Chapitre 41
Tom passa une nuit agitée, mais peut-être moins que celle de son frère.
Bill tournait et se retournait dans son lit se demandant comment il pourrait arranger la situation.
Il aimait son frère, mais le faisait souffrir plus que quiconque. Il savait que c'était entièrement sa faute si Tom était aussi mal, s'il avait replongé, s'il avait déconné.
Il aimait son jumeau, mais ne pouvant vivre pleinement cette relation, il préférait ne pas la vivre du tout. Il se privait lui-même du plus grand bonheur qu'il avait connu.
Ils étaient tous les deux lâches.
Lorsque Bill se réveilla, Tom avait déjà prit son déjeuner et était sous la douche, alors, lorsqu'il n'entendit plus l'eau couler, il pénétra dans la salle de bain.
Tom sursauta, il était visiblement mal à l'aise. Il était en boxer, mais la seule chose qu'il cachait était son poignet qu'il avait lui même mutilé. Il savait que cela aurait tué Bill alors pourquoi ? Pourquoi épargnait-il son frère ?
Tom : Faut que t'arrête de rentrer comme ça Bill. Frappe au moins. Ca m'apprendra à pas fermer à clef.
Bill : Excuse moi, mais ...... je .......enfin.....ne m'évite pas Tom, s'il te plait.......ne me rejette pas.....je suis......
Tom : Pardon ?????? Ne pas te rejeter ?????? C'est moi qui me shout, mais c'est toi qui plane ou quoi ???? C'est toi qui m'as rejeté Bill.
Bill : Non, je sais, mais ...ne me fuis pas, s'il te plait, j'ai besoin de toi et ....
Tom : Dégage, sors de là, PUTAIN BOUGE merde, tu fais chier Bill....
Tom était en colère et les larmes lui montaient aux yeux. Il ne voulait pas, ne voulais plus être faible, se laisser avoir par les paroles de son frère, laisser piétiner ses sentiments.
Il s'était retenu pendant si longtemps, avait gardé ses sentiments enfouit pendant tellement d'années et lorsqu'il les avait enfin accepté ...... ils avaient été massacré, réduits en bouillit.
Bill avait pris sa décision sans le consulter, comme si cela ne le concernait pas. Alors, oui, il allait fuir son frère, il allait le haïr jusqu à ce que Bill ressente cette peine, cette déchirure, cette souffrance tellement forte qu'il croirait en mourir, qu'il préférerait en mourir.
Oui, c'était lâche, minable, pitoyable comme réaction, mais c'était la seule qui lui venait pour le moment. La seule qu'il pouvait accepter, car pardonner ne faisait pas partie des options envisageables.
Bill sortit de la salle de bain, une douleur aiguë dans la poitrine. Il aurait tellement voulu lui demander pardon, mais n'y était pas arrivé.
Il avait abandonné son frère et son frère le reniait en retour. Quoi de plus normal ? Rien n'était normal entre eux. Depuis longtemps.
Ils avaient toujours été bizarre aux yeux des gens, mais ils s'en fichaient car ils étaient deux.
Plus maintenant, Bill était seul et cela lui faisait peur, lui faisait mal, mais il comprit à cet instant que Tom était seul depuis longtemps déjà, qu'il s'était enfermé pour essayer de ne pas sombrer et maintenant, par sa faute, ils sombraient tous les deux.
Tom était resté dans la salle de bain, face au miroir, s'efforçant de ne pas pleurer. La douleur se mélangeait à la haine en formant un sentiment des plus méprisables au fond de lui.
Il regarda son poignet et rien que la vue de sa blessure l'aida à se calmer, se focalisant sur la douleur qu'il s'était infligée, la brulure qu'il ressentait encore vivement, le soulagement qui l'avait envahi pendant que son sang quittait ses veines.
Il sortit quelques minutes plus tard, passa devant le groupe avachit dans le salon s'en même leur adresser un regard et retourna à sa couchette.
Georg vint lui parler, mais le trouva complètement en sueur et grelottant.
Georg : Qu'est-ce qui t'arrive mec ?
Tom : Rien, j'ai juste oublié de prendre mes substituts ce matin.
Tom fourra un cachet dans sa bouche et l'avala en penchant légèrement la tête en arrière.
Georg : Ah !! ok. Est-ce que ça va ?
Tom : Ouais super pourquoi ?
Georg : Non, je veux dire.....
Tom : Tu veux dire que c'est pas tes affaires !!
Georg : Je....ouais, mais si ça l'est parce que vous êtes mes potes et j'aime pas vous voir comme ça.
Tom : Ouais, t'inquiète ça va passer...un jour, peut-être.
Georg n'avait pas entendu la fin de la phrase que Tom avait à peine murmuré, mais il savait que ce n'était pas bon.
Georg : Qu'est-ce que tu comptes faire ?
Tom : Par rapport à quoi ?
Georg : A Bill, à vous deux ?
Tom : ????
Georg : J'ai parlé avec Bill et ...
Tom : Tant mieux pour toi, mais ça ne m'intéresse pas, excuse moi.
Georg : Ecoute je sais tout ....pour vous deux.
Tom : Quoi ??
Georg : Je sais que vous êtes ensemble et c'est cool pour moi t'inquiète, mais....
Tom : Je ...enfin, comment, c'est lui qui te l'as dit ?
Georg : Non, il a pas eu besoin je vous ai vu vous câliner, on va dire un peu plus que fraternellement. Un peu plus que ce que vous faisiez d'habitude quoi ? Bon en fait t'avais ta langue dans sa bouche, donc....
Tom : Ok, ok, c'est bon. N'empêche que je veux pas en parler. C'est fini de toute façon, ça aussi tu dois le savoir.
Tom avait sauté sur sa couchette et fermait le rideaux. C'était sans compter que Georg était une vrai tête de mule. Il avait attrapé le rideau et ne comptait vraisemblablement pas laisser Tom tranquille sur ce sujet.
Georg : Non Tom, tu te sauve pas comme ça.
Tom : Ecoute Georg, t'es vraiment sympa, mais là franchement tu me fais chier, alors lâche moi, j'ai pas envie d'en parler. Ok ?
Georg : Ok, mais Bill t'aime et il crève de te faire souffrir.
Tom : Et bien qu'il en crève et crois moi que je vais pas lui faciliter la vie.
Tom avait tiré un coup sec sur le rideau et Georg pensa plus judicieux de le laisser seul pour le moment, mais il r'attaquerait plus tard. Il ne laissait pas tomber, contrairement aux jumeaux. Il les aiderait, même s'il ne savait pas encore comment.
Chapitre 42
Georg rejoignit Bill et Gus dans le salon.
Bill était assis sur la banquette, les jambes ramenées contre son torse et encerclées par ses bras, la tête enfouit dans ses genoux. Il ne ressemblait plus qu'à une masse informe secouée de temps à autre par un sanglot qu'il n'arrivait pas à retenir..
Gus passa furtivement une main amicale dans son dos. Ce n'était pas dans ses habitudes de montrer des marques d'affections, mais il sentait que son ami en avait particulièrement besoin. Cependant, il ne savait que faire d'autre, il se sentait dépassé par tout ça. Comment rassurer Bill alors qu'il ne savait pas ce qui se passait et n'était pas sûr de vouloir réellement le savoir ? Il avait accepté la relation des jumeaux, même si celle-ci l'avait quelque peu choquée, elle ne l'avait pas surprise, mais il n'était pas prêt à entendre leurs problèmes de couple et remerciait intérieurement le ciel qu'aucun des deux ne se soient prit d'envie de venir se confesser à lui.
Georg s'installa de l'autre côté de Bill, plaçant un bras sur ses épaules. Il voulait le rassurer, mais n'était pas sûr lui-même de la tournure qu'allait prendre les évènements. Il ne savait pas ce que Bill comptait faire, mais savait ce que Tom ne comptait pas faire.....lui pardonner.
Georg : Qu'est-ce qui s'est passé Bill ?
Bill : Il me hait.
Georg : Je ...Non, dis pas ça.
Bill : Si c'est vrai, il me hait ...... et je me déteste encore bien plus.
Georg : Raconte-nous.
Gus était, malheureusement pour lui, prit dans la conversation et ne pouvait si dérober. Il n'aimait pas voir ses amis se torturer comme ça.
Bill : Vous racontez quoi ? On était bien et j'ai tout foutu en l'air. Il ne me le pardonnera jamais. Je ne me le pardonnerais jamais.
Gus : J'ai pas tout suivi, mais .... pourquoi t'as fait ça?
Bill : Parce que.....j'ai paniqué. Quand tout à commencé je savais que ce ne serait pas facile, mais quand tu as tout découvert et bien j'ai eu les jetons. Je me voyais pas assumer si quelqu'un d'autre venait à comprendre. J'ai eu peur.....d'être rejeté, qu'ils nous arrivent quelque chose, que Tom souffre....
