'il allait déraper. Lili le sentait aussi d'ailleurs, mais n'eut pas le temps d'intervenir que Tom lâcha sèchement

Tom : Bon qu'est ce t'as ? Tu veux ma photo ?
Bill : Tom...???

Il se leva brusquement et partit dans sa chambre. Il s'en voulait déjà, mais ne supportait pas ce regard inquisiteur. Tous les regards se tournèrent vers Gus qui fit un petit sourire gêné.

Gus : Je vais aller m'excuser je crois.
Lili : Je crois surtout que tu devrais lui foutre un peu la paix.
Gus : Quoi ??
Lili : C'est pas facile ce qu'il nous a fait vivre, ok, mais le plus dur c'est lui qui l'a subi et qui le subit encore. Si tu crois que tout est de l'histoire ancienne tu te plantes, il se bas encore contre cette saloperie. N'oublies pas ça. Je sais pas ce qu'il s'est passé avant que j'arrive, mais en ce moment il a plus besoin qu'on l'épaule plutôt qu'on lui fasse des reproches. Si un jour il veut t'en parler il le fera, en attendant soit son ami et c'est tout.

En disant cela, Lili n'avait pas lâché les yeux de Gus, elle était en colère, et s'était rare. Elle se leva pour rejoindre Tom.
Bill regardait le sol, il se sentait mal pour son frère. Ils étaient tous les deux en cause, mais seul Tom en faisait les frais. Il aurait voulu parler à Georg et Gustave pour alléger les épaules de son jumeau, mais c'était leur secret, leur douleur, leur fardeau ... et leur joie. Pourquoi tant de bien-être devait-il être accompagné de tant de souffrance ?
En rentrant dans la chambre Lili eut un pincement au coeur en voyant Tom. Il était assis par terre, contre le mur, les jambes repliées contre sa poitrine. Non il ne pleurait plas, c'était pire, il n'avait aucune expression dans le regard. Elle s'asseya à ses côtés.

Lili : T'inquiète ça va leur passer.
Tom : Hm surement.
Lili : C'est quoi le vrai problème ?
Tom : ...Je sais pas. Je crois que je panique trop facilement c'est tout.
Lili : A propos de vous deux ?
Tom : Pas seulement.
Lili : Bah alors accouches...
Tom : J'ai beau ne pas vouloir y penser et encore moins y retoucher, dès qu'un truc ne tourne pas rond, la première chose qui me vient à l'esprit c'est de me faire un fixe. Et ça, ça me fou les boules. C'est devenu ma seule échappatoire.

Les larmes commençaient à inonder ses yeux, mais ne coulaient pas. Il les retenait. Il ne voulait pas craquer. Il ne le voulait plus. Il voulait être fort, car ce qui s'annonçait allait être encore plus dure que le passé.

Lili : T'inquiète ça va passer et puis t'es pas tout seul. On est là avec Bill, tu sais que tu peux compter sur nous, on te lachera pas cette fois. On te laissera plus sombrer.

Tom avait esquissé un sourire et s'était levé.
Il avait bien conscience d'avoir une fiancée formidable, qui acceptait énormément de choses, peut-être trop. Il s'en voulait de ne pas lui apporter plus de bonheur.

Tom : Je vais me prendre une douche. ...Tu viens avec moi ?
Lili : Je me suis déjà lavé ce matin.
Tom : Qui t'as parlé de te laver ?

Un petit sourire taquin vient s'installer sur les lèvres de Lili.

Lili : T'es sûr ? Ta nuit ne t'a pas trop épuisé ?
Tom : Non t'inquiète tu as l'exclusivité aujourd'hui.
Lili : L'exclusivité ? T'es sûr ?
Tom : Bon disons que tu seras la première.

Ils rigolèrent ensemble. Lili ne s'inquiétait pas pour Bill, Tom avait un appétit sexuel débordant qu'elle avait parfois du mal à satisfaire.
Ils s'étaient retrouvés dans la pièce et en une fraction de seconde Tom s'était littéralement jeté sur elle, la débarrassant de ses habits superflu pour la suite des évènements.
Bill était à présent seul dans le salon. Les deux amis étaient partit un peu confus. Il ressassait la conversation pour trouver un complément d'excuse pour la prochaine fois, mais fut coupé dans ses reflexions par des bruits incongrus venant de la salle de bain.



Chapitre 26



Tom effleurait du bout des doigts chaque partie du corps de Lili laissant des frissons apparaître sur sa peau douce, puis sa langue prenant le même chemin que ses mains se retrouva à hauteur de son nombril, mais continuait de descendre.....puis non, il commençait à remonter. Lili ne put s'empêcher de pousser un léger grognement. Tom était de nouveau à sa hauteur mais avait relevé au passage une de ses jambes, elle pouvait sentir contre son intimité le sexe durcit de son amant. Il se frottait à elle.
Le froid du mur sur lequel elle était appuyée contrastait avec la chaleur du corps de Tom. Il était brûlant. Brûlant de désir pour elle et elle adorait ça.
Elle sentit le sexe de Tom pénétrer légèrement en elle puis se retirer aussitôt, il recommença plusieurs fois, la frustration était insoutenable. Tom voulait à l'évidence jouer, mais à ce petit jeu ils pouvaient être deux.
Lili commença à embrasser le cou de Tom, le lécher, le sucer, le mordiller et aspirer entre ses lèvres sa peau fine y laissant une trace qui serait surement encore visible le lendemain. Tom détestait ça, mais il n'avait pas bougé. Il avait commencé un jeu sadique et il assumait, mais y aurait-il un vainqueur ?
Tom ne pouvant se retenir davantage décida de stopper ses mouvements et éloigna son corps de Lili, mais ne relâcha pas sa jambe. Il passa un doigt sur ses lèvres, elle le lécha sensuellement puis il le présenta devant son intimité, mais ne l'effleurait qu'à peine. Elle gémissait et sa respiration devenait saccadée. Il ne lui autorisait aucune caresse, aucun bisous. Ils se regardaient dans les yeux et Tom pouvait y lire l'excitation qui devenait trop grande, presque insupportable.
Elle en voulait plus, alors il introduisit son doigt en elle, lentement, centimètre par centimètre. Lili aurait pu jurer qu'elle ressentait chaque millimètre entrer en elle. Il retira son doit tout aussi doucement, insensible aux plaintes de sa compagne.

Bill qui était assis dans le salon n'en perdait, malheureusement pour lui, pas une miette. Il imaginait les doigts de son amour parcourant le corps de quelqu'un d'autre. Il n'était pas jaloux de Lili, mais il l'enviait terriblement en ce moment même, cela avait l'air tellement intense....Il ne put s'en empêcher. Il caressa d'une de ses mains son torse et l'autre alla directement se loger dans son boxer. Il attrapa son membre déjà vigoureux et commença de lent va-et-viens.

Tom avait un sourire sadique sur les lèvres. Lili n'allait pas tenir, elle allait l'implorer d'ici peu, mais elle fit tout autre. Elle commença à sucer ses doigts de manière plus qu'explicite et de l'autre main se mit à frôler l'extrémité de Tom.

Il la caressait un peu plus profondément ? Elle appuyait un peu plus sa caresse.
Il la caressait avec deux doigts ? Elle prenait tout son membre en main.

Le jeu du chat et de la souris pouvait être très amusant, mais tellement dur à tenir. Ils en voulaient plus, mais aucun ne voulaient céder.

Tom : Chuuut !!

Ils tendirent tous les deux l'oreille et purent entendre au loin les gémissements de Bill, ils se sourirent et Tom se mit à crier en simulant

Tom : Haaaaan Biiiill Mmmmmmmmh
Lili : Quel salaud...

Lili avait murmuré ses mots en riant, la réponse de Bill ne se fit pas attendre.

Bill : Tu me le ... paieras Tom, Mmh

Bill était sur le point de venir, cela s'entendait.

Tom : Viens j't'attends...
Bill : Naaan !!

Il était véxé, cela aussi s'entendait, d'avoir été surpris – ou plutôt entendu - en flagrant délit de plaisir solitaire.
Chacun retourna à ses occupations et Tom commença à embrasser Lili. Un baisé tendre, emplit d'amour et de passion. Un baisé sensuel et excitant. Un baisé timide et sauvage à la fois. Il s'était rapproché d'elle, collant ainsi sa peau à la sienne.
Le jeu était fini. Il la pénétra, lentement, profondément, puis de plus en plus vite, de plus en plus fort, encore et encore. Il n'en avait jamais assez, il en voulait plus, il ne se rassasiait pas de son corps.
Elle hurlait sous le plaisir toujours plus grand. Il enfonçait ses doigts dans sa jambe, mais elle ne sentait rien. Il lui mordait le cou, mais cela décuplait davantage son plaisir.
Il attrapa son autre jambe et la souleva en la plaquant d'un coup violent contre le mur. Il allait profondément en elle et à chaque coup elle tremblait un peu plus et à chaque coup ils se rapprochaient de la fin.

La porte de la salle de bain s'ouvrit sur Bill. Le couple n'arrêta pas pour autant leurs ébats et Tom regarda Bill les yeux embués de plaisir et de désir. Il vint se plaçer juste derrière Tom et lui susurra à l'oreille.

Bill : Tu crois que ça sera suffisant comme punition si Lili me voit te faire l'amour là tout de suite maintenant ?


Chapitre 27


Bill : Tu crois que ça sera suffisant comme punition si Lili me vois te faire l'amour la tout de suite maintenant ?

Tom sentait le sexe durcit de Bill sur ses fesses, mais était trop prit dans son plaisir pour réagir.
Lili regardait Bill, curieuse, perturbée, peut-être même un peu choquée. Elle n'avait jamais imaginé Tom dominé.
Sans plus de préparation, Bill commença à s'insinuer en Tom. Il s'était voulu tendre, mais les mouvements de Tom avaient rendu l'intrusion violente.
Tom jeta sa tête en arrière et hurla. Un cri mêlant douleur et plaisir. Lili pouvait lire sur son visage la souffrance. Tom s'arrêta un quart de seconde, puis reprit immédiatement ses mouvements. Il était trop proche de l'orgasme pour s'arrêter là. Les va-et-vient reprirent de façon lente, puis a un rythme de plus en plus soutenu.
Tom était à présent détendu et Lili pouvait voir maintenant Tom se tordre de plaisir. Les mouvements de Bill, identiques à ceux de son frère, ne faisaient qu'approfondir davantage la pénétration de Tom si cela était encore possible.
Lili regardait le visage de Tom, elle ne l'avait encore jamais vu prendre autant de plaisir. Elle sentit la chaleur monter en elle. L'excitation avait accentué son plaisir et mon dieu ce que cela lui faisait de l'effet de voir Tom comme ça. Elle ferma les yeux sous le plaisir et en apprécia chaque seconde.
Tom la suivit de quelques instants, prit dans son orgasme, il avait instinctivement resserré tous ses muscles. Il n'en fallut pas plus à Bill pour se libérer à l'intérieur de son jumeau.

Tom relâcha lentement les jambes de Lili et Bill s'éloigna du couple en se rhabillant.
Bill : Excuse-moi pour....
Tom : C'est bon t'inquiète.

Bill sortit de la pièce.
Tom n'osait pas regarder Lili et laissait son visage enfouit dans le cou de sa fiancée. Il se sentait honteux qu'elle l'ai vu comme ça, après tout, c'était une punition bien trouvée. Elle prit le visage de Tom dans ses mains en le forçant à la regarder. Elle lui sourit, l'embrassa et le poussa un peu.

Lili : Bon on la prend cette douche !?!
Tom : Mh pas de refus.

Il commençait à se savonner quand Lili lâcha.

Lili : ...C'est...toujours comme ça ? Je veux dire....entre vous.
Tom : Comment ça ?

Tom rougissait jusqu'aux oreilles. C'était très bizarre de parler de ça avec elle, mais certes moi que ce qu'ils avaient fait juste avant.

Lili : C'est toujours toi qui te fais....enfin tu vois quoi !?!
Tom : Non ça dépend.... du moment...on va dire.
Lili : Et c'est toujours aussi «sauvage» ?
Tom : Heureusement que non, mais ça tu le sais aussi. Non ?? Ou c'est une façon de me dire que t'en a pas eu assez ?

Tom l'avait enlacé de ses bras comme pour illustrer sa question.

Lili : Non non c'est bon, j'ai eu ma dose t'inquiète.

Il rigolèrent encore un moment comme ça puis sortir de leur douche. Une fois près, ils allèrent dans le salon pensant retrouver Bill, mais celui-ci n'était de toute évidence pas là.

Tom : Tiens !!???? Je vais voir s'il est dans sa chambre? On va se faire une bouffe quelque part après ?
Lili : Oui si tu veux.

Tom frappa à la chambre de son frère, mais n'attendit pas la réponse pour entrer. Bill était vautré sur son lit à regarder le plafond.

Tom : Tu viens on va manger dehors avec Lili ?
Bill : Non...Je....J'ai pas très envie.
Tom : Qu'est ce t'as ?

Tom s'était jeté sur le lit avec toute la délicatesse dont il pouvait faire preuve à ce moment....aucune.

Bill : Je suis vraiment désolé Tom...Je voulais vraiment pas te faire mal tu sais?
Tom : Je sais. Je t'ai déjà dit que c'était pas grave il me semble non ?
Bill : Oui mais je m'en veux quand même.
Tom : On va dire que c'était du mal qui faisait du bien.
Bill : Excuse moi mais sur le coup, ça ressemblait plus à du mal qui faisait du mal.

Tom rigola un peu, puis le regarda avec un regard sadique.

Tom : Et bah comme ça t'auras plus qu'à te faire pardonner frérot. Aller viens on bouge !!

Ils se levèrent tous les deux et sortirent de la chambre en rigolant.

Tom : Faudrait que je m'enflamme plus souvent contre Gus si vous venez me calmer tout le temps comme ça.

Il s'était reçu une tape derrière la tête de la part de Bill et une pincette sur le flanc de la part de Lili. Il s'éloigna un peu de ses deux agresseur en riant.

Tom : Oui je sais je m'excuserais la prochaine fois que je le verrais.

Ils rigolaient tous les trois et c'était si bon.


Chapitre 28


David leur avait laissé encore quelques jours de repos avant de retourner en studio.
Les jumeaux avaient une quantité de nouvelles chansons à leur faire écouter, chanson qu'ils avaient eu tout loisir d'écrire dans la cabane.

Les jours qui passaient se déroulaient tranquillement, un peu trop d'ailleurs, leur train de vie hallucinant commençait à leur manquer à tous. Cependant, les deux frères en savouraient chaque instant, ils savaient pertinemment qu'une fois en studio et encore pire en tournée, ils ne pourraient plus être autant ensemble.
Ils se retrouvaient parfois avec Georg et Gustav, pour une petite soirée improvisée, à boire, à regarder le télé, ou simplement à parler.

Tom s'était retrouvé seul avec Gus dans la cuisine à préparer un petit encas pour la soirée un venir.

Tom : ...Je....désolé...pour l'autre fois.
Gus : C'est moi. J'aurai pas dû te mâter comme ça et te poser toutes ces questions, mais...
Tom : Ecoutes, je m'en suis mis plein la tête et je le regrette, mais je peux pas changer le passé. Je sais que tu voudrais savoir pourquoi, mais je ne peux pas tout te raconter sur ce coup la, c'est trop... personnel.....J'espère que tu m'en veux pas !?!
Gus : Non bien sûr je t'en veux pas et je comprends que je n'ai pas à tout savoir non plus, du moment que tu vas bien, moi ça me va.
Tom : Merci. Bon si on finissait de préparer ça avant que les deux morfales ne se mettent à dépérir.

La tension entre eu s'était finalement dissipée et ils continuèrent à parler de tout et de rien pendant qu'ils préperaient à manger.
Ils revinrent quelques minutes plus tard auprès de leurs amis.
Tom était assis entre Bill et Lili, que demander de mieux. Peut-être d'être seul avec ses deux amants...?
Ils passèrent tous les cinq une soirée à rigoler en regardant le pire navet qu'ils n'avaient jamais vu.

Vers 23h30 tout le monde était partis, même Lili était rentrée chez elle. Elle savait que les musiciens devaient se lever tôt le lendemain, cependant elle doutait que les jumeaux se couchent de bonne heure vu la manière qu'ils avaient eu de se déshabiller du regard toute la soirée.

Ils étaient allés prendre une douche ensemble, toute en tendresse, ils avaient soigneusement lavés chaque partie du corps de l'autre, puis ils s'étaient séchés et avaient uniquement enfilé leur boxer pour aller se coucher, enfin aller dans leur lit.
Ils se retrouvèrent dans la chambre de Tom.

Bill : Il me semble que je devais me faire pardonner, non ?

Il n'avait pas fini sa phrase qu'il avait déjà attaché les poignets de Tom sur les montants du lit.
Celui-ci avait les yeux débordants de désir et se mordillait la lèvre en attendant avec envie que le brun ne lui montre à quel point il était désolé.
Bill commença à laisser courir sa langue sur chaque centimètre de sa peau en s'attardant sur le boxer et en faisant légèrement pression de ses dents sur le membre dejà dressé de Tom. Il lui retira son seul vêtement......avec les dents.
Il le lécha comme ça pendant un temps interminable pour Tom, en passant de temps en temps sa langue sur son sexe, puis ne léchant que le sexe, sur toute sa longueur, uniquement avec le bout de sa langue. Il le torturait.

Tom : Biiiiill....s'te plait.......haaaaaaaaan.....vas-yyyyyyyy......putaiiiiiin.
Bill : Qu'est ce que tu veux ?

Bill avait fait sa tête de petit enfant innocent, mais Tom n'en pouvait plus.

Tom : ....merde..piiiiitié...suce moi....mmmmmmmmh

Bill avait prit le sexe entièrement en bouche, commençant avec une cadence très soutenu. Tom allait venir, d'un instant à l'autre, mais Bill ne lui en laissa pas le temps que sa bouche était déjà remontée jusque dans son cou, puis sur ses lèvres.

Tom : Biiiiiiiiiiill putain tu crains là...
Bill : Chuuuuuut !

Il avait posé sur ses lèvre son doigt et Tom l'avait .....mordu, et oui, Bill savait qu'il ne fallait pas trop chercher Tom.

Bill : T'es malade...
Tom : Détache moi.

Bill n'écouta pas et vint s'empaler sur son membre, ce qui leur arracha à chacun un cri. Il commença par de lents mouvements afin de s'habituer à cette intrusion. Très rapidement, Bill en voulait plus. Tom s'aida de ses jambes et fit entrer son sexe jusqu'à la garde. Bill se cambra en arrière.

Bill : Haaan, refais le.

Tom avait un sourire sur le coin des lèvres.

Tom : Détache moi.

Bill ne put que s'exécuter.
Tom empoigna ses hanches et refit le même mouvement, encore et encore, de plus en plus fort et de plus en plus vite. Tom se retenait, il ne voulait pas jouir avant son frère, alors il encercla le membre de Bill de ses doigts et commença à le masturber.
La réaction ne se fit pas attendre et pour la première fois ils jouirent en même temps.
La sensation était intense, puissante. Pour la première fois ils ressentirent cette osmose, ce moment unique où ils ne faisaient qu'un.

Ce matin, Tom eut un mal fou à se lever. Réveil 6h30, ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas mit à contribution celui-là.

Ils arrivèrent avec une heure de retard au studio, bien sûr, tout le monde les attendaient et à peine arrivés ils se firent reprimander par David.