Gus : C'est un peu ce que tu fais pourtant.
Bill : Quoi ?
Gus : Tu le rejettes et le fais souffrir.
Georg : Gus !!! Arrête, putain je te jure quel tact.
Bill : Je sais bien tout ça, mais je ..... enfin, je me disais que ce serait moins douloureux comme ça. Qu'on arriverait peut-être à passer à autre chose, enfin qu'il arriverait peut-être à passer à autre chose.
Georg : T'es bête.
Bill : ???
Georg : Tu pensais sincèrement que Tom avait commencé une telle relation sans avoir au moins autant de sentiments que toi.
Bill : Je ...j'en sais rien en fait je......
Gus : T'as été minable alors assumes maintenant et vas te faire pardonner. Je sais pas moi ... vas lui dire que tu regrettes et que tu l'aimes...
Bill : Il ne m'écoutera pas et de toute façon, rancunier comme il est, il est pas prés de passer l'éponge.
Georg : Il lui faudra sûrement du temps pour encaisser tout ça, mais il pourra peut-être recommencer à te parler. Ce serait déjà pas si mal.
Bill : Oui, mais il n'acceptera pas mes excuses.
Gus : Alors casse lui les oreilles comme tu sais si bien le faire jusqu'à ce qu'il accepte.
Tom apparut dans l'encadrement et un lourd silence s'attarda dans la pièce. Gustav et Georg étaient mal pour Bill. Tom lui lançait un regard assassin.
Gus : Ok, c'est pas gagné.
Georg, son bras toujours sur les épaules de Bill, donna une claque sur la tête de Gus.
Gus : Aïeeeee.
Georg : Ta gueule.
Gus : Ok ok.
Bill avait croisé les yeux de son frère, mais n'avait pu soutenir son regard. Il rabaissa tristement sa tête jusqu'à ce qu'elle retrouve le confort de ses genoux. Comment allait-il pouvoir se faire pardonner ?
Tom se servit une bière dans le frigo, l'ouvra et la porta à sa bouche. Il sursauta lorsque David surgit derrière lui.
David : 10h30, tu crois pas que c'est un peu trop tôt pour ça ?
Tom : Non.
Tom s'apprêtait à boire une nouvelle gorgée de sa boisson lorsque David se racla la gorge.
David : Hum, tu reposes ça tout de suite. Maintenant je te lâcherais plus d'une semelle Tom, alors tu pourras plus ....'déconner'.
David le regardait fixement et Tom s'avoua momentanément vaincu. Il reposa sa bière.
Tom : Je vais au chiotte, je te laisse une p'tite place pour me fliquer ou c'est bon ?
Tom provoquait David, il ne supportait pas d'être traité ainsi, ok il l'avait peut-être mérité, mais il ne le supportait pas. David eut un rictus de colère, mais respira un bon coup.
David : C'est bon vas-y.
Quelques instants plus tard Tom était de nouveau dans sa couchette. Il y avait rarement passé autant de temps, mais il s'y sentait bizarrement bien, non en fait il s'y sentait seulement seul.
Il prit son courage à deux mains et composa le numéro de Lili sur son téléphone. Son coeur battait à cent à l'heure. Il retournait dans sa tête toutes les possibilités d'amener la chose à Lili, mais lorsque celle-ci décrocha.....
Lili : Allo !
Tom : C'est moi.
Lili : Comment ça va mon....
Tom : J'ai déconné, je suis désolé, je t'ai trompé et j'y ai retouché.
Lili : .......
Tom : Je ..... T'es toujours là ?
Lili raccrocha. Elle ne put que raccrocher. Elle sentait que si elle lui parlait maintenant rien de bon n'en ressortirait. Elle avait d'abord besoin de se calmer, d'encaisser la nouvelle, d'analyser le peu de choses que Tom lui avait dit. Elle douta l'espace d'un instant, peut-être avait-elle mal comprit ? Non, il n'y avait pas d'autres interprétations possible.
Cinq minutes plus tard, le téléphone de Tom vibra entre ses doigts.
Lili : Raconte moi.
Tom : Je ... On c'est prit la tête avec Bill. Enfin .... il a tout arrêté et...
Lili : Pardon ??
Tom : Il arrête tout, il veut plus de notre relation, il me jette quoi.
Lili : Il t'a dit pourquoi ?
Tom : Parce qu'il a les boules.
Lili : Je ...Et qu'est ce que tu as fait ?
Tom : J'étais énervé, j'ai bu, beaucoup .... j'ai prit des trucs, je sais même pas quoi, j'ai plané pendant deux jours......et quand je me suis réveillé j'avais couché avec d'autres personnes.
Lili : .... d'autres personnes ????
Tom : Je ... hm, je....ça devait être .... une partouze, j'en sais rien je me rappelle de rien du tout en fait.
Lili : ......
Tom : Lili ??
Lili : .....
Tom : Lili, je .... je suis vraiment désolé, je..
Lili : Laisse moi le temps de réaliser s'il te plait.
Tom : Non, je préférerais que tu réalise pas trop justement.
Lili : Et tu vas comment ? Enfin je veux dire, par rapport à la drogue, tu...
Tom : C'est dur, mais j'ai pas l'intention de replonger.
Lili : Ok, c'est déjà ça. Je ..... Excuse moi Tom, mais je .... on peut se parler demain. J'ai vraiment besoin de réfléchir.
Tom : Hm.
Lili : A demain alors.
Tom : Lili ??
Lili : Hm ??
Tom : Je t'aime.
Lili : .... moi aussi Tom.
Tom jeta son téléphone à l'autre bout de son lit, le fracassant contre le mur en face de lui. Il était encore plus mal qu'avant, mais au moins c'était fait.
Chapitre 43
Tom prit sa guitare pour se changer un peu les idées, mais il ne faisait que ruminer ses démons. Au bout d'une heure il se décida enfin à se préparer pour le concert qu'ils devaient assurer ce soir.
Il descendit de sa couchette et retrouva tout le monde dans le salon.
Personne n'avait bougé depuis l'intercation avec David.
Il commença à parler avec Georg et Gustav, mais ignora parfaitement son frère.
Il plaisanta avec ses amis comme si de rien était, mais il n'adressa aucun regard à son jumeau.
Bill avait la tête baissé, il ne chercha même pas à parler à Tom. Il savait que cela était inutile.
Trois heures plus tard, ils étaient tous les quatre sur scène à se donner à fond.
Bill osa se rapprocher de Tom et celui-ci ne bougea pas, ne l'évita pas, mais ne le regarda pas.
Bill se rapprocha encore, faisant toucher leurs épaules et Tom resta là, mais ne montra aucune réaction.
Dans la salle on pouvait entendre des fans crier 'twincest', mais Tom ne semblait pas les entendre, il ne réagissait pas.
Il faisait le show, donnait tout ce qu'il avait pour satisfaire le public, pour satisfaire David, pour plaire à tout le monde et cela marchait plutôt bien. Les cris redoublaient dès que les jumeaux se rapprochaient et lorsqu'ils se touchaient la voix de Bill en était recouverte.
A la fin du concert, Tom et Bill s'étaient touchés plusieurs fois et avaient joué leur rôle sur scène, mais Tom n'avait pas regardé son frère, Tom n'avait pas sourit à son frère, Tom n'avait bien sûr pas pardonné à son frère.
David les félicita pendant qu'ils se dirigeaient vers la loge. C'était un très bon concert, le public était ravit, les fans aux anges et les groupies hystériques.
David : Bon ! Un quart d'heure de pause et après vous signez des autographes dehors avant de remonter dans le tourbus.
Tous : Ok !!
Ils s'avachirent tous sur le canapé ou les chaises qui se trouvaient dans la pièce, s'éssuyant le front dans leur serviette
Gus : C'était cool.
Georg : Ouais les filles étaient chaudes ce soir j'ai vu pleins de soutifs voler.
Gus : Fais chier je vois jamais ça moi, je suis trop loin.
Tous rigolaient et il régnait une atmosphère bonne enfant. Tout serait presque normale si Tom daignait voir son frère.
Bill : Tu as bien joué ce soir Tom.
Tom : Hm
Tom l'avait regardé froidement et répondu avec encore plus de méprit et de colère dans la voix. Georg voulut faire baissé un peu la pression entre les jumeaux.
Georg : Parce que pas nous ? On a pas bien joué peut-être Bill ?
Bill : Si bien sûr, on a tout déchiré ce soir.
Bill s'était voulu enjoué, mais la tristesse dans sa gorge avait trahi ses émotions. En le regardant bien on aurait pu voir les larmes arriver en force dans ses yeux, mais il ne pleurerait pas.