Ils jouaient tous avec une joie certaine et Tom faisait le pitre, comme il était dans ses habitudes autrefois.

Georg et Gustav avaient bien remarqué que les frères étaient très proches, bien plus proches qu'avant. Avant même que les médias ne les obligent à mettre une distance entre eux ils n'étaient pas comme ça, mais qu'importe.

C'est vrai, à chaque occasion, ils se touchaient et si l'occasion ne se présentait pas et bien il la provoquait. Une main sur l'épaule ou sur la cuisse, un chuchotement à l'oreille bien plus rapproché que nécessaire, des petites chatouilles ou une accolade qui s'éternise. Ils avaient besoin de se toucher, de se sentir présent pour l'autre, de sentir l'autre tout simplement.

Les deux amis ainsi que toute l'équipe avait mis ces gestes sur le compte de leur quarantaine passée ensemble, cela les avait forcément rapproché. Ils n'imaginaient pas à quel point ils étaient dans le vrai.

Chapitre 29


Les journées en studio passèrent à une vitesse hallucinante sans qu'aucun incident ne vienne perturber le petit groupe. La tournée européenne arrivait à grand pas, amenant avec elle son lot d'inconvénient pour les jumeaux, ainsi que leur plus grande peur....le tourbus.

Lili, cette fois, avait décidé de ne pas les accompagner. Elle avait longuement réfléchie et Tom avait essayé par tous les moyens possibles et inimaginables de l'en dissuader, même par le chantage affectif et sexuel, mais n'avait pas eu raison de sa détermination. Même si elle voulait être toujours aux côtés de Tom, elle avait une vie aussi .... et des études à finir.
Non, cette fois se serait sans elle.
Elle savait que tout se passerait bien.

Tom avait Bill et Bill avait Tom maintenant.

En même temps cela la rassurait et la terrifiait. Elle avait peur qu'ils ne soient pas assez vigilants.
Comme la fois où les 2G avaient entendu un couple d'homme faire l'amour et pensaient que Tom était devenu homo. Elle avait prétexter qu'il lui arrivait d'avoir une voix grave pendant l'acte, ce qui l'avait d'ailleurs mise fort mal à l'aise, mais les deux amis avaient fini par la croire quand elle simula devant eut d'une voix exagérément basse, provoquant les éclats de rire du groupe. Heureusement elle connaissait les gémissements de Bill, ce qui rendit sa prestation plus que crédible. Elle s'était vue raillée un nombre incalculable de fois grace à cette histoire.

En attendant leur départ elle passait le plus de temps possible avec les jumeaux et en appréciait chaque instant.

(...)

Tout le groupe était surexcité. Le départ était prévu pour le lendemain matin : 9h tapante.

Vers 20h, Tom mit gentiment Gus et Georg à la porte de leur appartement.

Tom : Bon les gars, il serait peut-être temps de dégager.
Gus : Sympa...
Georg : Dis le si on dérange !?!
Tom : Vous dérangez. Aller, du vent.

Tom les avait poussé jusqu'à la porte d'entrée.

Tom : Je veux me coucher tôt pour être en forme demain.
Georg : Dans ce cas, Lili ferait bien de partir en même temps que nous, non ?

Georg rigolait, il savait très bien ce que Tom avait prévu pour la suite de la soirée, après tout c'était la dernière soirée en amoureux avant un moment.
Lili se sentant visée, se leva et mit son manteau.

Lili : Oui t'as raison, je vais y aller. Vous avez une grosse journée demain.
Tom : Non...Toi tu restes !!

Tom l'avait attrapé par le bras au moment où elle passait la porte pour rejoindre les deux amis sur le palier et mit son bras sur ses épaules.

Tom : Salut les gars.

Et il leur ferma littéralement la porte au nez. Tom se retourna et avança vers Lili, l'acculant ainsi contre le mur. Il attrapa tendrement son cou de ses mains et commença un léger effleurement de ses lèvres avec sa langue.

Tom : Tu croyais t'en tirer comme ça ?
Lili : Sérieusement, tu devrais te reposer, demain commence le plus fatiguant.
Tom : Justement, demain c'est demain, alors aujourd'hui j'en profite. J'aurais tout le temps de dormir dans le tourbus ... et Bill aussi. N'est ce pas Bill ?

Bill avait essayé de s'éclipser discrètement de la pièce pour laisser les deux amoureux en tête à tête...perdu !! Tom lui avait prit la main et le tirait vers eux.

Bill : Non je vais vous laisser tranquille.
Tom : Bien que je sois véritablement un dieu du sexe, je te l'accorde, je crois bien que Lili aime bien quand elle fait l'objet d'autant d'attention.

Lili avait rougi, mais que dire de plus, c'était la vérité. Même si Tom la comblait pleinement elle n'était pas contre un petit supplément de temps en temps.... et puis cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas « amusés » tous les trois.

Lili : Reste ... enfin si tu en as envie, bien sûr.

Bill ne répondit pas et s'approcha, après tout, quel meilleur au revoir que celui-là.

Chapitre 30

Lili attira les deux garçons dans la chambre de Tom. Elle déposa un timide baiser sur les lèvres de Bill et embrassa plus profondément son frère.
Personne n'était au milieu, personne n'était devant ou derrière, ils étaient en cercle et se faisaient tous faces.
Pendant que la langue de Lili explorait chaque recoin de la bouche de Tom, les doigts de celui-ci remontaient le long du bras de Bill, juste à quelques millimètres de sa peau, il pouvait sentir les frissons qui naissaient sous son passage. Sa main, arrivée au bout de son ascension, agrippa tendrement la nuque de son jumeau et, lâchant dans un dernier effleurement la bouche de Lili, vint lécher du bout de sa langue les lèvres déjà entre-ouvertes de Bill.
Lili avait passé ses mains sous le tee-shirt de Tom, elles étaient froides et cette sensation particulière, ni agréable ni désagréable, le fit frissonner et gémir dans la bouche de son frère. Elle lui caressait le torse, passant ses doigts fins le long de ses muscles, retraçant le contour de son nombril, remontant jusqu'à sa gorge et enserrant au passage le bourrelet de chair que dessinait son téton.
Tom se détourna du baiser pour laisser à Lili l'espace nécessaire pour retirer le tee-shirt, puis elle défit l'élastique qui emprisonnait ses dreads. Elle aimait voir son amant les cheveux retombant sur ses épaules.
Pendant ce temps Bill s'était attaqué aux boutons de la chemise de Lili. Qui avait bien eu l'idée d'en inventer de si petits, si rapprochés, il devait y en avoir au moins une vingtaine placé tous les deux centimètres.
Tom regardait la scène amusé et d'un coup attrapa la chemise et l'ouvrit, arrachant ainsi tous les boutons qui volèrent dans la chambre.

Lili : T'es pas bien ?? Ma chemise...
Tom : Tu sais très bien que je l'aime pas, elle est pas pratique si tu vois ce que je veux dire.!?!

Tom haussa un sourcil et un petit sourire vicieux se colla sur ses lèvres, décidément il n'était pas patient.
Bill riait et finit d'enlever la chemise qui finirait surement au fond de la poubelle le lendemain.
Tom dégrapha d'une main experte le soutien-gorge de sa belle qu'elle laissa tomber sur le sol. Il lécha son épaule, longea sa clavicule qu'il mordit au passage et de son bras gauche enserra sa taille afin de restreindre le vide qui les séparait.
Bill enleva lui même son tee-shirt et embrassa le cou de son frère tout en déboutonnant le pantalon de celui-ci qui tomba lourdement sur le sol.
Tom le repoussa avec son pied et enleva ses chaussettes à l'aide de ses orteils. Il passa sa main restée libre dans le jogging de son frère et caressa ses fesses au travers du boxer. Aidé par la main de Lili, ils entreprirent de baisser le vêtement du brun, mais Bill le fit passer lui même ses chevilles, en retirant par la même occasion ses chaussettes.
Il était à genoux devant Tom. Il lui retira son dernier vêtement et ne put s'empêcher de lécher son sexe sur toute sa longueur. Le gémissement de ce dernier vint se loger directement dans l'oreille de Lili qu'il était en train de mordiller.
Quand elle baissa les yeux, Bill avait le membre de son frère en bouche, les doigts de Tom dans sa chevelure lisse. Elle ne pouvait détourner le regard. Ils voulaient la tuer !?! Elle ne voyait pas d'autre explication. L'espace d'une seconde elle se demanda si elle était normale. Jamais elle n'avait vu de choses aussi excitantes. Elle se mordit la lèvre pour étouffer un gémissement et Bill choisit ce moment pour lever son regard vers elle. Il avait les yeux malicieux et un rire s'échappa de sa bouche venant vibrer sur le sexe de Tom.
A cette sensation Tom pencha lentement sa tête en arrière dans un soupire de plaisir...mais il se ressaisit et défit la ceinture de Lili. Il avait le regard troublé par le plaisir et sa respiration ce faisait plus forte et plus rapide. Il se mordit la lèvre pour garder un pied sur terre.
Bill délaissa le sexe de Tom pour descendre lentement le pantalon de la demoiselle et fit de même pour le dernier petit bout de tissu qu'il restait encore sur son corps. Il lécha une dernière fois le membre gorgé de sang de son frère avant de remonter à leur niveau.

Ils étaient tous nus, ils étaient tous éxcités et tous n'avaient qu'une seule et même envie...



......Se jeter les uns sur les autres.

Ils s'avancèrent vers le lit et Bill poussa Tom à s'allonger. Lili s'installa à califourchon sur lui, son intimité tout contre son membre et Bill s'installa à leurs côtés.
Il avait la tête relevée et appuyée sur sa main et regardait Tom avec envie. Il caressait son torse, remontant vers son cou, passant sur sa pomme d'adam, retraçant le contour de ses lèvres.
Tom lécha son doigt du bout de sa langue, le laissant entrer dans sa bouche pour le sucer et le laissant ressortir en le serrant légèrement entre ses dents en souriant.
Lili avait rougi. Elle imaginait Tom en train de prodiguer les mêmes caresses buccales sur le sexe de Bill.
Tom avait vu le malaise de sa fiancée et en avait bien compris l'origine, ce qui le fit sourire largement. Il donna un léger coup de bassin afin d'inciter Lili à bouger, ce qu'elle fit immédiatement.
Ils commençaient tous deux à gémir.
Tom avait suffisamment humidifié les doigts de son frère et celui-ci commença à caresser la chute des reins de Lili et continuait de descendre.
Elle se crispa légèrement quand elle sentit un doigt la pénétrer mais continua de se frotter au sexe de Tom. Elle se tendit plus franchement lorsqu'un autre doigt vint rejoindre le premier.
Tom décida qu'il était temps pour lui de la pénétrer également.
Elle gémissait, elle se cambrait, Tom était imposant et avait forcé délicieusement le passage.
Bill continuait ses caresses intimes pour la détendre totalement. Quand il la sentit enfin prête il s'installa à genou derrière elle et commença à la pénétrer, très lentement. Après tout elle en avait surement moins l'habitude que lui. Il enfonça son sexe de toute sa longueur. Arrivé à la garde il se stoppa pour laisser à Lili le temps de s'habituer à son intrusion, et elle en avait besoin, Bill était aussi imposant que son frère, ce n'était pas pour rien qu'ils étaient jumeaux.
Elle avait une main sur le torse de Tom et l'autre dans la nuque de Bill. Elle réamorça de lents mouvements, essayant de trouver la meilleure façon d'onduler dans cette position, la meilleure cadence.
Bill recommença à bouger d'abord doucement, au rythme que Lili imposait.
Tom se redressa et s'assit en tenant grâce à une main qu'il posa derrière lui. Il embrassait la poitrine de Lili et caressait la cuisse de Bill, pressait ses fesses, le poussant à aller de plus en plus profond en elle.
Celui-ci avait passé sa main entre les jambes de sa meilleure amie et, frôlant le membre de son frère au passage, avait entreprit de caresser le point sensible de Lili.
Elle rejeta violemment sa tête sur l'épaule de Bill tellement le plaisir la submergeait. Elle ne tiendrait pas longtemps comme ça.
Les deux hommes bougeaient à la même mesure et Lili étouffa son hurlement en mordant l'épaule et plantant ses ongles dans le dos de Tom.
Il eu une grimace de douleur lorsque les dents se plantèrent dans sa peau, mais ne bougea pas.
Ils s'immobilisèrent tous le temps que Lili redescende au peu. Elle avait la tête dans le cou de Tom et lui dit à l'oreille.

Lili : Ca dérange si vous continuez sans moi ? J'en peux plus.
Tom : Non, mais .... t'es sûr ?
Lili ne répondit que par un hochement de tête et se déporta sur le côté laissant les deux frères face à face.


Ils se sourirent, se rapprochèrent, se collèrent, se caressèrent, s'embrassèrent. Tom poussa Bill pour venir se placer au dessus de lui et celui-ci écarta les jambes afin que son jumeau puisse s'y placer confortablement.
Le guitariste lécha ses propres doigts et commença à préparer son frère, lentement, consciencieusement et le pénétra. Il attrapa une de ses jambes et la releva. Il avait ainsi une main sous le genou de Bill et y prenait appuie. Tom était tendre et brutale à la fois, ils étaient tous les deux proches de l'orgasme.
Lili était là, à côté, cela dérangeait quelque peu Bill, mais visiblement pas Tom qui lâcha la jambe du brun pour venir sur son membre et le masturber. Lili; quoique discrète et gênée, n'en loupait pas une miette.
Ils se libérèrent dans un râle étouffé dans leur baiser et Tom se laissa retomber sur son frère, en sueur et fatigué.

Il regarda Lili qui fit mine de fixer le plafond...

Tom : Ca t'as plus ?

Lili manqua de s'étouffa et Tom éclata de rire. Non, elle n'avait pas été discrète contrairement à ce qu'elle avait pensé. Bill rougissait mais avait trop apprécié pour s'en soucier ou être mal à l'aise.

# Enviado em Quinta 29 Maio 2008 08:27

le gouffre, suite....

le gouffre, suite....
Chapitre 31

Ce soir là ils s'étaient tous les trois endormis dans la même chambre, dans le même lit, dans les mêmes bras, se tenant mutuellement chaud et se prodiguant les dernières caresses rassurantes avant de s'endormir.
Il n'entendirent pas le réveil sonner faiblement, ils n'entendirent pas les coups sur la porte d'entrée ni même la sonnette retentir, ils n'entendirent pas la voix de Gus les appeler, ils n'entendirent pas non plus la porte de la chambre s'ouvrir. Tom commença juste à entendre sa voix, mais lointaine, comme dans un rêve.

Gus : Whooo, la vache...qu'est ce qui se passe là-dedans ?

En entrant dans la chambre, il pensait bien y trouver le couple encore endormis malgré l'heure avancée. Il savait qu'ils ne se réveilleraient pas à temps et serait encore en retard pour le départ. Il avait donc décidé de venir les sortir du lit à 8h30.
Quand il avait sonné à la porte il n'avait eu aucune réponse, il était entré. Quand il avait appelé les deux frères dans l'appartement, toujours rien. Quand il était allé voir dans la chambre de Bill, elle était vide, ça en faisait au moins de levé, mais quand il ouvrit la porte de Tom il avait été choqué, surpris, gêné et encore d'autres sentiments qu'il ne définissait pas encore.

Il vit en premier Bill. Le drap ne recouvrait pas sufisamment son corps pour cacher sa nudité. Il avait la tête enfouit dans la nuque de son frère, le torse collé à son dos, la jambe passant entre celles de son jumeau et le bras entourant sa taille.

Tom était allongé sur le coté et ne semblait pas gêné par l'étreinte plus qu'intime de son frère malgré leur peau nue. Il sérrait dans sa main celle du brun. Sa tête penchée sur l'épaule de Lili semblait respirer son parfum et son bras recouvrait partiellement la poitrine de celle-ci.

Lili était allongée sur le dos. Le drap laissait voir une partie de ses jambes et remontait jusqu'à son nombril ou brillait son piercing. Ses seins étaient en partie cachés par le bras de Tom qui finissait sa course dans la chevelure courte et brune de Lili.

Gus : Vous foutez quoi là ? ...Magnez-vous de vous lever.

Tom entrouvrit les yeux, mais ne réalisait pas encore qui lui parlait. La seule réaction de Bill fut de resserrer davantage son emprise sur le corps de son frère. Lili bougeait la tête , plus pour chasser les sons qui la réveillaient qu'autre chose.
Gustave n'avait pas d'autres choix. Il employa la manière forte et alla ouvrir les rideaux de la chambre laissant ainsi entrer des rayons éblouissants qui frappèrent le lit de plein fouet.
Il était gêné, oui, mais ne voulait pas que quelqu'un d'autre trouve ses amis dans cette chambre, dans ce qui était à n'en pas douter, une petite sauterie à trois.
Bill réagit contre cette lumière qui l'aveuglait.

Bill : Putain, merde, fait chier, fermez ce putain de rideau à la con !!!!!
Tom : Hmmm !

Tom avait pris son oreiller pour y ensevelir son visage et ne cachait donc plus du tout Lili, mais cela était inutile car elle était à présent assise sur le lit et tenait le drap remonté jusqu'à son cou. Elle n'avait fait qu'un bond lorsque le rideau s'était ouvert et regardait Gus dans les yeux. Puis regarda les jumeaux et leur position plus qu'équivoque.

Lili : On arrive.

Gus sortit de la pièce et alla les attendre dans le salon. Il ne savait comment interpréter ce qu'il avait vu. Enfin si, il savait que les jumeaux partageaient la même fille, mais leur étreinte ? Etait-ce vraiment juste fraternel ? Couchaient-ils ensemble ? Non, c'était impossible. C'était des hommes, des frères, des jumeaux.

Lili : Bon allez les gars c'est plus l'heure de dormir.
Tom et Bill : Hmmm

Les deux hommes n'avaient visiblement pas envie de se lever. Ils avaient continué de faire l'amour jusqu'à tard dans la nuit, Lili se mêlant parfois à eux. Cette nuit avait été étrange, mais tellement torride. Lili se leva pour aller se laver et emporta le drap avec elle. Les deux frères jurèrent un moment puis se levèrent également.
Tom était assis sur le rebord du lit, frottant son visage entre ses mains pour se sortir de ses rêves. Il s'immobilisa un instant, Bill avait enfilé son caleçon et attendait d'avoir accès à la douche.

Tom : J'ai rêvé ou c'est Gus qui est venu nous réveiller ?
Bill : Heiiiiin ???? Mais non t'as dû rêver.
Lili : Non il n'a pas rêvé, C'était bien lui et je peux vous dire qu'il va nous poser des questions.

Lili était sortie de la salle de bain avec uniquement une serviette autour de son corps et commençait à s'habiller dans la chambre.

Bill : Merde, c'est pas vrai, mais qu'est ce qu'on va lui dire, merde, merde, merde, MERDE !!!!
Tom : Du calme, on va lui dire la vérité.
Bill et Lili : T'es pas bien toi !!!
Tom : Zen, j'ai pas dit qu'on allait tout lui dire non plus. On c'est fait un plan à trois et on c'est endormit c'est tout. On lui dit rien pour Bill et moi.
Lili : Et s'il vous demande ce que vous faisiez enlacé comme ça ?
Tom : On est pas maître de tous ses mouvements quand on dort, Si ?
Bill : Bon on verra bien, pour l'instant faut se magner.