Il avait lui même planté les graines de la haine qui grandissait en Tom. Il ne pouvait rejeter la faute sur quelqu'un d'autre, il était l'unique responsable de leur malheur à tous les deux.
Ils avaient passé presque une heure à signer papiers, vêtements, bras, poitrines, photos avec par moment des montages représentants les jumeaux de façon plus que choquantes. Tom avait tout signé sans distinction.
Ils étaient enfin arrivés à l'hôtel et tous ne pensaient qu'à une bonne douche pour le moment.
Tom : On va en boîte après ?
Georg : Ok
Gus : Toujours partant.
Georg : Bill tu viens avec nous.
Ce n'était pas une question que Georg posait, Bill n'avait pas le choix. Georg ne comptait pas laisser son ami broyer du noir toute la soirée. Ils partirent chacun en direction de leur chambre.
Tom : Dans une heure dans le hall les gars.
Tous : Ok.
Bill fit très attention à choisir des vêtements qui plairaient à son frère. Pourquoi ? Tom n'allait même pas le remarquer, n'allait même pas le regarder, allait juste l'ignorer. Tant pis, il voulait juste être beau pour lui, pour l'homme qu'il aimait plus que tout, pour l'homme qu'il avait perdu, pour son frère, pour sa vie.
Il ne s'était pas trompé. Arrivé dans la boîte, Tom n'avait toujours pas levé un oeil sur lui, mais au moins maintenant, il rigolait avec Georg et Gus et s'était déjà mieux que de le voir être triste et mal tout seul dans son coin. Il aimait voir son frère parler, rire, sourire, même si pour cela, lui, devait être seul.
Les verres s'enchainaient à un rythme excessif. La soirée était plus qu'arrosée. Les corps se tenaient difficilement debout et se raccrochaient les uns aux autres. Les rires éclataient, les verres s'entrechoquaient à chaque toasts qui se voulaient plus tordus au fil des tournées qu'ils consommaient.
L'alcool avait à présent raison de leurs pensées. Tom n'ignorait plus son frère. Tom n'était plus fâché. Tom était même ouvertement amoureux. Il avait prit la main de Bill et allèrent tous les deux sur la piste de danse.
Bill avait son corps plaqué contre celui de son frère, son dos collé contre le torse de Tom. Ses fesses bougeant sensuellement contre son membre. Sa tête retombant en arrière sur l'épaule de son jumeau, une main agrippant sa nuque, l'autre sur le haut de sa cuisse le tirant vers lui et refermant le peu d'écart entre eux. Il aurait voulu fusionner avec lui, incruster sa chair au plus profond de lui, ne plus faire qu'un. Ne jamais pouvoir le relâcher.
Tom avait une main sous le tee-shirt de Bill et le caressait tendrement, remontant jusqu'à sa poitrine, dévoilant son tatouage à la vue des autres danseurs. L'autre main, elle, allait plus au nord. Caressant l'aine, la cuisse et l'entre jambe de son frère.
Ils ondulaient l'un contre l'autre faisant se dresser leurs sexes. Dieu que c'était bon de sentir le corps de l'autre, le parfum de l'autre, les mains de l'autre, les caresses de l'autre. Leurs corps se voulaient, se désiraient, se consummaient.
Ils s'excitaient, se chauffaient devant tout le monde, ne remarquant pas les quelques regards qui commençaient à se poser sur eux.
Chapitre 44
Tom enlaçait son frère. Ses lèvres parcourant sa nuque avec avidité. Sa langue retraçant une ligne imaginaire partant de son cou et remontant jusqu'à son oreille. Ses dents mordillant la chair tendre de son lobe. Ses mains explorant avec passion son corps qu'elles connaissaient déjà par coeur. Son sexe se pressant et se frottant de plus en plus fort contre son jumeau.
Bill, quant à lui, savourait chaque seconde qui s'écoulait, se délectant de la douceur de Tom et de sa chaleur. Sa main se contractait sur la nuque de son double sous l'effet des caresses enivrantes qu'il lui prodiguait. Son membre douloureux, pulsait de désir dans l'étroitesse de ses habits.
Sans la musique assourdissante, on aurait pu entendre les gémissements de plaisir et d'excitation qu'ils émettaient.
Georg et Gustav étaient toujours à leur table et buvaient ....... encore. Ils ne pouvaient qu'à peine parler tellement qu'ils étaient alcoolisés. Ils rigolaient bêtement du moindre bruits qu'ils pouvaient faire. Cela n'avait plus rien d'une conversation, ils ne parlaient plus que par onomatopées entrecoupées par leurs éclats de rire.
Gustav repris soudainement son sérieux et essaya d'articuler deux mots de suite afin de se faire comprendre de Georg.
Gus : Putain .....les jumeaux.....
Georg ne put que rigoler devant la tête déconfite qu'arborait son ami. Il pensait qu'il allait vomir et franchement, cela le faisait marrer.
Gus : Merde ....... viens.
Gus empoigna Georg par le bras et le tira comme il put sur la piste de danse. Georg riait toujours comme un perdu, mais se calma vite en voyant les deux frères enlacés au milieu de la foule. Ils se frayèrent un chemin afin d'arriver jusqu'à leurs amis. Gus attrapa Bill tendit que Georg s'occupa de Tom.
Les jumeaux, comme sortient brutalement de leur rêve, écarquillèrent les yeux. Non, ils n'avaient pas pu faire une telle chose. C'était impossible. Pas devant tout le monde. Ils se sentaient tous plus sobres et se dirigèrent vers la sortie de la boîte. Dans la voiture personne ne décrocha un seul mot.
Comment allaient-ils gérer cela ?
Avaient-ils été découvert ?
S'en souviendraient-ils le lendemain ?
Arrivé au tourbus, Tom grimpa directement dans son lit, suivit de près par les trois autres.
La nuit s'annonçait agitée. Gus se releva plusieurs fois pour aller vomir, Georg parlait dans son sommeil, enfin gémissait dans son sommeil. Bill repensait inlassablement aux mains de son frère sur lui et Tom...... Tom était allé dans la salle de bain.
Il avait prit une douche. D'abord froide pour calmer ses envies toujours présentes, mais cela n'eut aucun effet. Alors il fit couler de l'eau chaude, son corps se réveillant petit à petit, mais il ne voulait pas céder. Il ne voulait plus penser à son frère comme ça, il ne voulait plus avoir besoin de lui, pour quoi que ce soit.
Alors il fit appel à sa nouvelle amie, celle qui ne lui posait jamais de question, celle qui lui faisait du mal, mais tellement de bien, celle qui ne le laissait pas tomber et qui le laissait décider de tout. Il trancha sa peau, toujours au même endroit. Les cicatrices précédentes toujours saillantes. Peut-être l'effet de l'alcool, de la colère d'avoir flanché, de la frustration qu'il éprouvait ..... il coupa une fois, deux fois, trois fois son poignet. Il tailla profondément, gémit sous la douleur, puis se délecta du spectacle qu'il s'offrait.
Il sortit de la douche, banda son bras meurtrit et enfila son boxer, mais il devait se résoudre, il lui en faudrait plus pour assouvir ses pulsions. Et il voulait faire souffrir son frère, il le voulait plus que tout. Il allait mal et voulait le faire payer à Bill ......et l'alcool n'arrangeait rien.
Il se faufila dans la couchette de son jumeau. Sous la surprise, Bill se retourna rapidement. Tom saisit ses hanches et le plaqua contre le matelas. Il lui arracha littéralement son boxer. Bill s'apprêtait à répondre, à protester, mais Tom lui posa la main sur sa bouche pour le faire taire. Non, pas une main gentille et douce, pas une main aimante, pas une main attentionnée, mais une main violente. Bill pouvait voir de la haine dans les yeux de son frère et pour la première fois, il avait peur. Il avait peur de son jumeau.
Tom le pénétra directement et Bill se cambra en arrière sous la douleur.
Tom : Si tu cris, ou que tu gémis, je te fais encore plus mal.
Tom entama des mouvements à l'intérieur de Bill. Pas des mouvements tendre, mais pas non plus des mouvements que Bill ne pouvait supporter. Il avait mal, des larmes coulaient le long de ses joues, mais il arrivait tout de même à s'ouvrir autour de son frère.
Tom se détestait, se haïssait, aurait voulu arrêter, mais son corps ne lui obéissait plus.
Au bout d'un moment, il sentit la respiration de Bill dans sa main. Il haletait, il prenait du plaisir, mais ne gémissait pas. Son frère le lui avait interdit.
Tom enleva sa main et ses mouvements se firent plus rapides, plus forts, plus profonds. Il prenait son jumeau, le baisait et lui en donnait toujours plus. Il aurait voulu l'entendre gémir, le faire hurler de plaisir et partir s'en le faire venir, le frustrer, mais Bill restait muet sous les assauts de Tom. Pourtant il allait venir, Tom en était sûr.
Bill détourna les yeux de son frère et tomba nez à nez avec le bandage sur son poignet. Dans la pénombre de la nuit il avait d'abord eu du mal à le distinguer correctement, mais en le fixant bien, il pouvait voir qu'il était imbibé de sang.
Il aurait voulu se retenir, mais son plaisir gicla sur son ventre alors qu'il ne pouvait détourner son regard du bras de son frère.
Tom le suivit de quelques secondes, se retira et sortit de la couchette comme il y était entré.
Chapitre 45
Bill se leva le dernier avec une migraine phénoménale. Il ne se rappelait pas de tout ce qui c'était passé à la soirée, mais certaines images revenaient par vagues dans son esprit. La plus frappante était le bandage de son frère. Non, la plus frappante était le bandage de son frère noyé de sang. La douleur, elle, lui rappelait ce qu'il s'était passé dans son lit. Cependant, il ne lui en voulait pas. Il n'en voulait pas à son jumeau car cela avait été délicieusement bon de le sentir de nouveau en lui et malgré la souffrance il avait prit un pied terrible lorsque Tom l'avait pénétré. Même dans la souffrance son frère arrivait à le faire jouir.
Il arriva dans le salon du tourbus et put voir l'état lamentable de ses acolytes. Gus était vautré sur la banquette, il avait vraisemblablement peu dormit. Georg était assit, le regard scotché sur la télévision ...... qui était éteinte. Tom, lui, était penché dessus la table, la tête enfouit dans ses bras. Il semblait finir sa nuit trop courte.
Est-ce que Tom se souvenait ?
Est-ce que Tom avait été conscient de ses gestes ?
Est-ce qu'il les regrettait ?
Il fut coupé dans ses réflexions par un David en pleine ébullition. Il jeta sur la table une photocopie. Les yeux emplient de colère et la voix dure.
David : C'est quoi ce délire ? On voit que ça sur internet depuis ce matin. Photo et vidéo. Je veux une réponse et tout de suite.
David hurlait et tout le monde avait levé la tête sur le bout de papier. Qu'est ce qui pouvait bien le mettre dans un tel état ? Les quatre garçons pâlirent à la vue de cette image. Elle était sombre et pas très nette, mais on pouvait tout de même distinguer les jumeaux enlacés.
David : Alors ? Qu'est-ce qui vous à prit ? Et je vous montre pas les vidéo, c'est presque du porno. J'ai fait analysé ça et c'est pas des montages. Alors bordel qu'est-ce qui ce passe ?
Un silence régnait dans la pièce. Seules les fulminations de David venaient ponctuer cette gêne.
David : C'était quoi ça ? Vous vous donnez dans la presse à scandale ?
Tom : On était bourré.
Georg : Ouais c'est vrai on se rappelle plus vraiment ce qui s'est passé.
David : Mauvaise réponse. La presse va pas oublier elle. Vous vous rendez peut-être pas compte des gros titre de demain, mais moi je les vois d'ici. « Les Kaulitz incestueux » et encore celui-là est gentil.
Gus : C'était un pari.
David : Quoi ???
Gus : C'était un pari, on a tous trop bu et on a déconné, c'est tout.
David : C'est tout ?? tu ....
Gus : Je sais....
Georg : On assumera tous ensemble ce qui s'est passé.
Tom et Bill regardaient leurs amis. Ils leurs donnaient une excuses, ils les aidaient, ils ne les lâchaient pas et les soutenaient.
David : Bon on voit ça tout à l'heure préparez-vous.
Tom : Pour quoi faire ?
David : Je suis harcelé de journalistes depuis ce matin alors il va falloir donner une interview et vite, pour calmer le jeu et éviter les débordements. S'il est pas déjà trop tard.
David partit, laissant le groupe comme paralysé par la nouvelle.
Bill : Merci les gars.
Georg : De rien.
Gus : On vous a déjà dit que vous pouviez nous faire confiance, non !?!
Tom : Merci.
Tom se leva et se dirigea vers la salle de bain. Il n'eut cependant pas le temps de fermer la porte que Bill s'était faufilé dans la pièce.
Tom : Qu'est-ce que tu veux ?
Bill : Te parler.
Tom : J'ai rien à dire.
Bill : Alors écoute moi.
Tom se retourna face à son frère et attendit. Bill sembla impressionné et sa voix ne voulut pas sortir.
Tom : Très éloquant. Maintenant laisse moi.
Bill : Pour que tu te mutiles de nouveau ? Certainement pas.
Tom avait sursauté. Bill savait. Bill avait un regard dur. Bill lui en voulait, mais pas pour ce qu'il pensait.
Tom : Je..... C'est pas t'es affaires.
Bill : Pardon ?? Ecoutes, cette nuit tu ...
Tom : Désolé pour cette nuit, j'étais bourré et je savais pas ce que je faisais.
Bill : Si tu savais très bien ce que tu faisais puisque tu as prit la peine de mettre une capote.
Tom détourna les yeux. Oui il avait utilisé un préservatif. Il n'avait pas envie de mettre la vie de son jumeau en danger, mais il ne pensait pas que Bill aurait été assez sobre pour s'en rappeler. Maintenant que lui avait retrouvé ses esprits, il comprit : les lois de la gravité l'avait trahi.
Bill : Mais ça je m'en fous, c'est pas le problème.
Tom : C'est pas le problème ??? Mais...
Bill : Non. J'ai essayé plusieurs fois de te parler, mais tu ne m'écoutes pas. Je t'aime et de n'importe quelles manières tu me feras l'amour je l'accepterais. J'ai merdé, je t'ai fait souffrir et je m'en veux, je voudrais me faire pardonner, mais tu ne me laisses pas faire. Mais pour le moment notre plus gros problème c'est cette vidéo de nous sur internet.
Tom : Tu .... l'accepteras ???
Bill : Oui.
Tom : Je croyais que tu voulais plus de moi !!!?
Bill : Je....même séparé ça nous pose des problèmes alors autant être ensemble et prendre le bonheur qu'on peut prendre. J'ai été con et je peux pas me passer de toi. Excuse-moi. S'il te plaît.
Tom, pour toutes réponses, le serra dans ses bras et respira profondément son odeur, la tête plongée dans son cou. Il en avait marre de cette guerre entre eux. Il avait voulu faire payer à son frère, mais se faisait souffrir par la même occasion, cela n'avait que trop duré.
Bill s'avoura l'étreinte, restant de longue minutes enlacés, puis il empoigna le poignet de son frère.
Bill : Aller, montre moi ça maintenant.
Tom : Non.
Il retira violemment son bras de l'emprise de Bill. Il se sentait minable et maintenant Bill savait ce qu'il faisait.Il s'en voulait tellement d'être si lâche, de ne pas faire face à toutes ces difficultés, mais c'était plus fort que lui. Il ne le contrôlait pas.
Bill : Aller, s'il te plaît, faut soigner ça.
Tom : Je peux le faire tout seul et j'ai déjà désinfecté.
Bill : Tu n'as pas besoin de points ? Parce qu'il y avait énormément de sang cette nuit.
Tom : Non c'est bon ça saigne plus.
Bill : Fais moi confiance s'il te plait.
Tom : Non.
Pour quelles raison, il l'ignorait, mais il ne pouvait pardonner son frère.
Est-ce que la querelle était allée trop loin ?
Pourait-il passer à autre chose ?
Pourrait-il oublier ?
Il le voulait pourtant plus que tout, mais la haine est peut-être plus tenace que l'amour. La haine est peut-être plus forte que l'amour.
Chapitre 46
Bill sortit de la salle de bain moitié soulagé, moitié triste. Soulagé car son frère s'était enfin décidé à lui parler à nouveau et triste car malheureusement celui-ci lui en voulait encore énormément.
Comment aurait-il pu en être autrement ? Il l'avait tellement fait souffrir.
Il avait encore l'odeur enivrante de son jumeau qui flottait autour de lui, qui emplissait ses poumons et chamboulait ses sens, mais cette étreinte avait un goût de trop peu, de trop court, trop distante malgré leurs corps collés.
Il en aurait voulu tellement plus. Il aurait tellement voulu l'embrasser, le sentir contre lui, sentir son corps sur lui, sentir son membre en lui, sentir son amour l'envahir. Oui, c'était sûrement trop demander.
Cette emprise que son frère avait sur lui ...... comment la définir ?
Une connexion propre aux jumeaux ? Non, encore bien plus que cela. Il était son souffle, son sang, sa vie.