Les jumeaux allèrent en même temps dans la douche, économisant ainsi un temps précieux.
Au bout de quelques minutes, ils se retrouvèrent tous dans le salon. Bill n'avait bien sûr pas eu le temps de ce maquiller ou de ce coiffer, il avait les cheveux lisse. Tom prépara le café en silence et servit une tasse à chacun.
Personne ne parlait, C'est Gus qui entama les hostilités.

Gus : Bon, vous avez l'air de bien vous éclater ensemble, tant mieux, mais qu'est ce qu'il y a entre vous deux ?

Il avez prononcé cette phrase en fixant les jumeaux et attendait une réponse qu'il espérait sincère.

Chapitre 32

Personne n'osait interrompre le silence pesant qui régnait dans la pièce. Gus regardait à tour de rôle les deux frères, attendant que l'un des deux daigne répondre.
Bill avait le regard fuyant, il n'osait même pas regarder leur ami alors comment aurait-il pu trouver le courage de lui répondre.
Lili aurait voulu aider les jumeaux, mais ne savait comment entamer la conversation et de toute façon elle savait pertinemment que ce n'était pas sa réponse que Gus attendait. Elle s'en voulait de laisser Tom se dépatouiller seul, elle qui s'était jurée de toujours l'épauler. Elle était mal pour lui et aurait voulu prendre sa place. Elle en voulait également à Bill de ne pas assumer plus que ça, après tout, il avait désiré cette relation tout autant que son frère et même peut-être plus.
Seul Tom soutenait le regard de Gus en cherchant ses mots, il ne voulait pas lui dire, mais semblait ne pas avoir le choix.
Gus n'était pas idiot et il avait déjà parfaitement deviné ce qu'il se passait. Il souhaitait juste des confirmations, mais ce n'était pas aussi simple pour les jumeaux.

Tom : Qu'est ce que tu veux qu'il y ai entre nous Gus ? On est frères ... et jumeaux si jamais t'avais pas remarqué.

Tom se voulait ironique, mais ne faisait que repousser l'inévitable.

Gus : Arrête s'il te plaît, te fou pas de moi, je vous ai très bien vu tout à l'heure.
Tom : Et t'as vu quoi ?
Gus : Vous vous enlaciez.
Tom : Et ???
Gus : Comment ça, et ? Vous étiez nu.
Tom : Et alors ???
Gus : .......

Gus ne savait comment réagir, est-ce que Tom niait ou au contraire ne cherchait-il pas à assumer les faits ?

Tom : Bon écoute Gus, j'ai pas envie de te mentir, c'est pas la peine. Tu as bien compris qu'on se faisait des petits plaisirs tous les trois je pense, mais va pas chercher plus loin. Y'a rien d'autre à comprendre. Ok ?
Gus : Merci j'avais bien compris que Lili sirotait pas un cocktail en vous regardant, c'était pas ça la question. Je voulais savoir si vous deux, vous avez une relation ... disons, plus que fraternel ?

Lili, se remémorant la nuit passée, ne put s'empêcher d'être gênée par la phrase de Gus, elle s'était effectivement rincée l'oeil en regardant les jumeaux et bien comme il faut en plus. Elle chassa cette pensée de sa tête pour ne pas avoir à essuyer la bave qui ne manquerais pas de sortir de sa bouche d'un instant à l'autre.

Tom : Lol oui c'est sûr, je connais pas trop de gars qui ' prêterais' sa copine à son frère ..
Gus : Bon Ok !!! Est ce que vous couchez ensemble ?

Bill et Lili écoutais la conversation et avaient sursauté lorsque Gus avait presque crié sa question. Ils ne savaient pas comment arranger les choses. Ils sentaient tous les deux que Tom commençait à être énervé par cette discussion et que Gus ne lâcherait pas l'affaire.

Tom : Même si c'était le cas, en quoi est ce que cela te concerne Gus ?

Tom avait formulé sa phrase d'un ton calme et déconcertant, regardant toujours Gus droit dans les yeux. Il essayait de lire en lui, une trace de dégoût, de peur, de haine ou tout autres sentiments négatif.
Bill avait regardé Tom, affolé, son frère venait juste d'affirmer leur relation, ou tout du moins, il ne l'avait pas démentit.

Gus : Je....Heu... C'est vrai, cela ne me concerne pas, mais je pensais qu'on était assez proche pour en parler.

Tom le regardait, attendant la suite. Il ne comptait pas lui en dire davantage. Il pouvait imaginer et croire ce que bon lui semblait, il ne cèderait pas, même si Gus jouait la carte de l'amitié. De toute façon, celui-ci avait ses opinions et ne comptait vraisemblablement pas en changer.

Gus : Je .... Bon, j'ai peu-être été un peu trop virulent, mais sachez que même si c'était le cas .... et bien...ça ne changerais rien pour moi. Vous êtes mes potes et c'est tout ce qui compte. Je peux comprendre que vous ne vouliez pas que cela se sâche, mais si un jour vous voulez en parler et bien je serais toujours là.

Bill se sentit réconforté et apaisé en entendant ses paroles, Gus était un ami, un très bon ami même, un ami sincère comme l'on en trouve peu et il savait maintenant qu'il pourrait lui faire confiance pour protéger leur secret.
Gus avait fait une pause et avait regardé Lili.

Lili : Quoi ???

Elle était mal à l'aise et se sentit rougir sous son regard. Elle savait que ça allait être pour elle maintenant....
Mais non, Gus ne lui dit rien, mais le sourire qu'elle pouvait lire sur ses lèvres et dans ses yeux, eux, en disaient long.

Lili : Hum, bon les gars, il me semble que vous étiez pressé, non ?

A ces mots, tout le monde avaient commencé à bouger, sauf Tom qui regarda encore quelques instants Gus. Il ne voulait pas lui mentir et de toute façon il savait déjà tout, ou presque, mais il redoutait tout de même les réactions qu'il pourrait avoir si vraiment ses 'doutes' se confirmaient.
Pour l'heure, ils partirent tous ensemble de l'appartement dans une atmosphère relativement tendue.
La tournée ne commençait décidement pas sous les meilleurs hospices.
Lili les accompagnait, mais redoutait le moment des aux-revoirs.

Chapitre 33

Ils étaient là, prêt à monter dans le tourbus, faisant leurs dernières accolades aux proches venus les encourager pour leur tournée.

Tom et Lili, un peu à l'écart du groupe, se serraient mutuellement dans les bras. David lui avait demandé d'être discret, mais là, il ne pouvait pas. Il s'imprégnait de son odeur, de son corps, de ses dernières caresses. Il avait besoin de la sentir. Il avait besoin de sentir sa peau tendre. Il avait besoin de sentir son parfum. Il avait besoin d'elle, tout simplement. Il ne voulait pas partir sans elle, mais il n'avait pas le choix, il ne pouvait l'obliger à les suivre.

Tom : T'es sûr que tu veux pas venir ? Tu sais on peut s'arranger pour tes cours.
Lili : Arrête on en a déjà parlé cent fois Tom et puis il y a Bill.
Tom : Oui mais c'est pas pareil, tu sais très bien que l'un ne peu pas remplacer l'autre, ça marche pas comme ça.
Lili : Je sais mais tu seras pas tout seul.
Tom : Lili j'ai pas envie de partir. Pas sans toi.
Lili : Non Tom ! Là, t'es en train de te laisser gagner par la peur alors t'arrête tout de suite Ok !!?
Tom : ....Je .....Non....mais...
Lili : Tout ce passera bien tu verras. Pour vous, pour nous, pour toi et pour moi. Tout ira bien maintenant t'inquiète pas. Et je t'interdis de retoucher, non, même de repenser à cette merde, compris !!?
Tom : Hm hm, promis.

C'était sa plus grande crainte, que Tom replonge. Elle savait pertinemment qu'il n'était pas encore sortit d'affaire, qu'il était encore faible face à cela.
Tous les jours, sans exception, il devait prendre ses substituts. C'était un toxico, un ancien toxico et cela le suivrait toute sa vie.
Lili avait d'ailleurs fait tout un tas de recommandations à Bill et celui-ci avait ordre de l'appeler à la moindre écartade, même minime. Elle serait loin, c'était déjà assez pénible à encaisser même si c'était son choix, elle ne voulait pas en plus être tenue à l'écart de la vie de Tom.

Les deux amoureux pouvaient entendre les raclements de gorge de David, à chaque fois plus sonore que le précédent, mais Tom n'était pas décidé à lâcher Lili. Il avait encore besoin d'un moment de réconfort dans ses bras. David s'apprêtait à séparer les tourtereaux lorsqu'il sentit une main le retenir.

Bill : Laisse les encore un peu seul... s'il te plait. Il en a besoin.

Bill avait une pointe de tristesse dans la voix.

Parce qu'il était jaloux de cette étreinte ?
Parce que Tom avait besoin de Lili ?
Parce qu'il ne pourrait jamais enlacer son frère ainsi en public ?


Parce que, lui, il avait été lâche, si lâche qu'il s'en faisait honte. Lui qui se pensait fort, assez fort pour aider Tom, assez fort pour soutenir son frère, assez fort pour les porter tous les deux, mais à cet instant précis, il aurait tout donné pour que Lili les accompagne, car c'était elle qui était forte et qui depuis le début avait tiré son jumeau vers le haut. C'était grâce à elle qu'il avait réussi à sortir la tête de l'eau et cette réalité lui faisait mal, horriblement mal.

Il avait fallu que Gus les surprennent le matin même pour que Bill s'aperçoive qu'il ne pourrait pas assumer cette relation, qu'il en était incapable.
Il aimait son frère plus que tout, plus que sa propre vie, mais il ne voulait pas tout perdre. Il ne voulait pas le perdre, lui, celui pour qui son coeur battait.
Il ne voulait pas être l'objet de scandale, des regards de dégoût. Il ne voulait pas être montré du doigt. Il ne le supporterait pas, mais surtout, il ne voulait pas que son frère subisse cela également.

Il avait peur de ce qui pourrait arriver à son jumeau si cela s'ébruitait.
Il avait peur de ce que son jumeau pourrait faire si cela s'ébruitait.


Tom monta dans le bus après un dernier baiser à Lili. Bill lui dit brièvement au revoir, trop rapide, trop distant, trop froid, pas normal, triste, mal à l'aise. Lili essaya de le retenir, mais il s'engouffra dans le véhicule et disparut derrière les vitres teintées.
Une boule d'angoisse était apparue dans sa poitrine, prenant toute la place, la faisant presque suffoquer. Elle comprit que cette tournée allait être horrible, mais pourquoi ? Qu'était-il arrivé à Bill?

Chapitre 34

Cela faisait maintenant trois jours que Bill évitait son frère. Tom essayait de comprendre pourquoi son jumeau avait cette attitude envers lui.

Le premier jour il avait mis ça sur le compte du stress du départ et des séparations.
Le deuxième jour il n'avait pas trop cherché à comprendre, laissant son frère seul à ses pensées.
Aujourd'hui, peut-être l'angoisse de leur premier concert.

A dire vrai, lui aussi angoissait terriblement. C'était une grosse pression que le premier concert de la tournée. Ils devaient tous assurer.
Dès le début de l'aprés-midi, ils avaient chacun essayé d'évacuer le stress à leur manière. Gus était allé se promener aux alentours, Georg dormait, Tom jouait de la guitare et Bill .... Que faisait Bill au fait. Tom l'ignorait, il ne l'avait pas vu depuis le début de la journée hormis à l'heure du repas où celui-ci n'avait pas décroché un mot.
Il voulait attendre que Bill lui explique ce qui se passait, mais cette situation commençait à peser sur toute l'équipe car Tom était de plus en plus irritable.

Le concert débuta alors qu'ils n'avaient toujours pas échangé le moindre mot.
Bill savait qu'il devrait aller chanter, danser, jouer avec son frère. Ce rituel était établi depuis longtemps déjà et les fans réclamaient ces gestes de tendresse fraternelles. Gestes auxquels elles aimaient donner un sens plus ambigu.
Les jumeaux savaient pertinemment ce que les fans attendaient et ils étaient entrés dans le jeu avant même de ressentir ces sentiments anormaux entre eux, entre frères, entre jumeaux.
Ces sentiment ?.....Pourquoi ? Comment ? Quand étaient-ils apparut ?

Bill en était là de ses questions au moment de monter sur scène, tellement absorbé par ses pensées qu'il manqua d'un temps le début de la première chanson. Chose passée totalement inaperçu aux oreilles du public, qui hurlait si fort qu'il couvrait presque la voix du chanteur, mais que toute l'équipe ainsi que les musiciens n'avaient pas loupée.

Le groupe enchaînait les chansons et après une heure de concert il n'y avait encore eu aucun rapprochement entre les deux frères. Bill n'allait pas vers Tom et Tom ne faisait pas non plus le chemin qui les séparait.

Tom ne savait pas trop pourquoi il était si énervé contre son frère.
Il avait voulu lui laisser du temps, mais maintenant il lui en voulait de le fuir ainsi.
Il avait voulu lui laisser plus d'espace, mais Bill en profitait pour s'éloigner.
Il ne comprenait pas. Il ne voulait pas comprendre. Il avait peur de comprendre.

La fin du concert. Plus qu'une chanson.... La pire.... La seule que les deux frères auraient voulu ne pas jouer.
Ils étaient là, assis sur le devant de la scène, sur leur tabouret. Tom jouait, les yeux fixés sur sa guitare. Bill chantait, les yeux rivés sur le public. Pas un regard entre eux, pas de petit coup de pied sur Tom.... rien hormis la distance et le froid qui régnait désormais entre eux.

Cette dernière chanson laissa une ambiance bizarre dans la salle, dans l'équipe et dans les fans.

Les jumeaux sortirent de scène et se stoppèrent dans un même mouvement en voyant David. Son regard était furieux et ne laissait présager rien de bon.

David : Loge...Tout de suite !!!!

Les deux frères s'exécutèrent en baissant les yeux. Il n'y avait de toute façon pas lieu de discuter. Ils avaient merdé, tous les deux et en beauté. Ils n'avaient plus qu'à attendre que tombe la sentence.
Les quelques mètres qu'ils devaient parcourir avant d'arriver à la loge leur semblaient interminables et en même temps beaucoup trop courts. Ils se sentaient oppressés, mais auraient voulu rester indéfiniment dans ce couloir.

Ils appréhendaient un peu la colère de David, mais plus que tout, ils avaient peur....peur de ce qui leurs arrivaient. Peur de ce qu'ils devenaient l'un pour l'autre.

Trop proche ou trop éloigné, comment trouver la meilleure solution, le juste milieu ?

David claqua la porte derrière eux, enfermant ainsi les quatre membres du groupe et lui-même dans la loge. Gus et Bill s'installèrent sur le canapé, Georg sur une chaise et Tom appuyé contre la table. David ne disait rien, laissant ainsi monter un peu plus la pression.

David : Bon, alors, qu'est-ce que c'était que ça ?

Le silence régnait et devant ce silence David ne put que crier.

David : J'attends bordel, c'était quoi cette merde ce soir ?
Gus : David on à..

Il n'eut même pas le temps d'en placer plus que David lui répondit toujours en hurlant.

David : Gus c'est bon. Les fautifs se sont eux et ils le savent, alors maintenant j'aimerais qu'ils m'expliquent ce qui se passe.
Tom : T'as qu'à lui demander à lui puisque moi ça fait trois jours qu'il me parle plus.

En disant cela Tom avait montré Bill de la tête tout en portant une cigarette à sa bouche. Bill l'avait regardé avec des yeux noirs. Ils savaient parfaitement tous les deux que Bill n'en parlerait pas devant tout le monde. Les deux frères avaient commencé à s'engueuler, mais bien sûr sans aborder le vrai problème.

Tom : Tu m'emmerdes Bill. J'en ai ma claque de toi.

Il prit sa veste et sortit de la pièce en furie David essayant de lui dire quelque chose.

David : Attends Tom tu parts pas comme ça tout seul.....

Mais celui-ci n'écoutait déjà plus........Comment les choses avaient-elles pu en arriver là en seulement trois jours ?...

Chapitre 35

Tom avait marché pendant de longues heures dans des rues qui lui étaient inconnues. Il avait traversé de nombreux quartiers, passant des rues bourgeoises aux rues qui l'étaient un peu moins pour finir dans un quartier délabré.
A cet instant il se dit à lui même que ses pas le menaient directement en enfer, mais sa tête y était déjà depuis un moment.
Il fit marche arrière, ne voulant pas pénétrer davantage dans ces lieux qu'il ne connaissait que trop bien. Peu importe le quartier, peu importe la ville et peu importe le pays, ces endroits se ressemblaient tous.
Au bout d'une heure à tourner en rond il se résigna enfin à appeler David, car oui, il fallait bien l'avouer, il était complètement perdu.

Tom : Allo...C'est Tom, je..
David : Tom, putain merde t'es où ? Bordel, on s'est tous fait un sang d'encre. T'as pas fait de conneries rassure-moi ?
Tom : Non non t'inquiètes, mais en fait je sais pas du tout où je suis là.
David : Bon dis moi un nom de rue et je t'envoie quelqu'un tout de suite.

Tom regarda autour de lui et indiqua à David le seul nom de rue qu'il pouvait lire sur les panneaux détruits des environs. Il n'avait plus qu'à attendre que quelqu'un vienne. Il prit son téléphone dans sa poche et composa machinalement le numéro. Une sonnerie. Deux sonneries....

Lili : Allo ?
Tom : ..........
Lili : Tom ? C'est toi ??? J'ai reconnu ton numéro, qu'est-ce qui t'arrive ?

Au bout du fil, pour seule réponse, elle entendit quelques sanglots étouffés. Elle essayait de se faire la plus douce et réconfortante possible, mais au téléphone, ce n'était pas chose aisée.

Lili : Tom, mon coeur, dis moi ce qui ne va pas.
Tom : Je....On c'est engueulé....Je comprends que dalle......Il me zappe, me fuit...Je sais plus quoi penser. Si au moins il m'expliquait....MEEERDE!!!!!
Lili : Calme toi, je t'en prie. T'es où là ?
Tom : J'en sais rien, quelqu'un doit venir me chercher. J'attends je....
Lili : Pourquoi vous vous êtes engueulés ?
Tom : ...à cause du concert......On a été minables. Il a loupé quelques notes, j'ai foiré quelques accords et puis on s'est pas regardés de tout le concert. Donc David nous a passé une soufflante et on à commencé à ce chamailler comme des chiffonniers. Je suis partis en claquant la porte, tu me connais quoi !!!
Lili : A ça oui je te connais, mais bon je crois vraiment qu'il faut que vous arriviez à vous parler tous les deux.
Tom : Ahh oui et je fais comment moi vu qu'il fait en sorte qu'on soit jamais seuls dans la même pièce.
Lili : Tu le coinces dans un coin, pour ça aussi t'es doué, Non ??
Tom : Lol, ouais, je suis pas sûr qu'il apprécie, mais bon on va essayer. Bon je dois te laisser y'a la voiture qui vient d'arriver ... et David est à l'intérieur.
Lili : Ok, courage et tu me tiens au courant ok.
Tom : Hm hm. Lili ?
Lili : Oui ?
Tom : Merci.
Lili : De rien, tu sais que je serais toujours là pour toi.
Tom : Merci.

Tom monta dans la voiture. Il attendait que David l'engueule de nouveau, mais le trajet fut étonnement calme, lourdement silencieux, teinté de malaise.

David : Qu'est-ce qui ce passe entre vous deux à la fin ? Explique moi.

Il avait parlé d'une voix calme et posée. Il se voulait rassurant, mais on pouvait sentir l'inquiétude dans sa gorge.

Tom : J'en sais rien
David : Tom !?!
Tom : Faut que je parle avec lui ...
David : Ok.

Puis ils n'échangèrent plus une seule parole.
Arrivé à l'hôtel Tom regarda David.

David : Chambre 26, 2ème étage.

Tom se dirigea vers l'ascenseur et en appuyant sur le bouton son coeur commença à s'emballer. Bon tout d'abord, se calmer. Il prit de grandes inspirations, mais décidément, la sophrologie, relaxation, yoga, ou toutes autres méthodes ne marchaient guères sur lui.

Il resta debout, figé, quelques secondes ou même quelques minutes, il n'en était pas sûr, devant la porte de la chambre numéro 26. Il n'entendait aucun bruit provenant de celle-ci, après tout son frère dormait peut-être, il était déjà très tard, il avait marché longtemps, sa montre indiquait 2h25.

Il ouvrit la porte et rentra à pas feutrés. Il laissa de courtes secondes à ses yeux pour s'habituer à la peine ombre. La seule chose qu'il apercevait était la fine trainée de lumière qui s'échappait sous la porte de la salle de bain. Le bruit de l'eau parvenait jusqu'à ses oreilles et laissait son esprit vagabonder en pensant au corps nu de son jumeau.

Il se gifla mentalement pour ne pas commencer à bander, se n'était pas la meilleure chose pour entamer une discussion sérieuse.

Il entra dans la salle de bain et eu besoin d'un moment avant de s'adapter à la température ambiante et à l'atmosphère tropicale de la pièce. Il parcourut de ses yeux la silhouette de son frère au travers les vitres de la douche. Puis se ressaisit.

Sans faire de bruit, il se déshabilla puis entra dans la douche.
Il plaque son frère face au mur froid, maintenant ses bras de chaque côtés de sa tête, passant une jambe entre les siennes, empêchant ainsi tous mouvements de la part de Bill.

Tom : Bon tu m'expliques maintenant.


Chapitre 36


Le coeur de Bill loupa un battement. Son corps trembla dans son intégralité.

Bill : Bordel de merde Tom, qu'est-ce que tu fous ? Tu m'as foutu une peur bleue là.
Tom : Et bah au moins tu me parles, c'est déjà un bon début.
Bill : Lâche moi, c'est bon.
Tom : Non je te lâches pas avant que tu m'ai dit pourquoi tu fais la gueule.
Bill : Je .... pas comme ça...écarte toi un peu......
Tom : Pourquoi, ça commence déjà à te chauffer ?
Bill : Non, c'est pas ça...je ......je .......jeveuxqu'onarrêtetout.

Bill avait prononcé cette phrase d'une traite comme si la dire plus lentement l'aurait rendu plus douloureuse.
Tom avait marqué un moment d'arrêt, il n'avait pas trop comprit les propos de son jumeau ou peut-être les avait-il trop bien comprit.
Son coeur loupa un, peut-être deux battements, qui sait, même peut-être plus. Oui sûrement plus. Il sentait la terre s'écrouler sous ses pieds. Il se sentait transpercé de part en part. Il eu un léger vertige, ses oreilles bourdonnaient, puis son coeur s'emballa à une allure folle.....

Tom : Tu veux....quoi...?

Il avait légèrement desserré son emprise, mais en sentant Bill bouger il ne l'enserra que davantage, lui faisant presque mal.

Bill : Haa, Tom ... doucement.
Tom : Tu veux qu'on arrête quoi ? Ca peut-être ?

Tom avait pénétré Bill de ses doigts. Il n'était pas tendre, il n'était pas attentionné, il était même violent. Il ne le préparait pas, il le baisait de ses doigts.

Bill : Merde Tom .... arrête ...ça fait mal.
Tom : Pourquoi j'arrêterai ? Surtout si c'est la dernière fois. Car c'est bien ça Bill que tu veux me dire !!? Que tu me jettes ?
Bill : .....Je ......putain.......arrête........

Malgré la douleur Bill commençait lentement à se détendre et il ne voulait pas. Non pas qu'il aimait souffrir, mais s'il éprouvait du plaisir, il ne pourrait plus rompre, il savait qu'il en serait incapable alors qu'il le devait, il devait être fort pour eux deux.

Bill : On peut pas ..... continuer comme ça ...... et tu le sais .....si on ce fait .........preeeendre .....fais chier......haan.
Tom : Tu me jartes parce que t'as peur qu'on nous capte ?
Bill : Haaaa....Tom.....aïe....haaan

Tom l'avait pénétré avec son sexe, de toute sa longueur, d'un coup rapide. Bill haletait, de douleur, mais également de plaisir, le front appuyé contre le mur carrelé, les mains serrées. Il n'en pouvait plus.
Tom resta immobile, la respiration légèrement plus rapide.

Tom : Alors, réponds moi !!
Bill : Oui .... c'est vrai, j'ai peur ..... pour nous deux

Tom avait entamé le chemin inverse, lentement, trop lentement, terriblement lentement pour Bill qui se retenait désespérément pour ne pas donner des coups de reins. Mon dieu qu'il en voulait plus. Son frère avait un tel pouvoir sur lui, c'était atroce. Il respirait fort, essayant de se contenir. Tom s'insinuait de nouveau en lui, toujours à la même cadence. Il voulait faire flancher son frère, par tous les moyens .... et le premier qui lui était passé par la tête avait été le sexe.

Tom : Alors, t'es sûr ....de toi .......c'est fini ? Tu veux plus de moi .... en toi ..... comme ça ..? Tu m'aimes plus ?

Tom essayait de se maitriser également, ce qui était plus que difficile. Bill commençait à onduler le bassin malgré lui, il le désirait, il le voulait plus profondément en lui, plus fort, plus vite.

Bill : Haaaan ........ je ......bien sûr que si......mais...c'est ce qui y'a .......... mmmh ......de mieux à faire..........
Tom : T'es sûr ? T'as pas l'air convaincu.
Bill : Tooom !!!! comment veux-tu ....... putaiiiiin .... c'est booon ....merde ....oui ..... je suis sûr .
Tom : Ok !!

Tom avait répondu sur un ton sec et froid et Bill n'avait pu rétorquer quoi que ce soit que son frère était déjà sortit de son intimité. Bill avait lâché involontairement un gémissement plaintif.

Bill : Toom !!?

Tom ne dit pas un mot et ramassa ses affaires avant de sortit de la pièce en claquant la porte.
Il était frustré, vexé, mais surtout terriblement malheureux.
Bill resta planté là avec son excitation plus qu'évidente, le souffle court, mais surtout en proie à un grand malaise.
Il faisait souffrir son frère, il se faisait souffrir, mais il était persuadé que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. Cette relation n'était pas normale, malsaine sûrement dégoûtante pour la plupart des gens.

Mon dieu, pourquoi aimait-il autant son frère ?


Chapitre 37


Le matin, quand Bill se réveilla encore fatigué de cette courte nuit, la seule pensée qui lui vint à l'esprit fut son frère. Il s'en voulait, mais était encore persuadé que c'était la seule et unique solution.
Il se leva difficilement de son lit dans lequel il n'avait dormit que trois heures.

Machinalement, il se dirigea vers la salle de bain.
Machinalement, il prit sa douche et s'habilla.
Machinalement, il se maquilla et se coiffa.
Puis, machinalement il alla prendre son petit déjeuner.

Inconsciemment peut-être, il avait enfilé les seuls habits que Tom lui avait offert.
Inconsciemment peut-être, il avait laissé ses cheveux lisse tel que Tom les préférait.

En entrant dans la grande salle où l'hôtel servait les repas, il resta comme pétrifié à la vue de Tom qui déjeunait.
Devait-il s'asseoir à la même table que lui ?
Devait-il le laisser en paix ?
Devait-il parler avec lui ?
Devait-il faire comme si rien ne s'était passé ?
Devait-il, non pourrait-il, redevenir de simples frères ?

Il sortit de sa torpeur en sentant une main sur son épaule. Il se retourna et vit le sourrir de Georg. La main le poussait à avancer un peu, mais les pieds de Bill restaient encrés dans le sol.
Son ami le fixa, quelques secondes lui suffirent pour affirmer qu'il n'allait pas bien.

Georg : Qu'est ce qui se passe ?
Bill : Je ...rien ....c'est cool, t'inquiète.

En disant cela, Bill c'était voulu rassurant, mais malgré lui des larmes avaient envahi ses yeux.

Georg : Aller viens.

Georg le tirait par la main en direction des chambres. Bill ne voulait pas le suivre, il sentait venir une discussion qu'il n'avait aucune envie d'avoir, mais ses pieds ne lui obéissaient plus.
Sans le vouloir, les larmes roulaient à présent le long de ses joues, certaines continuaient leur chemin dans le cou du brun pendant que d'autres allaient s'écraser sur la moquette épaisse du couloir.
Il ne pleurait pas, il ne laissait s'échapper aucun sanglot, mais les larmes coulaient, elles devaient sortire, c'est tout.
Il avait mal à la tête, à cause du manque de sommeil peut-être.
Ils arrivèrent dans la chambre de Georg. Il installa Bill sur le canapé et s'assit en face de lui, sur la table basse, ils étaient proches l'un de l'autre, mais à cet instant Bill aurait tant aimé que ce soit Tom qui le regarde.

Georg : Alors raconte moi.

Bill avait sursauté, il n'était arrivé dans cette chambre que poussé par Georg et se rendait à présent compte de ce qui l'entourait réellement.

Bill : Je ....quoi ???
Georg : Qu'est-ce qui se passe avec Tom ? C'est le délire entre vous deux depuis le début de la tournée.
Bill : Non, ça va.... y'a rien je t'assure.
Georg : Arrête, pas à moi s'il te plait. C'est en rapport avec ce que j'ai vu l'autre jour je suppose.

Le sang de Bill se glaça. Que devait-il répondre ? Il les avait vus, devait-il nier l'évidence ?
Georg voulait l'aider, il le savait, mais c'était si dur de dire la vérité, même à leurs meilleurs amis.

Georg : Vous êtes ensemble !?! Tu sais tu peux m'en parler, c'est cool, je me suis fait à cette idée. C'est vrai j'ai été un peu choqué au début, mais après tout plus rien ne m'étonne venant de vous et vous allez bien ensemble donc.....
Bill : On est plus ensemble !!!

Bill avait lâché cette phrase comme on lance une flèche, pour arrêter le flot de parole de Georg, pour empêcher les mots qui le blessaient de l'atteindre. Il savait qu'ils allaient bien ensemble puisqu'ils n'étaient qu'une seule personne, qu'ils formaient un tout et que l'un sans l'autre, ils n'étaient plus rien, qu'ils n'existaient plus.
Georg resta quelques secondes à analyser ces paroles. Comment pouvaient-ils ne plus être ensemble alors qu'ils semblaient tellement amoureux lorsqu'ils les avaient surpris enlacer il n'y a que quelques jours de cela.

Georg : Je ...enfin ....pourquoi ?
Bill : Parce que.
Georg : Enfin, explique moi Bill, c'est Tom qui a décidé ça ?
Bill : Non ! C'est moi. C'est mieux comme ça.
Georg : Pourquoi tu dis ça ?
Bill : Parce qu'on est frère et que l'on peut pas faire ça c'est tout.
Georg : Ca faisait combien de temps vous deux ?
Bill : Qu'est-ce que ça peut faire maintenant ?
Georg : Répond c'est tout.
Bill : Presque deux mois.
Georg : Ok et tu étais malheureux pendant ces deux mois ?
Bill : Je ...bien sûr que non, pourquoi tu me demandes ça ?
Georg : Alors pourquoi tu arrêtes tout ? Ecoute je vous avaient jamais vu aussi bien tous les deux et Tom était heureux comme jamais et il m'a semblé que toi aussi alors je te comprends pas. On n'arrête pas une relation quand tout va bien.
Bill : Mais Georg tout va pas bien du tout, on est frères, on est jumeaux. C'est de l'inceste, une putain de relation incestueuse, on peut pas c'est tout, c'est impossible nous deux, c'est interdit, c'est pas normal, c'est contre nature, c'est...c'est....c'est mal, c'est tout. Je ....

Cette fois Bill pleurait, il pleurait toutes les larmes de son corps et Georg le serrait dans ses bras, mais c'était tellement moins chaud, tellement moins bon, tellement moins réconfortant que les bras de son frère.


Chapitre 38


Au bout d'une heure, Bill avait tari la source de ses larmes et c'était laissé convaincre d'aller voir Tom. Ils devaient parler et prendre une décision ensemble, quel qu'elle soit.

Il arriva dans le restaurant de l'hôtel où son frère était toujours attablé au même endroit. En s'approchant de lui, il put remarquer que son plateau était encore intact. Une heure qu'il était assis là et il n'avait encore rien mangé.

Bill vint s'asseoir en face de lui et remarqua que les yeux de Tom étaient rouges.

Bill : Tom, tu sais je m'en veux de te faire souffrir, mais....

Tom se releva lentement en se rapprochant de l'oreille de son frère, il lui parla d'une voix ne reflétant aucun sentiment, aucune émotion.

Tom : Tu aurais mieux fait de me laisser crever si c'était pour m'achever deux mois aprés.

Il se redressa complètement sur ses jambes et sortit de la pièce sans se retourner, d'une démarche sans énergie.
Bill était resté choqué par ses mots, il avait cessé de respirer l'espace d'un instant et lorsqu'il sortit de son effroi Tom sortait de la pièce.

Bill : TOOOOOMM !!!!!!

Toute la salle c'était retourné sur lui, tout le monde, sauf Tom qui avait disparu dans le hall.

Bill resta quelques minutes, de très longues minutes, sans pouvoir bouger, pétrifié. Il regagna sa chambre et il fut ébahi de voir qu'il pouvait encore pleurer. Quelle quantité de liquide salé allait-il répandre aujourd'hui ?


Tout le groupe aurait du reprendre la route durant l'après midi, mais au moment de partir Tom demeurait introuvable. Depuis le matin personne ne l'avait vu, personne ne savait où il était, personne ne l'avait vu partir.
Toute la journée des gens l'avaient cherché partout, sans résultat.
Le soir venu tout le monde s'inquiétait et il ne répondait pas sur son portable.

David était hors de lui, il avait dû anuler le concert du lendemain, car même en partant maintenant, avec les kilomètres à avaler et l'installation de la scène, c'était impossible de donner la représentation à temps. Il avait prétexté que Tom était souffrant et en réalité ils espéraient tous qu'il ne lui soit rien arrivé.

Bill faisait les cent pas dans sa chambre. Creusant presque des sillons dans la moquette. Georg et Gus essayaient de le rassurer, mais c'était peine perdue.
Ils finirent par s'endormir aux alentours de cinq heures, peut-être même six heures du matin.

Bill se réveilla en premier et se précipita dans la chambre de son frère, mais celui-ci n'était toujours pas là. Déjà presque 24h que Tom était partit on ne sait où. Bill se faisait tous les pires scénario possible dans sa tête et se torturait l'esprit en se rendant coupable d'avoir blessé son jumeau.

****

Tom avait erré longtemps dans les rues. Il s'était arrêté acheter des bouteilles et s'était assis dans un coin calme pour boire en paix.
Il ne sait comment il arriva dans cette maison où il ne connaissait personne et où l'alcool coulait à flot, mais il but, plus que de raison.
Il ne sait comment il se retrouva avec un cachet dans la bouche, mais il l'avala. Les cigarettes, les joints, les tazs et autres substances tournaient joyeusement de mains en mains.

Tom planait, se déconnectait complètement de la réalité. Il ne comprenait plus rien, il ne cherchait plus à comprendre. Dès qu'il se sentait redescendre il reprenait autre chose, peu importe quoi, ce qu'il trouvait, ce qui lui tombait sous la main.
Il ne savait depuis combien de temps il était là. Il ne voulait plus réfléchir. Il ne voulait plus penser. Il voulait oublier, juste oublier. Oublier son frère.

Il se réveilla, la tête lourde, douloureuse, comme tout son corps.
Il avait mal, son corps entier n'était que souffrance. Sûrement les excès de ses heures passées.

Il ouvrit les yeux, difficilement, puis les referma, la lumière du soleil couchant était violente. Il essaya de se tourner, mais il ne pouvait pas. Il était entravé par quelque chose de chaud, il avait chaud, il était nauséeux, il était sûrement fiévreux, mais cette douleur lancinante ne le lâchait pas.

Il se redressa et vit autour de lui des corps. Des corps nus. Des femmes et des hommes, tous enlacés ....et lui avec.
Il regarda son propre corps si sensible, recouvert de bleus, de coupures, de griffures, de morsures.

Il ne se rappelait pas, aucune bribes de souvenir, rien, le trou noir, mais son sexe encore endolorit lui confirmait qu'il avait participé à cette orgie ........ainsi que le sperme qui lui dégoulinait entre les jambes.

Il avait envie de vomir. Il se leva, chercha ses habits, mais abandonna bien vite devant l'énorme quantité de vêtements qui jonchait le sol. Il ne prit pas la peine de chercher un caleçon, prit un pantalon au hasard, un tee-shirt et retrouva son blouson et ses propres chaussures qu'il enfila et sortit de cette maison.

Il se retrouva dans un quartier luxueux, entouré de belles maisons, de grosses voitures. Il marcha longtemps avant de retrouver leur hôtel, entra dans le hall et se dirigea vers l'ascenseur. Il entendit la réception appeler David pour signaler son arrivé.


Chapitre 39


L'ascenseur montait lentement les étages et lorsque la petite sonnerie retentit les portes s'ouvrirent doucement.

Avant même que celles-ci soient complètement ouvertes, Tom fut projeté contre la paroi froide puis expulsé violemment hors de l'ascenseur.

David l'avait frappé pour la première fois, puis tiré de l'ascenseur avant qu'il ne se referme. Bill, georg et Gus étaient à côté et n'avaient rien vu venir. Il n'avait pu retenir David et en même temps ils n'étaient pas sûr qu'ils n'auraient pas fait la même chose s'ils n'avaient pas été prit de court.

Tom n'avait pas crié sous le choc, n'avait pas tenté de riposter, ni même tenté d'esquiver, il n'avait même pas relevé la tête.

Les quatre membres du groupe et David étaient ratroupés dans le couloir de l'hôtel, attendant une réaction de la part de Tom, mais rien ne venait. Tom regardait désespérement le sol.

Bill : Tom ..... Tu.....

Bill avait une voix douce, mais inquiète et l'on y entendait presque des sanglots. Il avait eu peur, horriblement peur pour son frère et le voir debout devant lui l'avait quelque peu soulagé.
Tom releva la tête, lentement, et Bill écarquilla les yeux, sûrement comme tous les autres. Il plaça ses mains devant sa bouche et les larmes coulèrent en silence.

Tom avait la trace du coup que David lui avait porté, mais également la lèvre et l'arcade sourcilière ouvertes. Dans le cou, une morsure mêlée d'un suçon que ne cachaient pas les dreads relâchées, ainsi qu'un espèce d'hématome. Ses yeux .....ses yeux rouges, vitreux, ses pupilles dilatées, ne disaient rien, pas de colère, pas de haine, pas de tristesse, pas d'ennuis, pas de peur ..... rien, hormis peut-être de la fatigue.
Tom clignait péniblement des yeux et à chaque fois il avait un peu plus de mal à les ouvrirent. Il se passa la langue sur la lèvre inférieure et déglutit bruyamment. Il avait la gorge douloureuse, la bouche sèche. Ses bras étaient recouverts de bleus, coupures et griffures en tout genre dont les origines étaient plus que douteuses.