Sans lui ? Sans lui il n'était rien et il l'avait comprit grâce, ou peut-être à cause de cette séparation qu'il avait pourtant lui-même désiré.
Sans lui ? Sans lui il se sentait dépérir, agoniser, mourir à petit feu. Une mort lente et atroce où même entouré il était seul, ou même acclamé il était sourd, ou même adulé il était vide. Vide de tout espoir et de toute envie.
Il l'aimait d'un amour inconditionnel, d'un amour passionnel, d'un amour ravageur. Un amour qui emporterait peut-être tout sur son passage. Il l'aimait d'un amour destructeur.
Il aimait son frère à en mourir.
Tom, resté dans la salle de bain, se regardait dans le miroir. Il aurait pu violé son frère sur place, le dévorer jusqu'aux entrailles tellement la tentation avait été forte, tellement il avait eu envie de le sentir, de le toucher, de le prendre violemment et passionnément et il l'aurait fait si Bill ne l'avait pas ramené sur terre par ces paroles. Mon dieu qu'il se détestait.
Il se détestait car il aimait son jumeau autant qu'il le haïssait. Il le voulait pour lui seul autant qu'il ne le voulait pas du tout. Il voulait qu'il soit heureux autant qu'il voulait qu'il soit terriblement malheureux. Il voulait le faire mourir de plaisir autant qu'il voulait le faire mourir dans d'atroces souffrances.
Il était tiraillé par ses sentiments contradictoires. Il ne savait plus qui il détestait le plus, son frère ou lui-même ?
Il avait besoin de parler à Lili. Un besoin urgent, mais Lili avait demandé du temps et il ne voulait pas la brusquer davantage. Il ne voulait pas la perdre ....... elle aussi. Car oui il avait perdu son frère. Il en était sûr. Ils étaient allés trop loin pour revenir en arrière. Ils s'étaient fait trop de mal pour se le pardonner.
Ils ne pouvaient plus être amants et ne pouvaient plus être frères.
Que leur restaient-ils ?
Tom ne pouvait plus se piquer, ne pouvait plus se mutiler et ne pouvait même plus faire l'amour, tout du moins avec les personnes qu'il aimait.
La musique, le groupe, les fans, la tournée. Oui Tom allait se raccrocher à tout cela. Tom allait se noyer dans la musique, se rassasier du groupe, s'enivrer des fans, se tuer pour la tournée.
Il rejoignit le groupe dans le salon fort de ses nouvelles résolutions. Il n'osait pas regardait son jumeau de peur de replonger. Bill était une drogue bien plus accoutumante que l'héroïne. La moindre rechute lui serait sûrement fatale.
David avait organisé une conférence de presse l'après-midi même et de nombreux magasines avaient répondu à l'appel.
La première question donna le ton.
Journaliste : Avez-vous déjà couché ensemble ? Etes-vous fidèles l'un à l'autre ?
Les journalistes ne comptaient pas les épargner. Ils tenaient là un scoop des plus alléchant.
Tom : Non ! Nous ne couchons pas ensemble, nous ne sommes pas incestueux. Tout ceci n'est qu'un malentendu.
Journaliste : Un malentendu ? Vous n'aviez pourtant pas l'air farouche sur la vidéo que j'ai pu voir.
Bill : Nous avions énormément bu ce soir là.
Tom : Ce n'était qu'un pari avec Georg et Gustav et nous étions tellement bourrés que nous l'avons tenu.
Journaliste : Vous avez de drôles de pari entre vous ?
Gus : Parce que vous êtes toujours intelligent quand vous buvez vous ?
Journaliste : Je ..... Non .... sûrement que non. Et quel était l'enjeu de ce soit disant pari ?
Georg : Je sais pas, sûrement un autre verre.
Les quatre amis rigolèrent. Les journalistes ne savaient plus trop comment retourner la situation. Le scoop leur échappait.
Journaliste : Vous étiez-vous déjà touché ainsi auparavant ?
Tom : Non.
Bill : Nous avons l'habitude de nous serrer dans les bras l'un de l'autre, mais comme des frères peuvent le faire.
Journaliste : Pourtant c'est bien du sexe que nous pouvons voir sur internet entre vous.
Tom : Si on nous avait pas montré cette vidéo ce matin nous n'y aurions jamais cru nous même.
Journaliste : Et quelle a été votre réaction ?
Tom : Nous avons été choqués de nous voir ainsi. Bill a même faillit vomir sur place. On ne s'est même pas fait la bise du coup.
Tom rigolait. Comment arrivait-il à mentir de la sorte ? Bill était médusé par le comportement de son frère.
Tom : Je crois qu'on va avoir du mal à se regarder en face pendant quelque temps.
Le groupe et quelques journalistes rigolèrent. Le reste de l'interview se déroula de la même façon. Bill ne répondait pas aux questions et son frère s'en chargeait très bien.
Après une heure et demie de question David arrêta la conférence. Le groupe salua les journalistes et repartit dans le tourbus.
David : Bon je crois que ça c'est plutôt bien passé. Les vidéos ont été censurées en début d'après midi, ne reste que certaines photos, mais je pense qu'il ne faut pas tout supprimer sinon le public donnera plus de valeur à ses ragots.
Les quatre garçons acquiescèrent d'un mouvement de tête et David ressortit du véhicule. Gus soupira bruyamment.
Gus : Bon je pense que c'est bon. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Tom : Je sais pas on verra avec le temps.
Bill se releva et partit en direction de sa couchette. Tout le monde le suivit des yeux, sauf Tom. Il n'avait pas menti sur tout pendant l'interview .... il ne regardait plus son frère, n'avait pas croisé une seule fois son regard depuis qu'il était sortit de la salle de bain.
Chapitre 47
Trois jours. Trois jours que Tom était sans nouvelle de Lili. Elle voulait du temps pour réfléchir alors il s'efforçait d'être fort, de ne pas céder à la tentation de l'appeler. Il savait qu'il lui avait fait du mal et ne voulait pas la brusquer davantage. Elle avait déjà été plus que tolérante dans leur liaison.
Il se sentait seul, plus seul que jamais.
Il avait tout perdu. Il avait perdu Lili, il avait perdu son frère, il avait perdu ses amis qu'il avait sciemment abandonnés pour qu'ils restent auprès de son jumeau, pour qu'ils l'épaulent, pour qu'ils le soutiennent. Sans le vouloir il avait dressé une barrière tout autour de lui et personne ne pouvait ou n'osait la franchir. Même la musique commençait à le quitter, il n'éprouvait plus aucun plaisir à jouer. Les concerts étaient devenus une routine bien huilée où il ne ressentait plus rien.
Il se sentait vide. Il n'était plus qu'une coquille qui ne renfermait plus rien hormis de la peine et de la solitude.
Trois jours. Trois jours qu'il n'avait pas vu son frère. Ils se retrouvaient fréquemment dans la même pièce, mais pas une fois leurs yeux ne s'étaient croisés, il ne le voyait plus. Pas une fois il ne répondit aux questions de son jumeau, il ne l'entendait plus. Pas une fois en trois jours il ne rit, pas une fois il n'esquissa un sourire. Il était comme mort à l'intérieur.
Il ne montrait plus aucune émotion. Il n'éprouvait plus aucune émotion à part une éternelle lassitude. Il se laissait porter par son corps sans le contrôler. Ses mutilations avaient reprit de plus belles et il fumait toute la journée, si bien que le soir venu il était complètement stone.
Le soir, seul dans son lit, il se disait que cela n'avait que trop duré, qu'il devait parler à son frère, qu'ils devaient être enfin heureux quitte à tout plaquer, qu'il ne voulait plus souffrir, qu'il voulait plus que tout le prendre dans ses bras et le couvrir de baisers enflammés. Mais le matin tout c'était envolé, il savait que Bill ne pouvait assumer le regard des gens et cela c'était confirmé avec la vidéo, il lui en voulait, mais il ferait tout pour qu'il puisse continuer à vivre sa passion .... chanter devant des milliers de fans. Il l'aimait. Il en crevait.
Leurs fans ?
Après la polémique de la vidéo sur internet, une nouvelle vague de folie s'empara d'eux et le concert suivant, ils furent étonné de voir le nombre de pancarte à tendance yaoi et twincest qui s'élevaient dans les airs. L'équipe savait que beaucoup de filles aimaient les imaginer ensemble, mais jusque là, juste un petit nombre osait le crier. Elles s'étaient lâchées. Au moins une chose de positif .... les concerts n'avaient pas été désertés.
Maintenant une semaine. Une semaine seul. Cela peut sembler court une semaine, mais pour lui, elle avait été interminable. Lili n'avait pas donné signe de vie et Tom évitait encore soigneusement Bill.