Bill était terrifié et ceci n'était que la partie visible de son corps. Qu'en était-il du reste ?

David : T'étais où ?

La voix de David était dure, violent, percutante.

Tom : J'sais pas.
David : C'est à qui ces fringues ?
Tom : ...

Il releva juste les épaules en signe de réponse.

David : Qu'est-ce que t'as fait ?
Tom : J'sais pas.
David : Putain Tom t'es partis pendant deux jours, plus de 48 heures, et t'as rien fait ?
Tom : Non, j'en sais rien.
David : TOOM !!!
Tom : J'en sais rien j'te dis, je me rappelle de rien du tout.

Tom avait légèrement haussé le ton, mais celui-ci restait tout de même relativement faible. Il était vidé, son corps n'arrivait pas à digéré les excès endurés pendant ses derniers jours. Il essaya d'avancer pour aller dans sa chambre, mais fut retenu par David.

Tom : Je suis fatigué.
David : Parce que pas nous peut-être ? Tu crois qu'on a siroté tranquillement des cocktails en t'attendant ? Tu crois qu'on a fait de longues siestes, les doigts de pieds en éventails ?
Tom : J'en sais rien.

Tom se frotta le visage, le front, il était mal, il allait mal.

Bill : Arrête David, s'il te plait. Il ne tient plus debout.
David : Ok on va dans le tourbus, on décolle tout de suite.
Tom : Je....
David : Toi tu te la fermes pour l'instant.

Tom n'avait qu'une seule envie, prendre une douche, se laver de toutes ces odeurs étrangères, de toutes ces sécrétions diverses qui irritaient sont corps. Il aurait voulu vomir tout ce qu'il avait bien pu avaler, alcool et drogues.
Son esprit ne se rappelait de rien, mais son corps, lui, lui montrait en détails toutes ses erreurs, tous ses abus, toutes ses tromperies, toutes ses conneries.

Il avait été lâche, il avait été nul et il avait trompé les deux personnes qu'il aimait.


Tom suivit difficilement le groupe jusqu'au bus. Une fois dedans David s'apprétait à recommencer son interrogatoire.

Tom : Laisse moi juste prendre une douche, s'te plait.
David : Mh ok, vas-y.

Tom se retrouva dans l'étroite salle de bain et se regarda dans le miroir pour la première depuis deux jours, c'est vrai, il avait une salle gueule et encore le mot était faible.

Il regarda ses bras, heureusement aucune trace de piqûre, ce qui le rassura un peu, mais il était persuadé d'avoir au moins sniffé, comment aurait-il put planer aussi longtemps et aussi haut autrement ? Même en se piquant il n'avait jamais vécu ça et cela le perturbait énormément.
Il enleva son tee-shirt et observa l'étendue des dégâts. C'était-il battu ? Ou l'orgie avait-elle été quelque peu S&M ? Il ne pouvait répondre. Il avait mal partout, jusqu'au plus profond de son intimité.

L'effet des drogues se dissipant, il commençait à présent à ressentir vivement chaque partie de son corps meurtries.

Une crainte l'envahie. Il avait bu, il s'était drogué, il avait baisé, mais il ne s'était pas protégé.

La porte s'ouvrit et Bill se faufila dans la pièce, il resta quelques instants sidéré devant le corps de son jumeau.
Son dos et son torse, qu'il pouvait voir dans le reflet du miroir, était dans le même état que ses bras qu'il avait vu plus tôt. Il avait les larmes aux yeux et se mordait la lèvre pour ce contenir.
Tom avait couché avec quelqu'un d'autre et ça le bouffait. Tom avait replongé et ça le tuait.

Tom : Qu'est-ce que tu me veux ?
Bill : Je ......excuse moi Tom......je voulais pas .........
Tom : Je m'en remettrais. Sors maintenant.
Bill : Non Tom......... Je ........Je suis désolé parce que je t'aime et je voulais pas qu'on en arrive là.
Tom : Sors.

Tom était froid et Bill ce mordit la lèvre jusqu'au sang, il avait tout foiré, il avait tout foutu en l'air, il aurait voulu revenir en arrière et assumer son amour pour son frère, mais c'était trop tard, Tom ne lui pardonnerait visiblement pas.


Chapitre 40


Bill avait un goût de sang dans la bouche, les larmes aux yeux, les poings crispés et le coeur lourd.

Tom : t'es sourd ?
Bill : Laisse moi au moins soigner tes blessures, s'te plait !??
Tom : Pas la peine.
Bill : Si c'est la peine. Y'en a des pas belles et plutôt profondes.
Tom : Non c'est bon je vais prendre ma douche.

Bill se résigna et sortit de la salle de bain.

Tom finit de se déshabiller et fila sous l'eau brûlante. Il pensait que plus celle-ci serait chaude, plus elle pourrait laver ses erreurs. Il frotta aussi fort qu'il pouvait, s'en arrachant presque la peau. Son intimité le faisait souffrir, il n'avait certainement pas été préparé pour la pénétration.

Il se haïssait.

Comment avait-il pu laisser quelqu'un entrer en lui ? Le prendre sûrement sauvagement aux vues des écchymoses qui parcourraient son corps et de la douleur tranchante qu'il ressentait. Comment avait-il pu faire l'amour à d'autres femmes ? Trahir Lili ? Lili. Il réalisa qu'il allait devoir lui annoncer sa bêtise.
Bêtise ..... si cela n'avait été que ça..... C'était bien pire. Il avait merdé, mais même à cet instant il ne pensait qu'à une chose....ne pas redescendre. Planer encore plus haut pour oublier. Encore oublier, en oublier toujours plus.

Il avait été tellement heureux pendant ses deux derniers mois, comment avait-il pu retomber aussi bas ? C'était encore pire qu'avant, car maintenant il connaissait le plaisir du corps de Bill sous le sien, la chaleur de Bill, l'étroitesse de Bill, les mains de Bill sur lui, Bill le pénétrant, le suçant, lui procurant toujours plus de plaisir.

Il était fou. Oui c'est ça, il était fou et il aimait son frère à en crever. Il aimerait tellement mourir, là, maintenant, dans cette douche. Se sortir toutes ses pensées malsaines, perverses, de sa tête. Etre normal, ne jamais avoir désiré son jumeau, ne jamais l'avoir aimé, ne jamais l'avoir eu.

Sans réfléchir davantage il empoigna la lame de rasoir qui traînait là, qui n'attendait que lui. Il l'enfonça violemment dans sa chair et regarda le sang couler. Il avait mal, mais c'était si bon. Au moins cette douleur, il la contrôlait.

Il posa la lame et scrutait l'eau rougit qui s'échappait par le siphon. Il ne pensait plus à rien, juste à son sang qui se mélangeait à l'eau.

Il sursauta lorsqu'il entendit tambouriner vivement contre la porte. Il sortit de la douche en se saisissant d'une serviette. La tête lui tournait, mais on ne lui laissait aucun répit.

David : Qu'est-ce que tu fous bordel ?
Tom : J'arrive....deux minutes, je m'habille.
David : Hm

David retourna dans le petit salon du tourbus et Tom les rejoignit cinq minutes plus tard. Il s'assit, regardant ses jambes, son poignet qu'il avait bandé et caché sous un serre poignet.
Bill était juste à côté de lui, mais n'osait pas le regarder.
David les interrogeait du regard à tour de rôle.
Gustave et Georg, eux, ne savaient pas où se mettre.

David : Bon j'attends, qui est-ce qui m'explique ce qui se passe ici ?
Tom : Y'a rien, j'ai déconné, c'est tout.
David : T'as déconné et c'est tout ? Tu te fous de moi en plus !?! T'en veux peut-être une autre pour te remettre les idées en place !?! Tu nous as mis dans la merde Tom. On a dû annuler un concert, on c'est tous fait du souci comme pas possible pour toi. Surtout Bill. Il a pas dormi pendant deux jours.....

David était fou de rage, mais Tom ne bougeait pas, ne réagissait pas, n'écoutait même pas. Il était épuisé et en pleine descente. Il s'était sûrement drogué jusqu'à l'inconscience, mais pas au point que son corps soit en manque. Il était juste .... très mal. Son corps en demandait davantage, mais sa tête était encore capable de dire non.

Bill le regarda. Tom avait rattaché ses dreads et Bill le dévisageait à présent. Il s'attarda sur l'hématome dans son cou et poussa un cri.

Bill : Putain merde Tom !!!!!!

Tout le monde avait sursauté et Tom le regarda fixement.

Tom : Quoi ???
Bill : Tom bordel, tu t'es piqué ....... dans le cou !?!
Tom : Quoi ???
Bill : Dans ton cou, ton hématome, c'est ?????

Tom passa la main dans son cou, cherchant une réponse dans sa mémoire.

Tom : Je ......J'en sais rien ......je ......j'aurais pas pu faire ça....tout seul en tout cas....je sais pas, vraiment.

Tom comprenait maintenant comment il avait pu planer comme ça. Ce shout avait été terriblement puissant.

Tom : Faut vraiment que j'aille me coucher.

Tout le monde était resté sur le cul à cette découverte et David ne réagit pas lorsque Tom se releva pour rejoindre sa couchette. Ils le regardèrent juste partir.

# Enviado em Quinta 29 Maio 2008 08:30

Modificado em Sexta 30 Maio 2008 13:22

Le gouffre, suite ...

Le gouffre, suite ...
Chapitre 41

Tom passa une nuit agitée, mais peut-être moins que celle de son frère.

Bill tournait et se retournait dans son lit se demandant comment il pourrait arranger la situation.

Il aimait son frère, mais le faisait souffrir plus que quiconque. Il savait que c'était entièrement sa faute si Tom était aussi mal, s'il avait replongé, s'il avait déconné.
Il aimait son jumeau, mais ne pouvant vivre pleinement cette relation, il préférait ne pas la vivre du tout. Il se privait lui-même du plus grand bonheur qu'il avait connu.

Ils étaient tous les deux lâches.

Lorsque Bill se réveilla, Tom avait déjà prit son déjeuner et était sous la douche, alors, lorsqu'il n'entendit plus l'eau couler, il pénétra dans la salle de bain.

Tom sursauta, il était visiblement mal à l'aise. Il était en boxer, mais la seule chose qu'il cachait était son poignet qu'il avait lui même mutilé. Il savait que cela aurait tué Bill alors pourquoi ? Pourquoi épargnait-il son frère ?

Tom : Faut que t'arrête de rentrer comme ça Bill. Frappe au moins. Ca m'apprendra à pas fermer à clef.
Bill : Excuse moi, mais ...... je .......enfin.....ne m'évite pas Tom, s'il te plait.......ne me rejette pas.....je suis......
Tom : Pardon ?????? Ne pas te rejeter ?????? C'est moi qui me shout, mais c'est toi qui plane ou quoi ???? C'est toi qui m'as rejeté Bill.
Bill : Non, je sais, mais ...ne me fuis pas, s'il te plait, j'ai besoin de toi et ....
Tom : Dégage, sors de là, PUTAIN BOUGE merde, tu fais chier Bill....

Tom était en colère et les larmes lui montaient aux yeux. Il ne voulait pas, ne voulais plus être faible, se laisser avoir par les paroles de son frère, laisser piétiner ses sentiments.

Il s'était retenu pendant si longtemps, avait gardé ses sentiments enfouit pendant tellement d'années et lorsqu'il les avait enfin accepté ...... ils avaient été massacré, réduits en bouillit.

Bill avait pris sa décision sans le consulter, comme si cela ne le concernait pas. Alors, oui, il allait fuir son frère, il allait le haïr jusqu à ce que Bill ressente cette peine, cette déchirure, cette souffrance tellement forte qu'il croirait en mourir, qu'il préférerait en mourir.

Oui, c'était lâche, minable, pitoyable comme réaction, mais c'était la seule qui lui venait pour le moment. La seule qu'il pouvait accepter, car pardonner ne faisait pas partie des options envisageables.

Bill sortit de la salle de bain, une douleur aiguë dans la poitrine. Il aurait tellement voulu lui demander pardon, mais n'y était pas arrivé.
Il avait abandonné son frère et son frère le reniait en retour. Quoi de plus normal ? Rien n'était normal entre eux. Depuis longtemps.
Ils avaient toujours été bizarre aux yeux des gens, mais ils s'en fichaient car ils étaient deux.

Plus maintenant, Bill était seul et cela lui faisait peur, lui faisait mal, mais il comprit à cet instant que Tom était seul depuis longtemps déjà, qu'il s'était enfermé pour essayer de ne pas sombrer et maintenant, par sa faute, ils sombraient tous les deux.

Tom était resté dans la salle de bain, face au miroir, s'efforçant de ne pas pleurer. La douleur se mélangeait à la haine en formant un sentiment des plus méprisables au fond de lui.

Il regarda son poignet et rien que la vue de sa blessure l'aida à se calmer, se focalisant sur la douleur qu'il s'était infligée, la brulure qu'il ressentait encore vivement, le soulagement qui l'avait envahi pendant que son sang quittait ses veines.

Il sortit quelques minutes plus tard, passa devant le groupe avachit dans le salon s'en même leur adresser un regard et retourna à sa couchette.

Georg vint lui parler, mais le trouva complètement en sueur et grelottant.

Georg : Qu'est-ce qui t'arrive mec ?
Tom : Rien, j'ai juste oublié de prendre mes substituts ce matin.

Tom fourra un cachet dans sa bouche et l'avala en penchant légèrement la tête en arrière.

Georg : Ah !! ok. Est-ce que ça va ?
Tom : Ouais super pourquoi ?
Georg : Non, je veux dire.....
Tom : Tu veux dire que c'est pas tes affaires !!
Georg : Je....ouais, mais si ça l'est parce que vous êtes mes potes et j'aime pas vous voir comme ça.
Tom : Ouais, t'inquiète ça va passer...un jour, peut-être.

Georg n'avait pas entendu la fin de la phrase que Tom avait à peine murmuré, mais il savait que ce n'était pas bon.

Georg : Qu'est-ce que tu comptes faire ?
Tom : Par rapport à quoi ?
Georg : A Bill, à vous deux ?
Tom : ????
Georg : J'ai parlé avec Bill et ...
Tom : Tant mieux pour toi, mais ça ne m'intéresse pas, excuse moi.
Georg : Ecoute je sais tout ....pour vous deux.
Tom : Quoi ??
Georg : Je sais que vous êtes ensemble et c'est cool pour moi t'inquiète, mais....
Tom : Je ...enfin, comment, c'est lui qui te l'as dit ?
Georg : Non, il a pas eu besoin je vous ai vu vous câliner, on va dire un peu plus que fraternellement. Un peu plus que ce que vous faisiez d'habitude quoi ? Bon en fait t'avais ta langue dans sa bouche, donc....
Tom : Ok, ok, c'est bon. N'empêche que je veux pas en parler. C'est fini de toute façon, ça aussi tu dois le savoir.

Tom avait sauté sur sa couchette et fermait le rideaux. C'était sans compter que Georg était une vrai tête de mule. Il avait attrapé le rideau et ne comptait vraisemblablement pas laisser Tom tranquille sur ce sujet.

Georg : Non Tom, tu te sauve pas comme ça.
Tom : Ecoute Georg, t'es vraiment sympa, mais là franchement tu me fais chier, alors lâche moi, j'ai pas envie d'en parler. Ok ?
Georg : Ok, mais Bill t'aime et il crève de te faire souffrir.
Tom : Et bien qu'il en crève et crois moi que je vais pas lui faciliter la vie.

Tom avait tiré un coup sec sur le rideau et Georg pensa plus judicieux de le laisser seul pour le moment, mais il r'attaquerait plus tard. Il ne laissait pas tomber, contrairement aux jumeaux. Il les aiderait, même s'il ne savait pas encore comment.


Chapitre 42



Georg rejoignit Bill et Gus dans le salon.

Bill était assis sur la banquette, les jambes ramenées contre son torse et encerclées par ses bras, la tête enfouit dans ses genoux. Il ne ressemblait plus qu'à une masse informe secouée de temps à autre par un sanglot qu'il n'arrivait pas à retenir..

Gus passa furtivement une main amicale dans son dos. Ce n'était pas dans ses habitudes de montrer des marques d'affections, mais il sentait que son ami en avait particulièrement besoin. Cependant, il ne savait que faire d'autre, il se sentait dépassé par tout ça. Comment rassurer Bill alors qu'il ne savait pas ce qui se passait et n'était pas sûr de vouloir réellement le savoir ? Il avait accepté la relation des jumeaux, même si celle-ci l'avait quelque peu choquée, elle ne l'avait pas surprise, mais il n'était pas prêt à entendre leurs problèmes de couple et remerciait intérieurement le ciel qu'aucun des deux ne se soient prit d'envie de venir se confesser à lui.

Georg s'installa de l'autre côté de Bill, plaçant un bras sur ses épaules. Il voulait le rassurer, mais n'était pas sûr lui-même de la tournure qu'allait prendre les évènements. Il ne savait pas ce que Bill comptait faire, mais savait ce que Tom ne comptait pas faire.....lui pardonner.

Georg : Qu'est-ce qui s'est passé Bill ?
Bill : Il me hait.
Georg : Je ...Non, dis pas ça.
Bill : Si c'est vrai, il me hait ...... et je me déteste encore bien plus.
Georg : Raconte-nous.

Gus était, malheureusement pour lui, prit dans la conversation et ne pouvait si dérober. Il n'aimait pas voir ses amis se torturer comme ça.

Bill : Vous racontez quoi ? On était bien et j'ai tout foutu en l'air. Il ne me le pardonnera jamais. Je ne me le pardonnerais jamais.
Gus : J'ai pas tout suivi, mais .... pourquoi t'as fait ça?
Bill : Parce que.....j'ai paniqué. Quand tout à commencé je savais que ce ne serait pas facile, mais quand tu as tout découvert et bien j'ai eu les jetons. Je me voyais pas assumer si quelqu'un d'autre venait à comprendre. J'ai eu peur.....d'être rejeté, qu'ils nous arrivent quelque chose, que Tom souffre....
Gus : C'est un peu ce que tu fais pourtant.
Bill : Quoi ?
Gus : Tu le rejettes et le fais souffrir.
Georg : Gus !!! Arrête, putain je te jure quel tact.
Bill : Je sais bien tout ça, mais je ..... enfin, je me disais que ce serait moins douloureux comme ça. Qu'on arriverait peut-être à passer à autre chose, enfin qu'il arriverait peut-être à passer à autre chose.
Georg : T'es bête.
Bill : ???
Georg : Tu pensais sincèrement que Tom avait commencé une telle relation sans avoir au moins autant de sentiments que toi.
Bill : Je ...j'en sais rien en fait je......
Gus : T'as été minable alors assumes maintenant et vas te faire pardonner. Je sais pas moi ... vas lui dire que tu regrettes et que tu l'aimes...
Bill : Il ne m'écoutera pas et de toute façon, rancunier comme il est, il est pas prés de passer l'éponge.
Georg : Il lui faudra sûrement du temps pour encaisser tout ça, mais il pourra peut-être recommencer à te parler. Ce serait déjà pas si mal.
Bill : Oui, mais il n'acceptera pas mes excuses.
Gus : Alors casse lui les oreilles comme tu sais si bien le faire jusqu'à ce qu'il accepte.

Tom apparut dans l'encadrement et un lourd silence s'attarda dans la pièce. Gustav et Georg étaient mal pour Bill. Tom lui lançait un regard assassin.

Gus : Ok, c'est pas gagné.

Georg, son bras toujours sur les épaules de Bill, donna une claque sur la tête de Gus.

Gus : Aïeeeee.
Georg : Ta gueule.
Gus : Ok ok.

Bill avait croisé les yeux de son frère, mais n'avait pu soutenir son regard. Il rabaissa tristement sa tête jusqu'à ce qu'elle retrouve le confort de ses genoux. Comment allait-il pouvoir se faire pardonner ?

Tom se servit une bière dans le frigo, l'ouvra et la porta à sa bouche. Il sursauta lorsque David surgit derrière lui.

David : 10h30, tu crois pas que c'est un peu trop tôt pour ça ?
Tom : Non.

Tom s'apprêtait à boire une nouvelle gorgée de sa boisson lorsque David se racla la gorge.

David : Hum, tu reposes ça tout de suite. Maintenant je te lâcherais plus d'une semelle Tom, alors tu pourras plus ....'déconner'.

David le regardait fixement et Tom s'avoua momentanément vaincu. Il reposa sa bière.

Tom : Je vais au chiotte, je te laisse une p'tite place pour me fliquer ou c'est bon ?

Tom provoquait David, il ne supportait pas d'être traité ainsi, ok il l'avait peut-être mérité, mais il ne le supportait pas. David eut un rictus de colère, mais respira un bon coup.

David : C'est bon vas-y.


Quelques instants plus tard Tom était de nouveau dans sa couchette. Il y avait rarement passé autant de temps, mais il s'y sentait bizarrement bien, non en fait il s'y sentait seulement seul.

Il prit son courage à deux mains et composa le numéro de Lili sur son téléphone. Son coeur battait à cent à l'heure. Il retournait dans sa tête toutes les possibilités d'amener la chose à Lili, mais lorsque celle-ci décrocha.....

Lili : Allo !
Tom : C'est moi.
Lili : Comment ça va mon....
Tom : J'ai déconné, je suis désolé, je t'ai trompé et j'y ai retouché.
Lili : .......
Tom : Je ..... T'es toujours là ?

Lili raccrocha. Elle ne put que raccrocher. Elle sentait que si elle lui parlait maintenant rien de bon n'en ressortirait. Elle avait d'abord besoin de se calmer, d'encaisser la nouvelle, d'analyser le peu de choses que Tom lui avait dit. Elle douta l'espace d'un instant, peut-être avait-elle mal comprit ? Non, il n'y avait pas d'autres interprétations possible.

Cinq minutes plus tard, le téléphone de Tom vibra entre ses doigts.

Lili : Raconte moi.
Tom : Je ... On c'est prit la tête avec Bill. Enfin .... il a tout arrêté et...
Lili : Pardon ??
Tom : Il arrête tout, il veut plus de notre relation, il me jette quoi.
Lili : Il t'a dit pourquoi ?
Tom : Parce qu'il a les boules.
Lili : Je ...Et qu'est ce que tu as fait ?
Tom : J'étais énervé, j'ai bu, beaucoup .... j'ai prit des trucs, je sais même pas quoi, j'ai plané pendant deux jours......et quand je me suis réveillé j'avais couché avec d'autres personnes.
Lili : .... d'autres personnes ????
Tom : Je ... hm, je....ça devait être .... une partouze, j'en sais rien je me rappelle de rien du tout en fait.
Lili : ......
Tom : Lili ??
Lili : .....
Tom : Lili, je .... je suis vraiment désolé, je..
Lili : Laisse moi le temps de réaliser s'il te plait.
Tom : Non, je préférerais que tu réalise pas trop justement.
Lili : Et tu vas comment ? Enfin je veux dire, par rapport à la drogue, tu...
Tom : C'est dur, mais j'ai pas l'intention de replonger.
Lili : Ok, c'est déjà ça. Je ..... Excuse moi Tom, mais je .... on peut se parler demain. J'ai vraiment besoin de réfléchir.
Tom : Hm.
Lili : A demain alors.
Tom : Lili ??
Lili : Hm ??
Tom : Je t'aime.
Lili : .... moi aussi Tom.

Tom jeta son téléphone à l'autre bout de son lit, le fracassant contre le mur en face de lui. Il était encore plus mal qu'avant, mais au moins c'était fait.


Chapitre 43


Tom prit sa guitare pour se changer un peu les idées, mais il ne faisait que ruminer ses démons. Au bout d'une heure il se décida enfin à se préparer pour le concert qu'ils devaient assurer ce soir.
Il descendit de sa couchette et retrouva tout le monde dans le salon.

Personne n'avait bougé depuis l'intercation avec David.
Il commença à parler avec Georg et Gustav, mais ignora parfaitement son frère.
Il plaisanta avec ses amis comme si de rien était, mais il n'adressa aucun regard à son jumeau.

Bill avait la tête baissé, il ne chercha même pas à parler à Tom. Il savait que cela était inutile.


Trois heures plus tard, ils étaient tous les quatre sur scène à se donner à fond.

Bill osa se rapprocher de Tom et celui-ci ne bougea pas, ne l'évita pas, mais ne le regarda pas.
Bill se rapprocha encore, faisant toucher leurs épaules et Tom resta là, mais ne montra aucune réaction.
Dans la salle on pouvait entendre des fans crier 'twincest', mais Tom ne semblait pas les entendre, il ne réagissait pas.
Il faisait le show, donnait tout ce qu'il avait pour satisfaire le public, pour satisfaire David, pour plaire à tout le monde et cela marchait plutôt bien. Les cris redoublaient dès que les jumeaux se rapprochaient et lorsqu'ils se touchaient la voix de Bill en était recouverte.

A la fin du concert, Tom et Bill s'étaient touchés plusieurs fois et avaient joué leur rôle sur scène, mais Tom n'avait pas regardé son frère, Tom n'avait pas sourit à son frère, Tom n'avait bien sûr pas pardonné à son frère.

David les félicita pendant qu'ils se dirigeaient vers la loge. C'était un très bon concert, le public était ravit, les fans aux anges et les groupies hystériques.

David : Bon ! Un quart d'heure de pause et après vous signez des autographes dehors avant de remonter dans le tourbus.
Tous : Ok !!

Ils s'avachirent tous sur le canapé ou les chaises qui se trouvaient dans la pièce, s'éssuyant le front dans leur serviette

Gus : C'était cool.
Georg : Ouais les filles étaient chaudes ce soir j'ai vu pleins de soutifs voler.
Gus : Fais chier je vois jamais ça moi, je suis trop loin.

Tous rigolaient et il régnait une atmosphère bonne enfant. Tout serait presque normale si Tom daignait voir son frère.

Bill : Tu as bien joué ce soir Tom.
Tom : Hm

Tom l'avait regardé froidement et répondu avec encore plus de méprit et de colère dans la voix. Georg voulut faire baissé un peu la pression entre les jumeaux.

Georg : Parce que pas nous ? On a pas bien joué peut-être Bill ?
Bill : Si bien sûr, on a tout déchiré ce soir.

Bill s'était voulu enjoué, mais la tristesse dans sa gorge avait trahi ses émotions. En le regardant bien on aurait pu voir les larmes arriver en force dans ses yeux, mais il ne pleurerait pas.

Il avait lui même planté les graines de la haine qui grandissait en Tom. Il ne pouvait rejeter la faute sur quelqu'un d'autre, il était l'unique responsable de leur malheur à tous les deux.


Ils avaient passé presque une heure à signer papiers, vêtements, bras, poitrines, photos avec par moment des montages représentants les jumeaux de façon plus que choquantes. Tom avait tout signé sans distinction.

Ils étaient enfin arrivés à l'hôtel et tous ne pensaient qu'à une bonne douche pour le moment.

Tom : On va en boîte après ?
Georg : Ok
Gus : Toujours partant.
Georg : Bill tu viens avec nous.

Ce n'était pas une question que Georg posait, Bill n'avait pas le choix. Georg ne comptait pas laisser son ami broyer du noir toute la soirée. Ils partirent chacun en direction de leur chambre.

Tom : Dans une heure dans le hall les gars.
Tous : Ok.

Bill fit très attention à choisir des vêtements qui plairaient à son frère. Pourquoi ? Tom n'allait même pas le remarquer, n'allait même pas le regarder, allait juste l'ignorer. Tant pis, il voulait juste être beau pour lui, pour l'homme qu'il aimait plus que tout, pour l'homme qu'il avait perdu, pour son frère, pour sa vie.

Il ne s'était pas trompé. Arrivé dans la boîte, Tom n'avait toujours pas levé un oeil sur lui, mais au moins maintenant, il rigolait avec Georg et Gus et s'était déjà mieux que de le voir être triste et mal tout seul dans son coin. Il aimait voir son frère parler, rire, sourire, même si pour cela, lui, devait être seul.

Les verres s'enchainaient à un rythme excessif. La soirée était plus qu'arrosée. Les corps se tenaient difficilement debout et se raccrochaient les uns aux autres. Les rires éclataient, les verres s'entrechoquaient à chaque toasts qui se voulaient plus tordus au fil des tournées qu'ils consommaient.

L'alcool avait à présent raison de leurs pensées. Tom n'ignorait plus son frère. Tom n'était plus fâché. Tom était même ouvertement amoureux. Il avait prit la main de Bill et allèrent tous les deux sur la piste de danse.


Bill avait son corps plaqué contre celui de son frère, son dos collé contre le torse de Tom. Ses fesses bougeant sensuellement contre son membre. Sa tête retombant en arrière sur l'épaule de son jumeau, une main agrippant sa nuque, l'autre sur le haut de sa cuisse le tirant vers lui et refermant le peu d'écart entre eux. Il aurait voulu fusionner avec lui, incruster sa chair au plus profond de lui, ne plus faire qu'un. Ne jamais pouvoir le relâcher.

Tom avait une main sous le tee-shirt de Bill et le caressait tendrement, remontant jusqu'à sa poitrine, dévoilant son tatouage à la vue des autres danseurs. L'autre main, elle, allait plus au nord. Caressant l'aine, la cuisse et l'entre jambe de son frère.

Ils ondulaient l'un contre l'autre faisant se dresser leurs sexes. Dieu que c'était bon de sentir le corps de l'autre, le parfum de l'autre, les mains de l'autre, les caresses de l'autre. Leurs corps se voulaient, se désiraient, se consummaient.

Ils s'excitaient, se chauffaient devant tout le monde, ne remarquant pas les quelques regards qui commençaient à se poser sur eux.


Chapitre 44


Tom enlaçait son frère. Ses lèvres parcourant sa nuque avec avidité. Sa langue retraçant une ligne imaginaire partant de son cou et remontant jusqu'à son oreille. Ses dents mordillant la chair tendre de son lobe. Ses mains explorant avec passion son corps qu'elles connaissaient déjà par coeur. Son sexe se pressant et se frottant de plus en plus fort contre son jumeau.

Bill, quant à lui, savourait chaque seconde qui s'écoulait, se délectant de la douceur de Tom et de sa chaleur. Sa main se contractait sur la nuque de son double sous l'effet des caresses enivrantes qu'il lui prodiguait. Son membre douloureux, pulsait de désir dans l'étroitesse de ses habits.

Sans la musique assourdissante, on aurait pu entendre les gémissements de plaisir et d'excitation qu'ils émettaient.

Georg et Gustav étaient toujours à leur table et buvaient ....... encore. Ils ne pouvaient qu'à peine parler tellement qu'ils étaient alcoolisés. Ils rigolaient bêtement du moindre bruits qu'ils pouvaient faire. Cela n'avait plus rien d'une conversation, ils ne parlaient plus que par onomatopées entrecoupées par leurs éclats de rire.

Gustav repris soudainement son sérieux et essaya d'articuler deux mots de suite afin de se faire comprendre de Georg.

Gus : Putain .....les jumeaux.....

Georg ne put que rigoler devant la tête déconfite qu'arborait son ami. Il pensait qu'il allait vomir et franchement, cela le faisait marrer.

Gus : Merde ....... viens.

Gus empoigna Georg par le bras et le tira comme il put sur la piste de danse. Georg riait toujours comme un perdu, mais se calma vite en voyant les deux frères enlacés au milieu de la foule. Ils se frayèrent un chemin afin d'arriver jusqu'à leurs amis. Gus attrapa Bill tendit que Georg s'occupa de Tom.

Les jumeaux, comme sortient brutalement de leur rêve, écarquillèrent les yeux. Non, ils n'avaient pas pu faire une telle chose. C'était impossible. Pas devant tout le monde. Ils se sentaient tous plus sobres et se dirigèrent vers la sortie de la boîte. Dans la voiture personne ne décrocha un seul mot.

Comment allaient-ils gérer cela ?
Avaient-ils été découvert ?
S'en souviendraient-ils le lendemain ?

Arrivé au tourbus, Tom grimpa directement dans son lit, suivit de près par les trois autres.

La nuit s'annonçait agitée. Gus se releva plusieurs fois pour aller vomir, Georg parlait dans son sommeil, enfin gémissait dans son sommeil. Bill repensait inlassablement aux mains de son frère sur lui et Tom...... Tom était allé dans la salle de bain.

Il avait prit une douche. D'abord froide pour calmer ses envies toujours présentes, mais cela n'eut aucun effet. Alors il fit couler de l'eau chaude, son corps se réveillant petit à petit, mais il ne voulait pas céder. Il ne voulait plus penser à son frère comme ça, il ne voulait plus avoir besoin de lui, pour quoi que ce soit.

Alors il fit appel à sa nouvelle amie, celle qui ne lui posait jamais de question, celle qui lui faisait du mal, mais tellement de bien, celle qui ne le laissait pas tomber et qui le laissait décider de tout. Il trancha sa peau, toujours au même endroit. Les cicatrices précédentes toujours saillantes. Peut-être l'effet de l'alcool, de la colère d'avoir flanché, de la frustration qu'il éprouvait ..... il coupa une fois, deux fois, trois fois son poignet. Il tailla profondément, gémit sous la douleur, puis se délecta du spectacle qu'il s'offrait.

Il sortit de la douche, banda son bras meurtrit et enfila son boxer, mais il devait se résoudre, il lui en faudrait plus pour assouvir ses pulsions. Et il voulait faire souffrir son frère, il le voulait plus que tout. Il allait mal et voulait le faire payer à Bill ......et l'alcool n'arrangeait rien.

Il se faufila dans la couchette de son jumeau. Sous la surprise, Bill se retourna rapidement. Tom saisit ses hanches et le plaqua contre le matelas. Il lui arracha littéralement son boxer. Bill s'apprêtait à répondre, à protester, mais Tom lui posa la main sur sa bouche pour le faire taire. Non, pas une main gentille et douce, pas une main aimante, pas une main attentionnée, mais une main violente. Bill pouvait voir de la haine dans les yeux de son frère et pour la première fois, il avait peur. Il avait peur de son jumeau.

Tom le pénétra directement et Bill se cambra en arrière sous la douleur.

Tom : Si tu cris, ou que tu gémis, je te fais encore plus mal.

Tom entama des mouvements à l'intérieur de Bill. Pas des mouvements tendre, mais pas non plus des mouvements que Bill ne pouvait supporter. Il avait mal, des larmes coulaient le long de ses joues, mais il arrivait tout de même à s'ouvrir autour de son frère.

Tom se détestait, se haïssait, aurait voulu arrêter, mais son corps ne lui obéissait plus.

Au bout d'un moment, il sentit la respiration de Bill dans sa main. Il haletait, il prenait du plaisir, mais ne gémissait pas. Son frère le lui avait interdit.

Tom enleva sa main et ses mouvements se firent plus rapides, plus forts, plus profonds. Il prenait son jumeau, le baisait et lui en donnait toujours plus. Il aurait voulu l'entendre gémir, le faire hurler de plaisir et partir s'en le faire venir, le frustrer, mais Bill restait muet sous les assauts de Tom. Pourtant il allait venir, Tom en était sûr.

Bill détourna les yeux de son frère et tomba nez à nez avec le bandage sur son poignet. Dans la pénombre de la nuit il avait d'abord eu du mal à le distinguer correctement, mais en le fixant bien, il pouvait voir qu'il était imbibé de sang.
Il aurait voulu se retenir, mais son plaisir gicla sur son ventre alors qu'il ne pouvait détourner son regard du bras de son frère.

Tom le suivit de quelques secondes, se retira et sortit de la couchette comme il y était entré.


Chapitre 45


Bill se leva le dernier avec une migraine phénoménale. Il ne se rappelait pas de tout ce qui c'était passé à la soirée, mais certaines images revenaient par vagues dans son esprit. La plus frappante était le bandage de son frère. Non, la plus frappante était le bandage de son frère noyé de sang. La douleur, elle, lui rappelait ce qu'il s'était passé dans son lit. Cependant, il ne lui en voulait pas. Il n'en voulait pas à son jumeau car cela avait été délicieusement bon de le sentir de nouveau en lui et malgré la souffrance il avait prit un pied terrible lorsque Tom l'avait pénétré. Même dans la souffrance son frère arrivait à le faire jouir.

Il arriva dans le salon du tourbus et put voir l'état lamentable de ses acolytes. Gus était vautré sur la banquette, il avait vraisemblablement peu dormit. Georg était assit, le regard scotché sur la télévision ...... qui était éteinte. Tom, lui, était penché dessus la table, la tête enfouit dans ses bras. Il semblait finir sa nuit trop courte.

Est-ce que Tom se souvenait ?
Est-ce que Tom avait été conscient de ses gestes ?
Est-ce qu'il les regrettait ?

Il fut coupé dans ses réflexions par un David en pleine ébullition. Il jeta sur la table une photocopie. Les yeux emplient de colère et la voix dure.

David : C'est quoi ce délire ? On voit que ça sur internet depuis ce matin. Photo et vidéo. Je veux une réponse et tout de suite.

David hurlait et tout le monde avait levé la tête sur le bout de papier. Qu'est ce qui pouvait bien le mettre dans un tel état ? Les quatre garçons pâlirent à la vue de cette image. Elle était sombre et pas très nette, mais on pouvait tout de même distinguer les jumeaux enlacés.

David : Alors ? Qu'est-ce qui vous à prit ? Et je vous montre pas les vidéo, c'est presque du porno. J'ai fait analysé ça et c'est pas des montages. Alors bordel qu'est-ce qui ce passe ?

Un silence régnait dans la pièce. Seules les fulminations de David venaient ponctuer cette gêne.

David : C'était quoi ça ? Vous vous donnez dans la presse à scandale ?
Tom : On était bourré.
Georg : Ouais c'est vrai on se rappelle plus vraiment ce qui s'est passé.
David : Mauvaise réponse. La presse va pas oublier elle. Vous vous rendez peut-être pas compte des gros titre de demain, mais moi je les vois d'ici. « Les Kaulitz incestueux » et encore celui-là est gentil.
Gus : C'était un pari.
David : Quoi ???
Gus : C'était un pari, on a tous trop bu et on a déconné, c'est tout.
David : C'est tout ?? tu ....
Gus : Je sais....
Georg : On assumera tous ensemble ce qui s'est passé.

Tom et Bill regardaient leurs amis. Ils leurs donnaient une excuses, ils les aidaient, ils ne les lâchaient pas et les soutenaient.

David : Bon on voit ça tout à l'heure préparez-vous.
Tom : Pour quoi faire ?
David : Je suis harcelé de journalistes depuis ce matin alors il va falloir donner une interview et vite, pour calmer le jeu et éviter les débordements. S'il est pas déjà trop tard.

David partit, laissant le groupe comme paralysé par la nouvelle.

Bill : Merci les gars.
Georg : De rien.
Gus : On vous a déjà dit que vous pouviez nous faire confiance, non !?!
Tom : Merci.