Ce soir le concert c'était déroulé sans embuche. Tom avait joué son rôle parfaitement. Bill en avait profité pour s'approcher de son frère, seul moment ou Tom ne fuyait pas, devant leur public. Seul moment que Tom espérait inconsciemment. Il avait besoin de son jumeau et c'était plus fort que lui. Il lui en voulait, mais ne le haïssait plus. Il ne voulait plus lui faire du mal, il voulait juste que tout s'arrête enfin. Bill c'était frotté très légèrement à lui, c'était agenouillé devant lui, avait approché son visage du sien au plus près qu'il pouvait, avait volé chaque seconde qu'il avait pu être à son contact.
Des cris hystériques s'élevaient dans la salle, mais Bill ne s'écartait pas, ne les entendait pas, il savourait juste les quelques secondes de bonheur relatif qui s'offraient à lui.
Bill fondait littéralement devant Tom lorsque celui-ci jouait de la guitare et qu'il jetait sa tête en arrière. Il se le rappelait dans les situations plus intimes. Tom avait faillit défaillir en voyant Bill à genou devant lui, il l'avait regardé droit dans les yeux, une seule fois, la première fois depuis une semaine.
Ils en auraient voulu tellement plus tous les deux, mais une fois sortit de scène, Tom redevenait froid comme un glaçon, dur comme un mur infranchissable.
Le concert était fini depuis plusieurs heures et Tom était assis dehors sur une chaise, les mains croisées derrière la tête. Il regardait les étoiles. Il pensait. Il essayait en même temps de se vider la tête. L'air frais de la nuit le faisait frissonner. Ses entailles au bras le faisait trembler de douleur, mais cela prouvait qu'il était vivant. Il aurait sûrement préféré être mort.
Etait-il trop lâche pour en finir réellement ?
Etait-il trop lâche pour abandonner son frère ?
Il ne voulait pas être proche de lui, mais ne pouvait rester éloigné trop longtemps. Sa tête était embrouillée et les joints qui défilaient à longueur de journée n'arrangeaient rien, mais au moins il ne se mettait plus en colère.
Bill le rejoignit et se planta devant lui. Il attendait une réaction, que Tom le regarde...... mais sans un regard Tom se releva très lentement. Avant même qu'il ai pu se mettre debout sur ses jambes Bill le repoussa violemment sur sa chaise et s'assit à califourchon au dessus de lui.
Tom releva les yeux plus que surpris et les plongea dans ceux de son jumeau. Il allait parler, pour protester, mais sa voix fut bloquée dans sa gorge et un gémissement étouffé dans la bouche de Bill.
Il avait collé ses lèvres aux siennes et sa langue était déjà profondément ancrée dans sa bouche. Elle tournoyait et sans savoir comment cela était arrivé Tom réalisa qu'il l'embrassait également. Un baiser chaud, humide, doux et violent à la fois. Ils haletaient tous les deux dans ce baiser passionner, faisant frissonner l'autre. Les mains de Bill encerclaient le visage de Tom et ses pouces caressaient ses joues. Ils se perdaient dans un baiser intense. Un baiser au goût de tabac et d'alcool. Un baiser au goût d'interdit.
Un baiser qu'ils avaient attendu, espéré, redouté, mais inévitable. Un baiser au goût amer de regrets.
Tom prit les mains de son frère et les enleva de sur son visage, le repoussant en arrêtant le baiser. Bill le fixait, mais Tom baissait la tête.
Tom : Arrête.
Bill : Non, j'ai fait une connerie alors fais ce que tu veux, punis moi comme bon te semblera, mais s'il te plait ne me rejette pas. On se fait du mal, personne n'est heureux. Si encore toi tu l'étais, mais ce n'est pas le cas, alors je t'en supplie pardonne moi et laisse moi t'aimer.
Tom le repoussa en voulant se relever, mais Bill le saisit par les poignets et le bloqua contre sa chaise. Tom eut une grimace de douleur, mais aucun son ne traversa ses lèvres. Bill lâcha ses poignets.
Bill : Non bordel c'est pas vrai Tom, merde.
Bill arracha le serre poignet et le bandage de Tom par la même occasion, ce qui arracha un cri à celui-ci, il constata l'étendu des dégâts avant que Tom n'est le réflexe de cacher ses blessures. Les plaies étaient profondes et se chevauchaient les unes les autres, certaines c'étaient remisent à saigner par la simple pression que Bill avait exercé dessus.
Tom : Casses toi, fous moi la paix à la fin.
Bill : Là tu rêves. Je t'emmène à l'hosto.
Tom : Non, si tu fais ça les journaux le sauront.
Bill : M'en fou.
Sur ce il empoigna Tom et le traîna jusque dans la voiture et ils partirent tous les deux.
Chapitre 48
Les minutes défilaient en silence, Bill était vraisemblablement en colère contre son frère, ou peut-être contre lui-même de l'avoir laissé faire autant de conneries. Il était plus que temps que tout cela cesse, tout était allé beaucoup trop loin. Ils s'étaient fait trop mal et il fallait qu'ils arrivent à revenir en arrière, par n'importe quel moyen, Bill se jura d'y arriver.
Tom : Fais pas ça.
Bill : Pardon ??
Tom : Ne m'emmène pas dans un hôpital.
Bill : T'as vu ton bras ? Tu pisses le sang.
Tom : Mais non c'est pas grave je t'assure. S'il te plait.
Bill : Non.
Tom : Je t'en prie Bill ..... j'ai déjà fait pire c'est pas la peine je te jure.
Bill : Arrête Tom. Je t'emmène un point c'est tout.
Tom : J'ai bu et j'ai fumé, c'est vraiment pas cool d'aller à l'hosto comme ça.
Tom avait la tête baissée et n'osait regarder son jumeau. Il est vrai qu'il avait légèrement le tournis, il était fatigué aussi et en bref, pas vraiment en forme. Il aurait voulu dormir, mais devait convaincre son frère.
Bill : Je vois bien que tu vas pas bien Tom. C'est à peine si tu arrives à garder les yeux ouverts.
Tom : Alors tu t'occuperas de moi ...... S'il te plait.
Bill stoppa violemment la voiture.
Bill : Tu fais chier.
Tom : Je sais ....mais .......
Tom hésitait à finir sa phrase, elle restait coincée au fond de sa gorge. Il avait pourtant envie de le lui dire, que tout cela cesse, de retrouver son frère.
Bill : Mais ??
Bill regardait son jumeau avec insistance. Il voulait une réponse, il ne cèderait plus. Il ne voulait plus céder, il voulait l'aider.
Tom : .... Je ... je t'aime Bill.
Bill ne s'attendait pas à ça, à tout, mais pas à ça. Il se sentait faible, il sentait les larmes lui monter aux yeux et doutait de pouvoir les retenir.
Tom leva la tête et regarda son frère. Bill put voir dans son regard de la solitude, de la tristesse, de la peur et un terrible soulagement. Un soulagement car il voulait oublier, il voulait pardonner, il voulait vivre tout simplement. Il voulait aimer son frère et que son frère l'aime en retour, il ne voulait plus souffrir ni le faire souffrir.
Tom pleurait. Les larmes coulaient toutes seules, elles n'étaient accompagnées d'aucun sanglot, d'aucun soubresaut, mais elles le soulageaient.
Tom avança sa main du visage de Bill et la posa délicatement sur sa nuque, caressant sa joue au passage du revers des doigts. Tendrement il se rapprocha de lui et déposa un léger baiser sur ses lèvres. Le baiser resta en surface, mais était emplit d'amour et de tendresse. Il exprimait tous les sentiments qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre. C'était un baiser au goût salé de leurs larmes.
Toute la détresse qu'ils pouvaient ressentir la seconde d'avant s'était envolée. A cet instant précis, ils étaient juste heureux.
Bill passa sa langue sur les lèvres de Tom et celui-ci l'accepta directement dans sa bouche. Leurs langues se frôlaient, se cherchaient dans une danse sensuelle. Se baiser avait un goût de première fois. Ils se redécouvraient.
Ils furent réveillés de leur doux rêve par le bruit d'un klaxon derrière eux. Ils se séparèrent rapidement et Bill redémarra la voiture. C'est vrai, il s'était arrêté en plein milieu de la route et même en pleine nuit, il arrivait que des véhicules y circule.
Quelques secondes plus tard, ils éclatèrent de rire, ils avaient eu une frousse terrible.
Bill : Je suis vraiment désolé pour tout ce que je t'ai fait, j'ai vraiment été minable.
Tom : Je suis pas sûr que tu ai été le plus minable des deux tu sais.
Bill : Quitte à tout foutre en l'air, je m'en tape, mais je veux être avec toi, peu importe le prix à payer.
Tom le regarda et lui sourit tendrement et sincèrement. Bill se sentait fondre, il n'avait pas vu ce sourire depuis longtemps. Son frère lui avait tellement manqué.
Ils arrivèrent enfin devant l'hotel et montèrent dans la chambre de Tom. Dans la salle de bain, Tom s'assit sur le meuble à côté du lavabo et Bill sortit tout le nécessaire pour le soigner. Il passa le désinfectant sur les plaies avec une infinie douceur, il ne voulait surtout pas faire de mal à son jumeau qui souffrait sûrement déjà assez vue la profondeur des coupures. Il entourait le poignet d'un bandage quand il sentit Tom lui embrasser le cou. Bill frissonnait, il adorait ça et Tom le savait. Il susurra quelques mots dans son oreille et Bill rougit aussitôt.
Bill : Non, faut que tu te reposes.
Tom : OK, je ferais rien alors.
Tom le regardait avec un air très .... pervers et se mordait la lèvre.
Tom : J'ai vraiment envie de toi Bill.
Bill : Mais est-ce que tu arriveras vraiment à ne pas bouger ?
C'était au tour de Bill de lancer un regard plein de sous-entendu à son jumeau.
Tom : Oh je te le promet.
Cette discussion les avait déjà fait durcir tous les deux. Bill prit la main de son frère et l'emmena dans la chambre où Tom s'assit sur le lit. Bill resta debout devant lui et commença à se déshabiller lentement, sensuellement. Tom le regardait, les mains posées légèrement en arrière pour se tenir assit. Son regard pétillait d'envie. Sa respiration se faisait plus forte. Bill pouvait voir le piercing de Tom bouger, signe qu'il était excité. Tom jouait toujours avec son piercing lorsqu'il était excité.
Bill se retrouva en boxer et se rapprocha du lit. Il enleva la casquette et le bandeau de Tom, puis son tee-shirt, en prenant soin d'effleurer ses côtes ce qui eut pour effet de provoquer un violent frisson tout le long du corps de son frère. Puis il s'agenouilla devant lui et prit en main la ceinture pour la défaire, mais au lieu de cela il tira un coup sec dessus pour que Tom se rapproche de lui.
Il était assit sur le rebord du lit, les jambes écartées, le souffle court et les yeux embués du désir qu'il éprouvait envers son jumeau.
Bill enleva doucement la ceinture, beaucoup trop lentement au goût de Tom, mais il ne bougeait pas, il l'avait promit. Son pantalon glissa le long de ses jambes, suivit par son boxer. Il était nu devant son frère et plus qu'excité de toute évidence. Bill se lécha les lèvres.
Tom : Putain Bill ....
Bill : Ouiii
Bill faisait l'innocent, le faisait languir et Tom bouillait, mais Tom ne bougeait pas.
Bill passa sa langue sur toute la longueur de son sexe. Tom eut par réflexe un mouvement de bassin.
Bill : Ttt ttt ttt
Bill regardait Tom et faisait un signe de gauche à droite avec sa tête, il arborait un sourire en coin. Il adorait contrôler son frère de la sorte.
Tom regardait Bill et dans ses yeux on pouvait clairement y voir ce qu'il attendait.
Bill posa sa main sur le membre douloureux et lécha le gland humide de son frère. Tom ne lâchait pas le regard de son jumeau, mais avait vraiment du mal à se contenir. Lorsqu'il le prit complètement en bouche, il ne put s'empêcher de gémir en jetant sa tête en arrière.
Chapite 49
Tom : Haaan putain , c'est si bon, j'avais presque oublié
Bill souriait et Tom le sentait contre son sexe. Il faisait de lent va-et-vient avec sa bouche, suivit de sa main, mais s'arrêta brusquement en regardant Tom.
Tom : Qu'est-ce qui y a ?
Bill : Je .... enfin ... je voulais te demander si ...
Tom : J'ai fait le test si c'est ça qui t'inquiète. Je t'aurai jamais laissé faire sinon.
Bill : Ok, désolé.
Tom : C'est pas grave, je comprends.
Bill se pencha de nouveau sur la virilité de son frère. Il mettait du coeur à l'ouvrage et Tom avait du mal à retenir ses gémissements qui se faisaient de plus en plus fort.
De son autre main, Bill caressait l'intérieur des cuisses de Tom ce qui le poussait à les écarter plus largement. Il releva la tête lorsqu'il sentit un doigt s'insinuer en lui, lentement et doucement, progressant jusqu'à trouver sa prostate. Il essayait de se détendre, mais il n'avait vraiment pas l'habitude. Le plaisir se mêlait à une légère douleur, mais ce n'était pas pour lui déplaire.
Après quelques minutes, Tom releva une jambe, la repliant et posant le pied à plat contre le matelas. Ceci laissait un accès plus que confortable à son intimité, signe pour Bill qu'il pouvait continuer. Il fit donc pénétrer un deuxième doigt et arracha directement un cri de plaisir à son jumeau. Il était prêt.
Bill retira ses doigts et se mit debout devant Tom. Il enleva son boxer déjà humide, mais au lieu de s'approcher de son amant, il posa la main sur son sexe et commença à se masturber. Tom se recula sur le lit et s'installa sur ses coudes pour admirer son frère. Sa respiration était haletante et Bill pouvait voir le sexe de Tom pulser de désir et gonfler encore sous l'excitation que cette vue lui procurait.
Tom : Arrête Bill j'en peux plus là.
Bill : Qu'est-ce que tu veux ?
Tom : Tu le sais très bien.
Bill : Non, dis moi.
Tom : Prends moi tout de suite ou je répond plus de rien.
Bill : Tu m'avais promit.
Tom : Ouais, mais abuses pas non plus.
Bill s'installa entre les jambes de Tom et le couvrit de baiser. La mâchoire, l'oreille, le cou, la clavicule, l'épaule, le téton, tout ce qui s'offrait à lui il l'embrassait. Il laissait sa marque par endroit.
Bill : T'as du lubrifiant ou quelque chose ?
Tom : Huuuum non.
Leurs sexes se frottaient l'un contre l'autre. Tom se cambrait et donnait également des coups de bassin pour accentuer les caresses. Bill se recula, mais Tom lui agrippa les fesses en le regardant presque apeuré.
Tom : Qu'est-ce que tu fais ?
Bill : Faut trouver quelque chose.
Tom : Pas la peine.
Bill : Mais si, tu vas avoir mal sinon.
Tom : Pas grave et puis j'ai confiance en toi.
Bill : Mais ...
Tom : Je te veux .... tout de suite .... en moi.
Bill resserra leur étreinte. Il plaça une main sur son sexe pour le guider et toucha l'intimité de Tom ce qui le fit frissonner. Tom ne se laissait pas souvent dominer, alors Bill ne voulait pas le blesser, il ne voulait pas le brusquer.
Bill : T'es sûr ?
Pour seule réponse Tom donna un coup de bassin ce qui fit pénétrer le membre de Bill en lui. La douleur se lisait sur le visage de Tom. Bill allait se retirer, mais Tom le retenait toujours, les mains fermement encrées sur ses fesses.
Tom : Si tu fais ça je te tue.
Bill : .....
Tom : Continus.
Bill glissa lentement en Tom et une fois à la garde il se stoppa pour laisser à son frère le temps de s'y habituer, mais déjà Tom bougeait pour que Bill continu ses mouvements.
Tom posa une main sur la nuque et tira Bill pour l'embrasser. Un baiser au goût de sang. Tom avait du se mordre la lèvre.
Tom : Continus, t'arrêtes pas.
Bill pénétrait son frère tendrement, enfin aussi tendrement qu'il le pouvait, aussi tendrement que son excitation le lui permettait. Tom commençait à gémir, de plaisir cette fois et les mouvements se firent plus rapide, plus profond, plus violent.
Bill : Putain Tom t'es si étroit, haaan c'est ..... merde ...je vais pas tenir longtemps. Huuuum.
Bill attrapa une jambe de son frère et la relava. Tom hurla presque son plaisir en rejetant sa tête en arrière. Il venait de toucher sa prostate de plein fouet. Il recommença encore et encore. Tom avait maintenant les doigts crispés sur les draps et ses articulations blanchissaient sous la pression. Il essayait de ne pas perdre pied, mais la jouissance était trop grande, c'était peine perdu.
Bill : J'en peux plus.
Tom : Encore ... un peu.
Bill se retira complètement de son frère, le pénétra violemment et se retira une nouvelle fois, mais cette fois-ci il se recula. Tom releva la tête ne comprenant pas.
Tom : Merde Bill à quoi tu joues ?