Tom se leva et se dirigea vers la salle de bain. Il n'eut cependant pas le temps de fermer la porte que Bill s'était faufilé dans la pièce.

Tom : Qu'est-ce que tu veux ?
Bill : Te parler.
Tom : J'ai rien à dire.
Bill : Alors écoute moi.

Tom se retourna face à son frère et attendit. Bill sembla impressionné et sa voix ne voulut pas sortir.

Tom : Très éloquant. Maintenant laisse moi.
Bill : Pour que tu te mutiles de nouveau ? Certainement pas.

Tom avait sursauté. Bill savait. Bill avait un regard dur. Bill lui en voulait, mais pas pour ce qu'il pensait.

Tom : Je..... C'est pas t'es affaires.
Bill : Pardon ?? Ecoutes, cette nuit tu ...
Tom : Désolé pour cette nuit, j'étais bourré et je savais pas ce que je faisais.
Bill : Si tu savais très bien ce que tu faisais puisque tu as prit la peine de mettre une capote.

Tom détourna les yeux. Oui il avait utilisé un préservatif. Il n'avait pas envie de mettre la vie de son jumeau en danger, mais il ne pensait pas que Bill aurait été assez sobre pour s'en rappeler. Maintenant que lui avait retrouvé ses esprits, il comprit : les lois de la gravité l'avait trahi.

Bill : Mais ça je m'en fous, c'est pas le problème.
Tom : C'est pas le problème ??? Mais...
Bill : Non. J'ai essayé plusieurs fois de te parler, mais tu ne m'écoutes pas. Je t'aime et de n'importe quelles manières tu me feras l'amour je l'accepterais. J'ai merdé, je t'ai fait souffrir et je m'en veux, je voudrais me faire pardonner, mais tu ne me laisses pas faire. Mais pour le moment notre plus gros problème c'est cette vidéo de nous sur internet.
Tom : Tu .... l'accepteras ???
Bill : Oui.
Tom : Je croyais que tu voulais plus de moi !!!?
Bill : Je....même séparé ça nous pose des problèmes alors autant être ensemble et prendre le bonheur qu'on peut prendre. J'ai été con et je peux pas me passer de toi. Excuse-moi. S'il te plaît.

Tom, pour toutes réponses, le serra dans ses bras et respira profondément son odeur, la tête plongée dans son cou. Il en avait marre de cette guerre entre eux. Il avait voulu faire payer à son frère, mais se faisait souffrir par la même occasion, cela n'avait que trop duré.
Bill s'avoura l'étreinte, restant de longue minutes enlacés, puis il empoigna le poignet de son frère.

Bill : Aller, montre moi ça maintenant.
Tom : Non.

Il retira violemment son bras de l'emprise de Bill. Il se sentait minable et maintenant Bill savait ce qu'il faisait.Il s'en voulait tellement d'être si lâche, de ne pas faire face à toutes ces difficultés, mais c'était plus fort que lui. Il ne le contrôlait pas.

Bill : Aller, s'il te plaît, faut soigner ça.
Tom : Je peux le faire tout seul et j'ai déjà désinfecté.
Bill : Tu n'as pas besoin de points ? Parce qu'il y avait énormément de sang cette nuit.
Tom : Non c'est bon ça saigne plus.
Bill : Fais moi confiance s'il te plait.
Tom : Non.

Pour quelles raison, il l'ignorait, mais il ne pouvait pardonner son frère.
Est-ce que la querelle était allée trop loin ?
Pourait-il passer à autre chose ?
Pourrait-il oublier ?

Il le voulait pourtant plus que tout, mais la haine est peut-être plus tenace que l'amour. La haine est peut-être plus forte que l'amour.


Chapitre 46


Bill sortit de la salle de bain moitié soulagé, moitié triste. Soulagé car son frère s'était enfin décidé à lui parler à nouveau et triste car malheureusement celui-ci lui en voulait encore énormément.

Comment aurait-il pu en être autrement ? Il l'avait tellement fait souffrir.

Il avait encore l'odeur enivrante de son jumeau qui flottait autour de lui, qui emplissait ses poumons et chamboulait ses sens, mais cette étreinte avait un goût de trop peu, de trop court, trop distante malgré leurs corps collés.
Il en aurait voulu tellement plus. Il aurait tellement voulu l'embrasser, le sentir contre lui, sentir son corps sur lui, sentir son membre en lui, sentir son amour l'envahir. Oui, c'était sûrement trop demander.

Cette emprise que son frère avait sur lui ...... comment la définir ?
Une connexion propre aux jumeaux ? Non, encore bien plus que cela. Il était son souffle, son sang, sa vie.
Sans lui ? Sans lui il n'était rien et il l'avait comprit grâce, ou peut-être à cause de cette séparation qu'il avait pourtant lui-même désiré.
Sans lui ? Sans lui il se sentait dépérir, agoniser, mourir à petit feu. Une mort lente et atroce où même entouré il était seul, ou même acclamé il était sourd, ou même adulé il était vide. Vide de tout espoir et de toute envie.
Il l'aimait d'un amour inconditionnel, d'un amour passionnel, d'un amour ravageur. Un amour qui emporterait peut-être tout sur son passage. Il l'aimait d'un amour destructeur.

Il aimait son frère à en mourir.

Tom, resté dans la salle de bain, se regardait dans le miroir. Il aurait pu violé son frère sur place, le dévorer jusqu'aux entrailles tellement la tentation avait été forte, tellement il avait eu envie de le sentir, de le toucher, de le prendre violemment et passionnément et il l'aurait fait si Bill ne l'avait pas ramené sur terre par ces paroles. Mon dieu qu'il se détestait.

Il se détestait car il aimait son jumeau autant qu'il le haïssait. Il le voulait pour lui seul autant qu'il ne le voulait pas du tout. Il voulait qu'il soit heureux autant qu'il voulait qu'il soit terriblement malheureux. Il voulait le faire mourir de plaisir autant qu'il voulait le faire mourir dans d'atroces souffrances.

Il était tiraillé par ses sentiments contradictoires. Il ne savait plus qui il détestait le plus, son frère ou lui-même ?

Il avait besoin de parler à Lili. Un besoin urgent, mais Lili avait demandé du temps et il ne voulait pas la brusquer davantage. Il ne voulait pas la perdre ....... elle aussi. Car oui il avait perdu son frère. Il en était sûr. Ils étaient allés trop loin pour revenir en arrière. Ils s'étaient fait trop de mal pour se le pardonner.

Ils ne pouvaient plus être amants et ne pouvaient plus être frères.
Que leur restaient-ils ?

Tom ne pouvait plus se piquer, ne pouvait plus se mutiler et ne pouvait même plus faire l'amour, tout du moins avec les personnes qu'il aimait.

La musique, le groupe, les fans, la tournée. Oui Tom allait se raccrocher à tout cela. Tom allait se noyer dans la musique, se rassasier du groupe, s'enivrer des fans, se tuer pour la tournée.

Il rejoignit le groupe dans le salon fort de ses nouvelles résolutions. Il n'osait pas regardait son jumeau de peur de replonger. Bill était une drogue bien plus accoutumante que l'héroïne. La moindre rechute lui serait sûrement fatale.

David avait organisé une conférence de presse l'après-midi même et de nombreux magasines avaient répondu à l'appel.

La première question donna le ton.

Journaliste : Avez-vous déjà couché ensemble ? Etes-vous fidèles l'un à l'autre ?

Les journalistes ne comptaient pas les épargner. Ils tenaient là un scoop des plus alléchant.

Tom : Non ! Nous ne couchons pas ensemble, nous ne sommes pas incestueux. Tout ceci n'est qu'un malentendu.
Journaliste : Un malentendu ? Vous n'aviez pourtant pas l'air farouche sur la vidéo que j'ai pu voir.
Bill : Nous avions énormément bu ce soir là.
Tom : Ce n'était qu'un pari avec Georg et Gustav et nous étions tellement bourrés que nous l'avons tenu.
Journaliste : Vous avez de drôles de pari entre vous ?
Gus : Parce que vous êtes toujours intelligent quand vous buvez vous ?
Journaliste : Je ..... Non .... sûrement que non. Et quel était l'enjeu de ce soit disant pari ?
Georg : Je sais pas, sûrement un autre verre.

Les quatre amis rigolèrent. Les journalistes ne savaient plus trop comment retourner la situation. Le scoop leur échappait.

Journaliste : Vous étiez-vous déjà touché ainsi auparavant ?
Tom : Non.
Bill : Nous avons l'habitude de nous serrer dans les bras l'un de l'autre, mais comme des frères peuvent le faire.
Journaliste : Pourtant c'est bien du sexe que nous pouvons voir sur internet entre vous.
Tom : Si on nous avait pas montré cette vidéo ce matin nous n'y aurions jamais cru nous même.
Journaliste : Et quelle a été votre réaction ?
Tom : Nous avons été choqués de nous voir ainsi. Bill a même faillit vomir sur place. On ne s'est même pas fait la bise du coup.

Tom rigolait. Comment arrivait-il à mentir de la sorte ? Bill était médusé par le comportement de son frère.

Tom : Je crois qu'on va avoir du mal à se regarder en face pendant quelque temps.

Le groupe et quelques journalistes rigolèrent. Le reste de l'interview se déroula de la même façon. Bill ne répondait pas aux questions et son frère s'en chargeait très bien.
Après une heure et demie de question David arrêta la conférence. Le groupe salua les journalistes et repartit dans le tourbus.

David : Bon je crois que ça c'est plutôt bien passé. Les vidéos ont été censurées en début d'après midi, ne reste que certaines photos, mais je pense qu'il ne faut pas tout supprimer sinon le public donnera plus de valeur à ses ragots.

Les quatre garçons acquiescèrent d'un mouvement de tête et David ressortit du véhicule. Gus soupira bruyamment.

Gus : Bon je pense que c'est bon. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Tom : Je sais pas on verra avec le temps.

Bill se releva et partit en direction de sa couchette. Tout le monde le suivit des yeux, sauf Tom. Il n'avait pas menti sur tout pendant l'interview .... il ne regardait plus son frère, n'avait pas croisé une seule fois son regard depuis qu'il était sortit de la salle de bain.


Chapitre 47


Trois jours. Trois jours que Tom était sans nouvelle de Lili. Elle voulait du temps pour réfléchir alors il s'efforçait d'être fort, de ne pas céder à la tentation de l'appeler. Il savait qu'il lui avait fait du mal et ne voulait pas la brusquer davantage. Elle avait déjà été plus que tolérante dans leur liaison.

Il se sentait seul, plus seul que jamais.

Il avait tout perdu. Il avait perdu Lili, il avait perdu son frère, il avait perdu ses amis qu'il avait sciemment abandonnés pour qu'ils restent auprès de son jumeau, pour qu'ils l'épaulent, pour qu'ils le soutiennent. Sans le vouloir il avait dressé une barrière tout autour de lui et personne ne pouvait ou n'osait la franchir. Même la musique commençait à le quitter, il n'éprouvait plus aucun plaisir à jouer. Les concerts étaient devenus une routine bien huilée où il ne ressentait plus rien.

Il se sentait vide. Il n'était plus qu'une coquille qui ne renfermait plus rien hormis de la peine et de la solitude.

Trois jours. Trois jours qu'il n'avait pas vu son frère. Ils se retrouvaient fréquemment dans la même pièce, mais pas une fois leurs yeux ne s'étaient croisés, il ne le voyait plus. Pas une fois il ne répondit aux questions de son jumeau, il ne l'entendait plus. Pas une fois en trois jours il ne rit, pas une fois il n'esquissa un sourire. Il était comme mort à l'intérieur.

Il ne montrait plus aucune émotion. Il n'éprouvait plus aucune émotion à part une éternelle lassitude. Il se laissait porter par son corps sans le contrôler. Ses mutilations avaient reprit de plus belles et il fumait toute la journée, si bien que le soir venu il était complètement stone.

Le soir, seul dans son lit, il se disait que cela n'avait que trop duré, qu'il devait parler à son frère, qu'ils devaient être enfin heureux quitte à tout plaquer, qu'il ne voulait plus souffrir, qu'il voulait plus que tout le prendre dans ses bras et le couvrir de baisers enflammés. Mais le matin tout c'était envolé, il savait que Bill ne pouvait assumer le regard des gens et cela c'était confirmé avec la vidéo, il lui en voulait, mais il ferait tout pour qu'il puisse continuer à vivre sa passion .... chanter devant des milliers de fans. Il l'aimait. Il en crevait.

Leurs fans ?
Après la polémique de la vidéo sur internet, une nouvelle vague de folie s'empara d'eux et le concert suivant, ils furent étonné de voir le nombre de pancarte à tendance yaoi et twincest qui s'élevaient dans les airs. L'équipe savait que beaucoup de filles aimaient les imaginer ensemble, mais jusque là, juste un petit nombre osait le crier. Elles s'étaient lâchées. Au moins une chose de positif .... les concerts n'avaient pas été désertés.

Maintenant une semaine. Une semaine seul. Cela peut sembler court une semaine, mais pour lui, elle avait été interminable. Lili n'avait pas donné signe de vie et Tom évitait encore soigneusement Bill.

Ce soir le concert c'était déroulé sans embuche. Tom avait joué son rôle parfaitement. Bill en avait profité pour s'approcher de son frère, seul moment ou Tom ne fuyait pas, devant leur public. Seul moment que Tom espérait inconsciemment. Il avait besoin de son jumeau et c'était plus fort que lui. Il lui en voulait, mais ne le haïssait plus. Il ne voulait plus lui faire du mal, il voulait juste que tout s'arrête enfin. Bill c'était frotté très légèrement à lui, c'était agenouillé devant lui, avait approché son visage du sien au plus près qu'il pouvait, avait volé chaque seconde qu'il avait pu être à son contact.
Des cris hystériques s'élevaient dans la salle, mais Bill ne s'écartait pas, ne les entendait pas, il savourait juste les quelques secondes de bonheur relatif qui s'offraient à lui.

Bill fondait littéralement devant Tom lorsque celui-ci jouait de la guitare et qu'il jetait sa tête en arrière. Il se le rappelait dans les situations plus intimes. Tom avait faillit défaillir en voyant Bill à genou devant lui, il l'avait regardé droit dans les yeux, une seule fois, la première fois depuis une semaine.

Ils en auraient voulu tellement plus tous les deux, mais une fois sortit de scène, Tom redevenait froid comme un glaçon, dur comme un mur infranchissable.

Le concert était fini depuis plusieurs heures et Tom était assis dehors sur une chaise, les mains croisées derrière la tête. Il regardait les étoiles. Il pensait. Il essayait en même temps de se vider la tête. L'air frais de la nuit le faisait frissonner. Ses entailles au bras le faisait trembler de douleur, mais cela prouvait qu'il était vivant. Il aurait sûrement préféré être mort.

Etait-il trop lâche pour en finir réellement ?
Etait-il trop lâche pour abandonner son frère ?

Il ne voulait pas être proche de lui, mais ne pouvait rester éloigné trop longtemps. Sa tête était embrouillée et les joints qui défilaient à longueur de journée n'arrangeaient rien, mais au moins il ne se mettait plus en colère.

Bill le rejoignit et se planta devant lui. Il attendait une réaction, que Tom le regarde...... mais sans un regard Tom se releva très lentement. Avant même qu'il ai pu se mettre debout sur ses jambes Bill le repoussa violemment sur sa chaise et s'assit à califourchon au dessus de lui.

Tom releva les yeux plus que surpris et les plongea dans ceux de son jumeau. Il allait parler, pour protester, mais sa voix fut bloquée dans sa gorge et un gémissement étouffé dans la bouche de Bill.

Il avait collé ses lèvres aux siennes et sa langue était déjà profondément ancrée dans sa bouche. Elle tournoyait et sans savoir comment cela était arrivé Tom réalisa qu'il l'embrassait également. Un baiser chaud, humide, doux et violent à la fois. Ils haletaient tous les deux dans ce baiser passionner, faisant frissonner l'autre. Les mains de Bill encerclaient le visage de Tom et ses pouces caressaient ses joues. Ils se perdaient dans un baiser intense. Un baiser au goût de tabac et d'alcool. Un baiser au goût d'interdit.
Un baiser qu'ils avaient attendu, espéré, redouté, mais inévitable. Un baiser au goût amer de regrets.

Tom prit les mains de son frère et les enleva de sur son visage, le repoussant en arrêtant le baiser. Bill le fixait, mais Tom baissait la tête.

Tom : Arrête.
Bill : Non, j'ai fait une connerie alors fais ce que tu veux, punis moi comme bon te semblera, mais s'il te plait ne me rejette pas. On se fait du mal, personne n'est heureux. Si encore toi tu l'étais, mais ce n'est pas le cas, alors je t'en supplie pardonne moi et laisse moi t'aimer.

Tom le repoussa en voulant se relever, mais Bill le saisit par les poignets et le bloqua contre sa chaise. Tom eut une grimace de douleur, mais aucun son ne traversa ses lèvres. Bill lâcha ses poignets.

Bill : Non bordel c'est pas vrai Tom, merde.

Bill arracha le serre poignet et le bandage de Tom par la même occasion, ce qui arracha un cri à celui-ci, il constata l'étendu des dégâts avant que Tom n'est le réflexe de cacher ses blessures. Les plaies étaient profondes et se chevauchaient les unes les autres, certaines c'étaient remisent à saigner par la simple pression que Bill avait exercé dessus.

Tom : Casses toi, fous moi la paix à la fin.
Bill : Là tu rêves. Je t'emmène à l'hosto.
Tom : Non, si tu fais ça les journaux le sauront.
Bill : M'en fou.

Sur ce il empoigna Tom et le traîna jusque dans la voiture et ils partirent tous les deux.


Chapitre 48


Les minutes défilaient en silence, Bill était vraisemblablement en colère contre son frère, ou peut-être contre lui-même de l'avoir laissé faire autant de conneries. Il était plus que temps que tout cela cesse, tout était allé beaucoup trop loin. Ils s'étaient fait trop mal et il fallait qu'ils arrivent à revenir en arrière, par n'importe quel moyen, Bill se jura d'y arriver.

Tom : Fais pas ça.
Bill : Pardon ??
Tom : Ne m'emmène pas dans un hôpital.
Bill : T'as vu ton bras ? Tu pisses le sang.
Tom : Mais non c'est pas grave je t'assure. S'il te plait.
Bill : Non.
Tom : Je t'en prie Bill ..... j'ai déjà fait pire c'est pas la peine je te jure.
Bill : Arrête Tom. Je t'emmène un point c'est tout.
Tom : J'ai bu et j'ai fumé, c'est vraiment pas cool d'aller à l'hosto comme ça.

Tom avait la tête baissée et n'osait regarder son jumeau. Il est vrai qu'il avait légèrement le tournis, il était fatigué aussi et en bref, pas vraiment en forme. Il aurait voulu dormir, mais devait convaincre son frère.

Bill : Je vois bien que tu vas pas bien Tom. C'est à peine si tu arrives à garder les yeux ouverts.
Tom : Alors tu t'occuperas de moi ...... S'il te plait.

Bill stoppa violemment la voiture.

Bill : Tu fais chier.
Tom : Je sais ....mais .......

Tom hésitait à finir sa phrase, elle restait coincée au fond de sa gorge. Il avait pourtant envie de le lui dire, que tout cela cesse, de retrouver son frère.

Bill : Mais ??

Bill regardait son jumeau avec insistance. Il voulait une réponse, il ne cèderait plus. Il ne voulait plus céder, il voulait l'aider.