Bill vint directement s'empaler sur le membre de son jumeau, se crispant tout autour. Il n'avait pas été préparé, mais il s'en fichait. Il commença directement à bouger sur son frère. Il se cambra en arrière et pénétra Tom de ses doigts. Celui-ci ne put s'empêcher de donner un violent coup de reins en plaquant ses mains sur les hanches de Bill pour approfondir la pénétration. Ils gémirent tous les deux de plaisir. Tom enroula ses doigts autour du sexe de Bill et le masturba. Ils ne pouvaient plus retenir leurs cris tellement c'était intense.
En quelques secondes, Bill se déversa dans la main de Tom. Lorsqu'il vit Tom porter ses doigts à sa bouche, Bill ne put s'empêcher de jurer.
Bill : Putain, tu vas me tuer.
Tom jouit à l'intérieur de son jumeau dans un cri rauque qu'il avait essayé d'étouffer en se mordant la main. Bill tomba littéralement sur son frère, ils étaient exténués. Ils cherchaient à reprendre leur souffle. Ils avaient rarement prit autant de plaisir.
Tom : Douche ??
Bill : Non.
Ils restèrent ainsi sans bouger pendant de très longues minutes. Se prodiguant les dernières caresses qu'ils avaient la force de s'offrir. Puis finir par s'endormir, heureux.
Le matin Tom fut réveillé par son téléphone. Un message de Lili.
« Tom je suis vraiment désolé, je sais vraiment plus quoi penser de tout ça. En plus c'est nul, je suis nul, mais j'ai pas la force de te le dire en face. Pardonne-moi. Peut-être à bientôt. »
Chapitre 50
Tom était assis sur le rebord du lit, le téléphone dans une main, la tête dans l'autre. Il sursauta violemment en sentant une main lui caresser le dos et se retourna.
Tom : Putain Bill tu m'as foutu les boules.
Bill : Je vois ça.
Bill riait comme un perdu devant le bond de trois mètres de haut qu'avait fait son frère.
Bill : Qu'est-ce qui t'arrive ?
Tom : Rien pourquoi ?
Bill : Tu fais une tête bizarre et t'as vu l'heure qu'il est ?
Tom : Non je ... Je crois que Lili me quitte.
Bill : Hein ?
Tom lui montra son téléphone avec le message : « Tom je suis vraiment désolé, je sais vraiment plus quoi penser de tout ça. En plus c'est nul, je suis nul, mais j'ai pas la force de te le dire en face. Pardonne-moi. Peut-être à bientôt. »
Bill : Non je pense...qu'elle a juste besoin de réfléchir un peu.
Tom : Ca fait plus d'une semaine qu'elle sait ce que j'ai fait et il est clair qu'elle veut plus me parler ... en même temps je la comprends .... j'ai été le pire des cons et le pire des salauds avec toi au passage.
Bill : Non, je ... écoute laisse lui un peu de temps ok ?
Tom : Hmm. Tu sais pour l'autre nuit ...enfin ... je suis sincèrement désolé.
Bill : Hm t'inquiète je t'ai déjà pardonné depuis longtemps.
Tom : Merci, j'espère que je t'avais pas fait trop mal !?!
Bill : Si, faut que je me venge d'ailleurs.
Bill lui sauta dessus et commença à le chatouiller. Tom se tordait sous son frère pour lui échapper. Ils riaient ensemble pour la première fois depuis longtemps et cela leur faisait chaud au coeur.
Bien vite les chatouilles se firent caresses. Des caresses douces et attentionnées. Non, rien de sexuel, mais terriblement tendre. Bill passa ses doigts sur le bandage.
Bill : Tu viens faut changer ton pansement.
Tom : Non c'est bon je le ferais tout à l'heure.
Bill : Non ! Hier tu m'as demandé de m'occuper de toi alors je le ferais et n'essaies pas de te défiler maintenant.
Tom : Ok, mais j'aime pas trop que tu vois ça en fait.
Bill : Je comprends, mais je les ai déjà vus donc maintenant je te soigne un point c'est tout.
Tom : Ok, mais d'abord j'ai faim.
Bill : On commande ou on descend.
Tom : Rien de tout ça.
Tom se jeta presque sur Bill en lui couvrant le cou de baiser et sucions en tous genres.
Bill : Mouhahaha qu'est-ce que tu fais ?
Tom : Aujourd'hui c'est toi que je dévore.
...
Deux heures plus tard, ils descendaient enfin prêt pour déjeuner. Ils rejoignirent, le sourire aux lèvres, Gustav et Georg à leur table.
Gus : J'en conclus que vous vous êtes réconciliés.
Bill : Hein ?
Georg : La prochaine fois faite moins de bruit s'il vous plait.
Gus : On sait que les retrouvailles sur l'oreille c'est bien, mais évitez d'en faire profiter tout l'hôtel.
Tom : Mais ... je ... comment vous avez su que c'était nous deux.
Georg : On le savait pas.
Gus : Mais en vous voyant arriver on a comprit.
Georg : C'est cool, on est content pour vous.
Bill : Merci les gars.... et désolé pour le bruit.
Tom : Bon si on demande, j'étais avec une fille et vous en savez pas plus.
Tous ensemble : OK !!
Ils déjeunèrent dans la bonne humeur, en plus aujourd'hui, c'était quartier libre. Huum toute une journée de tranquillité.
Tom : Alors qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
Gus : S'te plait évite nous tous les résumés pornographiques de votre journée.
Tom : Mais non crétin, je parlais tous ensemble.
Bill : C'est vrai ça, ça fait une éternité qu'on a rien fait tous les quatre.
Tout le monde éclata de rire, ils avaient vraiment l'esprit mal placé des fois, mais cela faisait du bien de rire sincèrement et de se retrouver.
La journée passa bien vite. Ils se baladèrent un peu dans la ville. Le soir, ils regardèrent un DVD tous ensemble dans la chambre de Gus. Ils avaient commandé des pizzas et but de la bière... une vrai bonne soirée entre potes en somme. Ils n'avaient à aucun moment fait mention de ces deux années écoulées. Ces deux années gâchées. Ils parlèrent même du futur et de la fin de la tournée.
A deux heures passées, chacun regagna sa chambre. Enfin Georg alla dans sa chambre, tandis que Les jumeaux allèrent dans celle de Tom.
A peine rentré dans la pièce ils s'enlacèrent dans les bras l'un de l'autre. Cela faisait tellement de bien de sentir la chaleur de l'autre, sa tendresse, son amitié, son amour. Ils s'aimaient et ne se lâcheraient plus jamais, c'était une promesse silencieuse, une promesse que seul leur coeur entendait, que seule leur âme prononçait, une promesse qui n'avait pas besoin de mots.
Ils s'embrassèrent, comme pour immortaliser ce pacte. Ils s'embrassèrent, partageant un flot d'émotions intense par le simple contact de leurs lèvres. Ils s'embrassèrent, comme si par ce baiser, ils insufflaient la vie à l'autre, ils y mettaient tout ce qu'ils avaient dedans.
Ils s'aimaient et plus rien ne les séparerait.
Quelques instants plus tard Bill était dans la salle de bain et composa sur son téléphone le numéro de sa meilleure amie. Après quatre sonneries, sûrement le temps de la réflexion pour savoir si elle devait décrocher ou non, elle décrocha.
Lili : Oui ?
Bill : Salut ma crotte, comment tu vas ?
Lili : Je vais ... plutôt bien. Et toi ?
Bill : Moi ça va, mais c'est pas plutôt des nouvelles de Tom que tu voudrais ?
Lili : Je ...... comment ça se passe ?
Bill : Pourquoi tu l'appelles pas pour lui demander ?
Lili : Je peux pas Bill.
Bill : Je sais qu'il a déconné mais il a besoin de toi tu sais.
Lili : Non, il a besoin de toi.
Bill : Lili écoutes il...
Lili : Je peux pas Bill, je peux pas, y a un truc de cassé.... je peux plus, je l'aime mais je peux pas lui pardonner, c'est trop dur, je suis désolé, j'ai essayé, mais ...
Lili pleurait toutes les larmes de son corps et Bill avait même du mal à comprendre ce qu'elle racontait par moment.
Lili : Je vais raccrocher....
Bill : ATTENDS !! Tom va bien, il va mieux, ça va aller maintenant alors ...
Lili : Alors prends soin de lui pour moi.
Bill n'entendit plus que les sonneries dans le téléphone. Lili ne reviendrait pas, il en était sûr. Elle lui reparlerait sûrement un jour, mais en attendant elle ne lui donnerait plus aucun signe de vie. Pour oublier Tom elle devait également oublier Bill.
Bill devait-il le dire à son jumeau ? Ou le laisser comprendre avec le temps ? Sûrement s'en doutait-il déjà.
Bill sortit de la salle de bain et trouva Tom assit sur le lit, la guitare sur les jambes. Il releva la tête.
Bill lui sourit.
Tom : Elle va comment ?