Tom : .... Je ... je t'aime Bill.

Bill ne s'attendait pas à ça, à tout, mais pas à ça. Il se sentait faible, il sentait les larmes lui monter aux yeux et doutait de pouvoir les retenir.

Tom leva la tête et regarda son frère. Bill put voir dans son regard de la solitude, de la tristesse, de la peur et un terrible soulagement. Un soulagement car il voulait oublier, il voulait pardonner, il voulait vivre tout simplement. Il voulait aimer son frère et que son frère l'aime en retour, il ne voulait plus souffrir ni le faire souffrir.

Tom pleurait. Les larmes coulaient toutes seules, elles n'étaient accompagnées d'aucun sanglot, d'aucun soubresaut, mais elles le soulageaient.

Tom avança sa main du visage de Bill et la posa délicatement sur sa nuque, caressant sa joue au passage du revers des doigts. Tendrement il se rapprocha de lui et déposa un léger baiser sur ses lèvres. Le baiser resta en surface, mais était emplit d'amour et de tendresse. Il exprimait tous les sentiments qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre. C'était un baiser au goût salé de leurs larmes.

Toute la détresse qu'ils pouvaient ressentir la seconde d'avant s'était envolée. A cet instant précis, ils étaient juste heureux.

Bill passa sa langue sur les lèvres de Tom et celui-ci l'accepta directement dans sa bouche. Leurs langues se frôlaient, se cherchaient dans une danse sensuelle. Se baiser avait un goût de première fois. Ils se redécouvraient.

Ils furent réveillés de leur doux rêve par le bruit d'un klaxon derrière eux. Ils se séparèrent rapidement et Bill redémarra la voiture. C'est vrai, il s'était arrêté en plein milieu de la route et même en pleine nuit, il arrivait que des véhicules y circule.

Quelques secondes plus tard, ils éclatèrent de rire, ils avaient eu une frousse terrible.

Bill : Je suis vraiment désolé pour tout ce que je t'ai fait, j'ai vraiment été minable.
Tom : Je suis pas sûr que tu ai été le plus minable des deux tu sais.
Bill : Quitte à tout foutre en l'air, je m'en tape, mais je veux être avec toi, peu importe le prix à payer.

Tom le regarda et lui sourit tendrement et sincèrement. Bill se sentait fondre, il n'avait pas vu ce sourire depuis longtemps. Son frère lui avait tellement manqué.

Ils arrivèrent enfin devant l'hotel et montèrent dans la chambre de Tom. Dans la salle de bain, Tom s'assit sur le meuble à côté du lavabo et Bill sortit tout le nécessaire pour le soigner. Il passa le désinfectant sur les plaies avec une infinie douceur, il ne voulait surtout pas faire de mal à son jumeau qui souffrait sûrement déjà assez vue la profondeur des coupures. Il entourait le poignet d'un bandage quand il sentit Tom lui embrasser le cou. Bill frissonnait, il adorait ça et Tom le savait. Il susurra quelques mots dans son oreille et Bill rougit aussitôt.

Bill : Non, faut que tu te reposes.
Tom : OK, je ferais rien alors.

Tom le regardait avec un air très .... pervers et se mordait la lèvre.

Tom : J'ai vraiment envie de toi Bill.
Bill : Mais est-ce que tu arriveras vraiment à ne pas bouger ?

C'était au tour de Bill de lancer un regard plein de sous-entendu à son jumeau.

Tom : Oh je te le promet.

Cette discussion les avait déjà fait durcir tous les deux. Bill prit la main de son frère et l'emmena dans la chambre où Tom s'assit sur le lit. Bill resta debout devant lui et commença à se déshabiller lentement, sensuellement. Tom le regardait, les mains posées légèrement en arrière pour se tenir assit. Son regard pétillait d'envie. Sa respiration se faisait plus forte. Bill pouvait voir le piercing de Tom bouger, signe qu'il était excité. Tom jouait toujours avec son piercing lorsqu'il était excité.

Bill se retrouva en boxer et se rapprocha du lit. Il enleva la casquette et le bandeau de Tom, puis son tee-shirt, en prenant soin d'effleurer ses côtes ce qui eut pour effet de provoquer un violent frisson tout le long du corps de son frère. Puis il s'agenouilla devant lui et prit en main la ceinture pour la défaire, mais au lieu de cela il tira un coup sec dessus pour que Tom se rapproche de lui.

Il était assit sur le rebord du lit, les jambes écartées, le souffle court et les yeux embués du désir qu'il éprouvait envers son jumeau.

Bill enleva doucement la ceinture, beaucoup trop lentement au goût de Tom, mais il ne bougeait pas, il l'avait promit. Son pantalon glissa le long de ses jambes, suivit par son boxer. Il était nu devant son frère et plus qu'excité de toute évidence. Bill se lécha les lèvres.

Tom : Putain Bill ....
Bill : Ouiii

Bill faisait l'innocent, le faisait languir et Tom bouillait, mais Tom ne bougeait pas.
Bill passa sa langue sur toute la longueur de son sexe. Tom eut par réflexe un mouvement de bassin.

Bill : Ttt ttt ttt

Bill regardait Tom et faisait un signe de gauche à droite avec sa tête, il arborait un sourire en coin. Il adorait contrôler son frère de la sorte.
Tom regardait Bill et dans ses yeux on pouvait clairement y voir ce qu'il attendait.

Bill posa sa main sur le membre douloureux et lécha le gland humide de son frère. Tom ne lâchait pas le regard de son jumeau, mais avait vraiment du mal à se contenir. Lorsqu'il le prit complètement en bouche, il ne put s'empêcher de gémir en jetant sa tête en arrière.


Chapite 49


Tom : Haaan putain , c'est si bon, j'avais presque oublié

Bill souriait et Tom le sentait contre son sexe. Il faisait de lent va-et-vient avec sa bouche, suivit de sa main, mais s'arrêta brusquement en regardant Tom.

Tom : Qu'est-ce qui y a ?
Bill : Je .... enfin ... je voulais te demander si ...
Tom : J'ai fait le test si c'est ça qui t'inquiète. Je t'aurai jamais laissé faire sinon.
Bill : Ok, désolé.
Tom : C'est pas grave, je comprends.

Bill se pencha de nouveau sur la virilité de son frère. Il mettait du coeur à l'ouvrage et Tom avait du mal à retenir ses gémissements qui se faisaient de plus en plus fort.

De son autre main, Bill caressait l'intérieur des cuisses de Tom ce qui le poussait à les écarter plus largement. Il releva la tête lorsqu'il sentit un doigt s'insinuer en lui, lentement et doucement, progressant jusqu'à trouver sa prostate. Il essayait de se détendre, mais il n'avait vraiment pas l'habitude. Le plaisir se mêlait à une légère douleur, mais ce n'était pas pour lui déplaire.

Après quelques minutes, Tom releva une jambe, la repliant et posant le pied à plat contre le matelas. Ceci laissait un accès plus que confortable à son intimité, signe pour Bill qu'il pouvait continuer. Il fit donc pénétrer un deuxième doigt et arracha directement un cri de plaisir à son jumeau. Il était prêt.

Bill retira ses doigts et se mit debout devant Tom. Il enleva son boxer déjà humide, mais au lieu de s'approcher de son amant, il posa la main sur son sexe et commença à se masturber. Tom se recula sur le lit et s'installa sur ses coudes pour admirer son frère. Sa respiration était haletante et Bill pouvait voir le sexe de Tom pulser de désir et gonfler encore sous l'excitation que cette vue lui procurait.

Tom : Arrête Bill j'en peux plus là.
Bill : Qu'est-ce que tu veux ?
Tom : Tu le sais très bien.
Bill : Non, dis moi.
Tom : Prends moi tout de suite ou je répond plus de rien.
Bill : Tu m'avais promit.
Tom : Ouais, mais abuses pas non plus.

Bill s'installa entre les jambes de Tom et le couvrit de baiser. La mâchoire, l'oreille, le cou, la clavicule, l'épaule, le téton, tout ce qui s'offrait à lui il l'embrassait. Il laissait sa marque par endroit.

Bill : T'as du lubrifiant ou quelque chose ?
Tom : Huuuum non.

Leurs sexes se frottaient l'un contre l'autre. Tom se cambrait et donnait également des coups de bassin pour accentuer les caresses. Bill se recula, mais Tom lui agrippa les fesses en le regardant presque apeuré.

Tom : Qu'est-ce que tu fais ?
Bill : Faut trouver quelque chose.
Tom : Pas la peine.
Bill : Mais si, tu vas avoir mal sinon.
Tom : Pas grave et puis j'ai confiance en toi.
Bill : Mais ...
Tom : Je te veux .... tout de suite .... en moi.

Bill resserra leur étreinte. Il plaça une main sur son sexe pour le guider et toucha l'intimité de Tom ce qui le fit frissonner. Tom ne se laissait pas souvent dominer, alors Bill ne voulait pas le blesser, il ne voulait pas le brusquer.

Bill : T'es sûr ?

Pour seule réponse Tom donna un coup de bassin ce qui fit pénétrer le membre de Bill en lui. La douleur se lisait sur le visage de Tom. Bill allait se retirer, mais Tom le retenait toujours, les mains fermement encrées sur ses fesses.

Tom : Si tu fais ça je te tue.
Bill : .....
Tom : Continus.

Bill glissa lentement en Tom et une fois à la garde il se stoppa pour laisser à son frère le temps de s'y habituer, mais déjà Tom bougeait pour que Bill continu ses mouvements.

Tom posa une main sur la nuque et tira Bill pour l'embrasser. Un baiser au goût de sang. Tom avait du se mordre la lèvre.

Tom : Continus, t'arrêtes pas.

Bill pénétrait son frère tendrement, enfin aussi tendrement qu'il le pouvait, aussi tendrement que son excitation le lui permettait. Tom commençait à gémir, de plaisir cette fois et les mouvements se firent plus rapide, plus profond, plus violent.

Bill : Putain Tom t'es si étroit, haaan c'est ..... merde ...je vais pas tenir longtemps. Huuuum.

Bill attrapa une jambe de son frère et la relava. Tom hurla presque son plaisir en rejetant sa tête en arrière. Il venait de toucher sa prostate de plein fouet. Il recommença encore et encore. Tom avait maintenant les doigts crispés sur les draps et ses articulations blanchissaient sous la pression. Il essayait de ne pas perdre pied, mais la jouissance était trop grande, c'était peine perdu.

Bill : J'en peux plus.
Tom : Encore ... un peu.

Bill se retira complètement de son frère, le pénétra violemment et se retira une nouvelle fois, mais cette fois-ci il se recula. Tom releva la tête ne comprenant pas.

Tom : Merde Bill à quoi tu joues ?

Bill vint directement s'empaler sur le membre de son jumeau, se crispant tout autour. Il n'avait pas été préparé, mais il s'en fichait. Il commença directement à bouger sur son frère. Il se cambra en arrière et pénétra Tom de ses doigts. Celui-ci ne put s'empêcher de donner un violent coup de reins en plaquant ses mains sur les hanches de Bill pour approfondir la pénétration. Ils gémirent tous les deux de plaisir. Tom enroula ses doigts autour du sexe de Bill et le masturba. Ils ne pouvaient plus retenir leurs cris tellement c'était intense.

En quelques secondes, Bill se déversa dans la main de Tom. Lorsqu'il vit Tom porter ses doigts à sa bouche, Bill ne put s'empêcher de jurer.

Bill : Putain, tu vas me tuer.

Tom jouit à l'intérieur de son jumeau dans un cri rauque qu'il avait essayé d'étouffer en se mordant la main. Bill tomba littéralement sur son frère, ils étaient exténués. Ils cherchaient à reprendre leur souffle. Ils avaient rarement prit autant de plaisir.

Tom : Douche ??
Bill : Non.

Ils restèrent ainsi sans bouger pendant de très longues minutes. Se prodiguant les dernières caresses qu'ils avaient la force de s'offrir. Puis finir par s'endormir, heureux.

Le matin Tom fut réveillé par son téléphone. Un message de Lili.

« Tom je suis vraiment désolé, je sais vraiment plus quoi penser de tout ça. En plus c'est nul, je suis nul, mais j'ai pas la force de te le dire en face. Pardonne-moi. Peut-être à bientôt. »


Chapitre 50


Tom était assis sur le rebord du lit, le téléphone dans une main, la tête dans l'autre. Il sursauta violemment en sentant une main lui caresser le dos et se retourna.

Tom : Putain Bill tu m'as foutu les boules.
Bill : Je vois ça.

Bill riait comme un perdu devant le bond de trois mètres de haut qu'avait fait son frère.

Bill : Qu'est-ce qui t'arrive ?
Tom : Rien pourquoi ?
Bill : Tu fais une tête bizarre et t'as vu l'heure qu'il est ?
Tom : Non je ... Je crois que Lili me quitte.
Bill : Hein ?

Tom lui montra son téléphone avec le message : « Tom je suis vraiment désolé, je sais vraiment plus quoi penser de tout ça. En plus c'est nul, je suis nul, mais j'ai pas la force de te le dire en face. Pardonne-moi. Peut-être à bientôt. »

Bill : Non je pense...qu'elle a juste besoin de réfléchir un peu.
Tom : Ca fait plus d'une semaine qu'elle sait ce que j'ai fait et il est clair qu'elle veut plus me parler ... en même temps je la comprends .... j'ai été le pire des cons et le pire des salauds avec toi au passage.
Bill : Non, je ... écoute laisse lui un peu de temps ok ?
Tom : Hmm. Tu sais pour l'autre nuit ...enfin ... je suis sincèrement désolé.
Bill : Hm t'inquiète je t'ai déjà pardonné depuis longtemps.
Tom : Merci, j'espère que je t'avais pas fait trop mal !?!
Bill : Si, faut que je me venge d'ailleurs.

Bill lui sauta dessus et commença à le chatouiller. Tom se tordait sous son frère pour lui échapper. Ils riaient ensemble pour la première fois depuis longtemps et cela leur faisait chaud au coeur.
Bien vite les chatouilles se firent caresses. Des caresses douces et attentionnées. Non, rien de sexuel, mais terriblement tendre. Bill passa ses doigts sur le bandage.

Bill : Tu viens faut changer ton pansement.
Tom : Non c'est bon je le ferais tout à l'heure.
Bill : Non ! Hier tu m'as demandé de m'occuper de toi alors je le ferais et n'essaies pas de te défiler maintenant.
Tom : Ok, mais j'aime pas trop que tu vois ça en fait.
Bill : Je comprends, mais je les ai déjà vus donc maintenant je te soigne un point c'est tout.
Tom : Ok, mais d'abord j'ai faim.
Bill : On commande ou on descend.
Tom : Rien de tout ça.

Tom se jeta presque sur Bill en lui couvrant le cou de baiser et sucions en tous genres.

Bill : Mouhahaha qu'est-ce que tu fais ?
Tom : Aujourd'hui c'est toi que je dévore.

...


Deux heures plus tard, ils descendaient enfin prêt pour déjeuner. Ils rejoignirent, le sourire aux lèvres, Gustav et Georg à leur table.

Gus : J'en conclus que vous vous êtes réconciliés.
Bill : Hein ?
Georg : La prochaine fois faite moins de bruit s'il vous plait.
Gus : On sait que les retrouvailles sur l'oreille c'est bien, mais évitez d'en faire profiter tout l'hôtel.
Tom : Mais ... je ... comment vous avez su que c'était nous deux.
Georg : On le savait pas.
Gus : Mais en vous voyant arriver on a comprit.
Georg : C'est cool, on est content pour vous.
Bill : Merci les gars.... et désolé pour le bruit.
Tom : Bon si on demande, j'étais avec une fille et vous en savez pas plus.
Tous ensemble : OK !!

Ils déjeunèrent dans la bonne humeur, en plus aujourd'hui, c'était quartier libre. Huum toute une journée de tranquillité.

Tom : Alors qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
Gus : S'te plait évite nous tous les résumés pornographiques de votre journée.
Tom : Mais non crétin, je parlais tous ensemble.
Bill : C'est vrai ça, ça fait une éternité qu'on a rien fait tous les quatre.

Tout le monde éclata de rire, ils avaient vraiment l'esprit mal placé des fois, mais cela faisait du bien de rire sincèrement et de se retrouver.

La journée passa bien vite. Ils se baladèrent un peu dans la ville. Le soir, ils regardèrent un DVD tous ensemble dans la chambre de Gus. Ils avaient commandé des pizzas et but de la bière... une vrai bonne soirée entre potes en somme. Ils n'avaient à aucun moment fait mention de ces deux années écoulées. Ces deux années gâchées. Ils parlèrent même du futur et de la fin de la tournée.

A deux heures passées, chacun regagna sa chambre. Enfin Georg alla dans sa chambre, tandis que Les jumeaux allèrent dans celle de Tom.

A peine rentré dans la pièce ils s'enlacèrent dans les bras l'un de l'autre. Cela faisait tellement de bien de sentir la chaleur de l'autre, sa tendresse, son amitié, son amour. Ils s'aimaient et ne se lâcheraient plus jamais, c'était une promesse silencieuse, une promesse que seul leur coeur entendait, que seule leur âme prononçait, une promesse qui n'avait pas besoin de mots.

Ils s'embrassèrent, comme pour immortaliser ce pacte. Ils s'embrassèrent, partageant un flot d'émotions intense par le simple contact de leurs lèvres. Ils s'embrassèrent, comme si par ce baiser, ils insufflaient la vie à l'autre, ils y mettaient tout ce qu'ils avaient dedans.

Ils s'aimaient et plus rien ne les séparerait.

Quelques instants plus tard Bill était dans la salle de bain et composa sur son téléphone le numéro de sa meilleure amie. Après quatre sonneries, sûrement le temps de la réflexion pour savoir si elle devait décrocher ou non, elle décrocha.

Lili : Oui ?
Bill : Salut ma crotte, comment tu vas ?
Lili : Je vais ... plutôt bien. Et toi ?
Bill : Moi ça va, mais c'est pas plutôt des nouvelles de Tom que tu voudrais ?
Lili : Je ...... comment ça se passe ?
Bill : Pourquoi tu l'appelles pas pour lui demander ?
Lili : Je peux pas Bill.
Bill : Je sais qu'il a déconné mais il a besoin de toi tu sais.
Lili : Non, il a besoin de toi.
Bill : Lili écoutes il...
Lili : Je peux pas Bill, je peux pas, y a un truc de cassé.... je peux plus, je l'aime mais je peux pas lui pardonner, c'est trop dur, je suis désolé, j'ai essayé, mais ...

Lili pleurait toutes les larmes de son corps et Bill avait même du mal à comprendre ce qu'elle racontait par moment.

Lili : Je vais raccrocher....
Bill : ATTENDS !! Tom va bien, il va mieux, ça va aller maintenant alors ...
Lili : Alors prends soin de lui pour moi.

Bill n'entendit plus que les sonneries dans le téléphone. Lili ne reviendrait pas, il en était sûr. Elle lui reparlerait sûrement un jour, mais en attendant elle ne lui donnerait plus aucun signe de vie. Pour oublier Tom elle devait également oublier Bill.

Bill devait-il le dire à son jumeau ? Ou le laisser comprendre avec le temps ? Sûrement s'en doutait-il déjà.

Bill sortit de la salle de bain et trouva Tom assit sur le lit, la guitare sur les jambes. Il releva la tête.
Bill lui sourit.

Tom : Elle va comment ?

# Enviado em Quinta 29 Maio 2008 08:33